Les syndicats donnent leur version

Publié le 2 juillet, 2008

En tant que contribuable habitant la nouvelle ville “unifiée” de Québec, vous payez aujourd’hui beaucoup plus cher pour vos taxes municipales et tous les services qui s’y rattachent qu’avant les fusions forcées et ce, malgré le torrent de promesses vides des représentants du Parti Québécois*-.

La tendance à tous vouloir centraliser n’a aucun sens et dans presque tous les domaines, les villes pré-fusion fonctionnaient beaucoup mieux que le monstre administratif post-fusion qui nous empoisonne la vie avec la multiplication des délais, des tarifs et des “conditions”. Et oubliez le principe du “service avec le sourire” à Québec parce que presque tous les employés de la ville se disent “victimes” du Maire Labeaume qui veut ajuster leur salaire à un niveau plus acceptable pour les citoyens alors que malgré tout, même avec les pires scénarios du Maire, leur salaire continuera à augmenter!

Ainsi, insatisfaits de leur salaire princier et de leurs conditions de travail inconnues dans le privé, les cinq principaux syndicats d’employés de la Ville de Québec ont décidé de négocier à armes égales avec l’administration Labeaume en mettant en ligne leur propre site web dans lequel ils ripostent au duo Labeaume-Marcoux qui mènent la charge contre eux, au nom des citoyens.

Les syndiqués disent que le Maire Labeaume n’a pas tout dit et qu’il interprète trop librement les faits. Autrement dit, le Maire fait comme eux… mais en moins pire!

Les citoyens en ont généralement ras-le-bol de voir à quel point les syndiqués pleurnichards braillent toutes les larmes de leur corps pour des augmentations de salaire (et de conditions) alors que le reste de la population, qui paie pour leur nid douillet, n’a pas accès à tous ces luxes.

Le syndicat, dans ce dossier et dans plusieurs autres, va trop loin et va tellement enrager la population de Québec que le recours massif au privé va devenir inévitable et alors, il perdront tout. Puis, comme à l’habitude, les dirigeants syndicaux iront dans les médias se plaindre que ce qui leur arrive est injuste et ils iront mentir à leurs membres en prétendant les avoir bien défendu.

Si les employés de Québec étaient vraiment compétents, qualifiés et motivés, ils n’auraient pas peur de négocier eux-mêmes leur salaire. Être syndiqué, dans un cadre comme celui de la ville de Québec, c’est accepter que son salaire soit ajusté à la baisse pour refléter le plus bas niveau de compétence possible afin que “tout le monde ait le même traitement”. Ainsi, grâce au syndicat, les incompétents gagnent beaucoup plus qu’il ne le devraient alors que les meilleurs sont structurellement moins bien payés que ce qu’ils valent.

Si seulement les meilleurs employés syndiqués de la ville de Québec avaient un tant soit peu de bon sens, ils laisseraient tomber leur “so-so-so–solidarité” pour aller se négocier le plein salaire qui leur revient. Mais bon, ça ferait peut-être trop “secteur privé” à leur goût. Les syndiqués vivent tellement dans la ouatte qu’ils ont oublié qu’ailleurs, c’est avec des démonstrations de compétence qu’on améliore son sort, pas avec des hauts-cris et des beuglements pour intimider ses patrons, en l’occurence, les citoyens.

Les syndiqués disent ne demander que leur juste part mais dans les faits, vu l’état actuel de l’économie, ils font preuve d’égoïsme, d’opportunisme et de mauvaise foi. Il faut que ces privilégiés comprennent que les citoyens qui les font vivre grassement n’ont plus les moyens de suivre leurs demandes.

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