Lambert Légaré continue d’y croire

Publié le 4 septembre, 2008

On pourrait penser qu’il n’y a que les enfants qui croient aux contes de fées.

Et bien, il semble que Lambert Légaré, le vérificateur général de la ville de Québec, croit encore au “pitch de vente” des fusions municipales forcées qui ont contraint les villes de la région à se soumettre aux caprices de la grande gagnante, soit la ville “centrale” de Québec.

Il semble que le vérificateur général persiste à croire que les fusions municipales peuvent produire des économies après les “coûts temporaires reliés à la transition”. C’est beau pelleter des nuages mais là, ça frise le ridicule… je vois mal les employés de la ville manifester pour qu’on coupe leur chèque de paie ou pire, qu’on les vire, question de “produire des économies”!

Lambert Légaré continue en disant que ces économies pourront être réalisées à moyen terme si on élimine les doubles emplois. C’est écrit noir sur blanc dans son rapport! Alors il avoue, sans trop de gêne, que la ville de Québec, environ 5 ans après avoir fusionné, n’a toujours pas fait le ménage dans ses emplois en double, c’est grave.

Mais ce n’est pas tout car M. Légaré ajoute qu’il n’est pas nécessaire que chaque arrondissement s’équipe de matériel roulant spécialisé. Il parle comme si Québec, la 7e plus grande ville du Canada avec 715,515 résidents, était un petit village avec un petit garage municipal central. Duh! La ville a BESOIN de matériel roulant “en double” dans différents arrondissements parce que jusqu’à tout récemment, ces “arrondissements” étaient des villes pleines et entières.

M. Légaré signale que les dépenses du Service des travaux publics ont bondi de 14% après la décentralisation faite en 2004 (et forcée dans la gorge des citoyens, en 2003). Selon lui, le maintien d’un service centralisé aurait peut-être coûté moins cher.

Non, mais…

Il escamote complètement la réalité, ce vérificateur!

Il oublie de préciser que la centralisation des travaux publics d’une ville de la taille de Québec aurait coûté une fortune en construction de nouvelles infrastructures “centrales” car aucun édifice de la ville ne peut actuellement accueillir une telle surcharge d’activité.

Les citoyens de Québec se sont fait conter des histoires!

Dès le début de cette folie péquiste des fusions municipales forcées, c’était clair que TOUS les frais augmenteraient, incluant les taxes municipales mais Jean-Paul L’Allier et ses amis du PQ ont simplement répété leur conte de fées jusqu’à ce que les résidents finissent par croire ces belles paroles.

Une fois que les citoyens des banlieues eurent perdu leur dignité en cédant gratuitement LEUR VILLE à la ville centrale, tous les frais ont explosé et les citoyens ont dû éponger tous les excès qui, malheureusement, continuent de saigner les citoyens de ces même banlieues qui, pour la plupart, commencent à comprendre l’ampleur de l’imposture des fusions forcées.

Ainsi, Lambert Légaré continue de “vérifier” de ce qui se passe dans la ville et on lui souhaite une longue carrière mais ça lui ferait un bien fou d’enlever ses lunettes roses et de décrire la réalité comme elle est vraiment et non comme il voudrait que ce soit, le jour où sa fameuse “période de transition” prendra fin — en assumant qu’elle prenne fin, un jour…

Sans grande surprise, personne n’était disponible pour commenter cet article, au bureau du vérificateur général, comme quoi les boîtes vocales font bien l’affaire pour filtrer les appels!

Tags: lambert légaré, vérificateur général, ville de québec, fusions municipales, fusions forcées, québec, conseil de ville, rapport annuel, rapport du vérificateur

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