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L’importance de vivre selon nos moyens

Avez-vous déjà pensé à la quantité de dettes qui pèsent sur vos épaules?

En voici quelques-unes…

  • dettes personnelles (cartes de crédit, prêt pour l’auto et hypothèque);
  • dettes d’entreprise (si vous en avez une);
  • dettes municipales (oui, nos villes sont lourdement endettées);
  • dettes provinciales (qui ne cessent d’augmenter malgré les « budgets équilibrés »); et les
  • dettes fédérales (que Stephen Harper promet d’augmenter, notamment pour munir l’armée de plus gros canons).

Dans un tel contexte, on comprendra que les citoyens aient -peur- de faire leur budget!

C’est tellement plus confortant de vivre dans le monde merveilleux du crédit facile et de la consommation excessive pour combler tous ces besoins induits par les médias de masse — qui voudrait troquer ça pour un budget qui sonne la fin de cette proverbiale récréation?

En clair, le recours au crédit enrichit les riches et appauvrit tous les autres.

Le crédit est un mécanisme très pervers de concentration de la richesse et les gouvernements ne jouent PAS leur rôle de chien de garde pour protéger les citoyens des manÅ“uvres malveillantes des banques qui nous endettent sans gène pour ensuite nous réduire à l’esclavage économique.

Vivre endetté, ce n’est pas une vie.

Qu’importe ce qu’en diront les émetteurs de cartes de crédit!

Alors que l’actuelle crise du crédit nous force à faire un budget pour s’assurer que nous serons capables de boucler le mois qui s’en vient, nos institutions publiques devraient faire de même.

Si des employés municipaux qui vivent dans la grosse ouate ne comprennent pas que les citoyens de Québec ne peuvent plus absorber de hausses de leurs taxes municipales, tant pis pour eux mais il va falloir leur faire comprendre qu’ils ont été chanceux d’avoir eu tous leurs privilèges mais que les choses ont changé et que désormais, il va falloir modifier leur rémunération et avantages à la baisse — selon la capacité de payer des citoyens.

Il faut éviter d’appauvrir notre fonction publique puisqu’elle contribue à la vitalité économique régionale mais du même coup, si les citoyens n’arrivent plus à payer leurs salaires ainsi que leur régime de retraite bétonné, il y a un -gros- problème.

En revenant au principe fondamental voulant qu’on vive mieux lorsqu’on vit selon nos moyens, nous augmentons nos chances de se sortir du bourbier financier dans lequel nous avons glissé, au cours des dernières décennies mais il faut commencer maintenant.

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Que ce soit clair, le fluorure de sodium est un poison!

Lorsqu’on entend dire que des conseillers de la ville -et- le maire Labeaume flirtent encore avec l’idée de fluorer l’eau de Québec, il y a de quoi être passablement choqué.

S’ils prenaient le temps d’ouvrir une encyclopédie pour lire ce qu’est -réellement- le fluorure de sodium, soit l’un des principaux dérivés de la fabrication de l’aluminium, ils comprendraient à quel point les lobbys des transnationales du « génie chimique » continuent de mentir à pleines dents pour mieux « vendre » leur poison.

Commençons par jeter un coup d’oeil sur la fiche MSDS du florure, sous la rubrique traitant de toxicologie. Voici ce qu’on peut y lire: « Toxic by inhalation, ingestion and in contact with skin. Corrosive – causes burns. » — sans être des « experts », est-ce que c’est le genre de produit que vous aimeriez rajouter à votre eau? Serais-ce le genre de poison qu’il serait -intelligent- de donner aux enfants? Aux bébés?

Bien sûr que non!

C’est l’évidence même mais pour nos élus municipaux, à la ville de Québec, ce n’est pas encore clair, apparemment. Il va leur en falloir plus alors on continue avec d’autres éléments « intéressants ».

Selon le Professeur Paul Connett de l’Université St. Lawrence, à Canton (NY), la fluoration de l’eau est un mythe, et l’être humain peut avoir des dents en parfaite santé sans l’ajout de cet élément dans l’eau potable.

Notons au passage qu’il a parfaitement raison et pour quiconque a suivi ses travaux, il ne fait aucun doute qu’il n’est pas « acheté » par les puissants lobbys qui contribuent à faire croire aux prétendus « bienfaits du fluor pour la santé dentaire » qui, répétons-le, n’existent pas.

Voici des images qui en disent long…

Dans la première image, on voit du fluorure de sodium (sodium fluoride), vendu comme pesticide et dans la deuxième image, le géant de l’aluminerie, Alcoa, publicise ce MÊME PRODUIT comme étant bon à boire!

Si vous ne croyez pas encore au danger que représentent les « lobbys d’intérêts privés », il serait temps de vous réveiller pour REPRENDRE LE CONTRÔLE de l’administration municipale pour que cessent les « pressions privées » sur nos « Ã©lus » parce que les nouvelles pubs sur la fluoration de l’eau sont plus « jazzées » mais elles sont TOUJOURS AUSSI MENSONGÈRES — et il faut éviter que nos « Ã©lus » tombent dans leur piège… encore une fois.

Si nous laissons le soin aux autres de prendre les décisions à notre place, de grave dérapages comme la fluoration de l’eau peuvent se produire -alors- il faut monter le ton et se battre dès que les « grands prêtres » de la fluoration tentent de nous imposer leur poison favori.

Le Dr Connett est formel, le fluor est un poison et il s’accumule dans l’organisme.

Environ la moitié du fluor ingéré est excrétée par les reins alors que le reste s’accumule pernicieusement dans les os, dans la glande pinéale et dans d’autres tissus. Advenant une situation où les reins d’un individu seraient endommagés, l’accumulation de fluor s’accroîtra d’autant dans son corps.

Or, même à très faible concentration, le fluor est un élément très actif qui interfère avec l’hydrogène et inhibe les enzymes. Combiné à l’aluminium, il interfère, avec les protéines de type G et perturbe certaines fonctions hormonales et neurochimiques.

Le fluor peut être mutagène et ainsi causer des dommages aux chromosomes et interférer avec les enzymes impliquées dans le processus de réparation de l’ADN et ce, dans toute une variété de cellules et de tissus. Des études récentes ont montré une corrélation entre l’exposition au fluor et des dommages aux chromosomes.

Le fluor forme des ensembles complexes avec un nombre élevé d’ions de métaux, lesquels influent non seulement certains métaux nécessaires comme le calcium et le magnésium mais aussi le plomb et l’aluminium —des métaux toxiques— ce qui peut occasionner divers problèmes de santé.

Des rats nourris durant une année avec 1 ppm (partie par million) de sodium fluoré ou de fluoride d’aluminium dans leur eau ont subi…

  • des changements morphologiques de leurs reins;
  • un taux accru d’aluminium dans leur cerveau; et
  • la formation de dépôts caractéristiques de la maladie d’Alzheimer.

Rappelons que du fluor introduit dans de l’eau contenant déjà de l’aluminium entraîne la formation de fluorides complexes réputés causer cette terrible maladie.

Les animaux de laboratoire exposés à l’accumulation de fluorides d’aluminium dans leur cerveau ont démontré des symptômes d’hyperactivité, alors que les rats ayant reçu des doses avant la naissance ont démontré des symptômes d’hypoactivité et de léthargie.

De nombreuses études récentes ont démontré que les fluorides peuvent endommager le cerveau alors que d’autres, menées par la Dr Jennifer Luke (2001) montrent que le fluoride s’accumule dans la glande pinéale humaine, réduisant la production de mélatonine et cause une puberté précoce, toutes des choses qu’on observe actuellement chez de nombreux jeunes.

Croyez-vous qu’avec tout ça les élus de la ville de Québec vont comprendre que la fluoration de notre eau municipale n’a aucun sens? Probablement pas alors on va continuer encore un peu…

Il faut savoir que dans la première moitié du 20e siècle, le fluor a été prescrit par nombre de médecins européens afin de réduire l’activité de la glande thyroïde. Depuis la fluoration de l’eau, la population a été forcée de prendre un médicament et cette hypothyroïdie a résulté en nombre de problèmes tels que…

  • dépression;
  • fatigue chronique;
  • obésité;
  • douleurs musculaires et aux articulations;
  • niveaux accrus de cholestérol; et
  • anomalies cardiaques.

C’est sans compter les effets sur les os, comme des symptômes d’arthrite à savoir qu’un Nord Américain sur trois a l’une ou l’autre des forme d’arthrite. Tandis qu’on parle des effet sur les os, n’oublions pas de mentionner le nombre accru de fractures chez les gens qui souffrent d’ostéoporose.

Depuis 1990, pas moins de dix-neuf (19) études ont démontré une relation possible entre fluoration de l’eau et les fractures osseuses chez les gens du troisième âge.

La seule étude sur des animaux autorisée par le gouvernement américain concernant le lien entre le fluor et le cancer a démontré une augmentation de cette maladie sur les os de rats traités au fluor ainsi qu’une certaine incidence de cancer du foie ainsi que de cancer la bouche.

Une étude à échelle réduite conduite au New Jersey a trouvé un taux de cancer des os six fois plus élevé chez les jeunes hommes vivant dans des milieux où l’eau était fluorée. L’administration de fluor à haute dose chez des animaux a démontré des effets sur le système reproducteur, des dommages sur le sperme et un accroissement du taux d’infertilité chez différentes espèces.

Et là, pensez-vous que le « conseil de ville » a assez d’éléments en main pour mettre un terme —pour toujours— à l’empoisonnement forcé de toute une population?

À ce point-ci, n’importe quel humain normalement constitué comprendra que le fluor n’a pas d’affaire dans l’eau qu’on boit mais pour être certain que nos « Ã©lus » comprennent la gravité du crime qu’ils commettent en forçant les citoyens à boire de l’eau fluorée, précisons qu’une telle « administration forcée » viole totalement les dispositions concernant les « expérimentations humaines » décrétées dans le Code de Nuremberg, adopté justement pour mettre fin à la tyrannie des « bien pensants » sur des populations muselées de force.

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Il y aura probablement des irréductibles amateurs de fluor alors, à défaut de fluorer l’eau et d’empoisonner tout le monde, ceux-ci pourront continuer d’acheter du dentifrice avec fluor (eurk!) pour se laver les dents avec (re-eurk!) et vivre une vie « fluorée et heureuse »… tel que promis par les lobbys pro-fluor!

Dans quelques années, les gens réaliseront que le fluor s’est fait démasquer au même titre que la cigarette mais changer les mentalités, c’est long… dans un cas comme dans l’autre.

Levez-vous et combattez l’obscuratisme intellectuel qui pousse certains « Ã©lus » de la ville de Québec à réclamer, encore et toujours, la fluoration de l’eau et exigez une eau propre, non-toxique et exempte du poison qu’est le fluor.

Ne laissez plus les lobbys des transnationales de la chimie —et leurs complices à divers niveaux dans l’administration publique— vous transformer en vulgaires rats de laboratoire.

Une fois pour toutes, dites NON à la fluoration de l’eau!

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Ces Mexicains qui ont droit à l’assurance-emploi

À votre avis, est-il normal que des Mexicains qui retournent chez eux après quelques mois passés au Québec reçoivent tous les « avantages sociaux » des Québécois (qui vivent ici)?

Nos politiciens dorment sérieusement sur la touche lorsqu’on voit des Mexicains venir faire des récoltes dans les champs du Québec, durant quelques mois, pour repartir chez-eux avec…

  • le droit « plein et entier » à l’assurance-emploi;
  • le droit à toutes les compensations liées au congé parental.

C’est sans compter leur admissibilité complète au reste de nos services publics — il va falloir changer nos lois parce qu’en ce moment, des Mexicains se la coulent douce, chez-eux, en recevant de généreux chèques de NOTRE GOUVERNEMENT. En clair, vous payez pour le confort cinq étoiles des Mexicains qui viennent ici… et repartent!

Lorsque nos politiciens et nos législateurs sortent l’argument que « la loi ne prévoit rien à cet effet », ce n’est pas une excuse valable, surtout au prix qu’on les paie pour veiller à la bonne administration de l’État.

Le « gros bon sens » voudrait qu’on soit un résident du Québec pour avoir droit à l’assurance-chômage, pas un simple « helper » de passage.

Les contribuables québécois se tuent au travail pour payer leurs impôts, taxes et autres ponctions forcées. Ces travailleurs constituent la proverbiale colonne vertébrale de notre société et ils ont raison d’être offusqués lorsque des Mexicains débarquent ici pour quelques mois puis repartent se faire dorer au soleil… avec NOTRE argent.

Il va falloir se rendre à l’évidence que les lois passées pour nous, les Québécois qui habitent ici et qui PAIENT leurs dûs, ne devraient pas être appliquées (sans discrimination) partout dans le monde.

Pensez à tous ces généreux chèques d’assurance-emploi qui partent, avec un timbre à 1,60$, à des milliers de kilomètres de chez-nous, pour arriver dans les poches d’un Mexicain qui ne contribue même pas au trésor de notre société, d’où origine « son » chèque!

C’est carrément du délire…

Si l’on prend l’exemple d’un chèque mensuel d’assurance-emploi de 500$, ça donne environ 5,396 pesos mexicains, soit environ 5 fois le salaire moyen des Mexicains des grandes villes et jusqu’à 20 fois, si l’on parle des campagnes.

En clair, la quantité d’argent qu’on envoie en assurance-chômage aux Mexicains qui viennent ici quelques mois par année s’avère être l’équivalent mathématique d’une situation où l’on donnerait entre 2,500$ et 10,000$ par mois à nos propres chômeurs… et les Mexicains n’ont apparemment aucun impôt à payer (au Québec et au Canada) pour ces sommes astronomiques que nous leurs faisons parvenir!

Les chômeurs québécois seraient-ils heureux de recevoir des chèques mensuels de 2,500$ et plus? Bien sûr qu’ils le seraient et là, ils savent que c’est la taille des compensations que reçoivent les travailleurs mexicains qui viennent ici, quelques mois par année.

Les chômeur québécois auraient intérêt à prendre le temps d’en parler avec leur député mais en ce qui me concerne, je fais plutôt partie de ceux qui triment dur pour garnir les coffres de MON gouvernement et avec ce qui reste, faire comme si j’en avais assez pour vivre (et non simplement « survivre »).

Un histoire aussi scandaleuse devrait donner le goût à tous les Québécois de CESSER de payer leur prime d’assurance-chômage tellement c’est mal géré. Il y a une majorité de travailleurs québécois qui paieront de l’assurance-chômage toute leur vie sans jamais s’en servir et là, on se fait saigner par des Mexicains qui ne vivent même pas ici — ça n’a aucun sens.

Le budget de l’assurance-chômage serait assurément mieux administré s’il fallait que les incompétents qui l’administrent actuellement doivent venir nous convaincre individuellement du bien fondé de leurs « décisions » au lieu d’avoir un gigantesque « trésor » à leur disposition.

Les Québécois sont ravis d’accueillir des Mexicains dans les champs pendant quelques mois mais vu le très sérieux dérapage auquel on assiste, il faudra peut-être mettre fin à cette pratique qui, somme toute, est en train d’appauvrir et d’endetter NOTRE société… pour enrichir des étrangers.

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Un brin d’histoire sur Max Gros-Louis

Le chef de la Nation huronne-wendat, Max Gros-Louis, multiplie les sorties publiques pour avertir les Québécois qu’il entend revendiquer un immense territoire englobant un bonne partie de la ville de Québec mais aussi l’essentiel des terres se rendant aussi loin que Trois-Rivières.

Il existe un site web présentation la Nation huronne-wendat et ses revendications mais au-delà des grandes lignes, il semble difficile (sinon impossible) de consulter les documents officiels. L’approche des Hurons en serait une d’autonomie et d’harmonisation avec le Québec « si possible ».

Enfin bref, c’est difficile de savoir -très exactement- ce que demandent les Hurons à part ce qu’on apprend, via les « grands médias » qui doivent, eux, avoir accès à des documents plus complets.

Au moment où tout le monde se pose de sérieuses questions sur la démarche de Max Gros-Louis mais aussi sur ses motivations profondes (vengeance, avarice, pourvoir ou autre chose), le « citoyen ordinaire » n’a d’autre choix que de chercher à comprendre « le personnage », celui qui « revendique ».

Dans sa livraison du mercredi, 22 octobre 2008, le Journal de Québec a publié une lettre d’opinion particulièrement intréressante, au sujet de Max Gros-Louis.

Voici cette lettre d’opinion, recopiée mot pour mot…

Leçon d’histoire

Les Hurons étaient des Ontariens. Une tribu de quelques 30,000 individus vivant de pêche, de chasse et de cueillette sur les rives du Lac Huron. Ils furent exterminés par les Iroquois en 1649. L’année suivante, les Jésuites amenèrent les 300 survivants à l’ÃŽle-d’Orléans. Mais même là, les Iroquois sont venus les achever. En 1697, on parqua les 150 derniers survivants sur les rives de la rivière St-Charles, à Lorette.

Les ancêtres de Max Gros-Louis étaient effectivement hurons. Mais il faut remonter à 7 générations, au 18e siècle, à Louis Ondaouamhont et Agathe Onoendenti. Leur fils Louis a épousé Véronique Monique Renaud, le 2 octobre 1809. On présume dès lors que la famille a été assimilée et que les enfants se sont mis à parler français comme leur mère et leurs voisins. Bref, à s’assimiler et devenir Canadiens.

Leur fils Étienne, qui n’avait plus que 50% de sang huron dans les veines, a épousé Marie Lindsay en 1849.

Leur fils Nicolas, huron à 25%, a épousé Flore Verret en 1879.

Leur fils Théophile, huron à 12,5%, a épousé Angèle Garneau en 1906.

Leur fils Gérard, papa de Maxim, huron à 6,25%, a épousé Cécile Talbot en 1930.

Bref, Max Gros-Louis, grand-chef des Hurons, n’a que 3,12% de sang huron dans les veines! Et 96,88% de sang français.

Jacques Noël, Québec

Il ne faudra pas espérer entendre Max Gros-Louis confirmer (ou infirmer) cette information puisqu’il préfère probablement laisser planer l’idée qu’il est l’incarnation « parfaite » du Huron « au sang pur » mais là, avec la lettre d’opinion de Jacques Noël, ça permet aux citoyens québécois de « se faire une tête » sur l’origine de ce bruyant revendicateur.

Si Max Gros-Louis a raison de revendiquer ses terres, qu’il le fasse mais il ne faudra pas s’attendre à ce que les Québécois accueillent -avec le sourire- l’éventuelle venue d’une « forme d’autorité autochtone » qui pourrait décider de taxer les citoyens établis sur « son » territoire et même, de légiférer contre eux.

Il sera intéressant de voir comment nos gouvernements réagiront aux revendications, plus démesurées que jamais, de Max Gros-Louis.

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Impacts du salaire minimum sur les travailleurs et la société québécoise

Depuis le 1er mai 2008, le salaire minimum a été établi à 8,50$/h alors que les pour les salariés à pourboire, c’est 7,75$/h — est-il possible de vivre confortablement, avec une telle compensation?

Si vous avez 16 ans, que vous habitez chez vos parents sans payer de loyer, de nourriture ou de paiements pour l’auto, c’est possible de se payer une console PlayStation, tous les accessoires et des jeux… en plus de quelques morceaux de vêtements, de temps à autre.

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Pour cet ado de 16 ans, le scénario typique comprendra 3h de soir le jeudi, 3h le vendredi, 8h le samedi et 7h le dimanche, soit 21h par semaine, à 8,50$/h, ça donne 178,50$ et aux deux semaines, ça revient à 357$, avant les « retenues » dont on sait qu’elles enlèveront -au minimum- 54,18$ mais comme ça peut varier selon le « contexte » de l’emploi (voir la grille de calcul TP-1015.TI), on ne s’étendra pas sur cette partie du calcul — il suffit de savoir que l’employé ne recevra JAMAIS la totalité du montant gagné.

Sur une base annuelle, en assumant que notre adolescent travaille ses 52 semaines, sans aucune vacances et probablement en poursuivant ses études à plein temps, il aura gagné 9,282$… brut. Nous parlerons plus tard de l’été où les travailleurs peuvent (en théorie) augmenter leur nombre d’heures.

Bon, maintenant qu’on a établi une base chiffré pour se faire une tête, prenons ces même « métriques » et appliquons-les à un étudiant universitaire de 19 ans qui doit se payer un loyer et tout ce qui va avec.

Notre étudiant universitaire québécois, s’il suit 5 cours valant 3 crédits chacun (pour 15 crédit, en tout) dans une université québécoise, devra payer un total de 1,172,85$, par session et donc, 2,345,70$ pour ses deux sessions annuelles. De manière très conservatrice, imaginons que cet étudiant paie environ 300$ par session pour des livres et 200$ en fournitures diverses, soit 500$ par session et 1,000$ pour l’année. En tout, on parle de 3,345,70$ pour avoir « le droit » d’aller à l’université.

En partant avec l’exemple du salaire de 9,282$, si l’on soustrait les 3,345,70$, il reste encore 5,936,30$ mais attention, si l’étudiant ne peut pas acquitter ses droits de 1,172,85$ en début de session, il devra probablement s’endetter sur une carte de crédit pour le faire — pour simplifier l’exemple, on prend pour acquis que notre étudiant avait cet argent dans son compte de banque, au début de chaque session.

Alors voilà, notre étudiant doit…

  • se nourir — 2$ par repas x 3 par jour = 6$ par jour x 365 jours = 2,190$ (aucune collation et aucune sortie n’est calculée dans ce montant);
  • se loger — disons que le loyer coûte 1,000$ par mois, divisé par 4 co-locataires qui doivent payer 250$ chacun x 12 mois = 3,000$;
  • se vêtir — un minimum absolu de 80$ par mois de vêtements x 12 mois = 960$ + une surcharge saisonnière de 250$ pour des vêtements d’hiver = 1,210$;
  • communiquer — environ 30$ par mois pour une ligne téléphonique x 12 mois = 360$ en plus d’un accès à l’internet à 25$ par mois, soit 300$ et le quart de la facture mensuelle pour la télé de (55$ / 4 = 13,75$) x 12 mois = 165$, pour un sous-total de « communications » de 825$.

Vous avouerez qu’il ne s’agit PAS de dépenses princières.

Il s’agit d’un exemple très réaliste d’étudiant universitaire et pourtant, avec l’ajout de ces nouvelles dépenses, totalisant 7,225$, on passe par-dessus la balance de 5,936,30$ qui restait après les « frais de scolarité » pour tomber « dans le rouge » à -1,288,70$ — ouch!

Vous pouvez vous amuser avec divers scénarios comme le fait de couper la nourriture de 6$ par jour à 3$ ou encore de couper tous les frais de communications mais ça aurait des effets passablement néfastes sur notre étudiant.

Quel choix a notre jeune universitaire? En gros…

  • Accepter de travailler encore plus d’heures mais ce faisant, il risque de nuire sérieusement à ses études parce que passé 21h par semaine, on s’approche dangereusement du travail à temps plein;
  • S’endetter, via un prêt bancaire (très peu probable, à moins d’embarquer dans la proverbiale Tour de Babel des « prêts étudiants ») ou, ce qui arrive presque toujours, s’endetter via une carte de crédit;
  • Notre universitaire peut aussi couper dans ses dépenses mais comme ses finances balancent assez juste déjà, il nuira inévitablement à ses performances scolaires s’il le fait.

En ce sens, la plupart des étudiants universitaires dans une situation similaire choisiront de s’endetter via une carte de crédit qui, de toutes façon, leur est offerte avec une « belle » marge de 5,000$ pour « les urgences » — il va de soi qu’à plus de 19% de taux d’intérêt, les soldes seront très difficiles à repayer… surtout que le travail au salaire minimum ne laisse aucun « lousse »!

Qui plus est, les étudiants universitaires choisissent souvent de s’endetter via des cartes de crédit parce que les dépenses arrivent trop vite et leur salaire, trop tard (ou trop peu, au moment du besoin). À la longue, les intérêt élevé des cartes de crédit contribuent à déstabiliser le fragile écosystème financier des étudiants.

Avec un simple déficit annuel de quelque 1,000$, c’est assez pour précipiter les étudiants dans le cycle sans fin des dettes de crédit.

Alors arrive la période de 3 mois de vacances estivales, soit juin, juillet et août.

On sait que notre étudiant travaille déjà 21h mais en été, on peut penser qu’il travaillera 37,5h (le norme « typique » d’heures travaillées à plein temps). S’il le fait, il accumulera 16,5h de plus, soit 140,25$, pendant environ 12 semaines, soit un « bonus d’été » de 1,683$.

C’est juste assez pour affronter notre dette de 1,288,70$… et il reste même 394,30$!

Youppi, notre étudiant arrive -enfin- à boucler son budget mais celui-ci…

  • ne sort jamais;
  • ne prends jamais de vacances;
  • ne doit « couler » aucun de ses cours;
  • ne doit jamais tomber malade;
  • ne peut jamais s’absenter de son travail (car il serait pas payé ou pire, congédié);
  • ne peut pas se permettre de passer plus de quelques jours à chercher un nouvel emploi, advenant qu’il perde celui qu’il occupe;
  • ne doit -surtout pas- accumuler une dette de carte de crédit car les intérêts viendraient dévorer son « solde final »;
  • n’a presque plus d’argent pour sortir avec ses amis, aller dans un musée, s’acheter un ballon pour jouer au parc ou encore aller au cinéma — son budget est trop juste.

Ainsi, notre étudiant québécois n’a AUCUN PLAISIR à travailler au salaire minimum puisqu’avec une compensation aussi basse, il ne fait que SURVIVRE… il ne VIT PAS, il n’en a pas les moyens.

Quand notre étudiant universitaire entend parler des gens qui ont une auto, qui font des sorties culturelles ou encore se paient un voyage (pendant des « vacances »), ça lui paraît carrément surréaliste alors imaginez lorsqu’il voit ses professeurs gagner près de 100,000$ par année faire donner leurs cours par des « chargés de cours » — il y a de quoi rougir de colère!

Grâce à cet exemple chiffré, c’est très clair que notre étudiant universitaire…

  • n’aurait pas les moyens d’avoir un vélo (ou s’il en aurait un, il faudrait que ce soit très « cheap »);
  • n’aurait pas non-plus les moyens d’emprunter le transport en commun (à environ 60$ par mois, ça fait 720$ par année);
  • n’aurait absolument pas les moyens de se payer une course en taxi (pour se rendre à l’hôpital pour une urgence, par exemple)… ou si ça arrive, il ne faudrait plus que ça se reproduise;
  • ne pourrait jamais, au grand jamais, avoir une automobile car en plus des paiements mensuels, les permis, les assurances, l’entretien et l’essence dépasseraient (et de très loin) son revenu discrétionnaire.

Autrement dit, ceux qui pensent que les étudiants universitaires « se la coulent douce » ont probablement rencontré ceux qui ont la chance d’habiter chez leurs parents, à distance de marche d’une université. Ça change -énormément- le calcul.

On pourrait continuer en donnant l’exemple d’une mère monoparentale qui souhaite poursuivre ses études universitaires tout en étant prise au piège du salaire minimum — j’ai fait le calcul et c’est techniquement impossible de boucler un budget sans imposer à la mère -et- à son enfant des conditions de vie profondément inadéquates… et socialement inacceptables.

Après tout ça, on entend des patrons qui gagnent des salaires astronomiques dire à leurs employés (au salaire minimum) qu’ils sont « chanceux » d’avoir une job. Disons que les bas salariés doivent la trouver difficile à avaler, cette boutade!

Tout récemment, on a vu quelques « gros employeurs » augmenter leur salaire « minimum » à eux à 9$/h, 10$/h et même parfois 11$/h mais même avec 2,50$ de plus par heure, c’est mieux mais notre étudiant demeure dans une situation financièrement précaire.

Et c’est très stressant parce que si l’étudiant perd son emploi à 11$/h, ce sera presqu’impossible d’en trouver un autre… à moins de redescendre à 8,50$/h ce qui, sans grande surprise, aurait des effets à court terme sur l’équilibre de son budget.

En tant que société, il faut apprendre à reconnaître les dangers d’un salaire minimum trop bas.

Si les employés les plus pauvres n’arrivent pas à participer de façon plus active à l’économie, ils demeurent des acteurs de second plan et inévitablement, ils sont forcés d’adhérer à des modèles de consommation alternatifs, situés à l’extérieur des « circuits réguliers ».

Par exemple, notre étudiant qui ne dispose que de quelques maigres dollars par jour pour se nourir voudra probablement visiter des soupes populaires, au lieu de sortir dans un restaurant. Et après, on entendra des restaurateurs dire que les jeunes (souvent au salaire minimum) ne dépensent pas beaucoup (et ne « tippent » presque pas) ou ne viennent à peu près jamais (si c’est un restaurant un peu plus dispendieux) ou sinon, avec leurs parents (qui paient, bien sûr).

C’est un gros cercle vicieux qui commence avec un salaire minimum où la société plante la misère, un peu comme une graine, dans le sol qui, lorsqu’elle pousse, engendre à son tour encore plus de misère qui se disperse à tous les échelons de la société.

recours_au_credit_trop_facile

Qu’on se le dise, il est possible de SURVIVRE au salaire minimum mais pour vivre réellement, ça prend bien plus que le « minimum prescrit par le gouvernement du Québec ».

Économiquement parlant, augmenter la compensation des bas salariés aide de manière directe à dynamiser la consommation et réduire de manière très considérable les risques liés à l’endettement excessif.

En ce sens, tous les employeurs de la grande région de Québec sont invités à laisser le salaire minimum aux « sweat shops » de Montréal pour compenser leurs bas salariés en haut de 11$/h afin de mieux redistribuer la richesse et ainsi éviter d’avoir à payer une fortune en « services sociaux » divers, comme en santé.

Si Québec paie ses bas salariés avec des tarifs horaires qui sont plus en ligne avec la « vraie réalité » de ces travailleurs, nous en sortirons TOUS gagnants et les émetteurs de cartes de crédit auront plus de difficulté à trouver des candidats faciles à réduire aux niveau d’esclave économique.

Et non, ça n’empêchera pas les multi-millionnaires de la région de Québec de dormir le soir…

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Emploi.qc.ca
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