La musique forte des voisins

Publié le 8 octobre, 2008

Que ce soit le jour ou la nuit, la musique forte des voisins nuit considérablement à la qualité de vie de tous ceux qui doivent endurer cette agression auditive si pernicieuse.

On voudrait que tout le monde puisse profiter de son système de son “au maximum” mais pour vivre en société, il faut apprendre à ne pas troubler le voisinnage. En augmentant le volume de son système de son au-dela d’un certain niveau, le son déborde de son unité de logement et se propage ailleurs… chez les autres qui, eux, n’ont sûrement pas envie de se faire envahir par un tel tapage.

Le manque de respect de ceux qui font jouer leur musique trop forte s’avère évident.

Le but des tapageurs va dans le sens d’une quête égoïste de plaisir personnel, qu’importe les désagréments causés aux autres — ça explique, en bonne partie, pourquoi ils se choquent quand on tente de leur faire entendre raison.

Il est tellement difficile pour ces voisins bruyants de faire moins de bruit que les citoyens devenus victimes du bruit n’ont souvent d’autre choix que de s’en remettre à la police qui viendra constater la situation et dans la plupart des cas, servir un avertissement.

Malheureusement, ces interventions ponctuelles des policiers s’apparentent à des coups d’épée dans l’eau parce que ces voisins, préoccupés par leur “petit confort” dans un premier temps et tout le reste après, bien après, retrouvent presqu’immédiatement leurs mauvaises habitudes et continuent leurs abus.

Trois autres articles parlent d’ailleurs des dangers du bruit:

Si les citoyens qui habitent des logements vivent les problèmes reliés aux bruits excessifs de manière très aïgue, il faut noter que tous les types de résidences peuvent, selon le contexte, devenir vulnérables aux voisins tapageurs qui se munissent de systèmes de son toujours plus puissants et ce, sans raison valable.

Par civisme et pour des raisons évidentes de santé publique, il faut mener une guerre sans merci contre les voisins qui font trop de bruit parce qu’en plus de nuire à leur propre santé auditive, ils attaquent sans merci d’autres individus qui ne souhaitent pas être envahis par leur tintamarre musical (ou autre).

Si les voisins problématiques ont encore un peu de respect pour leur entourrage, une simple conversation pourrait régler la situation mais en général, il s’agit d’individus imbus d’eux-même, égoïstes et narcissiques qui minimisent l’impact de leurs gestes et vont même jusqu’à nier complètement leurs gestes!

Les citoyens qui protègent leur santé auditive prennent leurs responsabilités… à vous d’en faire autant.

Tags: bruit, santé auditive, voisins, voisins bruyants, voisins tapageurs, tapage, logements, maisons, appartements, résidences, bruit excessif, systèmes de son, son trop élevés, musique trop forte, musique forte, problèmes de santé, surdité, voisinnage, police, quiétude, silence, respect des autres, québec, région de québec

Articles potentiellement liés:


» Archivé dans La vie, en général

Commentaires

4 commentaires pour “La musique forte des voisins”

  1. jirel pour novembre 17th, 2008 10:51

    J’ai ce problème avec un voisin de palier.

    Quand sa mère s’en va, c’est terrible et même lorsqu’il baisse le son, j’ai toujours un bruit en sourdine, le “boum-boum-boum” du son — je suis très tolérante mais là, je suis à la veille de péter une coche — la police est venue au moins 4 fois pour d’autres raisons car, à part la musique ce petit con (19 ans), il fait constamment du bruit à 2-3h du matin.

    Mon proprio essaye de le mettre dehors mais sa mère dit qu’il faut qu’elle lui laisse 2 mois pour se retourner — je sais qu’il va y être encore en juillet. Je vais reparler au proprio mais après, je pense envoyer une mise en demeure.

    Est-ce que je l’envoie au proprio ou au locataire ou les 2?

    Quelqu’un le sais?

    Merci.

  2. cgelinas pour novembre 18th, 2008 10:39

    Merci d’avoir posé votre question ici -mais- sachez que je ne suis pas un avocat alors avant toutes choses, assurez-vous de valider ma réponse auprès de l’un d’eux.

    Allons-y…

    Lorsqu’il s’agit de mettre quelqu’un en demeure, il est préférable d’avoir -tenté- de résoudre le différend au préalable — on utilise la mise-en-demeure lorsque rien d’autre n’a fonctionné.

    Selon vos dires, vos doléances ont été communiquées à la fois au voisin -et- au propriétaire. Il semble également que l’un et l’autre n’aient réglé la situation à votre satisfaction.

    En ce sens, vous pourriez envoyer 2 mises-en-demeures différentes à savoir que vous demandez au propriétaire d’insonoriser les lieux ou de faire cesser le bruit excessif et dans l’autre mise-en-demeure, vous demandez au voisin de mettre fin à son tapage.

    Vous pouvez réclamer des dommages si vous croyez qu’il y en a mais je crois comprendre que votre premier objectif, c’est tout simplement de regagner le calme auquel tout locataire a droit.

    Les agressions auditives sont nuisibles. Il ne faut pas les banaliser. Vous rendez un service à tout le monde, incluant au voisin, en demandant que cessent ces abus.

    À propos de l’âge du “petit con” qui ne fait pas attention au voisinage, il faut noter qu’il y a des “cons” dans tous les groupes d’âge ; )

    Je vous souhaite bonne chance pour résoudre cette (pénible) situation…

  3. Amamo7a pour janvier 5th, 2009 10:51

    Pour le bruit, j’ai un voisin qui habite seul au-dessous de mon appartement. Il ne cesse pas de se plaindre du bruit que fait ma petite fille de 18 mois. Je lui dit que le problème vient de la construction de l’immeuble qui n’a pas été bien faite.

    Je lui répète que je fais mon possible et que je ne peux pas emprisonner ma petite. Il me répond qu’il ne veut rien savoir et qu’il va appeler la police.

    Je voudrais savoir, s’il-vous-plaît, ce que dit la loi, dans ce cas.

  4. cgelinas pour janvier 6th, 2009 3:07

    Merci d’avoir posé cette question concernant les jeunes enfants.

    Je répète que je ne suis pas un avocat mais j’ai été lire ce qui est écrit dans le Code civil du Québec (articles 1854 et suivants, pour les logements).

    En temps normal, un autre locataire qui refuse de tolérer la présence d’enfants dans son immeuble sera poliment invité à déménager dans une résidences pour les personnes âgées où, de manière générale, on ne retrouve pas de petits amours qui font du bruit lorsqu’ils s’amusent (les “vieux amours” ne font plus de bruit, eux — et ils meurent plus tôt de ce manque d’activité physique mais bon, il s’agit d’un autre sujet).

    Mais bon, certains vieux grincheux s’accrochent dans leur logement et affichent ouvertement leur égoïsme ronflant en empoisonnant la vie des familles qui seraient bien malvenues, quant à elles, d’empêcher les enfants de s’amuser.

    Il faut savoir que le droit de s’amuser, pour des enfants, m’apparaît bien plus fondamental que celui de ne jamais faire de bruit pouvant se propager hors de son logement.

    D’ailleurs, lorsque le code civil (à l’article 1861) parle de “nuisances” des voisins, l’esprit de la loi n’inclut évidemment pas les jeux (dans la limite de raisonnable) des enfants.

    Autrement dit, même si ça fait bang-bang-bang — boum-boum trente fois de suite, si c’est un jeu normal et raisonnable pour un enfant de cet âge, il va falloir que l’autre locataire prenne son mal en patient… ou qu’il déménage dans un mouroir où les gens vont pour s’isoler de la société (et des enfants).

    Idéalement, le parent rassure son voisinage à l’effet qu’il tente, lorsque c’est possible, de réduire le bruit lié aux jeux de l’enfant sans l’empêcher de mener une vie normale.

    Habituellement, une telle entente est suffisante pour satisfaire tout le monde.

    Si l’autre locataire veut appeler la police, qu’il le fasse. Ce serait parfaitement inutile et une dépense honteuse de notre trésor public mais si ça peut le “soulager”, qu’il le fasse.

    La police ne remettra JAMAIS d’amende au parent d’un enfant qui s’amuse de manière juste et raisonnable, pour son âge. Ce sera un accroc juridique qui ferait la une de tous les médias (incluant celui-ci). Les enfants ont le droit de jouer. Point final. Ce n’est PAS négociable.

    Juridiquement parlant, vous (et votre enfant) utilisez votre logement pour son usage pressenti. Il n’y a aucune faute “technique”.

    Ceci dit, assurez-vous de ne pas abuser de ce droit fondamental parce que si votre voisin peut prouver, hors de tout doute, que vous faites exprès pour multiplier le bruit et nuire sciemment à la jouissance de son logement, il pourrait intenter des recours mais même là, les dommages serait minimes et le juge aurait un penchant pour l’enfant qui ne fait que s’amuser, comme tous les autres enfants.

    En tant que parent d’enfants, ne vous en laissez pas imposer. Les enfants sont des citoyens à part entière et n’ont pas à s’empêcher de vivre pour les caprices d’un être intolérant.

    Expliquez à votre enfant l’importance de minimiser le bruit mais ne l’empêchez pas de s’amuser — il y a une question de jugement, dans tout ça.

    En ce qui a trait au propriétaire, essayez de négocier une transfert dans une autre appartement au rez-de-chaussé (s’il en a un) afin de ne carrément plus avoir de locataire sous votre logement. Aussi, s’il peut faire des rénovations qui diminueraient le bruit, ce serait bien mais ne comptez pas trop là-dessus.

    Un petit conseil, payez quelques 400$ pour un beau “kit” de matelas de gymnastique (remisable) avec lequel votre enfant aura beaucoup de plaisir sans générer autant de bruit que via des jeux ayant cours directement sur le plancher.

    Espérant le tout utile ; )

Laissez un commentaire