L’importance de vivre selon nos moyens
Publié le 28 octobre, 2008
Avez-vous déjà pensé à la quantité de dettes qui pèsent sur vos épaules?
En voici quelques-unes…
- dettes personnelles (cartes de crédit, prêt pour l’auto et hypothèque);
- dettes d’entreprise (si vous en avez une);
- dettes municipales (oui, nos villes sont lourdement endettées);
- dettes provinciales (qui ne cessent d’augmenter malgré les “budgets équilibrés”); et les
- dettes fédérales (que Stephen Harper promet d’augmenter, notamment pour munir l’armée de plus gros canons).
Dans un tel contexte, on comprendra que les citoyens aient -peur- de faire leur budget!
C’est tellement plus confortant de vivre dans le monde merveilleux du crédit facile et de la consommation excessive pour combler tous ces besoins induits par les médias de masse — qui voudrait troquer ça pour un budget qui sonne la fin de cette proverbiale récréation?
En clair, le recours au crédit enrichit les riches et appauvrit tous les autres.
Le crédit est un mécanisme très pervers de concentration de la richesse et les gouvernements ne jouent PAS leur rôle de chien de garde pour protéger les citoyens des manœuvres malveillantes des banques qui nous endettent sans gène pour ensuite nous réduire à l’esclavage économique.
Vivre endetté, ce n’est pas une vie.
Qu’importe ce qu’en diront les émetteurs de cartes de crédit!
Alors que l’actuelle crise du crédit nous force à faire un budget pour s’assurer que nous serons capables de boucler le mois qui s’en vient, nos institutions publiques devraient faire de même.
Si des employés municipaux qui vivent dans la grosse ouate ne comprennent pas que les citoyens de Québec ne peuvent plus absorber de hausses de leurs taxes municipales, tant pis pour eux mais il va falloir leur faire comprendre qu’ils ont été chanceux d’avoir eu tous leurs privilèges mais que les choses ont changé et que désormais, il va falloir modifier leur rémunération et avantages à la baisse — selon la capacité de payer des citoyens.
Il faut éviter d’appauvrir notre fonction publique puisqu’elle contribue à la vitalité économique régionale mais du même coup, si les citoyens n’arrivent plus à payer leurs salaires ainsi que leur régime de retraite bétonné, il y a un -gros- problème.
En revenant au principe fondamental voulant qu’on vive mieux lorsqu’on vit selon nos moyens, nous augmentons nos chances de se sortir du bourbier financier dans lequel nous avons glissé, au cours des dernières décennies mais il faut commencer maintenant.
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