QuebecMetro.comQuebecMetro.com

Un gouvernement de coalition: Danger ou Solution?

Le premier ministre du Canada monsieur Harper a vraiment manqué son coup. Il a faillit à son obligation de fournir un leadership rassembleur nécessaire en cette période de ralentissement économique.

Nous sommes en pleine crise parlementaire. Pour assouvir sa haine contre le parti libéral, le premier ministre Harper provoque une crise en espérant que les partis qui forment l’opposition ne pourront s’entendre entre eux. Il a agit comme si le peuple canadien lui avait donné un mandat majoritaire. Cette crise politique n’aurait pas existée si le premier ministre conservateur avait mis en place, au lendemain de l’élection du 14 octobre, un gouvernement au service des intérêts des canadiens et s’il avait accepté de travailler avec une opposition majoritaire.

Qu’a fait Harper? Comme plan de travail, il a offert une attaque en règle des principes démocratiques, comme le libre accès aux tribunaux, le droit de grève, le financement équitable des partis politiques etc… et plutôt que d’engager des mesures de soutien à l’économie, il a proposé des compressions budgétaires de six milliards. Il s’est mis non seulement à dos les partis d’opposition mais aussi toutes les forces vives de la fonction publique canadienne.

Cette crise est profonde. Les conservateurs seront défaits à la première occasion, et il n’y aura alors que deux sorties à la crise actuelle. Soit le peuple sera invité à trancher, soit l’opposition sera invitée à former un gouvernement de coalition. Le lien de confiance entre le gouvernement et l’opposition est définitivement rompu.

Les partisans conservateurs crieront à l’imposture et réclameront de nouvelles élections, mais tenir des élections moins de deux mois après les dernières ne serait pas acceptable, tant en raison des coûts d’un nouveau scrutin que pour l’urgence de mettre en place un plan de soutien à l’économie canadienne. Maintenant que les trois partis d’opposition se sont entendu de façon formelle, les orientations et les modes de fonctionnement d’un gouvernement de coalition sont en places et rien ne peut empêcher le gouvernement actuel d’être remplacé.

« Depuis quatre ans, le Canada est dirigé par des gouvernements minoritaires. Il y a eu celui de Paul Martin qui aura duré moins de 18 mois, puis les deux gouvernements Harper, le premier ayant duré 30 mois et le second qui n’a pas encore deux mois. Dans cette période où la stabilité politique a une certaine importance, ce gouvernement de coalition tel que nous le proposent le Parti libéral et le NPD reposerait sur une majorité à la chambre et pourrait offrir cette stabilité pendant les 18 mois pour lesquels le Bloc québécois s’est engagé à lui donner son appui » d’expliquer le journaliste Bernard Descôteaux du Devoir.

L’entente convenue hier entre ces trois partis de l’opposition ne répond pas à toutes les questions. Mais même si on se dirige vers un gouvernement dont les prémices politiques n’étaient pas ce que la campagne électorale nous avait informées, cette avenue est fort légitime, quoi qu’en dise le premier ministre qui dit que ce gouvernement est illégitime puisqu’il n’a pas été choisi par les électeurs. Il se trompe. Les députés qui forment les partis d’opposition ont été légalement élus et il représente officiellement la majorité en Chambre. Le parti Libéral et le parti Néo démocrate ensemble ont obtenu davantage de suffrages le 14 octobre que les conservateurs, soit 44 % contre 37 %. A cela, il faut ajouter les 10 % de voix du Bloc québécois.,

Espérons que nos politiciens travailleront ensemble pour le bien-être des québécois et des canadiens sinon le Canada entrera dans une phase extrêmement dangereuse pour sa stabilité tant politique qu’économique.



bannière publicitaire


Publiez un commentaire

Emploi.qc.ca
Pubs
Québec Métro   Tous droits réservés © 2012 | Propulsé par Wordpress | Conçu par Elegant Themes