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L’influente équipe d’Obama

Puisque l’administration Obama aura des effets partout dans le monde, incluant dans la Capitale-nationale, il importe de mieux connaître les gens qu’il a choisi pour l’entourer.

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Voici un portrait sommaire des gros noms qui vont revenir souvent, dans l’actualité, au cours des prochaines années…

  • Hillary Rodham Clinton — secrétaire d’État
    L’ancienne première Dame du pays prend à sa charge toute la diplomatie américaine et devient responsable des affaires étrangères.
  • Robert Gates — secrétaire à la Défense
    Responsable des forces armées américaines et fier Républicain, il a occupé ce poste sous Bush-fils en plus d’avoir dirigé la CIA sous Bush-père.
  • James L. Jones — conseiller à la sécurité nationale
    Général à la retraite et ancien dirigeant des forces de l’OTAN en Europe. Devra conseiller Obama à propos de conflits en Irak et en Afghanistan, dans un premier temps.
  • Steven Chu — secrétaire à l’Énergie
    Prix Nobel de physique, en 1997. Chargé (sans jeu de mots) d’élaborer la politique énergétique américaine en vue d’une plus grande autosuffisance. Il se dit « pro-environnement » et sensible aux demandes des écologistes.
  • Janet Napolitano — secrétaire à la Sécurité intérieure
    Poste clé où s’élaborent et se coordonnent les stratégies afin de prévenir des attaques terroristes en sol américain. Cette avocate de carrière a été élue gouverneure de l’Arizona, en 2002.
  • Eric Holder — secrétaire à la Justice
    Premier Afro-Américain à occuper le poste d’adjoint au secrétaire de la Justice, sous Clinton et ayant aussi servi sous Bush-fils en attendant la nomination de John Ashcroft.
  • Tom Daschle — secrétaire à la Santé et aux Services humains
    Ayant été le leader démocrate au Sénat pendant 10 ans, il sera désormais responsable de l’ambitieuse réforme du système de santé américain, tel que promis par Obama (les attentes sont passablement élevées). La FDA tombe aussi sous sa responsabilité.
  • David Axelrod — conseiller à la Maison-Blanche
    Chargé de la stratégie médiatique de l’administration américaine. Il demeure un proche ami de Barack Obama et du Chef du cabinet, Rahm Emanuel.
  • Timothy F. Geithner — secrétaire au Trésor
    Celui par qui les réformes administratives arriveront. Il a 47 ans et parle plusieurs langues. Il occupait le poste de président de la Réserve fédérale de New York, depuis 2003.

Il y aurait beaucoup d’autres détails croustillants à fournir pour chacun de ces individus mais pour les besoins de cet article, ce sera assez puisqu’il s’agit, avant tout, de les présenter — nous aurons l’occasion de revenir sur leur passé mais aussi, sur leurs associations formelles… et informelles.

Pendant au moins 4 ans (sûrement 5), ces personnes reviendront continuellement dans l’actualité et par leurs décisions, auront un impact sur la vie des Américains, bien sûr mais aussi sur celle des gens du monde entier.

Mieux on les connaît, plus on peut anticiper la nature de leurs positions futures sur une multitude de dossiers. Tout le monde a ses « préférences »…

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Obama gèle les décisions récentes de Bush

Dans son discours inaugural en tant que 44e président des États-Unis, Obama entend en découdre avec l’apparente complaisance que l’on retrouve d’un bout à l’autre du gouvernement.

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Obama a clairement dit qu’après révision, si un programme ne fonctionne pas, il sera éliminé.

Pas de niaisage!

Dans le même ordre d’idée, il ne faut pas se surprendre qu’hier, en après-midi, Rahm Emanuel ait signé une circulaire adressée à tous les ministères et agences fédérales pour bloquer toute règlementation en cours afin que l’administration Obama puisse procéder à leur examen légal et politique.

Quelques heures seulement après l’investiture du nouveau président, voilà que les débordements de l’ère Bush risquent de prendre la direction des poubelles.

À tort ou à raison, c’est un geste d’éclat qui confirme explicitement que les politiques de George W. Bush ne faisaient pas l’unanimité et qu’il y a un réel espoir de voir les choses changer… pour le mieux, espérons-le.

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Qui a décidé de diminuer le taux directeur?

Si vous appelez au service des renseignements de la Banque du Canada pour avoir qui a décidé de baisser le taux directeur à 1%, vous aller rester sur votre apétit.

L’agent qui vous répondra, au lieu de vous fournir la réponse, vous demandera probablement de faire suivre votre question par courriel, comme c’est l’habitude pour les questions d’ordre économique.

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En soi, il n’y a rien de trop préoccupant à ce que des questions économiques complexes soient soumises par courriel mais cette question, en particulier, n’est pas censée relever exclusivement des économistes de la Banque du Canada — même l’agent d’information devrait savoir ça.

Enfin bref, il y a moyen de trouver de petits trésors d’information dans le site de la Banque du Canada en y mettant un peu de temps.

Ainsi, la page qui explique le processus de prise de décision dans le cadre de la politique monétaire indique ceci, lorsqu’il est question de l’établissement du concensus:

« Les membres du Conseil s’entendent en premier lieu sur l’évolution future la plus probable de l’économie et sur la tendance fondamentale de l’inflation.

Puis, ils conviennent des principaux risques pesant sur les perspectives et de la résultante de l’ensemble des risques.

Enfin, ils commencent à discuter de la trajectoire appropriée du taux directeur et des activités de communication connexes. »

Une fois le concensus établi entre les membres du Conseil, la décision finale est préparée avec l’aide d’un cadre supérieur du département des Communications pour expliquer les motifs de sa décision.

Alors voilà, c’est à ce niveau que la décision de passer le taux de 1,5% à 1% a été prise, après des délibérations approfondies vendredi dernier suivies de l’établissement du concensus de lundi pour enfin se terminer avec la confirmation (publique) de la décision, tôt mardi matin.

Nous sommes aujourd’hui mercredi et toutes les grandes institutions financières du pays disent avoir ajusté leur taux préférentiels (ainsi que leurs taux hypothécaires) pour refléter cette baisse de 0,5%, du taux directeur de la Banque du Canada.

Pour les curieux, voici la liste de cinq (5) personnes qui ont, en définitive, décidé (à l’unanimité) d’abaisser le taux directeur à son plancher historique de 1%:

Le Conseil de direction, sous la gouverne de ces cinq (5) personnes, est responsable de la conduite de la politique monétaire, des décisions visant à favoriser la solidité et la stabilité du système financier et de l’orientation stratégique de la Banque.

Au besoin, le Conseil peut compter sur des conseillers, des conseillers spéciaux, des analystes et d’autre professionnels de différents domaines afférents mais les décisions finales reviennent systématiquement aux cinq (5) personnes mentionnées dans la liste ci-haut.

Alors voilà, c’est ça que l’agent d’information devrait expliquer, au téléphone.

Ce n’est si compliqué, lorsqu’on y regarde de plus près…

Tags: taux directeur, politique monétaire, système financier, banque du canada, taux de base, service à la clientèle, renseignements sur la banque du canada, conseil de direction, mark carney, ministère des finances du canada

Un autre 0,5% de rabais sur le taux de base

C’est tellement frustrant…

Mark Carney, l’actuel gouverneur de la Banque du Canada, continue à se cogner le nez sur le gros mur de béton qui se dresse inexorablement devant lui dans l’espoir que le mur le laisse passer.

Et bien, non, le proverbial mur ne le laissera PAS passer.

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Avez-vous remarqué qu’au cours des 13 derniers mois, le taux directeur de base de la Banque du Canada a baissé de 3,5%?

Je le répète, nous sommes passés de 4,5% à 1%, aujourd’hui, en seulement 13 petits mois.

Et qui profite de cette descente vertigineuse du taux de base? D’abord les institutions financières et ensuite, si ces dernières le veulent bien, les consommateurs.

En ce sens, est-ce que le prix de votre hypothèque a diminué de 3,5%, au cours des 13 derniers mois?

Bien sûr que non!

Votre institution financière est bien trop heureuse d’engranger ses profits et ne comptez pas sur votre petit conseiller pour vous téléphoner afin de vous proposer de renégocier votre taux à la baisse, ce serait contre-nature, pour ces institutions financières.

Il s’agit de la première fois dans l’histoire de l’institution que le taux directeur atteint le creux de 1% mais il y a pire parce que tout indique que la politique baissière, mise en branle voilà un peu plus d’un an, se poursuivra de plus belle — même si c’est CLAIR que ça ne fonctionne pas!

On va se dire les vraies affaires…

Avec un taux directeur à 1%, on s’approche rapidement du point où la Banque du Canada ne pourra plus se servir du loyer de l’argent (son poste de profit, pour ainsi dire) pour relancer une économie en panne.

Dites-vous que pour chaque point de pourcentage qui se perd, les institutions financières engrangent de l’argent et les citoyens, via les redevances versées au ministère des Finances du Canada, en perdent.

C’est aussi simple que cela.

Avec un taux de base de 4,5%, les hypothèques coûtaient un peu plus cher mais au moins, il y avait beaucoup plus d’argent qui revenait dans les coffres de l’État (pour nos programmes sociaux, notamment).

En temps normal, on estime qu’une baisse d’un point de pourcentage du taux directeur se traduira, 18 mois plus tard, par une hausse d’un demi-point de la croissance du produit intérieur brut. Force est d’admettre qu’il ne s’agit pas d’un « temps normal ».

La Banque de Montréal et la TD ont annoncé des baisses de certains de leurs taux d’intérêt. Les autres institutions financières devraient leur emboîter le pas mais les baisses seront assurément limitées à des types de prêts très spécifiques.

Qui plus est, les taux de cartes de crédit resteront sûrement à 19,40% et plus pour maximiser le « rendement aux actionnaires » et ce, même si c’est indécent au moment où la Banque du Canada a fait fondre son taux directeur.

Les citoyens canadiens devraient être furieux de voir Mark Carney continuer son manège qui ne fonctionne pas. Cet homme ainsi que son conseil d’administration apparemment « pro-institutions financières » nous prouvent, par leurs gestes, qu’ils n’entendent pas vraiment aider les citoyens, directement.

Si Mark Carney et ses collaborateurs étaient vraiment résolus à aider les Canadiens, ils obligeraient les institutions financières à passer ce nouveau rabais INTÉGRALEMENT aux consommateurs.

Mais ils ne le font pas — posez-vous des questions…

Tags: baisse du taux de base, 1.5%, 1%, banque du canada, mark carney, argent, prêts, hypothèques, consommateurs, banques, canada, gouvernement, ministère des finances, citoyens, oligopole bancaire

Le prix de l’essence demeure élevé

Mais qu’est-ce qui se passe avec le prix de l’essence à la pompe, dans la région de Québec?

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En cette journée de grandes festivités à Washington, pour célébrer l’investiture d’Obama en tant que 44e président des États-Unis, il semble que les responsables de la détermination des prix au sein des pétrolières n’aient pas eu le temps de remarquer le prix baissier du baril de pétrole.

Oui, le prix du pétrole baisse encore!

Au moment d’écrire ces lignes, le prix du baril de pétrole brut se transige à (seulement) 34,04$, en baisse de 12,84%, depuis hier.

Mais comme le prix de l’essence à la pompe demeure inchangé à 86,4 cents le litre, ce serait intéressant de faciliter la vie des pétrolières pour leur préciser (sans aucun frais) que, si elles suivaient le cours du brut aussi assidument lorsqu’il descend que lorsqu’il monte, ils auraient (au moins) descendu le prix à 75,62¢/l, soit 10,78 cents de moins que le prix actuel.

Les automobilistes de la région commencent-ils à comprendre le ridicule de cette situation où les prix de l’essence sont presque toujours plus élevés ici que n’importe où ailleurs, en province?

Il va falloir que ça change et avec un baril de pétrol qui s’échange à seulement 34,04$, il faudrait peut-être penser à demander au gouvernement du Québec de nationaliser le pétrole, en notre nom, pour mettre fin aux abus continuels des pétrolières qui, répétons-le, profitent aux maximum de leur situation d’oligopole pour imposer LEUR prix et non le juste prix du marché.

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Ceci dit, tant que les automobilistes resteront polis, muets et complaisants, la situation n’ira pas en s’améliorant, c’est certain!

Alors plaignez-vous auprès des pétrolières et dites, haut et fort, que vous n’êtes pas de vulgaires « banques à pitons » et que vous avez le droit, vous aussi, de payer votre essence au juste prix.

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