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Il semble que Sylvain Bouchard, animateur du matin à la station de radio CJMF 93,3, ait été trop loin, selon Françoise David qui portera plainte au CRTC contre lui.
Cette histoire a début la semaine dernière lorsque le ‘morning man » a qualifié Mme David de « chef soviétique« .
Ouch!
En plus de cela, il a invité les élèves de 4e secondaire à déchirer la page où apparaissait la photo de la porte-parole de Québec solidaire qui figure dans un cahier d’exercices scolaires d’un cours d’éthique et de culture religieuse.
Il va falloir que les parents s’intéressent davantage à ce qui passe dans les classes parce que Sylvain Bouchard a parfaitement raison sur le fond, à savoir que nos enfants ont mieux à faire, lorsqu’ils sont en classe, que de perdre leur temps à se faire laver le cerveau à propos d’une militante politique qui n’a même pas réussi à se faire élire, dans son comté!
Il y a vraiment des coups de pieds au train qui se perdent, au ministère de l’Éducation ou, devrait-on dire, de l’endoctrinement.
Lorsque des jeunes perdent leur temps avec des nièvreries ayant trait à Françoise David, ils ne sont pas en train d’apprendre le français, les sciences ou même les arts. François Bouchard aurait gagné à user d’un peu plus de doigté car son « style » qui fait l’objet d’un vif débat fait ombrage au fait que sur le fond, il a probablement raison.
Concrètement, ce n’était pas nécessaire de dire aux élèves de déchirer des pages de leur cahier d’exercice. Un appel à la vigilance des parents aurait probablement été suffisant.
Précisons que les élèves doivent recevoir le meilleur enseignement possible et ce n’est sûrement pas dans des écoles d’élite que les jeunes (provenant des milieux aisés) perdraient du temps à discuter de Françoise David, une femme ayant certaines lettres de noblesse, certes mais qui, en fin de compte, n’a pas sa place dans les écoles… incluant dans les cours (vivement contestés) d’éthique et de culture religieuse.
Même si Françoise David juge que les propos de Sylvain Bouchard contreviennent à l’article 9 du Code de déontologie de l’Association canadienne des radiodiffuseurs (qui invite les stations « à veiller à ce que les émissions diffusées à l’antenne de leur station ne contienne pas de propos injurieux, ni d’incitation à la violence »), celui-ci doit remettre les pendules à l’heure et préciser que…
Sans grande surprise, Bouchard trouve que toute cette histoire prend des proportions démesurées, d’où l’impression que François David ait un épiderme bien mince.
Le fait que Mme David ait refusé d’aller donner la réplique à Sylvain Bouchard en ondes, à son émission, prouve que sa démarche (auprès du CRTC) est calculée (politiquement). Dans les faits, il aurait été bien plus payant, au plan politique, de venir remettre Bouchard à sa place, dans son émission mais non, elle a choisi de demeurer à l’écart et de « porter plainte » — ce n’est pas vraiment digne de quelqu’un qui aspire à diriger le Québec que de se terrer dans son trou à la première controverse!
Mais Mme David n’a pas fini d’en découdre avec Sylvain Bouchard car elle n’exclut pas de le poursuivre au civil et elle demande à la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, de se prononcer dans ce dossier.
Soulignons aussi que la définition de vandalisme semble assez variable, selon le contexte, pour Françoise David.
Ainsi, lorsqu’il est question de déchirer sa page dans un livre où elle n’a probablement pas sa place, en premier lieu, elle crie au scandale —mais— lorsque son collègue et député Amir Khadir lance un soulier vers l’image de l’ex-président (George W. Bush) du pays qui se trouve à être (en passant) notre plus gros partenaire commercial, elle trouve ça correct.
On répète: déchirer une page = vandalisme; lancer un soulier au visage d’une image du président américain = acceptable. Hummm…
Pour demeurer en politique, Mme David va devoir apprendre à relativiser et pour une femme politique qui n’arrête pas d’inviter (à juste titre) les gens à « réfléchir », à « décider » et à « agir » par eux-mêmes, disons que son attitude belliqueuse contre Sylvain Bouchard montre un côté inquiétant de sa personnalité.
Il est vrai qu’au temps de l’Union soviétique, les animateurs de radio (et tous les autres « communicateurs ») n’avaient pas le droit de contester « le pouvoir », de quelque façon que ce soit.

Souhaitons que Mme David reprenne son discours de rassembleuse au lieu de se laisser prendre dans le jeu perdant-perdant des poursuites et autres « réponses légales ».
Elle aurait répondu quelque chose comme « il a tort et si vous apprenez à mieux me connaitre, vous comprendrez pourquoi » et elle aurait marqué des points mais là , avec ses histoires de partir en guerre contre un animateur de radio, ça parait vraiment mal…
Mais tout ça demeure une question de perceptions.
C’est difficile de dire comment toute cette histoire va se terminer. Attendons et on verra mais entre-temps, il va falloir poser de sérieuses questions à propos de ce fameux cours d’éthique et de culture religieuse parce que ça semble passablement pauvre, en matière de contenu « éducatif »…
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Excellent article. Que tu as raison.
Les adeptes et fervents des positions de Madame David ont toujours remarqué la ressemblance »russes » entre ses dires et les positions historiques de l’URSS.
Espérons qu’on ne la retrouvera pas à l’Assemblée nationale avec son lanceur de souliers.
Très belle réflexion.
Dommage que cet article ne soit pas publié dans les journaux montréalais.
J’estime que l’information diffusée dans tout le Québec est biaisée parce qu’elle ne comporte que la pensée gauchiste et péquiste diminante à Montréal.
Il y a là vraiment deux solitudes: Montréal et les régions incluant la Vielle Capitale.