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L’argent ne coûte (presque) plus rien

Enfin, précisons que c’est pour les institutions financières qui empruntent à la Banque du Canada que l’argent ne coûte presque plus rien.

Pour nous, les consommateur, l’argent coûte l’intérêt que ces mêmes institutions financières décident de nous imposer — pas question pour NOUS (les « propriétaires » de la Banque du Canada) de payer (un minuscule) 0,5%.

Attendez-vous à ce que le taux d’intérêt de vos prêts personnels, d’auto et d’hypothèque ne baissent pas (ou très peu, dans de rares cas). Pour les cartes de crédit, les postes de profit par excellence des institutions financières, les taux ne bougeront pas d’un iota et resteront accrochées à 19,4%… et plus.

Dire qu’en décembre 2007, le taux de base se situait encore à 4,5% et nous voilà, en mars 2009, avec un taux de base qui vient de glisser de son (déjà très bas) 1% pour s’établir à 0,5%.

Les banquiers du pays tout entier doivent être en train de danser sur leurs bureaux, champagne à la main, tellement il vont faire des profits mirobolants!

Le pire, c’est que les institutions financières, malgré cette nouvelle baisse de taux, demeure frileuses et refusent un très grand nombre de prêts qui leurs sont demandés — notamment pour consolider des dettes de cartes de crédit (on comprendra qu’elles ne veulent pas perdre leurs très juteux revenus d’intérêt à 19,4% et plus).

Alors même si Mark Carney nous amène de plus en plus près du proverbial précipice (le taux directeur à 0%), les institutions financières continuent à jouer les « gueules fines » et maintiennent une pression injustifiée sur notre économie. C’est comme si elles essayaient de faire dérailler notre économie…

Il est plus que temps que tous les citoyens de la grande région de Québec aient une longue conversation avec leur député fédéral parce qu’à l’évidence, les décisions prises par la Banque du Canada favorisent presqu’unilatéralement les institutions financières, aux dépens des consommateurs.

Pire encore, attendez-vous à ce que les revenus déjà passablement anémiques pour les épargnants soient encore davantage abaissés parce que les taux d’intérêts de certains hypothèques seront revus à la baisse (d’une fraction de pourcentage). Les institutions financières n’en finissent plus de s’enrichir sur le dos des consommateurs.

Il faut savoir que Mark Carney a enlevé ses lunettes roses et en ce sens, il a abandonné ses prévisions optimistes pour l’économie canadienne, lesquelles tablaient sur un retour à la croissance dès le 3e trimestre de cette année et sur une croissance de 3,8% pour l’an prochain.

Mais sans les « institutions financières », le monde serait merveilleux…

Si les consommateurs —et les entreprises— pouvaient emprunter leur argent à 0,5%, l’économie canadienne atteindrait des sommets historiques en seulement quelques mois mais ça n’arrivera pas parce que les institutions financières (les banques et les caisses) entretiennent leur cartel sur NOTRE argent et nous empêchent de nous développer au rythme où nous pourrions le faire.

Sans les banques et avec la possibilité d’emprunter notre argent directement de la Banque du Canada, à 0,5%, la pauvreté serait complètement éliminée au pays en l’espace de quelques mois et nous entrerions dans une très longue période de croissance économique soutenue… et durable.

Mais bon, tant que les écoles omettront (ou refuseront, carrément) d’enseigner l’économie à nos enfants et tant que les « grands médias » continueront de livrer des « nouvelles » incomplètes et tendancieuses, il ne faudra pas s’attendre à ce que tout le monde comprenne à quel point le système financier actuel est au service des banques… et non des citoyens canadiens.

C’est là tout le drame de cette terrible crise financière, conçue de toute pièce par ceux qui ont un intérêt à garder les consommateurs canadiens dans un perpétuel état d’esclavage économique…

Tags: taux directeur, banque du canada, baisse du taux de base, 0.5%, taux d’intérêts, prix de l’argent, emprunts, intérêts, consommateurs, banque central, ministère des finances, conservateurs, jim flaherty, montréal, canada



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Une réponse à “L’argent ne coûte (presque) plus rien”

  1. [...] plus, la Banque du Canada a encore abaissé son taux directeur pour le fixer à un tout petit 0,5% ce qui, sans grande surprise, n’est vraiment pas bon pour notre devise (et en plus, ça ne [...]


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