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Il n’est pas recommandé de boire du Red Bull

Est-ce possible que le maire Labeaume idolâtre tellement l’argent qu’il n’hésiterais pas à mettre la santé de ses concitoyens en danger?

Régis Labeaume a clairement montré ses couleurs, lors de la dernière séance du conseil municipal, lorsqu’il a brandi une cannette de Red Bull en demandant à tous les citoyens de Québec d’en acheter une caisse (rien de moins).

L’Institut national de la santé publique du Québec trouve regrettable que le maire Labeaume incite à la consommation d’un produit qui va à l’encontre de la santé publique.

Selon Lyse Lefebvre, une consultante en toxicomanie, ces boissons énergétiques ne sont pas recommandées pour les enfants (ce que le maire n’a pas pris le soin de préciser), surtout ceux de moins de 10 ans pour qui une cannette, c’est déjà (beaucoup) trop.

Rappelons qu’une cannette de Red Bull contient la même quantité de caféine qu’un café.

Les sportifs devraient également éviter d’en boire dans le but de s’hydrater puisqu’il ne s’agit pas d’une boisson isotonique (comme le Gatorade… ou l’eau) en plus d’une longue liste de problèmes de santé que ce type de boissons favorisent, comme…

  • l’obésité;
  • le diabète;
  • l’irritabilité; et
  • la haute-tension artérielle.

Selon Mme Lefebvre, une surconsommation peut même entraîner une défaillance cardiaque.

En demandant à ses concitoyens d’acheter une caisse de Red Bull, le maire Labeaume choisit de faire abstraction de ces problèmes de santé. Pire, il pousse ses concitoyens vers ces problématiques de santé… tout ça pour de l’argent!

Même si le maire Labeaume évitera assurément d’en parler, la caféine, à trop forte dose, peut provoquer des effets secondaires, comme…

  • la tachycardie;
  • la nervosité;
  • l’insomnie; et
  • l’élévation marquée de la tension artérielle.

De ce fait, la consommation de Red Bull est contre-indiquée aux personnes souffrantes de troubles cardiaques à risque de décompensation tels que les troubles du rythme (ACFA), les troubles ischémiques (Angor, SCA / IDM) et l’insuffisance cardiaque ainsi que des pathologies consécutives à l’HTA telles que les antécédents d’AVC et autres hémorragies internes risquant de se reproduire.

Mais il n’y a pas que la caféine car une excès de taurine (d’où le nom « Red Bull ») provoque parfois des phénomènes de priapisme avec troubles associés tels que météorisme abdominal ou ténesme.

Mentionnons aussi la glucuronolactone, présente dans chaque cannette de Red Bull, qui n’est pas comme le glucose ou le fructose, à savoir « simplement » un sucre, source d’énergie. Il y en a 500 fois plus que nécessaire, par jour; à forte dose, la substance est toxique pour les reins (néphrotoxique).

Les citoyens de Québec savent mieux que la maire Labeaume ce qui est bon pour eux et en ce sens, ceux qui tiennent à leur santé éviteront d’ajouter du Red Bull à leur liste d’épicerie.

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Labeaume, porte-parole de Red Bull?

L’image vaut mille mots.

LCN a d’ailleurs publié cette image

lcn_regis_labeaume_red_bull_conseil_mun_quebec

…où l’on voit le maire de Québec, Régis Labeaume, qui brandit une cannette de Red Bull en demandant aux gens de Québec d’en acheter une caisse, en pleine séance du conseil municipal.

Selon René Villemure, président de l’Institut québécois d’éthique appliquée, le maire Labeaume est allé trop loin: « Ã‡a ne se fait pas. S’il avait fait la même chose avec une Labatt Bleue, il aurait été crucifié ».

M. Villemure est sous l’impression que le maire ne défend pas tant l’évènement que le produit Red Bull: « Que l’on soit pour ou contre, un élu peut difficilement s’afficher à un produit privé. Je trouve ça ordinaire ».

René Villemure qualifie le geste de Régis Labeaume de non-éthique.

Le fait que le maire prenne le parti d’une entreprise privée plutôt que celle de ses propres concitoyens semble hautement discutable. Sans oublier que Red Bull est une transnationale étrangère n’ayant pas de base opérationnelle (digne de ce nom) dans la région de Québec.

Le spécialiste en éthique (basé à Montréal) rappelle que le poste de maire vient avec une certaine dignité et impartialité. Il se demande aussi comment les concurrents de Red Bull ont réagi en voyant la scène: « Ã€ la limite, certains vont dire qu’on peut acheter le maire, comme porte-parole » a-t-il même ajouté.

Même si l’on veut garder un évènement à Québec, il va falloir se demander si ça vaut la peine de s’abaisser à ce point devant une transnationale étrangère parce le maire Labeaume, lui, se trouve « bin fin » d’avoir agi ainsi.

Qui est le gagnant, dans tout ça?

Red Bull, sans conteste.

La transnationale étrangère a vu à quel point c’était facile de faire « réagir » (à son avantage, unilatéral) le maire de Québec qui tente, en pleine séance du conseil, de faire acheter son produit par ses concitoyens.

Entre la santé (ou même, la dignité) de ses concitoyens et une poignée de dollars, le maire Labeaume vient de nous démontrer —très clairement— qu’il a une préférences marquée pour le fric…

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Robert Gillet revient (encore) en ondes

Sous le signe de la bonne humeur, la nouvelle station radiophonique nommée « Sortir FM« , à l’indicatif 90,3, a lancé ses activités avec le retour en ondes de l’animateur radiophonique, Robert Gillet.

Parmi ceux qui se trouvaient au lancement, on retrouve Michel Létourneau, autrefois du Festival d’été et de l’OSQ et maintenant co-animateur de l’émission du retour à Sortir FM, Josée Guimond et Jean Brouillard.

L’animateur de l’émission « Ã€ la table de Robert » a lancé sa toute première émission, au 90,3, en donnant l’heure puis en enchaînant avec sa chanson fétiche (sans jeu de mots) « Les copains d’abord ». Gillet n’a pas fait allusion à son passé comme il l’avait fait dans le cadre de son mea culpa, lors de son « retour » au FM 93,3, en 2004.

Ce « retour » avait d’ailleurs été très bref et les gens de Québec lui avaient fait savoir très clairement que certains de ses agissements, avec une mineure, étaient inacceptables… surtout pour un animateur de radio qui se permet de juger les autres.

Robert Gillet est soutenu, dans ses fonctions d’animateur, par une équipe diversifiée où règne un esprit de camaraderie.

Le porte-parole de la station, Louis Massicotte, a tenu à défendre le concept de Sortir FM, une radio spécialisée sans bulletins de nouvelles mais avec des « agendas », pour maintenir le rythme. Il a aussi dit qu’il respectait son mandat, auprès du CRTC, en diffusant de l’information générale, notamment pour que les touristes sachent ce qui se passe en ville (au cas où ils voudraient le savoir).

Ne vous attendez pas à entendre beaucoup de musique à Sortir FM, sauf lors de la chronique de disques.

Sortir FM n’a le droit de diffuser que 6 minutes de publicité à l’heure mais elles semblent déjà bien remplies.

Mais bon, dès qu’il est question de Robert Gillet, plusieurs personnes (de Québec et d’ailleurs) ressentent encore un certain inconfort car les gestes criminels pour lesquels il a été condamné peuvent difficilement être ignorés… ou même, oubliés.

Rappelons que l’ex-animateur de radio était accusé (le 25 mars 2004) d’avoir acheté les faveurs sexuelles de deux jeunes filles d’âge mineur et d’avoir agressé sexuellement l’une d’elles. Il a été arrêté, le 17 décembre 2002, par la police de Québec, dans le cadre de l’Opération Scorpion, lors d’une rafle ayant permis de l’appréhender, lui, ainsi que 10 autres clients présumés.

Cette période a été difficile pour tout le monde, incluant pour Robert Gillet.

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Le point sur le Red Bull qui « donne des ailes »

Dans son émission du matin (à la fin de février 2009), Sylvain Bouchard, l’animateur de Bouchard en parle (le matin) a invité ses auditeurs à acheter des produits Red Bull pour supporter ce commanditaire qui choisit, année après année, où il tiendra son « stunt publicitaire » nommé « Red Bull Crashed Ice« .

On comprendra que Sylvain Bouchard pense en terme d’argent et non en terme de santé publique.

Comme tout animateur d’émission (de radio, ou autre), il a droit à son opinion et s’il veut s’enfiler une quantité importante de Red Bull, grand bien lui en fasse. Sérieusement, c’est sa vie. C’est à lui d’y voir comme il l’entend.

Où son appel au soutien d’une transnationale étrangère sonne faux, c’est lorsqu’il néglige (consciemment ou non) les effets sur la santé du Red Bull. D’entrée de jeu, soulignons que les enfants, les femmes enceintes, les gens qui tolèrent mal les effets de la caféine et les personnes dont la santé est fragile (qu’ils le sachent ou non) ne doivent JAMAIS boire de cette boisson énergisante.

Et justement, parlons-en de cette boisson qui « donne des ailes ». Selon l’aveu même du manufacturier, elle ne doit pas être consommée avec de l’alcool, ce qui n’est que très rarement respecté par les amateurs de celle-ci. De plus, le fabricant recommande de boire BEAUCOUP D’EAU parallèlement à la consommation de Red Bull et ce, encore plus lors d’activités physiques — rappelons à cet effet qu’il ne s’agit pas d’une boisson isotonique (et donc, qui ne réhydrate pas l’organisme… comme de l’eau).

Pire, le Red Bull ne contribue pas à combler les pertes de minéraux (magnésium, zinc et autres) dues à la transpiration, notamment lors des efforts physiques.

Parlons aussi de la taurine, cet acide aminé entièrement synthétique (produite en laboratoire pharmacologique) dont la concentration dépasse de 500 la dose journalière recommandée (en France).

Et il y a le sucre. Par volume, le Red Bull contient 28g de sucres, dont la saccharose, le glucose et 600 mg de glucuronolactone qui est  est un glucide dont on ne connaît que peu de choses, y compris à propos de ses effets à long terme sur l’organisme. À prendre à vos risques et périls.

Mais justement, les risques en question sont aussi assumés par « la société ».

Lorsque des problèmes de santé surviennent après que des personnes aient ingéré du Red Bull de manière inappropriée (ou d’en avoir ingéré, tout court), c’est le système de santé « universel » qui prend le relais et qui paie les factures — on peut se douter que Sylvain Bouchard ne sera pas autour, à ce moment-là, pour continuer à vanter les mérites du Red Bull.

Et les factures, elles sont difficiles à avaler… un peu comme le Red Bull, lorsqu’on sait ce qu’il contient.

Alors, est-ce que c’est vraiment responsable, de la part d’un animateur radio, d’en appeler à la population pour qu’elle se vide les poches, dans tous les dépanneurs de la ville, pour acheter du Red Bull? À vous de juger.

Et pour les âmes sensibles qui pleurent parce que cette transnationale pourrait choisir une autre ville que Québec, au cours des prochaines années, séchez vos pleurs, notre ville s’en remettra sans aucun problème.

S’il n’y a plus de Red Bull, les consommateurs dépenseront quand même leur argent… comme ils l’ont fait auparavant. Encourager une transnationale étrangère (comme Red Bull) à venir faire la fête ici, c’est bien mais il ne faut pas non-plus se vendre à rabais parce qu’on a collectivement perdu (ou oublié temporairement) notre estime de soi.

Que ce soit clair, la ville de Québec vaut son pesant d’or et lorsque des animateurs, comme Sylvain Bouchard, essaient de convaincre les citoyens qu’on doit acheter du Red Bull pour que cette « compétition » revienne l’an prochain, on est en droit de se demander quels intérêts il est en train de servir.

Lorsqu’un animateur de radio fait passer (ou semble faire passer) les intérêts financiers d’une compagnie étrangère avant la santé de ses propres concitoyens, il laisse peut-être filtrer des indices significatifs sur ses propres valeurs. Si l’on se fie au biais de ses propos, il ne fait aucun doute que le Red Bull « donne des ailes » à Sylvain Bouchard.

Heureusement, la plupart des gens de la grande région de Québec ne pensent pas nécessairement comme lui…

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