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Alors qu’on se trouve en pleine récession, causée par la crise financière, elle-même causée par l’avarice des banquiers et autres financiers, le gouvernement du Québec nous apprend que le prix des médicaments va encore augmenter.
On doit évidemment s’attendre à ce que le prix de certains médicaments augmente, au fil des années mais voilà , le gouvernement ouvre toute grande la porte à TOUS les manufacturiers de médicaments pour qu’ils augmentent leurs prix en même temps.
Et oui, un peu comme une convention collective pour des employés syndiqués, le gouvernement dit aux manufacturiers de médicaments qu’ils ne peuvent pas dépasser un certain seuil pour leurs augmentations de prix, cette année. Il va de soi que TOUS ces manufacturiers en profiteront, comme à presque chaque année, pour augmenter leurs prix, au « maximum permis ».
On ne peut pas blâmer les manufacturiers d’en profiter pour hausser leurs prix —même s’ils font déjà des milliards de dollars, sur notre dos— mais le fait que le gouvernement du Québec nous fasse une mise-en-scène pour nous faire croire qu’il nous protège, nous, les citoyens, est quelque peu grotesque.
En fait, le Conseil du médicament (CDM) ne fait qu’autoriser des manufacturiers à faire plus de profits… mais pas trop. Il ne faudrait pas que les dindes qui se font plumer, à savoir, les citoyens, se réveillent de leur sommeil profond et voient à quel point cette politique d’augmentation « balisée » n’est, dans les faits, rien d’autre qu’une AUGMENTATION, en bonne et due forme.
En passant, ce sont les Libéraux qui sont à blâmer, pour cette augmentation SIMULTANÉE des prix de 1,104 produits car c’est en accord avec la Politique du médicament, lancée en février 2007, que le ministre de la Santé et des Services sociaux a autorisé l’indexation du prix des médicaments et ce, depuis le 18 avril 2007.
Cette indexation est fixée selon l’IPC, qui était de 2,03% pour l’année 2007, de 1,21% pour 2008 et qui est de 2,36% pour 2009.
Vous voyez la « belle tendance » haussière qui se dessine depuis l’avènement de ce « cadeau » du gouvernement Charest à ses « amis » du domaine pharmaceutique. C’est le citoyen qui paie (et qui continuera de payer) pour chacune de ces augmentations. Comme il s’agit de médicaments, ça ressemble à de l’extortion contrôlée plutôt que de « banales » hausses de tarifs.
Voici ce qu’annonce le gouvernement…
Le ministre de la Santé et des Services sociaux a apporté aujourd’hui des modifications à la Liste des médicaments couverts par le Régime général d’assurance médicaments.
Les modifications concernent la hausse de prix de 1014 produits inscrits à la Liste. Ces hausses respectent les critères suivants, énoncés dans la Politique du médicament:
- Limiter l’indexation annuelle du prix des produits inscrits à la Liste des médicaments à un taux maximal correspondant à l’évolution de l’indice d’ensemble des prix à la consommation (IPC) au Québec. Le taux maximal permis pour 2009 est de 2,36%.
- Permettre à un fabricant de cumuler l’indexation qui n’aurait pas été prise au cours de l’une des deux années précédentes. Toutefois, la hausse globale de prix ne pourra pas excéder 1,5 fois la hausse normalement permise pour l’année en cours selon l’évolution annuelle de l’IPC, soit 3,54% pour 2009.
- Autoriser uniquement les médicaments inscrits à la Liste de médicaments depuis au moins deux ans à faire l’objet d’une hausse de prix.
- Maintenir l’exigence pour les fabricants d’offrir au régime public le meilleur prix consenti à tout régime provincial d’assurance médicaments au Canada.
- Autoriser une hausse à la condition que le fabricant ait conclu, avec le ministère de la Santé et des Services sociaux, une entente compensatoire qui vise à minimiser l’impact des hausses de prix sur le Régime général d’assurance médicaments.
Ainsi, grâce au CDM qui dit NOUS protéger, les citoyens seront plus pauvres et les manufacturiers de médicaments seront plus riches.
C’est aussi simple que ça.
Il faut arrêter de se faire du théâtre et de croire que les manufacturiers de médicaments sont tenus en échec dans leurs tentatives d’augmenter les prix. Dans un marché vraiment libre, des prix de médicaments trop élevé nuiraient à ses ventes alors le prix rebaisserait mais dans un contexte de lourde règlementation, comme au Québec, ce prix se maintient et même, augmente, d’année en année.
Il y a du bon à surveiller les manufacturiers de médicaments car, vu la toxicité relative de ce qu’ils vendent, ça en dit long sur leur fibre morale (en assumant qu’ils en ont). Mais il ne faut pas se leurrer, le gouvernement du Québec qui doit défendre les citoyens se trouve, peut-être malgré lui mais de manière quand même systémique, à maintenir les prix des médicaments et à DÉFENDRE leur droit à des augmentations annuelles!
Sérieusement, il faut se poser de grosses questions en ce qui a trait à la politique provinciale d’achat de médicaments. À commencer par la question fondamentale: en a-t-on VRAIMENT tant besoin que ça?
Tags: médicaments, québec, ministère, gouvernement, politique, liste des médicaments, ramq, assurance, maladie, prix des médicaments, manufacturiers de médicaments, hausse des prix, toxicité, besoin réel, argent, endettement, coût des médicaments
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Felicitations – pour une fois la verité sort mais il y a encore trop d’endormis, au Québec… surtout à propos des médicaments génériques. Nous nous faisons laver!
Par exemple, selon la nouvelle liste des médicaments du gouvernement…
À quels prix, la gestion publique de nos médicaments? Les américains, eux, peuvent acheter les mêmes médicaments pour $3.00/30 ou $10.00/100…
Qui sont les gagnants? Ce sont les pharmaciens du Québec qui profitent royalement de leur place « privilégiée », en société.
D’accord: leur temps pour compter les 30 unités de médicament n’est pas compris dans ces calcules mais quand même, on voit que le profit est astronomique.
« Are we that stupid… or just plain dumb? »
Vive le Québec – vive les contribuables ignorants…
Merci.