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La délégation que dirige le maire Labeaume est rendue à Chicago.
Hier, ils ont déambulé dans les rues de cette gigantesque ville américaine, en quête d’inspiration. Il semble qu’aussi bien le maire que les promoteurs immobiliers aient aimé ce qu’ils ont vu.
Précisons, d’entrée de jeu, que la Ville de vents revendique le titre enviable de « ville la plus verte en Amérique du nord » avec ses quelques 450 toitures vertes et ses 470 édifices certifiés LEED.
Qui plus est, le centre-ville de Chicago reçoit les éloges de plusieurs experts qui disent qu’il s’agit d’un modèle de densité urbaine où les grattes-ciel de près de 100 étages s’alignent et pointent vers le ciel sans porter ombrage à la rue. Les édifices en verre, quant à eux, réfléchissent la lumière du soleil jusqu’au sol de sorte que la hauteur de ce ouvrages ne cause plus de pertes d’ensoleillement.
Pour certains, Chicago présente aussi une certaine forme d’équilibre entre son évidente modernité et son patrimoine bâti. Québec dit vouloir aller dans le même sens que la ville américaine, à ce chapitre et ce, malgré le fait que l’UNESCO ait déjà confirmé que la configuration actuelle de la ville lui vaut de faire partie des plus belles de la planète. Il semble qu’un nouvel équilibre urbain, signé « Labeaume », soit dans les cartons de la mairie.
Mais bon, il faut revenir sur terre…
Labeaume s’est empressé de dire qu’il n’est pas question d’avoir des grattes-ciel à Québec. Au mieux, on peut s’attendre à ce que les promoteurs aient le droit d’ajouter quelques étages à leurs édifices pour densifier le développement.
Ce qu’espère vraiment Labeaume, apparemment, c’est que les promoteurs accepteront de bâtir plus beau et plus vert.
On peut penser qu’une grosse part de l’argent public dépensé (ou « gaspillé », c’est selon) pour ce voyage l’a été pour la revitalisation de St-Roch et le développement du boulevard Laurier. Point final. Ça n’a pas vraiment de rapport avec le reste du développement anticipé sur le reste du territoire de la ville.
Le maire a beau parler de culture, d’arts et de développement durable, on vient de voir avec ses achats somptuaires de spectacles au Vieux-Port qu’à ses yeux, 100% de la culture à Québec se passe dans moins de 1% du territoire. Il aura beau dire le contraire, ses gestes parlent plus fort que ses « explications », sur le sujet.
Le maire Richard Daley en a profité, sans grande surprise, pour vanter les mérites de sa ville. Il a aussi évoqué le projet de relier sa ville à Québec, via Windsor, Toronto puis Montréal.
Donc, après avoir dépensé l’argent de nos taxes à Chicago, le maire Labeaume et sa suite ont conclu qu’il fallait INVENTER NOTRE PROPRE MODÈLE de développement urbain.
Ayoye…
On payé des montagnes de fric pour en arriver à une conclusion aussi bête que ça?
Ils auraient pu regarder des vidéos sur YouTube et ça aurait sûrement été suffisant pour en arriver à une conclusion aussi élémentaire. Mais bon, le maire aime ça, voyager aux frais des contribuables. Alors il se paye la traite!
Régis Labeaume promet, par ailleurs, d’aller voir ailleurs, dans le monde, EN QUÊTE DE BEAUTÉ.
Aimeriez-vous ça, vous, voyager de par le monde, aux frais des autres, en quête de « beauté »? Ce serait vraiment formidable, n’est-ce pas? Mais ce genre de rythme de vie princier est réservé à l’élite de la mairie de Québec. Pas de chance pour ceux qui essaient d’économiser l’argent des contribuables, au municipal.
Enfin bref, les citoyens de Québec ont élevé Labeaume au rang de superstar alors ce ne sont apparemment pas ses voyages qui vont y changer quelque chose.
Pour ceux qui se demandent à quoi servent les augmentation de taxes, à Québec et bien, vous l’avez sous le yeux, votre réponse!
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[...] 23 avril 2009, Régis Labeaume s’est rendu à Chicago pour un voyage-éclair de 48 heures, accompagné d’une vingtaine de gens d’affaires [...]