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Commencez-vous à avoir peur pour votre job?

Établissons d’abord que certaines personnes, talentueuses, habiles, bien connectées ou carrément bénies par le destin occuperont toujours un emploi où, d’une façon ou d’une autre, ils trouveront le moyen de se réaliser.

Tant mieux pour ces personnes qui se moquent de la crise financière, de l’inflation, de la dépression et des pertes massives d’emploi.

Ce serait d’ailleurs le rêve de plusieurs que leur emploi de rêve leur soit réservé, pour aussi longtemps qu’ils souhaitent l’occuper.

Parmi ceux dont les rêves se brisent trop souvent, ces temps-ci, on retrouve…

  • les travailleurs de la forêt qui voient leur industrie s’effondrer, victime d’un manque épouvantable de vision, aussi bien de leur part, que des compagnies « exploitantes » (et souvent étrangères) que de notre gouvernement, qui ne valorise pas notre richesse forestière, à sa juste valeur.
  • les machinistes et autres travailleurs en usine qui assistent, souvent impuissants, à la délocalisation de leur usine ailleurs, où les salaires sont (bien) plus bas ou encore, lorsque des concurrents viennent redéfinir leur marché, ce qui a pour effet de précipiter leur faillite (ou leur fermeture).
  • les gestionnaires et directeur de services qui souffrent épouvantablement de la fuite des bureaux-chefs montréalais vers l’étranger. Le Québec inc. se meurt. Sans les bureaux-chefs, ces gestionnaires (habituellement très doués) n’ont plus d’opportunités à leur mesure dans une économie où il ne reste finalement que des succursales régionales et des « points de service ».
  • les diplômés universitaires qui se retrouvent dans une « province-succursale » qui valorise davantage l’ouverture d’un énième Wal-Mart que l’implantation d’usines et de firmes spécialisées qui exportent leur savoir ou leurs produits alors, inévitablement, ces « universitaires » finissent par se décourager et acceptent des emplois bien en deça de leurs capacités, concurrençant du coup les travailleurs moins diplômés qui doivent surenchérir leurs nouveaux concurrents pour obtenir les postes qui leur étaient pourtant prédestinés.

Autrement dit, les travailleurs québécois qui ont un emploi devraient surveiller leurs arrières parce que le monde change vite, en temps de crise et ce qui était « sûr et certain » hier peut devenir « incertain » demain.

Pour empirer les choses, la Caisse de dépôt, sous Henri-Paul Rousseau, a carrément boudé les investissements dans les entreprises québécoises, préférant aller perdre NOTRE ARGENT dans le fiasco des aéroports de Grande-Bretagne. L’irresponsabilité, le manque de vision et l’arrivisme de cette administration d’allégeance libérale devrait révolter tous les Québécois, surtout que ces amateurs qui s’auto-proclâment « experts » viennent de perdre près de 40MM$ d’argent sous leur gouverne.

On aurait placé cet argent sous un matelas et on l’aurait encore mais sous leur gouverne, ils ont trouvé le moyen de perdre le quart de la valeur totale du bas de laine des québécois.

Tous les travailleurs du Québec qui perdent leur emploi parce que leur compagnie québécoise n’a pas su trouver les fonds nécessaires pour poursuivre ses opérations devraient se rappeler d’Henri-Paul Rousseau et de ses clowns, aussi incompétents et arrogants, les uns que les autres.

Mais bon, les Québécois ne manqueront pas de surprendre ceux qui leurs prédisent des jours sombres, Résilience, créativité, intelligence et vision sont de traits typiques des Québécois alors la plupart des personnes sans emploi tenteront l’impossible pour gagner leur place au soleil.

Ceci dit, ça aurait été plus simple pour tout le monde si Jean Charest, Monique Jérôme-Forget et tous leurs complices avaient fait leur travail au lieu de s’appliquer à nous mentir. Et ça aussi, les travailleurs québécois devraient s’en rappeler.

À la fin de 2009, nous allons entrer dans une nouvelle décennie.

Les choses changent beaucoup aujourd’hui mais tout indique que ça va continuer à un rythme accéléré pour de nombreuses années, le temps que les banquiers s’approprient encore plus de nos richesses via la concentration de leur pouvoir (celui de l’argent, notamment) et la mondialisation des échanges (soit un spectaculaire nivellement par le bas).

Les travailleurs québécois peuvent multiplier les bravades en se vantant de n’avoir aucun doute d’avoir encore leur emploi dans 1 semaine, 1 mois, 1 an ou plus mais qu’importe ces phrases lancées à la volée, il faudrait commencer à penser à un plan de rechange parce que ce n’est pas le jour de son congédiement qu’il faut commencer à se tricoter un nouvel avenir, il faut avoir pensé à ça bien avant.

Si vous ne voulez pas en venir à avoir peur pour votre job, prévoyez un plan B et vous dormirez mieux.

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