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Daniel Hauser et son combat contre la maladie de Hodgekin

Connaissez-vous Daniel Hauser?

Il s’agit d’une jeune américain de 13 ans, habitant au Minnesota, qui combat actuellement un cancer particulièrement inquiétant. Il est aux prises avec la maladie de Hodgekin (ou lymphome de Hodgekin) et avant les développements des années 90, la déclaration de sa maladie aurait été une condamnation à mort. Purement et simplement.

Fort heureusement, des développements récents dans le traitement de la maladie de Hodgekin permettent aux oncologistes consultés d’espérer qu’après un traitement particulièrement intensif de chimiothérapie, il pourrait survivre.

Et malgré l’opposition de ses parents contre un tel traitement (hautement toxique et invasif), un juge a déclaré qu’il devait obligatoirement passer par une chimiothérapie parce qu’il voulait vivre et ne comprenait pas bien les dangers qu’il court en retardant (et en refusant) ce traitement.

daniel_hauser_lors_de_son_jugement

Ses parents, pour des raisons religieuses et parce qu’ils croient qu’il existe d’autres façons d’aider leur enfant, ne veulent pas soumettre leur petit Daniel au supplice de la chimiothérapie. Personne ne peut contredire les parents: la chimiothérapie particulièrement puissante pour venir à bout de la maladie de Hodgekin ressemble à de la torture. Tout le monde s’entend sur ce point, sans compter que ce traitement a toutes les chances de faire apparaître de nouveaux cancers alors on comprend la détresse des parents devant cette médecine « moderne ».

Mais pour le juge, la réponse toute trouvée était de confier (avant le 19 mai 2009) le petit Daniel aux oncologistes (choisis par les parents) pour que la chimiothérapie ait lieu. Le jugement de 58 pages met l’accent sur le fait que le jeune homme n,a pas toute l’information pour faire un choix éclairé.

En bout de ligne, on voit ici un cas où la justice se substitue à l’autorité parentale. Il s’agit d’une question très sensible qui pourrait être lourde de conséquences sur les libertés civiles de tous les Américains et selon l’utilisation de la jurisprudence, ça pourrait éventuellement affecter des Canadiens.

D’une part, nous voulons tous que le petit Daniel Hauser survivre et qu’il puisse profiter pleinement aussi bien de sa jeunesse que de sa vie adulte mais après une chimiothérapie comme celle que le juge l’oblige à endurer, rien n’est moins sûr. Il pourrait « guérir » à court terme mais son système immunitaire aura tellement été endommagé qu’un autre cancer viendra probablement à bout de lui peu de temps après que les médecins, court-termistes et amateurs de « traitements contre des symptômes » et non de l’approche visant à « Ã©radiquer la maladie tout en préservant la santé de la personne » aient crié « victoire ».

Car quiconque a vu un parent ou un proche combattre le cancer sait très bien que les médecins se dépêchent de clâmer qu’avec leur traitement de chimio ou de radiothérapie, ils ont « battu » le cancer mais ce n’est qu’une partie de l’histoire parce que le système immunitaire affaibli, de celui ou de celle qui a survécu est en proie à la prochaine vague cancéreuse… et il y en a généralement une autre qui suit et qui, malheureusement, achève ces personnes qui avaient cru, à tort, en avoir fini avec ces cellules « défectueuses » qui se reproduisent de façon incontrôlée.

Dans de tels cas, le second cancer arrive tellement vite et il est si fort qu’il n’y a même pas de temps pour une autre chimiothérapie. Et de toutes façons, la personne est si faible qu’elle pourrait mourir du traitement avant de mourir de la maladie, c’est dire les dangers associés à ces traitements.

Alors, lorsque la victime de cancer meurt, dans les dossiers la concernant, on peut lire (et je l’ai personnellement fait pour 2 amis [dans la 40aine] récemment morts de cette manière, en moins de 6 mois) que la chimiothérapie a été un succès mais qu’un autre cancer, survenu par la suite, l’a terrassée. Et les médias reprennent le mensonge comme quoi les traitements contre le cancer fonctionnent alors que lorsqu’on s’y attarde un peu, on voit que la réalité est toute autre.

Dans ce contexte, on peut comprendre les parent de Daniel Hauser de tenter l’impossible pour éviter que leur enfant ne tombe victime, maintenant ou plus tard, de ce traitement de chimiothérapie.

Et pour revenir sur l’efficacité des traitements de chimio ou de radiothérapie, il y a bien entendu un grand nombre de survivants qui reprennent, suite aux traitements, une vie normale (ou à peu près normale) et c’est tant mieux ainsi. Ce qu’il importe de préciser, c’est qu’il y a tout un chapitre de cette longue histoire de lutte contre le cancer que les oncologistes évitent soigneusement d’aborder car ils savent très bien qu’en tuant presque complètement le système immunitaire d’une personne, on la condamne éventuellement à ne pas être parée pour une pathologie qui finira bien par venir, un jour ou l’autre.

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Dans cet épaix brouillard oncologique, le juge américain a quand même pris le parti des médecins et a nié aux parents leur droit le plus strict d’agir, selon leur âme et conscience, dans le meilleur intérêt de leur enfant en recherchant des traitements alternatifs.

Et vous, comment interprétez-vous cette importante décision médico-judiciaire qui va avoir un effet décisif sur la vie, ou la mort, du jeune Daniel Hauser, au Minnesota?

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