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Viser le « salaire suffisant » plutôt que de tolérer le salaire minimum

Aux États-Unis, en Europe et même au Canada anglais, le salaire minimum (« minimum wage« ) est sous attaque.

Le nivellement vers le bas de la valeur du travail effectué créé plus de problèmes économiques et sociaux qu’il n’en résout et il est temps de passer à l’ère de ce que je traduis librement comme étant un « salaire suffisant« , soit le « living wage« , en anglais.

On peut jouer au jeu du « budget virtuel » toute la journée pour se convaincre de la difficulté à faire ses frais avec un ou deux membres de la famille qui travaillent au salaire minimum mais bon, c’est mathématiquement moins payant d’occuper des emplois au salaire minimum qu’au salaire suffisant alors comment opère-t-on une transition vers une société où tous les travailleurs gagnent suffisamment d’argent pour vivre (par opposition à « survivre »)?

Et bien, on commence se dire que le futur va nous sourire davantage si l’on réalise nos rêves, même les plus petits que si l’on se contente de rêver sans les matérialiser, par la suite.

Un exemple bien simple: Québec et Lévis.

Deux villes-régions dont on dit qu’elles se réinventent et bien, vous allez trouver ça pathétique d’apprendre que dans les deux cas, on retrouve des INTERDICTIONS de se munir de panneaux solaires résidentiels et d’éoliennes résidentielles!

Et oui, Québec et Lévis sont EN GUERRE contre les énergies renouvelables… qu’elles le sachent ou non.

Vous avez bien lu, dans les deux villes, les « emplois verts » qui représentent une manne exceptionnelle pour les travailleurs américains et européens sont INTERDITS, à cause d’un obscurantisme politique-bureaucratique municipal!

Voilà une belle occasion RATÉE par nos élus municipaux, Régis Labeaume à Québec et Danielle Roy-Marinelli à Lévis, de multiplier la richesse de notre coin du monde en AUTORISANT les « cols verts » à se mettre à l’Å“uvre, ici, pour munir nos parcs de bâtiments résidentiels d’équipments qui génèrent une énergie propre et renouvelable.

Du coup, on ferait passer des milliers de travailleurs, actuellement au salaire minimum, vers le salaire suffisant et ceux-ci pourraient alors bien davantage contribuer à l’économie régionale tout en s’enrichissant réellement, au passage.

Qu’est que Québec et Lévis attendent?

Une invitation?

Et bien, via cet article, je les défie de voter des lois pro-panneaux solaires résidentiels et pro-éoliennes résidentielles.

Et pourquoi se limiter aux emplois verts?

Nous pouvons aller bien plus loin…

Les Québécois sont tellement inventifs qu’il faut absolument trouver un moyen de mettre en contact les investisseurs —incluant les très petits investisseurs— avec les entrepreneurs. Les premiers investisseurs des nouvelles compagnies d’ici devraient être des gens… d’ici! Ça semble simple mais pourtant, des investisseurs étrangers achètent continuellement nos fleurons dès qu’ils commencent à être profitables et ça, c’est MAUVAIS pour notre économie.

Si ont veut des salaires suffisants grâce auxquels tous nos travailleurs auront les moyens de leurs ambitions, il faut arrêter de taxer les citoyens via une bureaucratie tatillonne, des frais exagérés, redondants et inappropriés en plus de les juger, par exemple, lors d’une entrevue d’emploi, sur ce qu’ils ont fait dans le passé plutôt que pour ce qu’ils veulent réaliser, dans l’avenir.

Pour que notre société migre vers le salaire suffisant pour tout le monde, il faut réinventer notre monde et refuser le statu quo ou la médiocrité…

  • Si nous avons des ressources, exploitons-les nous-mêmes et transformons-les ici — contrairement à ce que fait Jean Charest en DONNANT l’or, les diamants et les autres métaux précieux du Nord québécois à des transnationales ÉTRANGÈRES qui ne paient RIEN pour les prendre ici et aller les transformer ailleurs, en empochant des MILLIARDS DE —NOS— DOLLARS!
  • Si nous avons des « patenteux » qui réinventent en mieux tout ce qu’ils touchent, il faut les encadrer et les enrichir tout en partageant cette manne avec les nouveaux collaborateurs et la société d’ici — actuellement, c’est un barrage bureaucratique archaïque et des murs de lois oppressives qui minent la capacités de nos entrepreneurs à sortir de notre proverbial « bourbier local » pour exporter, à l’étranger… et enrichir NOTRE pays;
  • Si nous avons des enfants intelligents (et la quasi-totalité le sont), refusons qu’ils doivent endurer une école publique unilingue, monotone, refermée sur elle-même, archi-syndiquée, féminisée / féminisante et généralement médiocre — donnons-nous les moyens, ensemble, de faire le ménage dans « le bois mort » des écoles publiques pour les transformer en systèmes de développement des talents et d’acquisition « Ã  vitesse variable, selon les élèves » des connaissances essentielles de la future élite mondiale « MADE IN QUÉBEC »;
  • Si nous savons qu’une once de prévention vaut mieux qu’un gallon de « traitements médicaux invasifs », alors il faut COMPLÈTEMENT changer notre vision de la santé humaine — il faut valoriser la santé intégrale par l’alimentation, l’exercice et une saine recherche de l’équilibre dans tout ce que nous entreprenons afin de créer une aura de santé autour de chacun de nous au lieu de devoir payer des dizaines de milliards de dollars chaque année pour des PILULES!
  • Si nous savons que les grosses familles unies s’en sortent TOUJOURS mieux que les micro-familles isolées et socialement compartimentées, alors il faut remettre la famille sur pieds — il faut autoriser et promouvoir de belles grandes maisons et des mini-quartiers plurigénérationnels parce que lorsque tous les groupes d’âges poussent dans le même sens, la société se remet à fonctionner efficacement (ce qui n’est PAS le cas, en ce moment).

On pourrait continuer ainsi pendant de nombreux paragraphes mais l’idée, c’est de changer notre état d’esprit par rapport à ce qui est souhaitable, socialement parlant.

Si nous voulons multiplier notre richesse, c’est sur tous les front en même temps qu’il faut agir et refuser d’en rester aux « belles paroles politiciennes ». Cette société NOUS APPARTIENT et il est de notre devoir de prendre le contrôle de nos conseils municipaux et de nos tribunes politiques pour forcer les changements vers un présent où l’on FAIT les choses qui nous mèneront vers l’avenir meilleur auquel nous rêvons et qu’incidemment, nous aurons mérités.

Le salaire suffisant —et bien plus— est à notre portée.

Il faut refuser le salaire minimum parce qu’entre autres choses, aucun Québécois ne vaut si peu (à part peut-être quelques « exceptions » qui se bornent à offrir le pire d’eux-mêmes).

Évidemment, chaque Québécois doit commencer par réaliser que la réalisation de son plein potentiel passe aussi bien par des innovations (au sens propre) que des utilisations innovantes de procédés connus afin de devenir UNIQUE et dès lors, justifier son nouveau salaire, exponentiellment plus élevé que l’insulte économique que représente le salaire minimum.

Les employeurs devraient d’ailleurs être les premiers à faire la promotion du salaire suffisant puisqu’un employé démotivé NUIT à son entreprise alors que ce même employé, payé de manière « suffisante » a le potentiel de devenir un redoutable vecteur de croissance des affaires.

Avec le salaire suffisant, tout le monde y gagne et pour y arriver, chacun de nous doit faire l’effort de se réinventer afin de miser sur ses talents plus ou moins refoulés qui, parfois, ne demandent qu’à s’exprimer.

Le futur de Québec et du Québec se trouve en chacun de nous et non entre les mains d’une pseudo-élite politico-économique qui dit guider notre destinée mais qui, dans les faits, nous vend à rabais à des intérêts étrangers tout en ayant le culot de prétendre le faire dans notre intérêt!

Regardons l’avenir droit dans les yeux et choisissons l’émerveillement, l’imagination et la glorification de nos infinis talents plutôt que l’actuel flot de nouvelles insignifiantes des « grands médias » qui ont pour effet de nous confirmer dans une relative médiocrité individuelle et sociale où l’on sent bien que rien de bon ne nous attend.

Faites partie de ceux qui migreront, aussi vite que possible, vers le « salaire suffisant » tout en délaissant le salaire minimum. Empruntez, ce faisant, un parcours de vie empreint de nouvelles possibilités qui n’ont rien à voir avec le « minimum » mais tout à voir avec le « maximum ».

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Les Chemins invisibles du Cirque du Soleil

Si vous aimez les spectacles de cirque, vous serez peut-être voudrez-vous assister à l’une des représentations des Chemins invisibles présentée par le Cirque du Soleil.

Il s’agit d’une série de spectacles gratuits parce qu’ils sont payés via les quelques 25 millions de dollars (sur 5 ans) qui sont (et seront) prélevés dans les poches des citoyens de la ville, via les taxes et les autres frais municipaux.

Autrement dit, ce n’est pas vraiment gratuit, c’est simplement payé en un seul gros versement « municipal » mais bon, vous n’aurez pas à plonger votre main dans votre porte-feuille, une fois sur place.

N’amenez surtout pas votre chaise pliante parce qu’il s’agit, pour le début du spectacle, de triple pèlerinage festif qui convergent vers le jardin des Embarrassants, situé à la Place Desjardins. Sérieusement, les chaises pliantes sont interdites pour des raisons de sécurité alors ne les amenez pas!

extrait_des_chemins_invisibles_du_cirque_du_soleil

Ainsi, du 24 juin au 6 septembre 2009, soit du mercredi au dimanche, les départs ont lieu aux heures suivantes…

  • 24 juin au 26 juillet: 21h10;
  • 29 juillet au 23 août: 20h40; et
  • 26 août au 6 septembre: 20h10.

Vous pouvez toujours « intercepter » l’un des trois cortèges « en chemin », si vous avez un peu de retard. Voici les noms des tribus qui partent de leurs points de rendez-vous respectifs pour converger sous les bretelles de l’autoroute Dufferin-Montmorency…

  • la Tribu des Brasiers part de l’angle des rues du Pont et De Saint-Vallier Est;
  • la Tribu des Sables part de l’angle des rues de l’Éperon et De Saint-Vallier Est; et
  • la Tribu des Brumes part de l’angle des rues Saint-Roch et de la Reine.

Voici d’ailleurs une carte représentant ces parcours, que vous pouvez aussi télécharger en format .pdf

trajets_des_tribus_du_cirque_du_soleil

Avec ses trois (3) tribus aux styles différents qui suivent trois (3) parcours distincts, les amateurs de cirque de rue auront une bonne excuse pour aller voir Les Chemins invisibles plus d’une fois. Selon le point de rendez-vous choisi, l’expérience n’est pas la même, à savoir que les animations et les acrobaties contribuent à marquer la « personnalité » de chaque tribu.

Cet événement de rue sera présenté à tous les étés, à Québec et ce, jusqu’en 2013 mais afin de ne pas perdre la « magie » au fil des ans, des nouveautés et des numéros inédits viendront renouveler jusqu’à 25% du contenu artistique, à chaque année.

Côté stationnement, c’est toujours aussi coûteux et frustrant, dans le quartier St-Roch. Prendre l’autobus pourrait être une alternative mais là encore, ça coûte de plus en plus cher et selon le parcours emprunté, ça peut être tellement long qu’il faut partir très tôt, pour ne pas manquer le début du spectacle.

Le co-voiturage ou les « lifts » via quelqu’un qui retourne à la maison, avec l’auto, demeurent les meilleures alternatives.

Ceux qui ont vu le spectacle de rue en disent du bien mais il semblerait que ce soit à peu près impossible de tout voir. De l’opinion de ceux qui ont vu Les Chemins invisibles, ce sont les artistes de rue qui « font le spectacle ». Le thème, les décors et les costumes attirent l’Å“il mais ce qui impressionne le plus, ce sont les performances souvent enlevantes des artistes — bravo à ceux-ci, d’ailleurs.

Alors voilà, si vous « manquez » le spectacle cette année, séchez vos pleurs car vous pourrez vous « reprendre » au cours des quatre (4) prochains étés et qui sait, ça continuera probablement pour un autres cinq (5) ans, après ça!

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Les CHSLD ne fournissent pas

Le nombre de personnes âgées qui doivent rester à l’hôpital, faute de places dans les CHSLD, a doublé au cours des derniers mois, à Québec. Pas surprenant que nos hôpitaux soient si engorgés.

Il semble qu’entre 120 et 130 personnes âgées occupent les lits des hôpitaux de Québec, faute de places dans les Centres d’hébergement et de soins longue durée et cette situation a des conséquences fâcheuses, selon le président du Conseil pour la protection des malades, Paul Brunet.

« [...] Quand des personnes âgées ou lourdement handicapées prennent des lits de soins de courte durée, cela crée une pression supplémentaire [...] » a déclaré M. Brunet. Il a aussi ajouté que « cet engorgement devient en partie responsable des débordements dans les urgences ».

Autrement dit, il nous faudrait plus de places, en CHSLD… ou encore, la ville de Québec pourrait —enfin— faire que les maisons multigénérationnelles soient plus facile à bâtir (ou convertir). Ça aussi, ça pourrait aider.

La situation est vraiment triste pour ces personnes âgées qui, au moment où elles auraient le plus besoin de calme et de sérénité, se trouvent prises dans un « système de santé » à bout de souffle qui peine à suffire à la demande.

Gardons à l’esprit que le nombre de personnes âgées continue de monter en flèche, au Québec. Ce genre de débordement, dû à un manque de places en CHSLD, va assurément se poursuivre et c’est bien triste qu’il en soit ainsi.

Yves Bolduc, le ministre de la Santé du Québec, doit être en train de jouer au golf avec des amis « du privé » parce qu’il demeure introuvable, malgré l’urgence de la situation. Pour les âmes sensibles, séchez vos pleurs. M. Bolduc ne perdra pas une minute de sommeil lorsqu’il finira par apprendre (probablement par les « grands médias ») à quel point la situation est critique, à l’hôpital de Enfant-Jésus, par exemple.

Et ce n’est pas Marguerite Blais, avec ses histoires de clowns dans les CHSLD qui donne un coup de main à ces aînés ayant besoin de milieux de vie stables, pas de clowneries dans les salles communes de nos mouroirs provinciaux.

Pour le ministre de la Santé, ce qui compte, apparemment, c’est de bien profiter de ses vacances.

De toutes façon, quand la pression deviendra trop forte, il aura sûrement une offre pour « passer au privé », comme son prédécesseur…

Tags: chsld, urgences, personnes âgées, personnes handicapées, hôpitaux de québec, hôpitaux qui débordent, problèmes à l’enfant-jésus, hôpital l’enfant-jésus, québec

Saison 2009 des Grands feux Loto-Québec

Avis aux amateurs de feux d’artifice, le site du Parc de la Chute-Montmorency sera « pris d’assaut » (terme utilisé par les organisateurs) par des artificiers de renommée internationale qui prendront part à une compétition.

La saison 2009 des Grands feux Loto-Québec propose les équipes suivantes…

  • Angleterre
    • Le samedi 25 juillet 2009
  • Afrique du sud
    • Le mercredi 29 juillet 2009
  • Italie
    • Le samedi 1er août 2009
  • Espagne
    • Le mercredi 5 août 2009
  • Canada
    • Le samedi 8 août 2009
  • Grande finale Loto-Québec
    • Le mercredi 12 août 2009

Pour Loto-Québec, il s’agit d’une entrée d’argent considérable puisque les billets pour être admis sur le site sont « offerts » pour « seulement » 12$, pour les adultes et les enfants de 12 ans et plus et à 25$ pour les places assises (sur des chaises blanches confortables pour les 10 premières minutes, vous voyez le genre) pour les adultes et les enfants de 5 ans et plus.

Notez que pour la grande finale, le prix des places assises passera à 28,50$, wouhou!

En plus, vous devrez ajouter 4$ de « frais de service » à tous vos achats… une autre belle façon de vous vider les poches. Sans aucune surprise, aucun échange ou remboursement ne sera accordé sur l’achat des billets. Vu la nature du spectacle, c’est compréhensible.

Les feux débutent à 21h30 et il est fortement suggéré d’être sur le site au moins 1h avant le début des feux.

En arrivant plus tôt, probablement dans un autobus bondé, vous pourrez attendre bêtement avec les autres « spectateurs payants » en vous faisant empoisonner gratuitement par les fumeurs qui, eux, grilleront béatement leur paquet, au grand complet, pour « profiter de la belle soirée — dehors ».

Enfin bref, vous niaiserez pendant 1h, comme d’habitude… avec un petit feu d’artifice insignifiant, à intervalle régulier, pour vous rappeler que le spectacle commencera, éventuellement.

Sérieusement, le « pré-show » des Grands feux Loto-Québec est poche à pleurer…

Enfin, rappelez-vous que les spectacles des Grands feux Loto-Québec ont lieu beau temps, mauvais temps. En cas d’orages ou de vents violents, les organisateurs pourraient reporter un spectacle pour des raisons de sécurité. Surveillez les annonces de dernière minute, dans les « grands médias ».

Pour les curieux…

Oui, il y en a sûrement parmi vous qui aimeraient savoir combien d’argent empoche Loto-Québec par représentation alors, considérant qu’il y a 6,000 places assises à 25$ du billet et 22,500 places « non-assignées » à 12$ chacune, ça donne 150k$ + 270k$ = 420k$ par soir (et 21k$ pour la « finale ») de revenu « potentiel » — plus les ventes « associées » via les concessions alimentaires, les souvenirs et lucratifs stationnements.

On parle d’au-moins un demi-million de dollar par soir.

Pour les six (6) représentations, on parle d’environ 3M$ qui seront partagés entre Loto-Québec et la SÉPAQ. Deux agences gouvernementales qui font directement concurrence au privé en monopolisant, autant que possible, leur segment de marché. Enfin bref, il va y avoir des feux d’artifice et vous n’aurez qu’à lever le nez vers le ciel pour les voir!

Ceux qui n’ont pas d’argent pour payer les billets de Loto-Québec peuvent se trouver un beau point d’observation gratuit car il y en a plusieurs que la police n’a pas encore fermé (supposément pour des raisons de « sécurité » mais on sait bien que c’est pour forcer les « spectateurs » à payer).

Bonne chance aux pays participants de cette 15e édition et que le meilleur gagne!

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Pourquoi le système de santé québécois est-il en faillite?

Si vous croyez qu’Yves Bolduc peut faire quoique ce soit pour sortir notre système de santé du gouffre sans fond dans lequel il continue inexorablement de s’enfoncer, c’est que vous ne comprenez pas pourquoi, fondamentalement, notre système de santé est en faillite.

Vous voyez, au Québec, les dizaines de milliards consacrés à la « santé » sont, dans les faits, utilisés en quasi-totalité pour traiter les symptômes de conditions pathologiques (plus ou moins graves) au lieu d’aller à la prévention, ce qui pourrait faire économiser plusieurs milliards par année, au contribuables québécois.

Dit autrement, il est temps que l’on troque les bouteilles de pilules et le cortège de « traitements » invasifs pour de l’ail, des oignons, du ginseng, du gingembre, des légumes et fruits frais produits ici (pour éviter les MSG et le transport) et BIO ainsi que du temps pour faire de l’exercice et prendre soin de son équilibre psychologique.

Les médecins, au cours des dernières décennies, se sont transformés en vulgaire souteneurs de drogues légales contenant des molécules isolées, brevetées et vendues hors de prix.

En clair, les médecins ne servent plus les Québécois, ils servent les transnationales pharmaceutiques.

À tel point qu’une large part du curriculum universitaire des médecins en formation va désormais à l’études des médicaments brevetés en évitant soigneusement de parler des médecines naturelles, souvent gratuites et immensément plus performantes. On comprendra que ces mêmes universités reçoivent des « contributions » indécentes de l’industrie pharmaceutique. Ceci explique cela.

Et là, les Québécois voient bien que l’enrichissement unilatéral des ÉTRANGERS qui vendent les pilules brevetées nous mène directement dans le mur, surtout qu’au plan technique, le système de santé québécois est en faillite!

Voici des chiffres qui font réfléchir…

DÉPENSES2005-20062006-20072007-20082008-2009
Santé et services sociaux21,16322,45324,05425,417
Total du budget québécois (avant le service de la dette)49,22951,73454,82657,400
Part du budget total42,99%43,40%43,87%44,28%

Est-ce que vous voyez la tendance?

La partie du budget consacrée à la santé ne cesse de croitre en chiffres absolus et aussi au chapitre du pourcentages du budget total.

Le prédescesseur d’Yves Bolduc, Philippe Couillard, a assurément vu cette inquiétante tendance et plutôt que d’attaquer le problème de front, il s’est sauvé dans le privé en prétextant qu’il n’y avait là aucun conflit d’intérêt. À ce chapitre, il a « sa version rose-bonbon » et les Québécois, eux, ont la leur…

Alors voilà, Yves Bolduc, la nouvelle coqueluche des Libéraux du Québec dit s’attaquer aux problèmes que l’on connaît dans notre système de santé. Or, c’est clair qu’il n’opèrera pas le virage à 180 degrés qui serait absolument impératif —vers la prévention, tous azimuts— vers la prévention plutôt que les achats massifs de pilules.

Nous sommes à la croisée des chemins.

Le Canada a trainé le Québec dans la guerre sale, meurtrière, illégitime et illégale de l’Afghanistan, les gens sont plus endettés qu’à n’importe quelle autre époque dans l’histoire et malgré des progrès prétendument épiques dans tous les domaines de la santé, on se retrouve avec une population vieillissante aux prises avec des conditions pathologiques qui auraient pu, dans la plupart des cas, être prévenus (avec toutes les économies que ça comporte).

Ainsi, le problème de la santé est un problème de société et il faut que ça change.

On ne peut pas, socialement, continuer à « loader » la carte de crédit et endetter les générations futures pour enrichir, à coups de plusieurs milliards annuellement, les transnationales pharmaceutiques étrangères.

Il y a moyen de faire —beaucoup— mieux mais à l’évidence, Yves Bolduc n’a pas le cran nécessaire pour remettre de l’ordre dans la santé qui, ironiquement, se meurt à force d’être gorgée de pilules brevetées provenant de l’étranger.

La solution ne se trouve pas dans le fond d’une bouteille de pilules, elle se trouve dans un jardin biologique entretenu avec amour et utilisé intelligemment.

Tags: santé, système de santé, québec, québécois, yves, bolduc, philippe couillard, dépenses en santé, faillite, faillite technique, gouvernement du québec, déficit, argent, économie, politique

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