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Si vous croyez qu’Yves Bolduc peut faire quoique ce soit pour sortir notre système de santé du gouffre sans fond dans lequel il continue inexorablement de s’enfoncer, c’est que vous ne comprenez pas pourquoi, fondamentalement, notre système de santé est en faillite.
Vous voyez, au Québec, les dizaines de milliards consacrés à la « santé » sont, dans les faits, utilisés en quasi-totalité pour traiter les symptômes de conditions pathologiques (plus ou moins graves) au lieu d’aller à la prévention, ce qui pourrait faire économiser plusieurs milliards par année, au contribuables québécois.
Dit autrement, il est temps que l’on troque les bouteilles de pilules et le cortège de « traitements » invasifs pour de l’ail, des oignons, du ginseng, du gingembre, des légumes et fruits frais produits ici (pour éviter les MSG et le transport) et BIO ainsi que du temps pour faire de l’exercice et prendre soin de son équilibre psychologique.
Les médecins, au cours des dernières décennies, se sont transformés en vulgaire souteneurs de drogues légales contenant des molécules isolées, brevetées et vendues hors de prix.
En clair, les médecins ne servent plus les Québécois, ils servent les transnationales pharmaceutiques.
À tel point qu’une large part du curriculum universitaire des médecins en formation va désormais à l’études des médicaments brevetés en évitant soigneusement de parler des médecines naturelles, souvent gratuites et immensément plus performantes. On comprendra que ces mêmes universités reçoivent des « contributions » indécentes de l’industrie pharmaceutique. Ceci explique cela.
Et là , les Québécois voient bien que l’enrichissement unilatéral des ÉTRANGERS qui vendent les pilules brevetées nous mène directement dans le mur, surtout qu’au plan technique, le système de santé québécois est en faillite!
Voici des chiffres qui font réfléchir…
| DÉPENSES | 2005-2006 | 2006-2007 | 2007-2008 | 2008-2009 |
| Santé et services sociaux | 21,163 | 22,453 | 24,054 | 25,417 |
| Total du budget québécois (avant le service de la dette) | 49,229 | 51,734 | 54,826 | 57,400 |
| Part du budget total | 42,99% | 43,40% | 43,87% | 44,28% |
Est-ce que vous voyez la tendance?
La partie du budget consacrée à la santé ne cesse de croitre en chiffres absolus et aussi au chapitre du pourcentages du budget total.
Le prédescesseur d’Yves Bolduc, Philippe Couillard, a assurément vu cette inquiétante tendance et plutôt que d’attaquer le problème de front, il s’est sauvé dans le privé en prétextant qu’il n’y avait là aucun conflit d’intérêt. À ce chapitre, il a « sa version rose-bonbon » et les Québécois, eux, ont la leur…
Alors voilà , Yves Bolduc, la nouvelle coqueluche des Libéraux du Québec dit s’attaquer aux problèmes que l’on connaît dans notre système de santé. Or, c’est clair qu’il n’opèrera pas le virage à 180 degrés qui serait absolument impératif —vers la prévention, tous azimuts— vers la prévention plutôt que les achats massifs de pilules.
Nous sommes à la croisée des chemins.
Le Canada a trainé le Québec dans la guerre sale, meurtrière, illégitime et illégale de l’Afghanistan, les gens sont plus endettés qu’à n’importe quelle autre époque dans l’histoire et malgré des progrès prétendument épiques dans tous les domaines de la santé, on se retrouve avec une population vieillissante aux prises avec des conditions pathologiques qui auraient pu, dans la plupart des cas, être prévenus (avec toutes les économies que ça comporte).
Ainsi, le problème de la santé est un problème de société et il faut que ça change.
On ne peut pas, socialement, continuer à « loader » la carte de crédit et endetter les générations futures pour enrichir, à coups de plusieurs milliards annuellement, les transnationales pharmaceutiques étrangères.
Il y a moyen de faire —beaucoup— mieux mais à l’évidence, Yves Bolduc n’a pas le cran nécessaire pour remettre de l’ordre dans la santé qui, ironiquement, se meurt à force d’être gorgée de pilules brevetées provenant de l’étranger.
La solution ne se trouve pas dans le fond d’une bouteille de pilules, elle se trouve dans un jardin biologique entretenu avec amour et utilisé intelligemment.
Tags: santé, système de santé, québec, québécois, yves, bolduc, philippe couillard, dépenses en santé, faillite, faillite technique, gouvernement du québec, déficit, argent, économie, politique
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Vous oubliez un léger détail dans votre tableau: si on continue de diminuer les impôts à Québec, la part allant à la santé va forcément augmenter. Je ne suis évidemment pas d’accord avec vous sur le mot «faillite» accolé au système de santé. Il y a mieux et on peut faire mieux, mais il y a surtout pire ailleurs dans le monde. Par contre, notre alimentation est en faillite, ça c’est certain. Elle l’est parce que c’est plus payant de produire des aliments moins nourrissants. Depuis trois ans maintenant, je ne mange plus de viande et j’essaie de manger bio le plus possible. Méchante différence.
En santé, comme dans l’éducation, les gouvernements successifs s’assurent de SABOTER le système en place. Le but est multiple, mais l’un de ces but, dans un cas comme dans l’autre, est de faire une place au secteur privé de façon à offrir à l’élite une éducation et des soins de qualité.
Excellent blog en passant.
[...] Pourquoi le système de santé québécois est-il en faillite? [...]