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On aura beau dire ce qu’on veut, les factures de télévision par satellite et par cable ne font plus rire personne.
À l’époque, personne ne payait pour avoir accès aux chaînes de télévision parce qu’elles étaient entièrement supportées par les annonceurs (ou le gouvernement, dans le cas des télévisions d’État).
Aujourd’hui, les annonceurs ne supportent plus qu’une partie des frais liés aux opérations des chaînes de télévision spécialisées et généralistes (dans une moindre mesure). Le fardeau financier repose de plus en plus sur les épaules des consommateurs qui doivent s’abonner, au mois, pour avoir accès à un éventail plus ou moins large de chaînes d’ici et (surtout), d’ailleurs.
Cette globalisation de l’offre télévisuelle nous permet de voir le monde via les yeux des gens qui vivent ailleurs et ce faisant, l’information locale a été reléguée aux oubliettes partout où il devenait plus « payant » de livrer des nouvelles universellement comprises et recherchées par un public disparate qui veut savoir ce qui se passe d’important dans le monde et non plus seulement dans sa ville ou sa localité.
À bien des égards, la télévision ne nous ressemble plus.
Elle coûte de plus en plus cher mais au bulletin de 17h, par exemple, on entend parler d’Obama partout mais pas un mot sur le gros accident à l’entrée du pont Pierre-Laporte qui a embêté les automobilistes pendant plusieurs heures, à moins, bien sûr, qu’il n’y ait eu des morts parce que là , c’est « vendeur » pour les réseaux de télévision qui se disent « locaux ».
Autrement dit, ça prend des révélations-choc, des catastrophes et des morts pour que notre propre coin du monde passe aux nouvelles!
Que voulez-vous que la population locale retienne de ça?
Que ce n’est que lorsque les choses vont mal qu’on mérite, nous aussi, de l’attention?
C’est un message socialement contre-productif puisqu’à force de tout centrer l’attention des téléspectateurs « locaux » sur ce qui va proportionnellement plus mal ici qu’ailleurs, on finit par ne plus remarquer tout ce qui va plutôt bien… et ça engendre une espèce de déconnexion entre les gens et leur milieu de vie.
Et on paie pour se faire livrer des « nouvelles régionales » qui ne sont, en fait, qu’un prélude au « vrai show » des nouvelles internationales qui nous touchent, bien sûr, mais sur un registre très différent de celui des nouvelles locales qui, elles, s’avèrent être bien anémiques (à comparer avec ce qu’elles devraient être avec de reportage très fouillés faisant l’objet de suivis aux points de vue variés).
Non-seulement ça coûte de plus en plus cher pour avoir « le droit » d’écouter la télé mais en plus, ce que les chaînes y présentent s’uniformise sans cesse parce que les « auditoires nationaux » et « internationaux » sont bien plus payants que ceux, dans une région donnée.
Dans un tel contexte, qu’est-ce qui pousse les payer 40$, 60$, 80$, 100$, 120$ et plus, par mois, pour regarder la télé?
Probablement que plusieurs personnes y trouvent (encore) leur compte mais ce n’est plus « tout le monde » qui a la capacité de payer de tels montants mensuels qui explosent à chaque fois qu’on ajoute un groupe de chaînes ou des décodeurs supplémentaires.
Ce faisant, un nombre grandissant de personnes retournent aux « oreilles de lapin » et n’écoutent plus que la télévision « diffusée via une tour de transmission locale du signal », comme c’est encore le cas avec Radio-Canada. Avec les milliers de dollars potentiellement épargnés, par année, ça devient plus facile d’acheter de bons DVDs, à l’occasion et même de se payer le luxe d’une soirée au cinéma (sans toucher au comptoir de nourriture parce que là , les coûts explosent).
Dans ce contexte d’enrichissement unilatéral des « grands » télédiffuseurs, il va falloir se demander si, socialement, le double effet de la globalisation et de la tarification salée de la télévision nous rendent service.
Les gens ont beau avoir le choix entre 200 chaînes de télévision, c’est deux ou trois postes que se concentre 90% de leur attention alors pourquoi diantre paient-elles autant pour les 197 autres chaînes?
La télévision par satellite ou par cable coûte trop cher, au goût d’un nombre grandissant de citoyens et ça, c’est un signe que notre société régresse car si la télé est devenue un luxe inaccessible, c’est que la répartition de la richesse n’a plus lieu comme il se doit mais aussi, que la tarification de la télévision n’était peut-être pas une si bonne idée que ça, pour les consommateurs.
Si vous trouvez que l’accès aux chaînes de télévision coûte trop cher, dites-le!
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Avec le signal qui est passé au numérique, nous avons été forcés d’acheter un convertisseur, le Zinwell qui est supposé être le plus efficace. Malgré cela, aucun signal n’est capté.
C’est pas notre antenne le problème puisque nous captons toujours CBC parfaitement, autant qu’avant de passer au numérique.
C’est emmerdant parce qu’avec les 6 postes qu’on captait avant, il fallait quand même avoir à s’imposer pour que les enfants n’écoutent pas trop de télé. Imaginez qu’est-ce que ce sera avec plus de chaînes!!!
Si ce n’était que de moi et de ma femme, plus de télé du tout, ça ne nous fatiguerait pas et je ne parle pas du $40.00 de plus par mois pour avoir le service internet et la téléphonie qui nous est nécessaire!
On se fait avoir à HAUTE VITESSE… pas à peu près!
Je ne suis plus capable.
Nous payons trop cher pour tout cela, c’est à nous de faire en sorte que ça change.
Laissons tomber toutes ces chaînes spécialisées.
Arrêtons d’enrichir les riches.
Avec l’argent économisé, recevons famille et amis autour d’une belle table que chacun aura contribué où nous pourrons reprendre les belles valeurs d’autrefois. Échanges, rires, souvenirs.
Une belle marche après le souper contribuera à se parler, nous faire prendre l’air et ainsi nous amener à mieux dormir.
Nous allons moins nous casser la tête à savoir comment arriver à tout payer pour quelque chose dont nous n’avons pas nécessairement pas besoin.
En plus il n’y a pas beaucoup de positif à la télé.
Quand pensez-vous?