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Pierre Falardeau s’éteint à 62 ans

S’il avait vaincu son cancer, Pierre Falardeau continuerait certainement son combat pour la liberté.

Son Å“uvre artistiques et ses positions qui tranchaient avec le statu quo des élites qui n’ont d’égards que pour leurs intérêts propres et non l’intérêt commun faisaient de lui un Québécois remarquable qui n’a laissé personne indifférent, au cours des 40 dernières années.

Hélas, Pierre Falardeau a succombé à son cancer qu’il combattait depuis quelques mois alors il ne sera plus parmi nous pour dénoncer les abus de ceux qui s’attaquent à notre liberté en prétendant vouloir « nous aider » alors qu’en fait, c’est simplement un leur pour nous encarcaner davantage (pensez au nouvel ordre mondial et sa centralisation de tous les pouvoirs).

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C’est le vendredi 25 septembre 2009, à l’Hôpital Notre-Dame de Montréal que libre-penseur, écrivain et cinéaste Pierre Falardeau est mort. Il laisse dans le deuil sa conjointe, ses trois enfants, de nombreux amis dans la communauté artistique ainsi que parmi les souverainistes.

Les Québécois libres qui comprennent l’importance de défendre la liberté, qu’importe leur allégeance politique, ne peuvent que déplorer la perte de cet homme intègre qui, malgré des points de vue sans équivoque, a su faire avancer des débats essentiels, dans notre société.

De nombreux artistes et souverainistes lui ont adressé des commentaires élogieux…

  • Luc Picard a dit de lui qu’il était « un amoureux de la vie » et un « Ãªtre d’une profonde humanité »;
  • Denis Trudel, qui interprétait un des protagonistes dans le film Octobre a dit: « Falardeau, pour moi, c’était la rencontre marquante de ma vie d’acteur, parce que c’était un exemple d’intégrité comme il n’en existe pas, en fait, dans le métier. C’est un gars chez qui il n’y a pas de différence entre ce qu’il dit dans la vie et ce qu’il dit dans ses films, dans ses livres »;
  • Micheal Brault, cinéaste, a dit: « Pierre était d’abord un grand patriote, flamboyant et impatient. Il a dû se battre pour s’exprimer en toute liberté. Son premier et unique sujet a été son pays, le Québec, et ses compatriotes qu’il aimait par-dessus tout. Comme un bûcheron, ses films sont faits à la hache et au godendart. Ils ont le timbre de sa voix, que nous n’oublierons plus jamais. »;
  • Bernard Landry a déclaré, à RDI, qu’il s’agissait « d’une perte considérable pour notre nation. C’était un grand créateur qui a utilisé le cinéma d’une façon exemplaire pour faire valoir ses idées et des convictions. Parfois avec humour, parfois d’une façon tragique, mais son Å“uvre cinématographique en soi est d’une grande valeur. Et pour notre nation, notre combat national, il a aussi été d’un apport exceptionnel. »;
  • Pauline Marois, pour sa part, a déploré la perte d’un grand souverainiste en disant: « C’était un homme qui franchissait peut-être certaines frontières que l’on ne franchirait pas, nous. Mais en même temps, il était excessif et c’est le propre, souvent, des gens qui ont des convictions profondes et qui veulent que leurs causes progressent. »;
  • Gilles Duceppe a loué la force de conviction du défunt ainsi que son Å“uvre cinématographique. Il admet ne pas avoir partagé toutes ses opinions, mais salue sans détour son engagement total envers la souveraineté du Québec;
  • Amir Khadir a tenu à décrire le défunt comme un libre-penseur épris de justice, avec des préoccupations dépassant largement les frontières du Québec — et il a bien raison.

Même Jean Charest, qui participe au conseil général du PLQ, à Drummondville, a réagi au décès du cinéaste en disant: « M. Falardeau, on le sait est un pamphlétaire, un homme qui avait le goût de la polémique, qui avait des opinions toujours fortes et il trouvait souvent une formule-choc pour les exprimer. Par contre, son oeuvre artistique est substantielle. »

Ce serait difficile de résumer la vie de Pierre Falardeau en quelques lignes mais disons simplement qu’après des études en anthropologie et en ethnologie à l’université de Montréal, il a tourné des documentaires puis des films de fiction. Nommé Patriote de l’année en 2002, il a remporté, en 1995, le Prix Ouimet-Molson pour son film Octobre, un prix qu’il accepte alors qu’il a toujours critiqué la famille Molson. En juin 2009, il a reçu le Prix Pierre-Bourgault du Mouvement souverainiste du Québec.

Il aura vécu en combattant les ennemis de la liberté et sera mort en combattant le cancer, deux maux qui grugent encore notre société et ses individus.

Le plus bel hommage que les Québécois puissent rendre à Pierre Falardeau, c’est de ne jamais laisser qui que ce soit s’en prendre à notre liberté, qu’importe le prétexte. Pierre, tu nous manqueras.

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3 réponses à “Pierre Falardeau s’éteint à 62 ans”

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  2. [...] 2009 | publiez une réponse Le libre-penseur, écrivain et cinéaste Pierre Falardeau est décédé, le vendredi 25 septembre 2009, à l’Hôpital Notre-Dame de Montréal à la suite de son [...]

  3. [...] aussi des politiciens comme Bernard Landry, Pauline Marois, Gilles Duceppe, Amir Khadir lui ont rendu hommage. Contre toute attente, même Jean Charest qui était en conseil général avec ses Libéraux a [...]


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