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Texte intégral du Manifeste du FLQ

Vous avez souvent entendu parler du Manifeste du FLQ mais avez-vous seulement pris le temps de le lire?

Si vous avez environ dix (10) minutes de libre, je vous invite à lire —à tête reposée— cet écrit-clé qui a changé l’histoire du Québec.

Il s’agit d’une lecture accessible à tous et qu’importe votre allégeance politique, il y va de votre devoir de citoyen de comprendre l’action du FLQ à travers son Manifeste.

La version qui suit est reprise intégralement depuis ce site historique qui l’avait eu du livre, écrit par Francis Simard, Pour en finir avec octobre, publié à Montréal chez Stanké, en 1982, aux pages 11-15.

Voici donc, le Manifeste du FLQ


Le Front de libération du Québec n’est pas le Messie, ni un Robin des bois des temps modernes, C’est un regroupement de travailleurs québécois qui sont décidés à tout mettre en œuvre pour que le peuple du Québec prenne définitivement en mains son destin.

Le Front de libération du Québec veut l’indépendance totale des Québécois, réunis dans une société libre et purgée à jamais de sa clique de requins voraces, les « big boss » patronneux (1) et leurs valets qui ont fait du Québec leur chasse gardée du cheap labor et de l’exploitation sans scrupules.

Le Front de libération du Québec n’est pas un mouvement d’agression, mais la réponse à une agression, celle organisée par la haute finance par l’entreprise des marionnettes des gouvernements fédéral et provincial (le show de la Brinks, le bill 63, la carte électorale, la taxe dite de « progrès social » (sic), power corporation, l’assurance-médecins, les gars de Lapalme).

Le Front de libération du Québec s’autofinance d’impôts volontaires (sic) prélevés à même les entreprises d’exploitation des ouvriers (banques, compagnies de finance, etc.).

« Les puissances d’argent du statu quo, la plupart des tuteurs traditionnels de notre peuple, ont obtenu la réaction qu’ils espéraient, le recul plutôt qu’un changement pour lequel nous avons travaillé comme jamais ; pour lequel on va continuer à travailler. »

René Lévesque, 29 avril 1970.

Nous avons cru un moment qu’il valait la peine de canaliser nos énergies, nos impatiences comme le dit si bien René Lévesque, dans le Parti québécois, mais la victoire libérale montre bien que ce qu’on appelle démocratie au Québec n’est en fait et depuis toujours que la « democracy » des riches. La victoire du Parti libéral en ce sens n’est en fait que la victoire des faiseurs d’élections Simard-Cotroni. En conséquence, le parlementarisme britannique, c’est bien fini et le Front de libération du Québec ne se laissera jamais distraire par les miettes électorales que les capitalistes anglo-saxons lancent dans la basse-cour québécoise à tous les quatre ans. Nombre de Québécois ont compris et ils vont agir. Bourassa dans l’année qui vient va prendra de la maturité : 100 000 travailleurs révolutionnaires organisés et armés !

Oui il y en a des raisons à la victoire libérale. Oui il y en a des raisons à la pauvreté, au chômage, aux taudis, au fait que vous M. Bergeron de la rue Visitation et aussi vous M. Legendre de Ville de Laval qui gagnez 10 000 dollars par année, vous ne vous sentiez pas libres en notre pays le Québec.

Oui il y en a des raisons, et les gars de la Lord les connaissent, les pêcheurs de la Gaspésie, les travailleurs de la Côte Nord, les mineurs de la Iron Ore, de Québec Cartier Mining, de la Noranda les connaissent eux aussi ces raisons. Et les braves travailleurs de Cabano que l’on a tenté de fourrer (2) une fois de plus en savent des tas de raisons.

Oui il y en a des raisons pour que vous, M. Tremblay de la rue Panet et vous, M. Cloutier qui travaillez dans la construction à St-Jérôme, vous ne puissiez vous payer des « vaisseaux d’or » avec de la belle zizique (3) et tout le fling flang (4) comme l’a fait Drapeau-l’aristocrate (5), celui qui se préoccupe tellement des taudis qu’il a fait placer des panneaux de couleurs devant ceux-ci pour ne pas que les riches touristes voient notre misère.

Oui il y en a des raison pour que vous Madame Lemay de St-Hyacinthe vous ne puissiez vous payer des petits voyages en Floride comme le font avec notre argent tous les sales juges et députés.

Les braves travailleurs de la Vickers et ceux de la Davie Ship les savent ces raisons, eux à qui l’on a donné aucune raison qu’ils voulaient se syndiquer et à qui les sales juges ont fait payer plus de deux millions de dollars parce qu’ils avaient voulu exercer ce droit élémentaire. Les gars de Murdochville la connaissent la justice et ils en connaissent des tas de raisons.

Oui il y en a des raisons pour que vous, M. Lachance de la rue Ste-Marguerite, vous alliez noyer votre désespoir, votre rancœur et votre rage dans la bière du chien à Molson. Et toi, Lachance fils avec tes cigarettes de mari… Oui il y en a des raisons pour que nous, les assistés sociaux, on vous tienne de génération en génération sur le bien-être social (6). Il y en a des tas de raisons, les travailleurs de la domptar à Windsor et à East Angus les savent. Et les travailleurs de la Squibb et de la Ayers et les gars de la Régie des Alcools (7) et ceux de la Seven Up et de Victoria Precision, et les cols bleus de Laval et de Montréal et les gars de Lapalme en savent des tas de raisons.

Les travailleurs de Dupont of Canada en savent eux aussi, même si bientôt ils ne pourront que les donner en anglais (ainsi assimilés, ils iront grossir le nombre des immigrants, Néo-Québécois, enfants chéris du bill 63).

Et les policiers de Montréal auraient dû les comprendre ces raisons, eux qui sont les bras du système ; ils auraient dû s’apercevoir que nous vivons dans une société terrorisée parce que sans leur force, sans leur violence, plus rien ne fonctionnait le 7 octobre !

Nous en avons soupé du fédéralisme canadien qui pénalise les producteurs laitiers du Québec pour satisfaire aux besoins anglo-saxons du Commonwealth ; qui maintient les braves chauffeurs de taxi de Montréal dans un état de demi-esclaves en protégeant honteusement le monopole exclusif de l’écœurant Murray Hill et de son propriétaire-assassin Charles Hershorn et de son fils Paul qui, à maintes reprises, le soir du 7 octobre, arracha des mains de ses employés le fusil de calibre 12 pour tirer sur les chauffeurs et blesser ainsi mortellement le caporal Dumas, tué en tant que manifestant ; qui pratique une politique insensée des importations en jetant un à un dans la rue les petits salariés des Textiles et de la Chaussure, les plus bafoués au Québec, aux profit d’une poignée de maudits « money-makers » (8) roulant cadillac ; qui classe la nation québécoise au rang des minorités ethniques du Canada.

Nous en avons soupé, et de plus en plus de Québécois également, d’un gouvernement de mitaines qui fait mille et une acrobaties pour charmer les millionnaires américains en les suppliant de venir investir au Québec, la Belle Province où des milliers de milles carrés de forêts remplies de gibier et de lacs poissonneux sont la propriété exclusive de ces même Seigneurs tout-puissants du XXe siècle ; d’un hypocrite à la Bourassa (9) qui s’appuie sur les blindés de la Brinks, véritable symbole de l’occupation étrangère au Québec, pour tenir les pauvres « natives » (10) québécois dans la peur de la misère et du chômage auxquels nous sommes tant habituées ; de nos impôts que l’envoyé d’Ottawa au Québec veut donner aux boss anglophones pour les « inciter », ma chère, à parler français, à négocier en français : repeat after me : « cheap labor means main-d’œuvre à bon marché » ; des promesses de travail et de prospérité, alors que nous serons toujours les serviteurs assidus et les lèche-bottes des big-shot (11), tant qu’il y aura des Westmount, des Town of Mount-Royal, des Hampstead, des Outremont, tous ces véritables châteaux forts de la haute finance de la rue St-Jacques et de la Wall Street, tant que nous tous, Québécois, n’aurons pas chassé par tous les moyens, y compris la dynamite et les armes, ces big-boss de l’économie et de la politique, prêts à toutes les bassesses pour mieux nous fourrer (2).

Nous vivons dans une société d’esclaves terrorisés, terrorisés par les grands patrons, Steinberg, Clark, Bronfman, Smith, Neapole, Timmins, Geoffrion, J.L. Lévesque, Hershorn, Thompson, Nesbitt, Desmarais, Kierans (à côté de ça, Rémi Popol la garcette, Drapeau le dog, Bourassa le serin des Simard, Trudeau (12) la tapette, c’est des peanuts (13) !).

Terrorisés par l’Église capitaliste romaine, même si ça paraît de moins en moins (à qui appartient la Place de la Bourse ?), par les paiements à rembourser à la Household Finance, par la publicité des grands maîtres de la consommation, Eaton, Simpson, Morgan, Steinberg, General Motors… ; terrorisés par les lieux fermés de la science et de la culture que sont les universités et par leurs singes-directeurs Gaudry et Dorais et par le sous-singe Rober Shaw. Nous sommes de plus en plus nombreux à connaître et à subir cette société terroriste et le jour s’en vient où tous les Westmount du Québec disparaîtront de la carte.

Travailleurs de la production, des mines et des forêts ; travailleurs des services, enseignants et étudiants, chômeurs, prenez ce qui vous appartient, votre travail, votre détermination et votre liberté.

Et vous, les travailleurs de la General Electric, c’est vous qui faites fonctionner vos usines ; vous seuls êtes capables de produire ; sans vous, General Electric n’est rien !

Travailleurs du Québec, commencez dès aujourd’hui à reprendre ce qui vous appartient ; prenez vous-mêmes ce qui est à vous. Vous seuls connaissez vos usines, vos machines, vos hôtels, vos universités, vos syndicats ; n’attendez pas d’organisation miracle.

Faites vous-mêmes votre révolution dans vos quartiers, dans vos milieux de travail. Et si vous ne le faites pas vous-mêmes, d’autres usurpateurs technocrates ou autres remplaceront la poignée de fumeurs de cigares que nous connaissons maintenant et tout sera à refaire. Vous seuls êtes capables de bâtir uns société libre.

Il nous faut lutter, non plus un à un, mais en s’unissant jusqu’à la victoire, avec tous les moyens que l’on possède comme l’ont fait les Patriotes de 1837-1838 (ceux que Notre sainte mère l’Église s’est empressée d’excommunier pour mieux se vendre aux intérêts britanniques).

Qu’aux quatre coins du Québec, ceux qu’on a osé traiter avec dédain de lousy French (14) et d’alcooliques entreprennent vigoureusement le combat contre les matraqueurs de la liberté et de la justice et mettent hors d’état de nuire tous ces professionnels du hold-up et de l’escroquerie : banquiers, businessmen, juges et politicailleurs (15) vendus !!!

Nous sommes des travailleurs québécois et nous irons jusqu’au bout. Nous voulons remplacer avec toute la population cette société d’esclaves par une société libre, fonctionnant d’elle-même et pour elle-même, une société ouverte sur le monde.

Notre lutte ne peut être que victorieuse. On ne tient pas longtemps dans la misère et le mépris un peuple en réveil.

    Vive le Québec libre !
    Vive les camarades prisonniers politiques !
    Vive la révolution québécoise !
    Vive le Front de libération du Québec !

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Notes explicatives :

(1)patronneux : exploitant.
(2)fourrer : escroquer.
(3)zizique : [par plaisanterie] musique.
(4)tout le fling flang : tout le tralala.
(5)Jean Drapeau : maire de Montréal de 1954 jusque dans les années 1980.
(6)bien-être social : aide sociale.
(7)Régie des alcools : Société des alcools [société d’État qui détenait, à l’époque, le monopole de la vente des boissons alcoolisées (vins, bières, spiritueux, etc.)].
(8)money-maker : capitaliste avide de gagner de gros sous.
(9)Robert Bourassa : Homme politique (Parti libéral), premier ministre du Québec de 1970 à 1976, puis de 1985 à 1994.
(10)natives : [mot anglais] autochtones.
(11)big-shot : [mot anglais] homme d’affaires influent, une grosse légume.
(12)Pierre Elliott Trudeau : Premier ministre du Canada, référence ici au Bill Omnibus légalisant les relations homosexuelles entre adultes consentants dans l’intimité des chambres à coucher.
(13)c’est des peanuts : c’est de la petite bière.
(14)lousy French : [mot anglais] méprisables Francophones [mot à mot : Français pouilleux].
(15)politicailleur : politicard.

Tags: flq, manifeste du flq, texte intégral, histoire du québec, québec, histoire, québécois

Labeaume prépare un déficit démocratique sans précédent

L’actuel maire Régis Labeaume n’a toujours aucune concurrence digne de ce titre en vue des élections municipales du 1er novembre 2009, à Québec.

C’est dommage parce qu’il prépare depuis son entrée un poste une réorganisation en profondeur de la carte électorale municipale couplée à des mesures inédites qui paveront la voie à un déficit démocratique sans précédent pour les résidents de Québec.

Parmi les stratégies hostiles aux citoyens, on retient…

  • la réduction du nombre de conseillers municipaux de 37 à 27, ce qui donne d’autant plus de poids aux décisions du maire, au détriment de la diversité et de la représentation des intérêts de tous citoyens;
  • la possibilité pour ces 27 conseillers municipaux d’occuper leur emploi régulier à demi-temps (mais leur salaire de conseiller sera coupé de moitié);
    • un bémol sur ce point, le salaire de base d’un conseiller avant la « réforme Labeaume » est de 50,621$ et après [l'élection de novembre 2009], il sera de 72,521$ (incluant une allocation non-imposable de l’ordre de 14,584$) alors si le salaire d’un conseiller « demi-temps » est coupé de moitié, ça revient à 36,260$, soit 14,360$ de moins, seulement que l’actuel salaire;
    • autrement dit, si un conseiller peut se trouver un emploi qui paie plus de 36,260$ par année, il a un intérêt pécuniaire à ne travailler que la moitié de son temps, en tant que conseiller municipal.
    • alors, non-seulement il y aura 10 conseillers municipaux de moins mais en plus, ceux qui resteront seront probablement tous tentés d’occuper leur poste à « demi-temps » — il s’agit d’une très mauvaise nouvelle pour les citoyens;
      • remarquez que c’est tout aussi inacceptable que des conseillers municipaux encaissent leur plein salaire de conseiller en même temps qu’ils occupent un autre emploi (et c’est ce qui se passe, en ce moment, pour 4 membres du conseil). Régis Labeaume a raison de ne pas être à l’aise avec cette situation;
  • le passage du salaire de tous les conseillers municipaux (le 27 restants, après la « réforme-Labeaume ») à 72,521$, soit 21,900$ de plus que l’actuel salaire de base de 50,621$ (auquel il faut ajouter l’allocation non-imposable d’environ 14,584$), représente une augmentation de salaire de 30,2%, du jour au lendemain;
    • aucun dirigeant, du public ou du privé, ne devrait recevoir une telle augmentation de son salaire en période de récession (au Canada);
    • même si les postes rémunérés (qui donnent des revenus supplémentaires aux conseillers municipaux) doivent passer de 67 à 18 (comme au RTC, à ExpoCité ou à la CMQ), c’est inacceptable que le salaire de tous les conseillers soit augmenté de plus de 30% et ce, sans aucune mesure du mérite pour justifier cette spectaculaire hausse;
  • le maire, lui, continuera de gagner 162,676$ (incluant l’allocation non-imposable [dont on ignore l'ampleur]);
    • en plus de conserver son salaire princier, Régis Labeaume va arracher ce qu’il reste de démocratie en demandant au MAM de modifier la charte de la ville pour attribuer au maire le pouvoir, en début de mandat, de désigner un maire suppléant (lors du décès d’Andrée Boucher, c’était l’opposition qui avait choisi Jacques Joli-CÅ“ur pour lui succéder — son passage a été mouvementé, pour dire le moins);
    • autrement dit, M. Labeaume enlève un autre pouvoir qui appartient actuellement au conseil municipal;
  • les deux (2) vice-présidents du comité exécutif de la ville gagneront 118,324$, chacun — M. Labeaume ménage ses « collaborateurs »;
  • les autres membres du comité exécutif, de même que les présidents de conseils d’arrondissements et le chef de l’opposition (s’il y en a un, après l’élection de novembre 2009) gagneront 103,056$, chacun;
  • le président du conseil municipal, le maire suppléant, le président de la commission d’urbanisme ainsi que les conseillers associés au CE gageront 87,769$.

En fin de compte, on voit que personne ne crie famine, à l’Hôtel de ville de Québec.

Ça « roule carosse » assez rondement — on ne sent pas du tout les effets de la récession dans les rangs des élus municipaux. À tel point que ça laisse songeur, surtout après les hausses de taxes répétées du maire Labeaume qui, lors des élections, avait dit qu’il ne les hausserait pas.

La masse salariale des élus de la ville de Québec passera donc, après les élections de novembre de 3,1M$ à 2,6M$ mais les citoyens, eux, auront perdu 10 conseillers qui auraient pu veiller à protéger leurs intérêts.

Là, avec l’élection « sans opposition » de Régis Labeaume et de son « Ã©quipe », on risque de se ramasser avec 27 conseillers municipaux qui votent selon la même « ligne de parti » ce qui revient à dire que le maire aura un pouvoir dictatorial, sur la ville.

Ainsi, en l’absence d’une opposition crédible, la domination-Labeaume à l’Hôtel de ville annonce des jours plus sombres pour quiconque n’aurait pas la même vision que lui, pour le développement de notre ville.

Pour toutes ces raisons, Régis Labeaume a bien manÅ“uvré pour s’assurer du pouvoir absolu sur toutes les décisions (et directions) de la ville de Québec mais il faut bien admettre que ça le sert mieux, lui, que les citoyens.

Tags: régis labeaume, citoyens, ville de québec, québec, déficit démocratique, citoyens sans représentation, représentation citoyenne, débat d’idées, opposition officielle, idées différentes, politique municipale, conseil de ville, conseillers municipaux, hôtel de ville, mairie, maire de québec, salaires, allocations non-imposables

Sommes-nous sur le point de revivre une autre élection fédérale?

On se demande parfois ce qui se passe dans la tête des politiciens.

D’une part, ils vantent les mérites d’une gestion responsable des fonds publics et de l’autre, ils multiplient les bravades les uns envers les autres sachant très bien qu’au bout du compte, ça peut se transformer en élection générale et là, c’est une somme variant entre 600M$ et 1,2MM$ (du chiffre le plus conservateur au plus réaliste) qui sera puisée à même les fonds publics pour brasser les élus, d’un côté ou de l’autre, de la Chambre des communes, à Ottawa.

On se console un peu en se disant que la plus grosse part de ces dépenses va aux salaires des employés d’Élections Canada et en ce sens, ça retourne dans les poches de Canadiens qui feront « rouler l’économie » mais quand même, ce serait bien que les prétextes à des élections générales soient plus substantifs que l’argument de Michael Ignatieff en faveur d’une plus grande « générosité » de l’assurance chômage.

Mais en tant que « simples citoyens », on se sent bien loin des diatribes des 308 députés de la 40e législature canadienne qui semblent décider, en vase clos, d’aller ou non s’affronter, en élections.

Sérieusement, est-ce que votre député vous a passé un coup de fil pour vous demander si c’était le « bon temps » pour déclencher une élection?

Bien sûr que non!

La majorité de nos députés sont des « backbenchers » qui suivent leur « ligne de parti » sans chercher à défendre leurs « intérêts locaux » alors pourquoi diantre s’informeraient-ils de nos préférences, au moment de lancer une élection, partout au pays?

Pour ceux qui ont l’impression qu’on vient tout juste de sortir d’une élection, c’est parce que c’était le 14 octobre 2008 que ça s’est passé, la dernière fois. Ça ne fait même pas un (1) an que les élus débattent à Ottawa que déjà, ils n’ont rien d’autre à nous proposer qu’une élection fédérale.

Une élection générale à tous les quatre (4) ans, c’est une chose mais à tous les ans… il va falloir qu’on trouve le moyen de faire voter les citoyens via le web pour que ça nous coûte moins cher!

Sérieusement, si on devait tenir une (1) élection par année, pendant quatre (4) ans —parce que le parti élu demeure minoritaire— on se retrouve avec des dépenses, au bas mot, de quelques 2,4MM$ à terme, au lieu de 600M$. Ça fait cher payé pour les caprices de 308 députés élus qui suivent « leur chef » bien avant de « représenter leurs électeurs ».

Alors voilà, c’est encore trop tôt pour savoir si Michael Ignatieff et ses Libéraux regaillardis iront déverser toute la mesure de leur frustration dans la coupe des Conservateurs qui, alors, n’auront d’autre choix que de lancer la campagne électorale visant à élire les députés de la 41e législature.

Nous sommes peut-être à quelques jours de dépenser des centaines de millions de dollars de votre argent.

Est-ce que ça vous intéresse, en tant que citoyen?

Est-ce que ça vous interpèle?

Allez-vous appeler votre député fédéral?

Vous avez probablement répondu « non« , « non » et « non » et tant que vous répondrez ça, soyez assuré que les 308 députés qui siègent en Chambre vont continuer à vous ignorer lorsqu’ils choisiront de voter systématiquement « avec le chef » au lieu de voter « dans votre intérêt » et ça, c’est le genre de chose qui ne devrait pas vous laisser indifférent.

Les amis, n’oubliez jamais qu’une élection fédérale doit-être dans l’intérêt de tous les Canadiens et non pour donner suite aux bravades d’une poignée d’élus.

Tags: politique, élections, 2009, élections fédérales, michael ignatieff, libéraux, canada, stephen harper, conservateurs, parlement, chambre des communes, députés, élus, citoyens, argent, élections canada, député fédéral, représentation, ligne de parti

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