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La plupart des entreprises québécoises sont très petites.
Le saviez-vous?
En 1998, la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante écrivait ce qui suit:
La plupart des entreprises qui ont des salariés sont très petites.
Environ 77 pour cent emploient moins de cinq personnes et 96 pour cent de toutes les entreprises ont moins de 50 employés – ce chiffre étant d’ordinaire la limite la plus courante pour définir les petites entreprises.
Les entreprises comptant plus de 50 employés représentent moins de quatre pour cent de la population des entreprises du Québec.
Pour ceux qui ne le savaient pas, ça donne un coup, avouez!
En 2009, la situation n’a pas beaucoup changé, à part qu’un nombre inquiétant de nos « grandes entreprises » ont été vendues à des transnationales étrangères et que notre Caisse de dépôt et de placement refuse obstinément d’investir de l’argent (de manière convaincante) dans des entreprises québécoises, préférant aller perdre des milliards de dollars dans d’autres pays, comme dans le cas des aéroports londonniens.
Dans un tel contexte, comment expliquer que les gouvernements fédéraux, provinciaux et municipaux soient aussi obsédés par les fameux « appels d’offres »?
Lorsque presque toutes les entreprises d’une province sont petites ou très petites, ce serait beaucoup plus intelligent de développer de bonnes relations d’affaires avec une nuée de (petits) fournisseurs et de leur accorder des contrats au mérite, sans qu’ils n’aient à passer au travers d’un embêtant processus d’appel d’offre.
Mais il semble que nos gouvernements ne l’entendent pas ainsi.
En forçant tous les « soumissionnaires » à payer, fournir des garanties et compléter des offres de services sans cesse plus complexes, nos gouvernements empêchent nos entreprises locales de participer aux soumissions en les bloquant via un barrage de technicalités.
C’est indécent de voir qu’un nombre de plus en plus grand de nos « soumissions publiques » sont remportées par des transnationales étrangères qui sont, apparemment, les seules à avoir les ressources financières et humaines pour se qualifier pour soumissionner.
Une fois la soumission remportée, ces transnationales étrangères embauchent ensuite, à rabais, des entreprises « locales » pour faire le sale boulot, quitte à leur mettre d’éventuels blâmes sur le dos et ainsi sauver la face, devant le gouvernement. Prenez les cas des autoroutes réalisées en m0de PPP par des transnationales étrangères, soit les A-25 et A-30, dans la région de Montréal — c’est exactement ça qui se passe.
Comment se fait-il que nos gouvernements soient devenus tellement gros, arrogants et déconnectés de notre réalité qu’ils doivent confier nos meilleurs projets à des ÉTRANGERS plutôt qu’à NOS ENTREPRISES locales?
Il y a un énorme problème avec l’actuel processus de soumission, dans la fonction publique, puisqu’il empêche les petites entreprises de concurrencer les transnationales étrangères et les grandes entreprises qui embauchent du personnel à plein-temps pour compléter les fleuves de paperasse gouvernementale, liés aux processus de soumission.
Lorsque ça devient IMPOSSIBLE pour plus de 70% des Québécois d’offrir leurs services au gouvernement, nous sommes devant une problématique extrêmement préjudiciable pour l’avenir de notre société.
Si vous cherchez où sont les bons emplois, ils sont à l’étranger, où nos gouvernements envoient d’énormes chèques valant des MILLIARDS de dollars qui auraient pu (et dû) être dépensés localement.
La blague a assez duré et les Québécois doivent s’opposer avec force à l’actuel système de soumissions publiques qui appauvrit notre société en complexifiant à l’extrême le processus d’attribution où il n’y qu’une poignée de fournisseurs potentiels qui ont encore les moyens de se qualifier.
C’est une gigantesque SCANDALE et pourtant, personne n’en parle…
Tags: scandale, appels d’offres, soumissions, soumissionnaires, merx, fournisseurs, étrangers, transnationales étrangères, a-25, a-30, ppp, appauvrissement du québec, enrichissement des étrangers, mondialisation, absence de protection contre les étrangers, citoyens, petites entreprises, très petites entreprises, fcei, fonctionnaires, attribution des contrats, équité, achat local
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