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On aura beau se conter des histoires et faire comme si tout allait bien mais ce n’est pas le cas: la fusion forcée des banlieues de Québec avec la ville centrale est une décevante expériences où les principales promesses ne se sont pas concrétisées.
En premier lieu, les citoyens de toutes les banlieues de Québec —ou arrondissements, désormais— ont dû encaisser d’importantes hausses de leurs taxes municipales et avec la récente hausse de l’évaluation municipale de tous les terrains et bâtiments, on peut s’attendre à ce que la taxation soit beaucoup plus oppressive, au cours des années à venir.
Ça fait contraste avec la promesse, vieille de plus de huit (8) ans, que nos taxes municipales baisseraient d’au moins 40%!
Vous rappelez-vous du fleuve de promesses de l’ex-maire Jean-Paul L’Allier concernant les infinies vertus des fusions? Et bien, il s’est avéré que c’était soit un tissu de mensonges ou encore, un très mauvais calcul — peut-être le pire calcul de toute l’histoire municipale contemporaine.
Aujourd’hui, les citoyens de Québec n’ont pas qu’à faire face à une hausse inédite de leur compte de taxes car ils doivent, en plus, composer avec des frais municipaux plus élevés que jamais: stationnements, contraventions, limitations et bureaucratie à la fois coûteuse et comparativement inefficace confirment que les fusions forcées des péquistes de Lucien Bouchard, réalisées de force par Louise Harel, était LA PIRE voie à suivre, pour les citoyens.
Mais ce n’est pas tout…
Le principe même de la concurrence entre les banlieues et la ville centrale a disparu, sauf de rares exceptions.
Une jeune famille qui voulait s’établir dans une banlieue pour éviter les frais pharaoniques de la ville centrale et ses incessantes dépenses somptuaires ne peut désormais plus le faire à moins de sortir de l’immense territoire de la « nouvelle » ville de Québec, ce qui insultant pour toutes les familles qui essaient d’économiser un peu d’argent au lieu de devoir verser des milliers de dollars à une administration municipale qui ne fait qu’augmenter ses dépenses.
Sans concurrence, la complaisance s’installe.
Les fonctionnaires n’ont plus à se démener comme avant puisque tous les citoyens habitant le territoire sont FORCÉS de recourir à leurs « services » pour réaliser leurs projets.

En l’absence de toute concurrence, sur la rive-nord, la « nouvelle » ville de Québec se permet tous les caprices, multipliant les délais, conditions et formalités préalables à la réalisation de tout projet, qu’il soit petit ou très grand, c’est le même capharnaüm bureaucratique où l’administration des affaires municipales semble tourner à vide.
Et la représentation citoyenne, dans tout ça?
Les conseils d’arrondissement n’ont de pouvoir que sur un nombre très limité de « responsabilités » propres à chaque arrondissement alors désormais, un citoyen qui veut faire changer des choses plus importantes que la collecte des ordures doit s’adresser au conseil de ville qui, on s’en doute, n’a plus d’intérêt ou de temps pour voir aux préoccupations de tous les citoyens.
Du côté des conseillers d’arrondissement, c’est vraiment surprenant de ne PAS voir plus de volonté de détruire la « nouvelle » ville de Québec pour retourner aux infrastructures qui, précédemment, coûtaient moins cher tout en étant généralement plus efficaces.
Du point de vue des citoyens, c’est bien beau d’avoir des conseils d’arrondissements mais s’ils n’ont pas le pouvoir qui vient avec la pleine administration des budgets locaux, ils deviennent beaucoup moins utiles pour faire avancer nos débats de société, absolument essentiels pour le bon fonctionnement d’une démocratie.
Pendant que les « grands médias » vantent les mérites de la « nouvelle » ville de Québec, la population, elle, n’y trouve pas son compte et fulmine en voyant l’augmentation vertigineuse, tous azimuts, des frais perçus par la ville.
Les économies promises n’arriveront jamais et même si elles ont lieu dans une certaine mesure, on ne sait trop quand, ça ne compensera pas pour les hausses avec lesquelles il faut composer depuis la fusion forcée des Péquistes et la tout aussi lamentable tentative auto-sabotée de vote sur les défusions des Libéraux.
Les citoyens de Québec doivent refuser l’incompétence évidente des actuels dirigeants de la ville de Québec à livrer ne serait-ce que l’ombre des promesses qui ont été faites, au moment de la fusion forcée.
Pour que Québec se remette à fonctionner correctement, il faudra rediviser la ville, baisser les taxes et les frais (aux niveaux qu’ils étaient avant les fusions) et réintroduire une réelle concurrence entre les « nouvelles » banlieues et la ville centrale.
Le modèle actuel ne fonctionne pas bien.
Notre dette publique municipale n’arrête pas d’augmenter et pour satisfaire aux caprices d’une cabale de politiciens qui, une fois de plus, se sont plantés. Ce sont nos enfants qui vont devoir payer pour les dépenses somptuaires de Régis Labeaume et de tous ses complices qui chantent le mensonge officiel, à savoir que les fusions sont une réussite.
En 2009, devant le constat d’échec de la « nouvelle » ville de Québec, il faut entreprendre des démarches pour réinstituer les villes précédemment fusionnées de force. Si nous ne le faisons pas, au rythme où vont les choses, nos enfants n’auront même plus les moyens d’avoir leur propre maison, à Québec.
De très riches propriétaires immobiliers, souvent de grands copains du maire, loueront à des prix indécents des logements minables dans une ville endettée et profondément anti-démocratique.
Si c’est ça que vous voulez, joignez les rangs des menteurs qui disent que les fusions sont une « bonne affaire » mais il se peut que vous soyez déjà membre du petit club d’élitistes qui profitent de la misère du « vrai monde » en rachetant leur patrimoine pour une chanson, au moment où ils sont étranglés par les dettes alors dans ce cas, c’est normal que vous trouviez que les hausses de taxes et de frais soient providentiels.
Les citoyens de Québec peuvent continuer à se faire manger la laine sur le dos (par un maire qui, entre-autre, ne se gêne pas pour « voyager » à leurs frais) ou encore, ils peuvent se faire respecter en exigeant que les anciennes villes soient recréées parce que l’actuelle ville de Québec contribue à les déposséder de leur patrimoine tout en leur niant la représentation à laquelle ils devraient avoir droit.
À vous d’y voir parce que sinon, ce sont vos enfants qui vont se rappeler de votre manque de courage.
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