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Des consommateurs endettés

Le Canada est en récession et en ce sens, l’économie se contracte.

L’effet sur les ménages canadiens est indéniable et ça signifie que le magasinage des Fêtes pourrait être moins exubérant, cette année, au moment où les consommateurs tentent d’abaisser leur niveau d’endettement.

Malgré le discours politique quelque peu heuristique voulant que le Canada soit un pays riche, voire un pays modèle pour le monde, l’endettement fait des ravages à tous les niveaux: international, fédéral, provincial, municipal, familial et individuel.

Plus les consommateurs sont endettés et moins ils sont susceptibles de faire des achats qui, trop souvent, s’ajoutent à leur endettement et contribuent encore davantage à les appauvrir.

C’est dans ce contexte inquiétant que les marchands doivent rivaliser d’ingéniosité pour arriver à vendre leurs produits et services.

Pas de paiements pendant 12 mois, financement sans intérêts pendant 12, 24, 36 mois et autres faveurs permettent de vendre divers produits et services aujourd’hui mais ça n’élimine pas l’endettement des consommateurs pour autant.

Pour que l’économie se remette vraiment à fonctionner, il va falloir éliminer les dettes monstrueuse qui exigent le versement d’intérêts beaucoup trop élevés, notamment dans le cas patent des cartes de crédit à la consommation.

L’idée génial du micro-crédit permettrait aux consommateurs de repayer très rapidement leurs dettes et ainsi avoir les moyens de commencer à économiser ce qui, en soi, permet de s’éloigner graduellement du piège de l’endettement.

Pour réparer notre économie et nos finances personnelles, il va falloir être créatif parce la méthode actuelle d’endettement systématique est en train de plomber tous les aspects économiques de notre vie en société.

Tags: économie, finances, argent, endettement, micro-crédit, microcrédit, crédit à la consommation, cartes de crédit, financement, sans intérêts, marchands, canada, québec, frais d’intérêts, société, richesse, pauvreté, consommateurs

Le piège du Québec pour les nouveaux arrivants

Les Québécois ont raison de se plaindre des salaires qui ne cessent de baisser.

À part les fonctionnaires, qui vivent dans un espèce d’univers parallèle ultra-endetté mais qui fonctionne comme si tout allait bien et certaines PME ultra-subventionnées ou autrement choyées par les largesses de l’État, les autres employés du Québec inc. flirtent avec le salaire minimum ou une compensation totale où ils arrivent à peine à joindre les deux bouts.

Il y a encore des “yuppies” qui vantent les “succès économiques” du Québec en essayant de donner l’impression qu’on s’en va quelque part mais dans les faits, le Québec est pauvre, selon les standards nord-américains.

Ceci dit, nous sommes une société francophone en terre d’Amérique et pour cette raison, même si nous sommes comparativement pauvres par rapport à nos voisins, nous demeurons riches (mais diablement endettés) par rapport à l’Afrique ou à l’Europe de l’Est.

C’est pour cette raison que nous recevons autant de “nouveaux arrivants” provenant de ces régions du monde.

Marocains, Tunisiens, Algériens, Roumains, Polonais, Belges et Français immigrent ici dans l’espoir d’obtenir un bon emploi et de vivre la vie rêvée dont ils ont entendu parler via les courtiers en immigration et dans nos ambassades, à l’étranger.

Ce que ces immigrants ne savent pas, c’est qu’ils contribuent à alimenter le grand “piège à cons” de l’emploi au salaire minimum, au Québec.

Le problème, c’est que si une seule personne veut occuper un emploi au salaire minimum, elle aura plus de pouvoir de négociation pour faire passer ce salaire à 15 ou 17$ de l’heure mais s’il y a, soudainement, 5 ou 10 personnes qui “se concurrencent” pour occuper ce même poste au salaire minimum, non-seulement l’employeur n’aura-t-il aucun incitatif pour augmenter le salaire offert mais il sera mort de rire en voyant les “cul terreux” s’entre-déchirer pour obtenir cet emploi minable!

Dans une telle situation, le Québécois qui était seul (et qui ne l’est plus) est aussi désavantagé que les 5 ou 10 immigrants qui sont venus ici pour améliorer leur sort. À part l’employeur qui peut continuer à exploiter ses “ressources humaines” à souhait, tous les employés sont perdants, dans la même mesure.

Socialement, c’est également une perte nette avec l’établissement d’une société où il devient très difficile d’échapper au salaire minimum parce qu’avec l’influx massif d’immigrants, à raison de plus de 55,000, au Québec, c’est normal que nous n’ayons plus assez de “bons emplois” pour tout le monde.

Et imaginez le gars qui fait du terrassement l’été à 17$ de l’heure.

Pourquoi son employeur continuerait-il de le payer à ce salaire s’il peut avoir deux immigrants (souvent désespérés) au salaire minimum, pour ce prix?

C’est ainsi que la société Québécoise, victime de l’Accord de libre-échange nord-américain et de tous les autres “accords” sur la main d’Å“uvre est en train de se suicider, professionnellement parlant.

Nos usines s’en vont à l’étranger et pendant ce temps-là, nous achetons les “cochonneries en plastique” de Wal-Mart “au plus bas prix” en pensant faire une bonne affaire alors qu’en fait, nous ne faisons que contribuer à notre perte.

Pas surprenant que de plus en plus d’immigrants retournent dans leur pays!

Ils ont compris que l’Eldorado québécois n’est rien d’autre qu’un immense piège qui pousse inexorablement les gens vers le salaire minimum, qu’ils soient Québécois “de souche” ou “nouveaux arrivants”.

Pour faire image, les immigrants ont le même effet sur le marché du travail que l’arrivée massive des femmes, il y a quelques décennies. En multipliant le nombre de “ressources humaines” disponibles, le salaire de tout le monde tend à descendre parce que les employeurs ont plus de “choix”.

Ne comptez pas sur les Wal-Mart, Home Depot, Canadian Tire, Sports Experts, Aldo, Simons, Sears, La Baie, Zellers, HMV, Children’s Place, La Source, Clément, H&M, Toys’R'Us, Future Shop, Best Buy, IGA, Metro, Loblaws, Bouclair, Linen Chest et autres commerces au détail pour “enrichir” les Québécois (ou les immigrants) parce que l’essentiel de leur main d’Å“uvre doit se contenter du salaire minimum et ce, malgré tous leurs slogans vantant leurs programmes de compensation! Quelques employés y ont des salaires décents mais les autres sont presque tous au salaire minimum.

Est-ce que c’est mieux dans les Caisses populaires et dans les banques? Un peu mais pas beaucoup et encore là, des travailleurs diplômés sont gardés en mode “évaluation” ou “probation” ou “stage” aussi longtemps que possible pour les exploiter, autant que possible (avant qu’ils ne réalisent l’arnaque et s’en aillent).

Il faut décerner une palme d’honneur aux petites, moyennes et grandes entreprises québécoises qui donnent de VRAIS SALAIRES et de VRAIS BONS EMPLOIS aux Québécois —et— aux immigrants. Contrairement aux transnationales que Jean Charest aime tant (et qu’il courtise continuellement), ces entreprises ont des “bureaux chefs” ici, au Québec et c’est pourquoi l’enrichissement se fait ici et non ailleurs.

Les Québécois ne devraient d’ailleurs acheter que dans des entreprises établies au Québec.

Par solidarité, nous pourrions aussi acheter des produits d’entreprises établies dans les autres provinces canadiennes, du moment que la maison-mère y soit installée. Si les profits quittent pour l’étranger, ces entreprises ne devraient pas être encouragées, point final.

Le Québec a beau être une société accueillante, si tout le monde se met à glisser vers le salaire minimum, ça va devenir invivable, ici, tellement nous n’aurons plus de pouvoir d’achat local.

La disparition de la classe moyenne québécoise correspond à la montée de l’immigration massive.

Il va falloir se faire à l’idée que Jean Charest et ses libéraux nous aiment pauvres, endettés et au salaire minimum et c’est pourquoi il est si enthousiaste à l’idée de laisser entrer à peu près n’importe qui, sans vraiment rechercher les compétences qui nous font réellement défaut (comme des médecins, par exemple).

Les immigrants, notamment ceux qui viennent au Québec, sont nos frères.

Les frontières n’existent que dans l’abstraction géopolitique entretenue par l’élite dirigeante qui nous contrôle mieux en nous divisant.

Mais…

Les immigrants ont beau être nos frères, ils n’ont pas contribué à notre société comme ceux qui sont nés ici — et c’est inévitable qu’il en soit ainsi. En ce sens, les immigrants qui viennent ici devraient pouvoir amener quelque chose qui nous manque sinon, pour chaque nouvel immigrant qui nous arrive et qui devra vraisemblablement se contenter du salaire minimum, il y aura probablement un Québécois qui perdra son emploi de misère au salaire minimum et qui collectera de l’aide sociale ce qui, dans l’ensemble, nous coute une petite fortune (qui va sur “la dette”, évidemment).

Dans ce tourbillon de mauvaises nouvelles, certains Québécois pensent que les immigrants sont les ennemis mais il n’en est rien car ils sont des victimes du “système”, tout autant que les Québécois qui voient leurs salaires fondre et qui, en bout de ligne, finissent par perdre leurs emplois.

Le plus grand service que peut rendre un immigrant à un Québécois, c’est de ne pas venir au Québec.

C’est simpliste mais en même temps, c’est très efficace.

Moins de main d’Å“uvre (disponible) commande nécessairement de plus gros salaires.

Et ce n’est pas vrai que les “usines vont déménager à l’étranger” parce qu’il n’y a pas assez d’immigrants pour occuper les emplois. Ils vont déménager parce que la bureaucratie locale est oppressante (et couteuse), que le cadre légal est étouffant et qu’il n’existe aucune barrière tarifaire digne de ce nom qui s’appliquent aux produits (provenant de l’étranger) qui entrent au Canada. La présence ou non d’immigrants au Québec n’a à peu près rien à voir dans l’équation.

Ne me sortez pas l’exemple des producteurs québécois de fraises qui font venir des Mexicains, en été.

Si nous ajoutions 25 cents au prix de vente de nos fraises, nous pourrions offrir des salaires plus intéressants aux travailleurs dans les champs et il y aurait alors des milliers de Québécois qui accepteraient d’aller s’y briser le dos.

Mais comme on refuse de payer 25 cents de plus pour nos fraises, on se ramasse à payer du “BS” à des milliers de Mexicains (qui retournent au Mexique) pendant 8 à 9 mois de l’année (oui, le Québec paie de larges sommes d’argent annuellement en “BS” à des Mexicains — ça fait cher payé pour cueillir nos fraises, au final).

Pour toutes ces raisons et bien d’autres, le Québec est un piège pour les nouveaux arrivants.

À plusieurs niveaux, c’est ignoble de faire venir ces braves gens ici en leur promettant la lune mais en sachant fort bien que nous allons les plonger dans la misère d’une vie au salaire minimum.

Évidemment, il y a des immigrants infiniment plus chanceux que les autres qui profitent des programmes d’embauche de “quota de minorités visibles” au gouvernement et dans certaines grandes entreprises qui en profitent pour dépasser, ipso-facto, tous les autres candidats québécois et obtenir d’excellents emplois, très bien payés — ces chanceux donnent l’impression à d’autres immigrants que le Québec est “merveilleux” mais ce n’est qu’une illusion entretenue à crédit (avec une dette qui devra être assumée par les générations futures, yééé).

Tant mieux si les immigrants réussissent parce que c’est exactement ce qu’on leur souhaite: du succès, de la prospérité et une vie où ils peuvent se réaliser pleinement.

Le problème, c’est que l’immigration active du Québec arrive tellement vite et de manière si anarchique que les quelques histoires à succès sont vite détrônées par le flots d’histoires tristes où des vies sont brisées.

Ce n’est pas rose d’être un immigrant, au Québec — qu’importe ce que vous dira le gouvernement du Québec et ses différentes agences de “promotion” (qui sont toutes subventionnées, via des fonds publics).

Si l’immigration avait lieu pour consolider notre succès social, ce serait génial mais là, l’approche d’immigration massive de Yolande James et des Libéraux de Jean Charest vise clairement à déstabiliser notre marché de l’emploi tout en fragilisant à la fois les salaires et la sécurité d’emploi.

N’oubliez jamais qu’il y a deux perdants dans cette histoire: les Québécois et les immigrants, main dans la main vers un avenir au salaire minimum.

Tags: salaire minimum, emploi, immigration au québec, immigration active, immigration massive, québec, yolande james, jean charest, libéraux, plq, politique d’immigration, misère, salaire minimal, concurrence, entreprises, pme, me, ge, conditions de travail, nouveaux arrivants

Speak White de Michèle Lalonde

Speak white.

L’expression péjorative, des riches anglophones de Westmount (et d’ailleurs) contre les Québécois (ou “Canadiens français”), a inspiré la poète québécoise Michèle Lalonde qui a écrit le poème engagé Speak white en octobre 1968.

Le poème devait être lu (et divulgué publiquement) sur la scène de la Comédie canadienne par la comédienne Michèle Rossignol lors d’un spectacle intitulé Chansons et poèmes de la Résistance, mais en l’absence de celle-ci, ce fut Michèle Lalonde —qui venait de l’écrire— qui en fit la lecture.

Il s’agit d’une Å“uvre qui a symbolisé, à bien des égards, nos blessures et nos humiliations, en tant que peuple Québécois sous la botte de l’impérialisme britanno-américain anglophone et francophobe qui n’entretenaient de conversations qu’avec ceux qui “parlaient blanc”.

Les Québécois se sont libérés d’une partie de leurs chaînes mais il reste encore tant à faire.

Que ce texte serve d’inspiration à ceux qui ont compris que la liberté ne se gagne pas à coups de “compliments aux transnationales étrangères qui nous volent nos ressources naturelles” (comme dans le cas de l’eau et des mines) mais plutôt, dans le sang.

Il y a eu quelques 4,500 guerres en 2,000 ans d’histoire moderne et aucun “peuple à genoux” n’a eu ce qu’il voulait. C’est en se battant, debout et fiers, que l’on obtient des victoires et qu’on se fait respecter.

Speak white
il est si beau de vous entendre
parler de Paradise Lost
ou du profil gracieux et anonyme qui tremble
dans les sonnets de Shakespeare

nous sommes un peuple inculte et bègue
mais ne sommes pas sourds au génie d’une langue
parlez avec l’accent de Milton et Byron et Shelley et
Keats
speak white
et pardonnez-nous de n’avoir pour réponse
que les chants rauques de nos ancêtres
et le chagrin de Nelligan

speak white
parlez de chose et d’autres
parlez-nous de la Grande Charte
ou du monument de Lincoln
du charme gris de la Tamise
De l’eau rose du Potomac
parlez-nous de vos traditions
nous sommes un peuple peu brillant
mais fort capable d’apprécier
toute l’importance des crumpets
ou du Boston Tea Party
mais quand vous really speak white
quand vous get down to brass tacks

pour parler du gracious living
et parler du standard de vie
et de la Grande Société
un peu plus fort alors speak white
haussez vos voix de contremaîtres
nous sommes un peu dur d’oreille
nous vivons trop près des machines
et n’entendons que notre souffle au-dessus des outils

speak white and loud
qu’on vous entende
de Saint-Henri à Saint-Domingue
oui quelle admirable langue
pour embaucher
donner des ordres
fixer l’heure de la mort à l’ouvrage
et de la pause qui rafraîchit
et ravigote le dollar

speak white
tell us that God is a great big shot
and that we’re paid to trust him
speak white
c’est une langue riche
pour acheter
mais pour se vendre
mais pour se vendre à perte d’âme
mais pour se vendre

ah! speak white
big deal
mais pour vous dire
l’éternité d’un jour de grève
pour raconter
une vie de peuple-concierge
mais pour rentrer chez-nous le soir
à l’heure où le soleil s’en vient crever au dessus des ruelles
mais pour vous dire oui que le soleil se couche oui
chaque jour de nos vies à l’est de vos empires
rien ne vaut une langue à jurons
notre parlure pas très propre
tachée de cambouis et d’huile

speak white
soyez à l’aise dans vos mots
nous sommes un peuple rancunier
mais ne reprochons à personne
d’avoir le monopole
de la correction de langage

dans la langue douce de Shakespeare
avec l’accent de Longfellow
parlez un français pur et atrocement blanc
comme au Viet-Nam au Congo
parlez un allemand impeccable
une étoile jaune entre les dents
parlez russe parlez rappel à l’ordre parlez répression
speak white
c’est une langue universelle
nous sommes nés pour la comprendre
avec ses mots lacrymogènes
avec ses mots matraques

speak white
tell us again about Freedom and Democracy
nous savons que liberté est un mot noir
comme la misère est nègre
et comme le sang se mêle à la poussière des rues d’Alger ou de Little Rock

speak white
de Westminster à Washington relayez-vous
speak white comme à Wall Street
white comme à Watts
be civilized
et comprenez notre parler de circonstance
quand vous nous demandez poliment
how do you do
et nous entendes vous répondre
we’re doing all right
we’re doing fine
We
are not alone

nous savons
que nous ne sommes pas seuls.

Michèle Lalonde
Speak white

En 1980, les réalisateurs québécois Pierre Falardeau et Julien Poulin ont réalisé, pour l’ONF, un film court métrage d’une durée de 6 minutes. Le poème est lu par Marie Eykel, sur une musique de Julien Poulin et se déroule sur un montage de photos-choc…

C’est troublant de voir notre jeunesse n’avoir droit à un premier cours d’histoire qu’en secondaire 4, au moment où presque 40% de nos garçons et 25% de nos filles ont “abandonné” l’école pour aller vivre une autre “expérience”.

Il faut que tous les jeunes du Québec comprennent que nous sommes en guerre contre des individus et des organisations sombres et maléfiques qui n’ont aucun égard pour notre histoire, notre culture et nos aspirations en qu’en conséquence, il nous appartient de se lever et de se battre pour mériter notre liberté.

La langue n’est qu’un aspect de notre combat puisqu’en cette ère de mondialisation, la pauvreté est polyglotte et multiculturelle.

Un texte à la fois franc et émouvant, comme celui de Mme Lalonde, revêt autant d’importance aujourd’hui qu’en 1968, moment où il a été écrit, en plein révolution tranquille.

michele_lalonde_en_1972

Il nous faut, aujourd’hui, réfléchir au texte de Michèle Lalonde et se demander comment nous pouvons éviter le triste sort d’une domination étrangère en terre québécoise à notre jeune génération et à leurs enfants.

Tags: michèle lalonde, culture québécoise, canadiens français, amérique, canada, québécois, québec, anglophones, francophiles, francophones, histoire du québec, écoles, enseignement, poème, poésie, paroles, 1968

La “corruption zéro” est-elle possible, au Québec?

Il faudrait être un naïf endurci pour croire que la corruption n’atteint et n’affecte pas notre classe politique et ses décisions.

Que ce soit dans le cadre du favoritisme disgracieux des groupes (ou “lobbys”) d’intérêts privés qui vont systématiquement à l’encontre du meilleur intérêt du plus grand nombre ou encore, lorsqu’ils “respectent” leur “ligne de parti”, nos politiciens ne gouvernent pas pour leurs concitoyens mais bien pour des intérêts qui n’ont que leur propre enrichissement à cÅ“ur.

Notre classe politique, au municipal, au provincial, au fédéral et à l’international n’est pas l’ombre de ce qu’elle devrait être et la corruption doit cesser afin qu’une administration publique transparente, ouverte, inclusive et censée puisse émerger et mettre fin, une fois pour toutes, aux combines corrompues des “cravateux sans morale”.

corruption_zero

Les jeunes qui ont lancé l’initiative Corruption Zéro ont pris pour cible un univers politico-corporatif dont les intérêts mutuels créent d’innombrables situations où les citoyens ont la nette impression de faire les frais d’une collusion plus ou moins dissimulée.

L’intérêt du plus grand nombre n’exclut pas le concept de réussite personnelle, du moment que cette réussite contribue à l’avancement du plus grand nombre. À l’extérieur de cette logique, des situations de corruption potentielles, latentes ou actives se développent et finissent par être exposées au public, généralement dans un contexte de scandale.

Ce n’est pas ce genre de société dans lequel nous souhaitons vivre et les jeunes qui ont lancé l’initiative Corruption Zéro semblent avoir saisi la pleine mesure de la grogne des Québécois qui aspirent à une société sans corruption.

Il y aura toujours des être humains narcissiques, menteurs, outrancièrement égoïstes et manipulateurs mais via Corruption Zéro, il se pourrait que nous disposions d’une fenêtre d’opportunité, maintenue ouverte grâce au formidable momentum anti-corruption, pour éjecter tous les élus, consultants et autres “serviteurs de l’État” qui ne méritent pas la confiance que nous leur accordons, en ce moment.

Au Québec, la corruption se décline de bien des façons.

Copinage politique, retours d’ascenseurs, contributions plus ou moins légitimes, faveurs non-déclarées, assentiment négocié (et “marchandisable”), ligne de parti (sans égard à la volonté des citoyens) et bien entendu, l’inévitable “langue de bois” qui protège les sales petits secrets des amis au détriment d’une population entière font partie du quotidien de la classe politique qui avance des agendas personnels, qu’importe “le prix à payer pour le plus grand nombre”.

Les Québécois ont la responsabilité de sonner la fin de la récréation pour ces abuseurs qui, pour la plupart, devraient finir leurs jours au fond d’une cellule de prison tant ils ont menti effrontément au public, directement ou indirectement (souvent par omission de dévoiler toutes les informations dont ils disposaient, en notre nom).

Par exemple, pensons à Henri-Paul Rousseau, le gars qui a “perdu” 40 milliards de dollars de NOTRE ARGENT à la Caisse de dépôt et qui a eu le culot de ramasser tous ses “bonis de performance” avant de laisser l’organisation dans un état lamentable pour aller se réfugier chez Power Corporation, l’empire du “grand chum” de Jean Charest, Paul Desmarais. Ses excuses étaient un grosse farce et son arrogance sans borne lors de la commission parlementaire chargée d’enquêter sur cette perte historique de la Caisse en disait long sur la fibre morale de cet individu probablement corrompu jusqu’à la moelle.

Il y a aussi le duo Charest-Jérôme-Forget qui a enfoncé le Québec dans le rouge en prétendant gérer de manière prudente les finances de notre province. D’une part, Jean Charest a passé un week-end (et il y en a eu pleins d’autres) au “repère à sécurité maximale” de la puissante famille Desmarais.

Que faisait-il là, au juste?

C’est clair pour quiconque suit le nouvel ordre mondial: il y prenait ses “instructions” — il sait qui est son VRAI BOSS et ça paraît parce qu’il ne “dirige” pas dans NOTRE INTÉRÊT mais bien dans celui des transnationales étrangères (voir le scandale des PPP) qui sont en train de ruiner notre société (pensez aux nouvelles autoroutes à péages de Montréal).

C’est normal que les jeunes soient en guerre contre la corruption parce que les individus corrompus qui ont bénéficié de notre confiance, sous de faux prétextes, nous ont laissé tomber.

Il y a moyen de vivre ensemble tout en s’enrichissant les uns les autres mais il va falloir faire un gros ménage dans notre propre maison et si ça prend une longue suite de politiciens dans des cellules de prison, accompagnés de leurs suite de juges complaisants et de leurs avocats corrompus et moralement ruinés, qu’on le fasse.

Les jeunes avocats, comptables, policiers, médecins, professionnels, militaires et autres savent très bien que la génération qui s’en va nous a endetté et ruiné — il nous appartient de nettoyer l’Assemblée nationale ainsi que toutes les entités publiques (en commençant par l’expulsion unilatérale de tous les syndicats) afin de redonner à chaque individu la pleine souveraineté sur ses décisions et l’imputabilité qui vient avec afin, notamment, de justifier le salaire qu’on leur verse pour accomplir des tâches importantes pour l’ensemble de la population.

En ce moment, personne n’est responsable de rien.

Les employés de l’État sont tellement syndiqués [jusqu'aux oreilles] qu’ils peuvent nous faire perdre des milliards de dollars par année et il n’auront même pas une seule réprimande!

C’est du délire, pur et simple.

Les syndicats représentent la même niveau de corruption active ou latente pour les employés de l’État que la ligne de parti, pour les élus Å“uvrant dans des formations politiques organisées. Dans un cas comme dans l’autre, l’union de toutes les voix derrière une seule “position forte” tue la diversité des points de vue. Sans concurrence, l’incompétence devient la norme et on se ramasse avec des syndicats complaisants qui en demandent toujours plus sans jamais tenter de s’améliorer ce qui nous mène tout droit à l’explosion de l’endettement et à la ruine sociale.

Évidemment, des travailleurs qui se regroupent pour combattre l’oppression d’un employeur tyrannique doivent être encouragés, respectés et salués mais lorsque le syndicat lui-même se transforme en abuseur flagrant de fonds publics, là, il y a un gros problème.

Les boomers s’en tirent à bon compte en endettant au maximum la génération montante mais après eux, leurs enfants vivront dans un enfer de dettes impossibles à rembourser.

Pendant que les “papis” et les “mamis” passent 6 mois “dans le Sud” à dilapider leurs chèques de pension d’ici, notre jeunesse s’endette même en travaillant 60 heures par semaine tellement la taxation oppressive nous vampirise. Ce n’est pas pour rien que les syndicats et les politiciens s’entendent bien: ils exploitent la même population!

En appuyant Corruption Zéro, vous donnez un grand coup de pied dans le guêpier de la corruption et lorsque les guêpes sortiront pour faire du mal, nous serons des millions à leur opposer toute la force de notre détermination à les reléguer, ipso-facto, au rang de criminels.

Les jours de gloire de la corruption sont comptés, au Québec.

Un grand ménage se prépare et si vous avez encore la capacité de penser par vous-même, vous n’aurez d’autre choix que d’appuyer cette initiative anti-corruption aussi rafraîchissante qu’inédite.

Soyez assurés qu’Henri-Paul Rousseau n’osera JAMAIS appuyer Corruption Zéro et pour des millions de Québécois, c’est là une raison de plus pour ajouter votre nom à la liste de ceux qui veulent une société différente où la corruption n’a plus sa place.

Tags: corruption zéro, zéro corruption, non à la corruption, mettre fin à la corruption, politique, classe politique, politiciens, politique québécoise, municipal, provincial, fédéral, international, jeunes québécois, initiative non-partisane, québec

Naissance du mouvement politique des NDQC

S’il est une chose qui compte pour les citoyens, c’est le fait d’être considérés comme la première de toutes les priorités des élus qui ont la responsabilité de voir à les représenter, au plan politique.

Mais alors que la demande des citoyens est claire comme du cristal, l’actuelle classe politique semble incapable de la comprendre et d’agir en conséquence.

C’est pourtant simple.

En retour des montagnes d’impôts, de taxes et d’autres frais qu’ils paient pour entretenir l’appareil public, les citoyens exigent d’être “aux commandes” de leur État, via la représentation de leur élu lorsqu’il siège dans les assemblées politiques officielles.

Qu’est qui empêche les élus d’être au service de leurs concitoyens et électeurs?

Entre autres choses, la fameuse “ligne de parti” où les élus doivent “voter du bon bord, avec leur chef” avant de penser à voter selon leur propre conscience ou encore, dans le meilleur intérêt de ceux pour qui ils sont censés travailler: les citoyens.

Les politiciens ne ratent aucune occasion pour minimiser l’impact de la “ligne de parti” qu’ils adoptent tels des animaux dressés pour le cirque, une fois élus —mais— pour les citoyens qui considèrent désormais la politique avec cynisme et dégout, ce n’est pas drôle, du tout.

C’est dans ce contexte qu’un nouveau mouvement politique voit le jour, au Québec.

logo_ndqc

Les Nouveaux démocrates du Québec (NDQC) voient grand et veulent mettre l’intérêt des citoyens en haut de la liste de priorités, loin au-dessus des incessantes gérémiades des “groupes de lobbying, pour des intérêts privés” qui, à l’évidence, n’ont pas l’intérêt du plus grand nombre à cÅ“ur.

Il faut remercier Gabriel Biron pour la naissance de ce nouveau mouvement politique citoyen. Candidat à l’élection fédérale de 2008 dans Lévis-Bellechasse, pour le NPD, il a décidé d’amener les citoyens à imaginer une société où ils sont en contrôle du “système” en tant que propriétaires et non en tant que “victimes obligées” de décisions largement unilatérales et contre-productives provenant d’une poignée d’élus qui ne les représentent plus, depuis trop longtemps.

M. Biron prend clairement position pour les citoyens lorsqu’il déclare: “[...] il faut me rendre à l’évidence, le choix des candidats et les règles des partis traditionnels, défient totalement la démocratie. [...] Quand a-t-on réellement demandé aux citoyens ce qu’ils pensent et ce qu’ils voudraient comme gouvernance? [...] Nos politiciens font des promesses sans se demander si c’est ce qui convient aux électeurs. Ensuite, ils viennent nous dire qu’on doit augmenter les impôts, taxes et autres frais pour payer ces promesses.” — aucun citoyen ne peut rester insensible à autant de gros bon sens et c’est pourquoi les Nouveaux démocrates du Québec pourraient intéresser un grand nombre de gens.

Il appartient aux citoyens de reprendre le contrôle de leur appareil public et de la sphère politique mais pour ce faire, il faut rompre avec le silence, le statu quo et le lourd bâillon des secrets qui s’applique désormais à presque tout ce qui émane de nos instances publiques… ce qui est un non-sens mais qui s’installe comme étant “la norme” parce que personne n’ose s’y opposer.

Bon succès à Gabriel Biron, fondateur du mouvement, ainsi qu’à tous ceux qui se joindront à lui pour porter haut et fort le message des citoyens que les élus, eux, refusent systématiquement d’entendre.

Tags: démocratie, politique, ndqc, nouveaux démocrates du québec, québec, canada, élus, citoyens, représentation, vérité, cynisme, participation citoyenne, gouvernement, état, appareil gouvernemental, décisions politiques, ligne de parti

Augmentation de salaire pour les conseillers municipaux

Est-ce qu’il y a de l’hypocrisie à l’hôtel de ville de Québec?

Évidemment que oui mais selon Régis Labeaume, le dossier qui doit immédiatement être traité parce qu’il exemplifie le mieux cette hypocrisie a rapport avec les salaires des conseillers municipaux qui, sous le régime actuel, peuvent bonifier leur salaire en siégeant sur différents comités.

En gros, un conseiller municipal gagne présentement…

  • 35k$ / année, en salaire;
  • 14k$ / année, en dépenses; et
  • un montant supplémentaire selon l’implication dans les comités.

Et pour Régis Labeaume, c’est une forme d’hypocrisie intolérable parce que les conseillers municipaux qui siègent à plusieurs comités (et qui travaillent davantage) peuvent gagner un plus gros salaire.

Pour “corriger” cette situation, voici ce qu’il propose…

  • 57k$ / année, en salaire;
  • 15k$ / année, en dépenses; mais
  • aucune compensation supplémentaire pour participer aux activités des comités.

Ainsi, le salaire de tous les conseiller municipaux augmentera d’environ 23k$ / année, ce qui correspond à une spectaculaire bonification du salaire de ces élus qui, jusqu’à là, ne semblait embêter personne.

Et tout ça se produit en pleine période de récession et juste après une série de hausses à la fois des taxes municipales et d’à peu près tous les autres “frais” émanant de la ville (comme les frais de stationnement et les amendes).

Mais ça ne s’arrête pas là!

Les salaires des membres du comité exécutif et du maire connaitront également des ajustements, à la hausse.

Au moment de publier cet article, on sait que le revenu annuel de la nouvelle venue au cabinet du maire de Québec, Line-Sylvie Perron, a été fixé à 124k$ dollars ce qui lui donne la deuxième plus importante rémunération, après celle du maire. Wow!

C’est payant de jouer au “petit-chien-de-poche-de-service” pour le “grand” maire Labeaume!

Pas sitôt en poste, il se dépêche de multiplier le salaire annuel de “ses” collègues qui, pour les quatre (4) prochaines années, seront grassement payés pour dire “oui, monsieur-le-boss”, “vous-avez-raison-monsieur-le-boss” et “je-vais-cesser-de-réfléchir-monsieur-le-patron”.

Ainsi, Régis Labeaume vient vider les poches des citoyens pour enrichir unilatéralement les conseillers qui fournissent un effort minimal. L’implication dans les comités n’ayant plus d’impact sur le salaire, il faudra s’attendre à ce que les conseillers municipaux soient moins enthousiastes d’y participer mais bon, le maire Labeaume aime sa population docile et lobotomisée alors ça va le rendre fou de joie de voir que son approche contribue, encore une fois, à miner les mécanismes démocratiques de “sa” ville.

Pour les citoyens, cette explosion du salaire annuel des conseillers municipaux est une insulte.

Le poste de conseiller municipal est censé permettre à des citoyens engagés de mieux défendre les intérêts de leurs concitoyens mais là, ce sont des carriéristes qui s’installent dans des emplois archi-payants et où leur seul vrai travail consiste à dire “oui” à tout ce que le maire Labeaume “propose”.

Les péquistes se sont trouvés de beaux emplois payants à la mairie de Québec et ils vont se graisser la patte sans contrainte. Attendez-vous aussi à une suite sans fin de privilèges pour les “bons collaborateurs du maire” comme des voyages et une myriade d’avantages plus ou moins divulgués.

Ce qu’il y a de plus triste dans cette histoire, c’est que le maire Labeaume et ses complices mérite de soulager un peu plus les poches de “ses” contribuables qui, en majorité, sont trop lâches ou inconscients pour aller voter.

Comment les citoyens peuvent-ils imaginer se faire respecter s’ils ne vont même pas voter?

Enfin bref, ceci explique probablement cela et si l’on se fie à l’arrogance renouvelée du maire Labeaume, les citoyens n’ont pas fini de se faire voler au grand jour par la “gang à Labeaume” qui ne recule apparemment devant rien pour s’enrichir aux dépens des citoyens.

Comme il n’y pas d’opposition digne de ce titre à Québec, votre seul choix, en tant que citoyen, c’est de dire “oui-monsieur-Labeaume-vous-pouvez-faire-tout-ce-que-vous-voulez” — et il le fera, soyez-en certains.

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Croyez-vous au cataclysme planétaire de 2012?

Il nous reste encore plus de deux ans avant d’arriver au 21 décembre 2012.

Avez-vous commencé à planifier un “plan B” en vue de cette date redoutée par des millions de personnes?

Le grand public n’a pas encore entendu parler de 2012, de l’hypothétique Nibiru et du cataclysme planétaire qui nous guette. Ceux qui multiplient les avertissements, à propos de ce qui nous attend, en 2012, tentent de démontrer que l’histoire de l’humanité repose dans la balance et qu’il nous appartient de se préparer.

Si vous n’avez pas encore d’opinion sur la chose, la sortie du film 2012 pourrait vous inciter à réfléchir à ce qui pourrait arriver si les prédictions et autres prétendues “théories de conspiration” devaient s’avérer vraies, en tout ou en partie.

Dans “2012 – Le film”, les personnages défient la mort via diverses cascades et finissent, pour la plupart, à survivre au cataclysme mondial de 2012. Évidemment, on comprends que pour la poignée de survivants, l’humanité a perdu des milliards de personnes qui tentaient de trouver refuge mais qui, impuissants devant les forces de la nature, n’y sont jamais parvenu.

Le “bogue de l’an 2000” avait créé une psychose au point où les gens étaient hésitants à prendre l’avion et où tout le monde surveillait les nouvelles pour savoir si les programmes informatiques du monde entier allaient résister au passage de 99 à 00 (soit “2000″ et non “1900″, comme devaient le “comprendre” les programmes “non ajustés”). Est-ce que 2012 sera un autre pétard mouillé? Difficile à dire.

L’humanité, telle que nous la connaissons, doit bien entendu combattre différentes menaces comme les guerres, l’accès à l’eau et la tyrannie mais la fin du monde anticipée, en 2012, recadre tous ces défis dans une nouvelle perspective beaucoup plus terrifiante.

Le gouvernement du Canada ainsi que celui du Québec n’ont encore émis aucun communiqué officiel concernant “la fin du monde, en 2012″. Ce ne serait pas la première fois que les autorités publiques passent à côté de quelque chose de gros mais bon, nos États ont des dizaines de milliers de projets en cours ou prévus, pour 2012. Autrement dit, si les élites de nos gouvernements savent des choses, ils donnent l’impression que tout continuera comme si de rien n’était.

Souhaitons que la fin de 2012 sera heureuse — ce serait absolument horrible que le film “2012″ ne se concrétise.

Ceci dit, vu l’ampleur du phénomène, ce serait important que nos gouvernements se prononcent sur la question car de nombreux scientifiques continuent de gagner en crédibilité et à chaque nouvelle découverte, des millions de gens commencent à se demander si la “théorie de conspiration” ne comporterait pas un ou plusieurs éléments de vérité que l’élite juge préférable de nous cacher.

Puisque notre ignorance pourrait avoir de grave conséquences, il importe d’en repousser les limites.

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La pauvreté qui paralyse

On dit souvent que la pauvreté a milles visages mais au Québec, ce serait plus juste de dire qu’elle a des millions de visages.

Dans la pauvreté, on retrouve de jeunes familles, unies ou monoparentales, des personnes âgées et aussi, un grand nombre de personnes vivant seules.

Qu’importe le contexte, la pauvreté est le symptôme visible du manque ponctuel ou chronique d’argent ou de crédit. Dans tous les cas, la pauvreté a pour effet de paralyser, à divers degrés, ceux qui en souffrent.

Bien qu’une infime minorité de gens soient pauvres par choix, tous les autres ont glissé plus ou moins vite dans leur état de pauvreté. Sortir de la pauvreté, une fois qu’on s’y trouve, relève généralement de l’exploit. Une fois paralysé dans la peur et l’absence du “strict minimum pour vivre”, l’individu n’est plus lui-même et prend de mauvaises décisions qu’il ne prendrait pas s’il avait le loisir de refuser.

Dans les faits, la plupart des pauvres vont en s’appauvrissant.

On a beau se dire que “ces gens” s’obstinent à prendre la voie qui les confirme dans leur pauvreté mais si leur condition était soudainement la nôtre, il est possible que nos choix ne seraient pas nécessairement meilleurs.

Si la pauvreté ne paralysait pas autant, ce serait plus facile de s’en sortir mais quelle personne pauvre prendra la chance de laisser son boulot de misère qui assure le strict minimum pour survivre pour tenter sa chance avec un autre emploi plus payant mais aussi, plus risqué? Lorsque le prochain repas quotidien repose dans la balance de chaque décision, les choix se font dans la peur de sombrer dans la pauvreté absolue et souvent, dans la mort (oui, au Québec, des gens meurent de la pauvreté et parmi eux, il y a de nombreux enfants).

Pour vaincre la peur, il faut voir les choses sous l’angle de la réussite et non de la survie mais qui arrive à le faire alors que chaque jour est un combat et que chaque “premier du mois” est un cauchemar?

En tant que société, nous devons nous interroger à propos de la pauvreté et trouver un moyen de mettre fin à la pauvreté extrême qui paralyse et qui empêche un trop grand nombre de gens d’avancer, de contribuer pleinement à la société et de se réaliser pleinement.

Au Québec, combattons la pauvreté avec énergie afin de l’éradiquer, une fois pour toutes.

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Noël et la pauvreté

Pour de nombreux consommateurs, la période de magasinage des Fêtes bat son plein.

Il s’agit d’un période fébrile où ceux qui en ont les moyens acquièrent divers biens pour leur propre usage mais aussi, pour offrir. Sans grande surprise, il s’agit du moment le plus payant de l’année pour une majorité de commerces au détail.

Mais ce n’est pas tout le monde qui a le loisir de dépenser sans compter.

Un pauvre sur trois, au Canada, est Québécois.

C’est énorme.

Il y a plus de 20 ans, en 1986, le Québec comptait 615,000 ménages pauvres (vivant sous le seuil de la pauvreté) contre seulement 597,000, en Ontario (la province la plus peuplée, au pays).

La situation n’a pas beaucoup changé, depuis. Le Québec demeure une province pauvre, endettée et surtaxée, de toutes parts. Pas surprenant que de plus en plus de gens soient malheureux à l’approche des Fêtes.

D’ailleurs, le nombre de suicides, au Québec, explose à chaque année, dans le temps de Noël.

Ceux qui n’ont pas la chance de gagner de l’argent se font doublement humilier, pendant la période des Fêtes puisque cette fête largement commerciale ne laisse à peu près pas de place à ceux qui voudraient célébrer de manière plus spartiate car Noël, ça doit normalement rimer avec abondance et bonheur et pour ceux qui sont incapables de dépenser suffisamment pour essaimer ce “bonheur-in-a-box” autour d’eux, ça devient extrêmement pénible.

En fait, avec toutes le cueillettes de vivres pour les pauvres, c’est impossible de feindre l’ignorance et se dire que “tout va bien pour tout le monde”.

La réalité des pauvres est froide et impitoyable comme une nuit d’hiver. Ceux qui s’en sortent sont de moins en moins nombreux alors que notre province souffre de l’endettement boulimique de notre État et de ses individus.

Quelques 80% des pauvres du Québec n’ont pas terminé leur secondaire et seulement 5% des pauvres détiennent un diplôme universitaire alors avec un diplôme d’études “supérieures”, ça semble plus facile d’échapper à la pauvreté.

Pour les fêtes et pour Noël, plus précisément, je souhaite aux Québécois de ne plus vivre dans la pauvreté.

Sans savoir exactement comment l’enrayer, je fais confiance à notre génie commun pour mettre fin à cette situation qui prouve, hors de tout doute, que notre modèle social actuel ne fonctionne pas bien, pour tout le monde.

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Le suicide en réponse au manque d’argent

C’est l’automne, il fait noir de bonne heure et pour couronner le tout, il commence à faire très froid.

Pour les 43% de Québécois qui gagnent moins de 20,000$ par année, c’est une période éprouvante où les dettes mènent généralement au manque de liquidité et pour un nombre encore trop grand de nos concitoyens, au suicide.

Le système bancaire canadien, bien que toujours sous la gouverne du ministre des Finances, est unilatéralement “fixé” pour favoriser les institutions financières qui prennent NOTRE argent à 0,25% (de la Banque du Canada) et nous le prêtent, ensuite, à 5, 10, 15, 20% ou plus.

Pas surprenant que tant de citoyens du Québec croulent sous les dettes et aient envie de se suicider tant notre société n’accorde aucun pardon aux “perdants” qui n’arrivent pas à “briller parmi les meilleurs” — notre société est conçue pour pousser les gens au suicide parce que notre système politique, censé protéger nos intérêts, protège les intérêts des institutions financières qui, elles, s’assurent de nous vider les poches aussi rapidement que possible.

Vous voulez vous appauvrir?

Essayez les cartes de crédit (à 19,4% d’intérêts), les frais bancaires qui n’en finissent plus ou les taux d’intérêts plus élevés pour quiconque n’a pas une cote de crédit “parfaite”.

Les institutions financières ne manquent pas d’imagination pour humilier les individus qui n’ont plus assez de 24h dans une journée pour boucler leur budget de misère.

Il y a, bien entendu, une tranche de la population qui s’en sort plutôt bien: familles bien nanties, réception d’héritages multiples, transmission de patrimoine et suppléments monétaires au moindre signe de stress financier viennent souvent s’ajouter à des emplois grassement payés dans la fonction publique ou dans des firmes privées où n’entrent que les “contacts privilégiés” et alors, on se ramasse avec un 25% qui ne comprend absolument RIEN à l’enfer-sur-Terre que vivent “les autres”.

Alors, est-ce que c’est une bonne idée de se suicider pour mettre fin au calvaire des dettes qui n’en finissent plus?

À voir la popularité croissante du suicide pour des raisons économiques, il semble que oui (selon ceux qui “passent aux actes”, du moins).

Le gouvernement a beau dire qu’il ne faut pas se suicider (!), la décision de mettre fin à sa vie est largement individuelle même si les conséquences, elles, sont en partie “sociales”. En clair, les autorités publique n’ont pas d’affaire à mettre leur nez dans les affaires personnelles des gens, même quand ça concerne le suicide.

En fait, si les autorités publiques s’occupaient de protéger le public comme il se doit, il n’y aurait pas de suicide pour des raisons économiques mais voilà, ils favorisent unilatéralement les transnationales étrangères, le duopole médico-pharmaceutique et bien sûr, les institutions financières alors sans grande surprise, les citoyens “pris à la gorge” se suicident de plus en plus souvent.

Regardez simplement le couple de Marc Laliberté et de Cathie Gauthier avec leurs trois enfants morts, au Saguenay. La maman n’a pas eu le courage d’aller jusqu’au bout mais le reste de sa famille a quitté ce bas-monde pour des raisons largement économiques. Au Saguenay, les mêmes “bien pensants” continuent de blâmer la seule survivante du pacte de suicide mais ils omettent de pointer le doigt vers eux, aussi.

Quelle société complètement ruinée, moralement, veillerait à maintenir une mère de famille de trois enfants au salaire minimum dans une boutique de vêtements? C’est une recette parfaite pour mener au suicide! Sérieusement, 360$ par semaine (moins les “déductions à la source”) pour faire vivre trois enfants — vous y arriveriez, vous?

Et la “madame” en charge de la fameuse boutique de vêtement où travaillait Cathie Gauthier qui disait que son employée avait l’air “triste”! Non, mais! Elle aurait l’air triste elle aussi s’il fallait qu’elle fasse vivre sa famille au complet avec un salaire de misère.

On pourra dire ce qu’on veut à propos de Marc Laliberté et le fait qu’il a fait de mauvais choix de carrière (car il s’est planté, c’est vrai), il n’en demeure pas moins que notre société nombriliste et compartimentée a tourné le dos à cet homme chaque fois qu’il a tenté de crier sa détresse.

À force de s’auto-humilier, les gens finissent par se dire qu’il n’y a plus de raisons de continuer à “creuser son trou” et voilà, ils commettent l’irréparable. Les dettes continuent d’exister mais les loups (des institutions financières) n’ont plus personne à tourmenter pour récupérer leurs “intérêts”, à perpétuité.

Le suicide, pour des raisons économiques, c’est le proverbial “pied de nez” ultime, au visage des “prêteurs” qui ont traité leur “client” comme un numéro et non comme un être humain.

Mais le message ne passe pas.

Les gouvernements ne font RIEN pour prévenir LES CAUSES du suicide.

Les institutions financières qui réclâment 19,4%, 28,8% et plus s’en lavent complètement les mains et osent dire qu’elles n’ont “rien à voir là-dedans”!

Autrement dit, le “racket” de l’endettement continue de plus belle, qu’importe l’explosion du nombre de suicides pour des raisons économiques.

Certes, il serait plus noble de dire qu’il faut “se battre” et trouver le moyen de repayer ses dettes pour se sortir de sa misérable existence mais lorsque les loups (les “prêteurs”) mettent de la pression pour recevoir leur dû, plusieurs êtres humains considèrent que le suicide est leur seule porte de sortie honorable, via laquelle ils échappent à la méchanceté inhérente de notre “système social”.

Le Québec est pauvre.

Nous sommes comparativement pauvres.

Faites-vous à l’idée.

Nos employeurs sont des junkies du salaire minimum et nos travailleurs n’ont d’autre choix que d’afficher un large sourire en se faisant entuber à moins de 360$ par semaine avec la promesse de se faire “mettre à la porte” au premier “faux pas”.

Alors voilà, habituez-vous aux suicides parce qu’il va y en avoir de plus en plus.

C’est triste mais au moins, c’est réaliste.

Les gens étouffent sous les dettes et même ceux qui n’en ont pas sont frappés par un barrage d’impôts, de taxes et de “frais” divers qui les appauvrissent continuellement.

Ce qui est le plus triste, c’est de savoir qu’il y a plein d’enfants qui tombent victimes des mauvais choix de leurs parents mais qui, au fond, sont des victimes d’une société qui se dit “généreuse” mais qui, au fond, n’a aucun intérêt à enrichir son voisin.

Y a-t-il une solution aux suicides qui ont lieu pour des raisons économiques?

Bien sûr!

Les solutions, en fait, sont nombreuses: redistribution plus juste de la richesse, garantie d’occuper un emploi permettant de vivre dignement, assurance de manger trois repas sains, délicieux et nutritifs, à tous les jours et ainsi de suite. Contrairement aux idées “de droite” des médias “pro institutions financières (qui profitent de la misère des gens)”, ce serait facile d’y parvenir mais tant que la mobilisation du plus grand nombre n’aura pas lieu, ça ne s’améliorera pas.

On aura beau dire ce qu’on veut, entre donner un chèque de 25,000$ à une jeune famille qui croule sous des dettes oppressives et les laisser se suicider dans la plus grande indifférence, le Québec a fait son choix.

Chaque suicide est une preuve tangible de la faillite du “système québécois”, qu’on le veuille ou non.

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