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À Québec, un groupe de travail composé d’experts et de personnes dites représentatives de divers milieux a été composé pour élaborer un plan de mobilité durable dont une ébauche vient d’être déposée (à la fin de juin 2010).

Les individus qui composent ce groupe de travail doivent élaborer un scénario urbain cohérent et attrayant qui sera déployé d’ici 2030, pour les résidents de la ville de Québec, tout en ayant à cÅ“ur de préserver ce qu’il y a de beau et de fonctionnel, en ce moment.
Il s’agit donc d’une tâche qui doit être abordée avec le plus grand sérieux d’où l’importance de savoir qui, exactement, aura l’immense privilège de voir au développement de notre ville…
Certains membres du groupe de travail sont mieux connues que d’autre mais tous sont censés travailler dans le meilleur intérêt des citoyens et non d’un quelconque lobby dont ils pourraient, directement ou non, tirer des intérêts pécuniers ou autres.
À première vue, on peut se demander…
Il ne semble pas que la ville de Québec soit intéressée à répondre à ces questions (et bien d’autres). Trois séances de consultation publique doivent avoir lieu, à propos du projet de plan de mobilité durable, à Québec. Ce n’est clair si les citoyens y auront vraiment une quelconque influence parce que dans l’invitation officielle à participer, on peut lire:
« Les citoyens sont invités à prendre connaissance du Plan de mobilité durable et à formuler leurs commentaires dans le but de l’enrichir avant son adoption par le comité exécutif de la Ville. »
Ça sous-entend que les membres du groupe de travail veulent entendre les citoyens favorables à leur plan, en premier lieu. Ceux qui ne sont pas d’accords seront probablement « écoutés » mais pas entendus parce que le but, si l’on se fie à la formulation de leur invitation, ne vise qu’à valider ce qui a été précédemment « décidé » et couché à l’écrit, dans ce plan que vous pouvez consulter, en ligne.
S’il y avait eu d’authentiques représentants du public, on aurait pu s’attendre à de véritables séances de consultation mais là , ça ressemble à un « show de boucane » pipé d’avance en faveur de ceux qui ont signé la première ébauche du plan.
Quels sont les objectifs de ce plan?
Le problème, c’est que le plan est cousu de fil blanc.
C’est à la limite du ridicule lorsque les membres se mettent à fantasmer sur un tramway alors que l’actuel système de transport en commun n’arrive même pas à faire ses frais!
Même s’il en coûte 2,50$ pour prendre l’autobus, à Québec, il ne faut jamais perdre de vue que c’est plus de 6$ que nous coûte chaque passager parce que « le reste » est payé, à 100%, avec le trésor public. Et oui, même les autobus coûtent si cher à opérer que sans d’importants subsides publics, nous n’en aurions même pas les moyens! Et là , ce groupe de travail veut nous imposer un tramway qui va coûter encore plus cher et qui nous amènera une suite inédite de « défis techniques » et logistiques.
Ces bien-pensants qui en mènent large, à Québec, ne semblent pas avoir de difficulté à dépenser l’argent des autres.
Rien (ou très peu) sur…
Et ainsi de suite.
Les membres du groupe de travail n’ont absolument pas d’intérêt pour ce genre d’idées où l’on respecte davantage la liberté de choix des citoyens, en matière de transports.
En lisant la première version du plan sur la mobilité durable, à Québec, on réalise que le maire et ses aidants veulent changer les comportements des citoyens, en ce qui a trait aux transports notamment en poussant de nombreux automobilistes à se transformer en usagers du transport en commun, un peu comme en Europe.
C’est beau de voir ces gens travailler et mettre tout leur savoir à notre service mais s’ils sont en guerre contre les automobiles, c’est malsain. Les automobiles sont ici pour rester car ce sont les seuls véhicules capables de répondre aux besoins, en matière de transports, des gens qui bougent et qui ont des responsabilités: garderie, école, épicerie, travail (incluant les rencontres de clients) et loisirs, en solo, entre amis, en couple ou en famille.

Là où se trouve la congestion, dans la région de Québec.

Les transports en commun, ça ne pourrait vraiment fonctionner que si c’était complètement gratuit, pour les usagers, à raison de deux trajets par jour (maximum, pour éviter les abus). De toutes façons, ce sont des fonds publics qui paient déjà les deux tiers du tarif d’embarquement alors pourquoi ne pas aller un peu plus loin et assurer 100% du coût?
Les histoires de tramway sont donc de retour, à Québec.
Le maire Labeaume va utiliser son groupe de travail pour justifier tous ses projets « en commun » d’ici 2030 et il y a fort à parier que les « amis » y trouveront leur compte.
Et bien malin celui qui réussira à trouver les 76% de gens de Québec qui sont, apparemment, pour le tramway du maire Labeaume. Sans présumer de l’honnêteté intellectuelle de ses sondeurs, on peut se demander comment ils sont arrivés à des chiffres aussi élevés alors que la population ne rêve absolument pas de quitter le confort de véhicules individuels.
Malgré tout, il faut garder espoir que le travail qui sera fait dans le cadre de ce plan sur la mobilité durable sera pour le véritable bien commun et non pour enrichir « les amis du pouvoir », au détriment du plus grand nombre.
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