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Stationnement payant malvenu au Bassin Brown

Après que nos pouvoirs publics aient dépensé plus de 45M$ de notre argent pour réaménager la Baie de Beauport ainsi que la Pointe-à-Carcy et le Bassin Brown, on peut se demander pourquoi il ne restait pas quelques dollars pour offrir des stationnements gratuits.

Après tout, il s’agissait de « redonner ces espaces aux citoyens » mais dans les faits, c’est à des opérateurs de services comme Vinci Park que ça profite. Au diable les citoyens!

Si l’on regarde l’exemple du Bassin Brown, il y a deux stationnements pour accéder au site soit celui pour lequel il faut payer 3$ par tranche de 2 heures à Vinci Park et l’autre, à l’Anse-des-Mères au parc Notre-Dame-de-la-Garde.

Sans grande surprise, celui de Vinci Park est généralement vide alors que celui du parc Notre-Dame-de-la-Garde est toujours archi-plein ce qui prouve que les citoyens de Québec n’aiment pas se faire plumer par une compagnie étrangère qui fait de l’argent en nous vidant les poches lorsque nous voulons avoir accès à NOS sites historiques.

Vous ne saviez pas que Vinci Park était une compagnie étrangère?

Et bien oui, il y a bien un « front » inscrit au Québec mais la propriété est française, à savoir que les propriétaires de « Services Vinci Park (Canada), inc. » sont:

  • Vinci Park, SA (actionnaire majoritaire)
    • 61, avenue Jules-Quentin
      Nanterre, 92000
      FRANCE
  • Wilfried Thierry (administrateur)
    • 35, Grande Puiselet
      St-Pierre-les-Nemours, 77140
      FRANCE
  • Philippe Princet (administrateur, président)
    • 61, avenue Jules-Quentin
      Nanterre, 92000
      FRANCE

Y a-t-il un seul contact québécois d’importance, chez Vinci Park?

Et bien oui, mais c’est un banal « secrétaire »…

  • Louis Jacob (administrateur, secrétaire)
    • 550, Grande-Allée
      Verdun (Québec) H3E 1Y3

Alors c’est assez clair: pour avoir accès au site historique du Bassin Brown, à Québec, il faut enrichir des français! C’est quand même intéressant, comme « stratégie de développement économique local« , non?

Il a du flair, le maire Labeaume!

Non-seulement il nous force à payer chaque fois qu’on veut aller voir le Bassin Brown mais en plus, il s’assure d’enrichir une firme dont les propriétaires sont établis outre-mer. Wow! Elle est pas belle, la mondialisation à la sauce Labeaume?

Pas surprenant que les automobilistes de Québec boudent ce stationnement malvenu!

Il n’est pas normal qu’un stationnement payant, opéré par une entreprise étrangère, force les gens de Québec s’appauvrir à chaque fois qu’ils veulent visiter un de leurs sites historiques. C’est raide-dingue.

Où est la fierté, dans tout ça?

Bien sûr, on adore les compagnies étrangères, au Québec — on a qu’à visiter un des nombreux Wal-Mart de la région pour s’en rendre compte mais ne serait-il pas plus sage d’opérer, soi-même, nos sites historiques et leurs services assimilés, comme les stationnements? Et tant qu’à y être, ne serait-il pas possible d’offrir des stationnements gratuits à ceux qui veulent avoir accès à ces sites à haute valeur patrimoniale?

Pensez-vous qu’il serait possible, un jour, qu’une compagnie québécoise opère des stationnements pour LEURS parcs historiques, en France? Sûrement pas! À moins d’une intervention directe du président de la République, ça ne risque pas d’arriver et pourtant, ici, il n’y a AUCUN PROBLÈME pour que notre beau Bassin Brown, rénové à NOS FRAIS, contribue à enrichir une entreprise qui concentre sa richesse à des milliers de kilomètres d’ici.

Croyez-vous qu’un jour nous aurons assez de fierté pour se donner un accès gratuit à nos propres sites patrimoniaux?

Nul ne le sait mais si personne ne se pose la question, nous continuerons à enrichir des transnationales étrangères sans trop s’en rendre compte, le tout avec la pleine bénédiction de NOS autorités publiques.

Tags: vinci, vinci park, stationnement, boulevard champlain, québec, bassin brown, site historique, site touristique, tourisme, citoyens, taxes, ville de québec, régis labeaume, transnationales étrangères, mondialisation

Délocaliser les personnes âgées… vers le tiers-monde!

Rêvez-vous d’un monde où nos personnes âgées pourraient vivre comme des demi-dieux dans des colonies de vacances paradisiaques?

Et bien, si c’est votre cas, pourquoi ne pas exiger du gouvernement canadien qu’il favorise l’établissement d’une politique de délocalisation volontaire de nos personnes âgées qui veulent obtenir un service-vieillesse de toute première qualité sans mettre de pression sur le système de santé d’ici?

Pensez-y, un peu…

Un « appartement » de 400 pieds carrés, avec visite quotidienne d’une infirmière, coûte actuellement quelques 2,800$ par mois (ça peut varier de 1,500$ à 4,000$, dans la plupart des cas « non-subventionnés »).

C’est un minuscule appartement avec une misérable visite d’une infirmière.

À ce prix-là, c’est un bel appartement mais c’est tellement cher que ça représente l’équivalent, en argent, d’un mois complet dans un « resort » de 4 ou 5 étoiles (selon le pays).

Imaginez si au lieu d’être coincés entre quatre murs, au Québec, nos personnes âgées étaient délocalisées dans divers pays du tiers-monde, à leur choix, où leur 2,800$ par mois (par exemple) pourrait leur acheter une vie de rêve.

Sérieusement, pensez-y!

Notre société sans vision a laissé délocaliser à peu près toutes les industries de base comme le textile et l’usinage alors pourquoi ne pas régler nos problèmes économiques actuels en « exportant » nos personnes âgées là où notre dollar achète une véritable « vie de riches ».

  1. Primo, nos problème de « pression sur le système de santé » s’estomperaient presqu’immédiatement.
  2. Secundo, nos personnes âgées n’auraient jamais aussi bien vécu! Ce n’est pas un farce. On troque leurs quatre murs pour une villa sur le bord de la mer avec une dizaine de « serviteurs » qui ne coûtent presque rien et qui ne seront JAMAIS syndiqués.
  3. Tertio, grâce à la facilité des virements bancaires internationaux, ce serait facile, pour le gouvernement canadien, d’envoyer les chèques de vieillesse à nos aînés, où qu’ils se trouvent, sur Terre (je sais, on le fait déjà pour nos « snowbirds »).

Y a-t-il une seule personne âgée qui se plaindrait de demeurer dans un paradis-terrestre au lieu d’un minuscule appartement qui sent le renfermé et les « pénules »? Évidemment que non, ce serait un succès retentissant.

Est-ce que le Québec perdrait quelque chose à exporter ainsi ses personnes âgées?

À part les tabagies qui vendent des « paparmanes avec des gratteux », les Caisses populaires qui changent des chèques de vieillesse ou encore, à l’autre bout du spectre, de riches boomers qui se paient du luxe « fabriqué dans un autre pays », ce n’est pas clair si nous perdrions beaucoup.

En fait, ne croyez pas qu’il s’agit d’une idée révolutionnaire parce que les riches le font déjà!

Regardez les vieilles personnes riches dans votre famille, elles sont continuellement parties ailleurs, dans le monde. Les Québécois les plus riches dépensent majoritairement leur argent un peu partout sauf ici. Ils ont compris, eux, que le dollar canadien achète beaucoup plus ailleurs qu’ici. Alors pourquoi ne pas suivre leur exemple?

Après tout, si on peut transformer nos « pauvres ti-vieux » en « riches globetrotters », pourquoi pas?

Je puis vous assurer que nous aurions au moins une cinquantaine de pays qui seraient prêts à accueillir nos personnes âgées comme des princes, chez eux. Oubliez ça les niaiseries de « prendre un bain une fois par semaine » parce que là-bas, ce serait une trempette dans l’océan au moins une fois par jour suivi d’un bain aux arômes locaux avec un massage des tempes pour mieux relaxer.

Autant les boomers ont contribué à RUINER le Québec et le Canada, autant ils auraient la chance de donner un coup de pouce aux générations qui les suivent en se sauvant dans les « autres pays » où ils pourraient —enfin— régner en rois et maîtres sans faire ombrages aux générations qui, en ce moment, sont prises pour payer toutes leurs extravagances.

Bien sûr, il faudrait acheter un ordinateur portable à chaque personne âgée pour qu’elle puisse nous dire, via une webcam, à quel point la vie est belle et agréable, ailleurs. De notre côté, bien qu’on soit forcé de payer LEURS DETTES jusqu’à la fin de nos jours, nous n’aurions pas à supporter les dizaines de milliards de dollars par année que le Québec verse, à leur intention.

Ça semble raide comme texte mais bon, c’est écrit pour vous faire réagir (et rire, un peu).

On pourrait continuer à se mentir et penser que nos personnes âgées sont heureuses mais la vérité, c’est qu’on les « stationne » dans des hôpitaux, des CHSLD et des « résidences de vieux » qui n’ont rien à voir avec le luxe délirant qu’ils pourraient se payer, ailleurs dans le monde.

Comme les boomers ont tout fait pour TUER notre base industrielle en supportant la logique perverse du néolibéralisme (qui favorise les « traités » où des étrangers décident, pour nous), ce serait quand même assez comique de voir les jeunes générations les délocaliser, eux, afin d’en finir avec leur mentalité particulièrement égoïste.

Pourquoi prétendre, même implicitement, que plusieurs boomers sont des égoïstes?

Par exemple, regardez le demi-million de « snowbirds » québécois qui partent dans le Sud, en hiver — ils sont vraiment préoccupés par le bien-être de leurs enfants et de leurs petits-enfants, eux? Ils peuvent mentir autant qu’ils le veulent mais leurs choix de « se sauver au soleil » en dit long sur ce qu’ils pensent vraiment.

Sans dire qu’ils n’aiment pas leurs enfants (parce qu’ils les aiment, ça va de soi), c’est clair qu’entre investir 500,000$ dans un fonds pour les études des petits-enfants ou un condo à Pompano Beach, le « choix de boomer typique » ne semble pas très long à faire.

Parfois, il suffit de regarder ce que les gens font pour comprendre ce qu’ils pensent…

Évidemment, il y a des boomers absolument formidables.

À ceux-là, les jeunes générations disent MERCI pour tous les combats menés pour défendre nos acquis (qui valent la peine d’être protégés et passés aux générations futures).

Alors, est-ce que nous devrions envoyer nos personnes âgées vivre ailleurs, dans des palais de marbre entretenus par des hordes d’esclaves (ou « serviteurs », selon votre sensibilité au terme employé) au moins dix fois moins payés que notre salaire minimum?

Avec l’incroyable problème de dette publique auquel nous faisons face et l’incapacité évidente de nos élus à contribuer à améliorer notre sort, c’est le genre d’alternative auquel il faudrait penser sur une base individuelle, jusqu’à ce que nos gouvernements réalisent, par eux-mêmes, que la délocalisation pourrait nous faire réaliser d’importantes économies.

S’il n’y avait que l’argent, dans la vie, probablement que le choix coulerait de source mais les Québécois sont des êtres sensibles et bons (pour la plupart) alors tant que nous aimerons nos aînés, de tout notre cÅ“ur, nous voudrons les avoir près de nous, dans un p’tit appartement.

Ce qu’il nous faut demander à nos aînés, c’est s’ils savent qu’avec tout l’argent qu’ils paient pour rester dans leur « 400 pieds carrés », ils pourraient se payer un palais de dix fois cette taille dans un endroit si beau qu’il défie l’imagination.

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