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À l’ère de l’information, nous sommes presque tous des internautes, plus ou moins aguerris, souhaitant utiliser le cyberespace pour se divertir, s’informer, travailler et bien sûr, connecter avec le monde.
S’il advenait que le Québec rate son virage technologique, les conséquences seraient désastreuses.
La société du savoir, c’est à nous de se l’approprier afin d’en profiter, individuellement et en tant que société mais qu’arrive-t-il lorsque l’essentiel des accès internet, au Québec, sont sous le contrôle direct (et indirect) d’un duopole particulièrement vorace? L’oligopole Vidéotron-Bell se positionne depuis plusieurs années pour causer un tort irréparable au Québec et ça se passe en douce, sans faire de bruit.
Pourquoi?
Parce que Vidéotron et Bell ont décidé, presqu’en même temps, de LIMITER la taille des flots de téléversements / téléchargements de leurs abonnés. Coïncidence?
Vous aimeriez surfer le web avec Vidéotron pour 45,95$ par mois, à 8 Mo/s? Rien de plus facile, abonnez-vous mais attention, vous n’aurez droit qu’à 50 Go de capacité mensuelle de transferts de données. Le calcul de ces 50 Go comprend aussi bien les téléversements (« uploads ») que les téléchargements (« downloads »).
C’est scandaleux!
Ça ne coûte absolument rien (ou à peu près rien) au fournisseur d’accès, dans ce cas-ci, Vidéotron, pour offrir un service SANS AUCUNE LIMITE de transferts mais parce que le CRTC a plié aux puissants lobbys « pro-limitations » de Vidéotron et de Bell, ça n’arrivera probablement jamais!
Et oui, on se fait dire, en quelque sorte, qu’on a une belle voiture pour se promener sur l’inforoute mais qu’il sera impossible de circuler plus de 50 kilomètres à l’intérieur du prix payé pour le forfait (celui à 45,95$, en l’occurrence).
Vidéotron devrait avoir honte de limiter ainsi les transferts de ses abonnés!
Au Diable les jeunes entrepreneurs qui essaient de se démarquer avec des services innovants qui, comme dans toutes les autres sphères de la vie, prennent davantage de ressources pour être établies.
En clair, grâce à sa position oligopolistique, Vidéotron en profite pour diminuer les transferts tout en maintenant des prix ridiculement élevés.
Tout un doigt d’honneur aux Québécois!
Et si d’aventure un internaute souhaite échanger davantage d’information que 50 Go par mois, il devra payer pour des blocs de gigaoctets supplémentaires à l’avance, pour éviter d’être surpris par les 1,50$ par gigaoctet supplémentaire —sans limites de facturation— qui surviennent, passés les 50 Go « inclus ».
En clair, un abonné qui doit transférer des plans, des images ou toute information qui va et viens dans un quelconque « nuage »m comme l’iCloud d’Apple, par exemple, à raison de 130 Go devra payer les 80 Go supplémentaires (aux 50 Go « de base ») au tarif de 1,50$ chacun, soit 120$… plus le 45,95$ (du « forfait »), plus les taxes (multiplier par 1,14975) et on obtient un total de 190,80$.
Tout près de 200$ pour un abonné qui essaie de profiter plus « pleinement » du web!
Streaming avec votre Apple TV, écoute de vidéos dans YouTube HD, radio web via Live365, synchronisation de données avec un nuage (dans le web) ou télétravail intensif avec des services-web, comme SalesForce.com — tout ça et bien plus devient à peu près impossible, avec Vidéotron — à moins d’être prêt à payer d’importants frais supplémentaires, sur une base mensuelle.
C’est carrément suicidaire pour les Québécois de tolérer une telle infamie contre notre prérogative « pro-accès illimité » concernant l’accès à l’internet parce que pendant qu’ici, on étouffe la créativité, qu’on tue les chances de plusieurs petits entrepreneurs avec des règles limitatives absurdes, ailleurs, il n’y a souvent aucune limitation aux transferts.
Pour justifier son viol économique, dans le portefeuille de ses abonnés, Vidéotron déclare ce qui suit:
« Un faible nombre de nos abonnés dépassent leur limite de consommation mensuelle. Tout dépend de votre utilisation d’Internet. Les restrictions ont été mises en place uniquement pour contrer les usages abusifs qui engorgent le réseau et pénalisent l’ensemble des clients. »
Quel ramassis de balivernes!
Personne ne sait combien d’abonnés de Vidéotron dépasse « le minimum » parce que ces renseignements sont jalousement gardés secrets, par le géant du câble et même si un grand nombre d’abonnés dépassaient « leur limite », croyez-vous vraiment qu’on se ferait raconter la vérité? Poser la question, c’est y répondre!
Ensuite, lorsque Vidéotron parle d’usage abusif, c’est un autre doigt d’honneur aux abonnés parce que si je décide d’acheter un abonnement-radio-web et de l’écouter à tous les jours, est-ce que c’est « abusif »? C’est légal, légitime et utile mais aux yeux de Vidéotron, ce serait « abusif »? C’est dingue comme des règles conçues pour entuber des clients —mais vendues comme étant écrites pour éviter de pénaliser l’ensemble des clients— sonnent faux, lorsqu’on y regarde de plus près!
Et pourquoi Vidéotron arrive-t-il à mettre en place des règles aussi contraignantes et maternisantes, pour ses abonnés?
Tout simplement parce qu’il n’y a PAS de compétition (merci au CRTC et à ses fonctionnaires qui agissent comme des VENDUS aux riches lobbys de Vidéotron et de Bell, genre, au doigt et à l’Å“il… couché, chien-chien, no-nos, chien-chien de fonctionnaire-vendu pas capable de même ESSAYER de défendre le bien commun, le gros bon sens et un semblant de rigueur pro-consommateurs) et ce n’est pas Bell qui va concurrencer Vidéotron! Oh! Que non… ils sont trop contents de pousser la STUPIDITÉ encore plus loin que Vidéotron, en tarifant de manière souvent encore plus VICIEUSE leurs propres abonnés!
Au Québec, on a le choix entre le viol de nos libertés d’accès à l’information chez Vidéotron ou le viol, encore plus relevé, chez Bell… les maîtres des entourloupettes que personne n’a vu venir (ni ne comprends) à chaque facture mensuelle. Bell ne se limite pas à l’internet pour saupoudrer ses clients de « frais imprévus », ça se produit dans TOUS ses services mais comme on parle d’internet, ici, on en restera là .
Enfin bref, nos élus chantent Tra-La-Lère pendant que notre proverbial paquebot technologique est en train de prendre l’eau.
Nos ados ont besoin d’accéder MASSIVEMENT au web pour se développer pleinement, tout comme nos télétravailleurs, nos étudiants aux cycles supérieurs et à peu près tout le monde, sauf Mme Lafraise qui va voir la météo une fois par mois sur le site de TVA… ce qui doit représenter la cliente IDÉALE pour Vidéotron… ou Bell qui, au fond, offre la même médiocrité avec un autre logo et un canal différent (câble VS fil de cuivre ou fibre optique).
Comme voulez-vous que les Québécois soient enthousiastes à voir la fibre de Bell arriver? Ça va être le même emmerdement de haute vitesse couplé à des téléchargements sévèrement limités qui va détruire nos chances de s’imposer comme des leaders de l’internet, dans le monde.
Que ce soit clair, si un Coréen a un accès illimité à l’internet, vous pouvez être assurés qu’il aura un avantage sur son concurrent Québécois qui essaie, par exemple, de lancer un service-web similaire. En Formule 1, comme dans le web, il n’y a pas de pitié et bien que le pilote fasse encore la différence, c’est habituellement la voiture (ou la connexion internet illimitée) qui compte pour beaucoup.
Ce n’est pas en se mettant la tête dans le sable que les choses vont s’améliorer.
Vidéotron et Bell prennent un malin plaisir à VAMPIRISER les internautes québécois et moins nous avons accès à l’internet, plus nous aurons soif d’y aller et au final, plus nous paierons de COÛTEUSES PÉNALITÉS pour avoir OSÉ vouloir repousser les limites de téléchargements qui ont été arbitrairement imposées à tout le monde, du jour au lendemain.
Vidéotron et Bell sont, en quelque sorte, des monstres.
Clair, net et précis.
Ce sont des gens que d’aucun pourrait qualifier de particulièrement MÉCHANTS parce qu’ils profitent de leur position dominante pour empêcher les Québécois d’avoir un accès plein et entier à ce que le web a de mieux à offrir.
Y a-t-il quelque chose de GENTIL à limiter sévèrement l’accès au web? Non.
Qu’est-ce qu’il y a de NOBLE à facturer abusivement ceux qui OSENT écouter de la musique en ligne? Rien.
Vraiment, Vidéotron et Bell révèlent leur vrai visage, laid et distordu, avec les limites de transferts de fichiers qu’ils imposent unilatéralement à leurs abonnés (et même, par extension, à ceux des derniers « petits fournisseurs » qui sont forcés de traiter avec eux, pour « joindre » leurs clients).
Netflix? Vidéotron et Bell en ont tellement peur qu’ils sont prêts à LIMITER ARTIFICIELLEMENT l’accès au web pour tout le monde afin de ne pas voir leur offre télévisuelle s’effondrer à mesure que les gens vont comprendre que Vidéotron-Télé et Bell Express-Vu, c’est vraiment nul comparé à la sélection télévisuelle qu’on retrouve (de façon 100% légale) en ligne.
On fait quoi, nous, simples citoyens, devant un tel cirque de condescendance et d’arrogance?
On se tourne vers quel fournisseur?
C’est rendu tellement frustrant de naviguer le web au Québec qu’on pourrait se demander s’il ne serait pas opportun de NATIONALISER tous les accès internet de la province. Ou encore, de voter une loi qui forcerait Vidéotron et Bell à lever TOUTES leurs limitations et offrir un accès internet de qualité à un prix RAISONNABLE, genre, 20$ par un usage courant (8 Mo/s) et 40$ pour un usage intensif (25 Mo/s)… à volonté, pour vrai.
Notre libertés, il va falloir les gagner.
Vidéotron et Bell vont continuer à abuser de nous, tant que nous ne mettrons pas fin au viol auquel ils s’adonnent contre nos libertés mais aussi, contre notre intelligence. On se fait TOUS avoir et on le sait. Pourtant, on paie quand même… il faut que ça cesse parce que ce modèle « passif » du consommateur ne jouent PAS en notre faveur. Loin de là !
L’internet est bien plus qu’une grosse bibliothèque d’informations, c’est le symbole d’une liberté nouvelle dans un univers où il est possible pour de nombreuses personnes de se réaliser.
Ce serait bête de laisser Vidéotron et Bell gâcher une si belle fenêtre d’opportunité sur notre destin individuel et collectif…
C’est passablement clair, l’administration Obama envoie un doigt d’honneur, bien senti, aux internautes du monde entier en s’en prenant à MegaUpload, un service de téléversement de fichiers qui peuvent ensuite être tout bonnement archivés, à des fins personnelles ou encore, partagés avec une ou plusieurs autres personnes, via des téléchargements.
Bien que certains usagers aient utilisé leur compte pour partager des Å“uvres protégées par des droits d’auteur (une autre folie qui concentre la richesse et tue le processus d’innovation), il y a des millions d’usagers qui, eux, ne faisaient qu’y déposer leurs fichiers ou partager des Å“uvres qui pouvaient l’être, en toute légalité.
Le raid contre MegaUpload, c’est un peu comme si les escrocs qui dirigent la Maison Blanche avaient décidé de conduire un raid contre un concessionnaire en prétextant que ses automobiles peuvent servir à des malfaiteurs qui voudraient voler une banque. Duh! Évidemment qu’il y a des gens qui ont utilisé MegaUpload d’une manière qui pourrait offenser les dinosaures d’Hollywood —qui exercent un lobby indécent sur la présidence américaine et son entourage— mais ce n’est pas une raison pour fermer un site où ces actes auraient pu se produire.
Est-ce qu’on ferme la Réserve fédérale américaine même si on sait que les criminels à cravate qui dirigent sa destinée, derrière des portes closes et dans le plus grand secret, ont détruit l’essentiel de la classe moyenne américaine? Bien sûr que non! La guerre est ouverte contre l’internet et les libertés qui y ont cours! La cible, ce n’est pas MegaUpload, c’est vous… même si vous n’avez jamais utilisé, ou entendu parler, de MegaUpload.
En fait, tout ce qui vous permet de vous divertir, de connecter avec les autres ou encore, de vous instruire à l’extérieur des mafias éducatives dites « officielles » fait grenouiller les lobbys d’intérêts privés qui souhaitent que le monde cesse d’exister à l’extérieur de leurs réseaux dispendieux et lourdement tarifés.
Quelque jours après le raid policier et juridique contre MegaUpload, on constate que la concurrence prends des mesures drastiques pour éviter de devenir la prochaine cible des chiens enragés anti-libertés, au FBI, à la CIA et surtout, à la NSA… ainsi qu’à toutes les autres « agences » qui collaborent avec ces dernières, à travers le monde.
Voici à quoi ressemble l’internet qui est en train de mourir, sous nos yeux, tel que rapporté par Le Monde…
Uploaded.to a bloqué l’accès à son service des Etats-Unis. Les utilisateurs américains qui tentent de se connecter au site voient désormais s’afficher une page qui annonce que le service y est bloqué. Il reste cependant accessible du reste du monde.
Filesonic a désactivé sa fonction de partages de fichier. Les utilisateurs ne peuvent plus télécharger des fichiers mis en ligne par d’autres utilisateurs, mais uniquement les documents qu’ils ont eux-mêmes chargés sur les serveurs de l’entreprise.
Fileserve a annoncé qu’il avait désactivé son programme de « récompenses », qui rémunérait les utilisateurs qui chargeaient des fichiers populaires sur la plateforme. Un programme similaire existait chez Megaupload, et constitue l’un des axes principaux de la plainte contre lui, accusé d’incitation au piratage.
VideoBB et VideoZer ont supprimé une grande partie des fichiers qu’ils hébergeaient. Ces deux services, liés à Fileserve, semblent ne plus fonctionner normalement.
Mediafire et Rapidshare, deux des principaux concurrents de Megaupload, affirment en revanche qu’ils n’entendent pas modifier le fonctionnement de leurs services, et qu’ils n’ont rien à craindre de la justice. Les deux entreprises expliquent qu’elles respectent la loi sur la propriété intellectuelle, et qu’elles n’ont pas « bâti un système encourageant le téléchargement illégal », selon les mots du PDG de Mediafire.
Vraiment pas joli…
On peut s’attendre à ce que plusieurs autres grands et petits services de téléversement / téléchargement prennent des actions visant à les protéger contre des actions en justice, principalement aux États-Unis, où les « majors » d’Hollywood doivent rire en voyant comment les policiers ont pris leur défense au lieu de se ranger du côté des milliards d’internautes qui avaient trouvé une façon simple et efficace d’échanger, entre-eux, loin de la médiocrité-crasse des tenants des prétendus « droits d’auteur ».
L’attaque contre MegaUpload a tout à voir avec le CONTRÔLE des élites sur le peuple, surtout ceux qui ont le goût d’échanger et en quelque sorte, créer une forme de concurrence que l’élite n’apprécie pas. Au lieu d’apprécier l’énorme flot de publicité gratuite qui était offert aux Å“uvres protégées par des droits, les tenants de celles-ci ont manÅ“uvré pour détruire les réseaux de téléversements / téléchargements. Qu’importe qu’il y ait eu des milliards de fichiers légaux et légitimes dans MegaUpload, le FBI a piétiné les droits des honnêtes internautes pour stopper ceux qui, dans le lot, auraient pu partager divers contenus « protégés ».
Sérieusement, si les internautes ne se tiennent pas debout contre Obama et ses complices du FBI pour défendre MegaUpload —qu’importe ce qu’on pense du style de vie de Kim Dotcom, son propriétaire— ça va être la fin de l’internet libre où l’on peut s’échanger des documents qu’on a déjà (mais qu’on a pas transféré dans un format dont on aurait besoin, par exemple) ou qu’on découvre et qu’on apprécie au point de l’acheter (alors qu’on avait aucune intention de le faire, avant de le télécharger).

Nous vivons à l’ère numérique et pourtant, les lobbyistes pro-Hollywood et les policiers qui leurs lichent les bottes, comme le FBI, n’ont rien compris à la quête d’échanges libres que des milliards d’internautes recherchent.
Ça veut quoi, un « droit d’auteur »? C’est un droit qui limite le droit des autres à imaginer des choses trop semblables et en soi, ça étouffe la créativité. Nous sommes sur une toute petite planète dans l’univers et des gens osent prétendre qu’ils ont tous les droits sur des Å“uvres qui n’auraient jamais existé si eux-même n’avaient pas pu puiser dans ce qu’il reste de « libre », dans leur vie? Voyons donc! Quiconque ose dire qu’il a des « droits » expose son égoïsme et son arrogance, au monde entier!
Combien de milliards d’Å“uvres meurent sans jamais avoir été appréciées à cause de cette obsession en faveur des droits d’auteur? Il faut se le demander parce que ce modèle est en faillite, surtout lorsqu’on le compare au « libre » (genre « open source ») qui fleurit et enrichit ceux qui l’utilisent pour distribuer le fruit de leur génie (le script WordPress.org, avec lequel est composé ce blogue, par exemple).
L’époque de l’à -plat-ventrisme devant les lobbys corrompus d’Hollywood (pensez au MPAA et à la RIAA, deux sales organisations qui sèment la misère et la souffrance, partout où ils passent) est terminé. Les échanges en ligne ne devraient jamais être sanctionnés parce qu’ils n’incombent AUCUNE PERTE aux tenants des droits. Au contraire, grâce à une diffusion sans précédent, les auteurs intelligents raflent des fortunes!
Il n’y a que les « majors » qui se plaignent (le ventre plein), les petits développeurs de logiciels, les petits groupes de musique et les petits producteurs de films ont compris la puissance quasi-infinie de la diffusion virale dans des sites comme MegaUpload.
Enfin bref, une guerre sans merci est amorcée entre les tyrans d’Hollywood et le reste de l’humanité. Si des milliards d’internautes défendent LEUR internet, il se pourrait que l’élite hésite avant de nous retirer toutes nos passerelles d’échange.
En avez-vous assez des voisins irrespectueux qui font jouer leur système de son trop fort, au point de vous déranger, jusque dans votre logement?
Et bien, vous n’êtes pas les seuls et c’est normal que vous soyez tannés de voir les propriétaires feindre l’indifférence face à cet inquiétant problème de santé publique. Confrontés à la nuisance du bruit excessif et répété, de nombreux locataires prennent les choses en main et s’attaquent, légalement, aux voisins qui sont incapables de se comporter de manière appropriée, au chapitre du bruit qu’ils génèrent.
Il importe de rappeler que les sons —normaux— de la vie ne devraient jamais poser de problèmes, comme des enfants qui jouent (sans tomber dans l’excès ou alors, de manière exceptionnelle), des fêtes (genre, une ou deux fois par année) ou encore, une porte claquée trop fort lors d’un départ-express. Il est question des bruits répétitifs comme ceux produits par les caissons de graves qui, précisons-le, ne devraient JAMAIS être utilisés dans des appartements ou des condominiums, à part lorsqu’ils sont entièrement construits en béton avec des portes et fenêtres « anti-bruit ».
Les propriétaires devraient d’ailleurs proscrire l’usage des caissons de graves dans tous leurs logements.
Pourquoi?
Parce que ces générateurs de bruit sont un problème grave de santé publique, pour l’usager qui se croit « fin » en les faisant fonctionner, dans un premier temps mais surtout pour les voisins qui doivent endurer des heures de « boum-boum-boum » dans leur logement.
Comme le bruit est un agent stressant et qu’il nuit à la santé publique, il faut s’y attaquer afin de préserver la quiétude des gens qui, au fond, devraient pouvoir vivre sans les agressions constantes de ce type de bruit.
À Québec comme ailleurs, dans les grandes villes, il y a les transports qui nous dérangent, de jour comme de nuit mais ce sont les bruits provenant des voisins qui constituent quelques 50% de nos principaux désagréments. Les bruits provenant du voisinage nuisent à l’apprentissage des enfants, à la concentration des parents et à la bonne entente, entre les personnes. Pourquoi? Parce que le bruit est un agent stressant qui provoque des sécrétions de cortisol pour aider l’organisme à faire face à ces stress qui surviennent, pour la plupart, de façon indue.
Imaginez l’injustice contre les enfants habitant de l’autre côté du mur où un voisin monte, sans aucun scrupule, le volume de son cinéma-maison ou de son système de son, ce qui nuit à l’apprentissage de ceux-ci, lors de leur période de devoir. Ou encore, lorsque ces mêmes enfants ne sont pas capables de bien dormir pour affronter leur journée d’école — les voisins bruyants s’en tirent présentement à très bon compte, pour ne pas dire en toute impunité, surtout considérant la gravité de leur agression contre leur voisinage.
Pourquoi tant de victimes du bruit pensent-elles désormais à faire appel à un avocat pour régler les problèmes de bruit? Tout simplement parce qu’ils ont affaire à une authentique agression, sur leur personne. Le bruit n’a rien d’une nuisance lorsqu’il empêche les occupants d’un logis de vivre de manière harmonieuse.
Il est entièrement possible de cohabiter en logement si les voisins font preuve de considération et d’empathie.
La plupart du temps, une bonne conversation entre voisins, menée dans le respect mutuel, suffira pour éviter que des abus ne se reproduisent. Cependant, de trop nombreux individus manquent de jugement et continuent de générer du « bruit-nuisance » qui nuit à la santé de tous, incluant la leur. Lorsque la raison ne suffit plus pour régler ces différents, entre voisins, il faut penser à faire intervenir un avocat pour que l’abus cesse.
Personne ne peut « fermer ses oreilles », c’est impossible. Même les casques anti-bruit ne sont pas totalement efficaces et on ne peut pas imaginer vivre avec ça, sur la tête, dans sa propre maison! Confrontés à cette évidence, les gens respectueux sauront générer leur lot de bruit de la manière la plus raisonnable et respectueuse possible. Éventuellement, des lois contraignantes devront être écrites pour baliser les comportements des délinquants outrancièrement bruyants.
Si vous avez un voisin bruyant, surtout s’il utilise un caisson de graves pour mieux apprécier sa musique, tentez de lui faire comprendre que le bruit qu’il génère constitue un problème de santé publique et s’il n’a pas assez de jugement pour restreindre ses excès, vous aurez toujours l’option légale, pour faire valoir votre droit à la quiétude, dans votre domicile.
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