C’est le Huffington Post qui a été le premier à annoncer que le péquiste Bernard Drainville annoncera sa démission, mardi, le 14 juin 2016.

La Presse canadienne aussi a confirmé sa démission, pour mardi. En tant que Leader parlementaire pour le Parti québécois (PQ) et député de Marie-Victorin, il avait refusé de se porter candidat à l’actuelle course à la chefferie de son parti en précisant qu’il avait trois enfants et que ce nouveau défi n’était pas celui qui cadrait avec ses plans.

Grosse nouvelle pour ceux qui s’étaient habitués à son franc parler. En 2015, il avait décidé de se rallier au meneur, Pierre Karl Péladeau mais on sentait qu’il en avait gros sur le cœur. À l’évidence, il aurait aimé devenir chef du PQ mais le tsunami PKP avait le vent dans les voiles.

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Après la politique

Selon les informations obtenues, Bernard Drainville retournerait dans les médias, avec un emploi au FM 93 de Québec où il remplacera Nathalie Normandeau à titre de co-animateur avec Éric Duhaime, à l’émission du midi.

Bernard Drainville a donc probablement les dernières semaines à se négocier une lucrative entente afin de passer rapidement de son emploi de politicien à celui d’animateur radio. Tout ça de manière discrète. Il commencera probablement à co-animer l’émission du midi du FM 93 à l’automne 2016. Ça lui donnera l’été pour se reposer, avec ses trois enfants.

Ex-journaliste vedette de Radio-Canada, Bernard Drainville est aujourd’hui âgé de 53 ans. Il avait été élu pour une première fois, pour le PQ, en mars 2007.

Il a l’expérience dans les médias et en tant que co-animateur d’une importante émission de radio, il aura probablement plus de marge de manœuvre pour exposer la pleine mesure de ses idées, sur une foule de sujets d’actualité.

Son passage en politique aura été marqué par le dossier de la Charte des valeurs qu’il a parrainé dans le gouvernement péquiste de Pauline Marois (élue en 2012), à titre de ministre responsable des Institutions démocratiques.

Nouvelle qui surprend

Ce n’était pas vraiment écrit dans le ciel que Bernard Drainville quitterait son poste d’influence au sein du PQ.

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Ses collègues du PQ auraient appris la nouvelle en même temps que tout le monde.

Bernard Drainville a probablement profité du départ de PKP pour penser à sa propre sortie d’un parti où il ne se reconnaissait plus. Il a souvent défendu le parti et s’attendait probablement à une sorte de retour d’ascenseur qui, finalement, n’est jamais venu.

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La décision de partir va probablement décevoir les péquistes de son compté de Marie-Victorin. Il se serait donc présenté à la dernière élection pour partir, environ un an plus tard. Ça montre qu’il ne voulait probablement pas être député, tant que ça. Ses partisans auront raison de se sentir trahis.

Pour le PQ, ce n’est pas une grosse perte puisqu’il ne s’était jamais vraiment relevé de l’échec de sa Charte des valeurs. Pour les Québécois, c’est un personnage plein d’esprit qui quitte son rôle de numéro deux, au PQ. Sans grande conséquence.

Après ses huit ans passé comme député à l’Assemblée nationale, Bernard Drainville part avec sa pleine pension, en poche. En clair, il sera payé une énorme compensation, jusqu’à sa mort. En plus de tous les autres salaires qu’il pourrait cumuler (il n’a que 53 ans).

Ainsi, Bernard Drainville part les poches pleines et avec l’assurance de recevoir un énorme salaire, au FM 93. Il a su jouer ses cartes.

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