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Il faudrait être un naïf endurci pour croire que la corruption n’atteint et n’affecte pas notre classe politique et ses décisions.
Que ce soit dans le cadre du favoritisme disgracieux des groupes (ou « lobbys ») d’intérêts privés qui vont systématiquement à l’encontre du meilleur intérêt du plus grand nombre ou encore, lorsqu’ils « respectent » leur « ligne de parti », nos politiciens ne gouvernent pas pour leurs concitoyens mais bien pour des intérêts qui n’ont que leur propre enrichissement à cÅ“ur.
Notre classe politique, au municipal, au provincial, au fédéral et à l’international n’est pas l’ombre de ce qu’elle devrait être et la corruption doit cesser afin qu’une administration publique transparente, ouverte, inclusive et censée puisse émerger et mettre fin, une fois pour toutes, aux combines corrompues des « cravateux sans morale ».

Les jeunes qui ont lancé l’initiative Corruption Zéro ont pris pour cible un univers politico-corporatif dont les intérêts mutuels créent d’innombrables situations où les citoyens ont la nette impression de faire les frais d’une collusion plus ou moins dissimulée.
L’intérêt du plus grand nombre n’exclut pas le concept de réussite personnelle, du moment que cette réussite contribue à l’avancement du plus grand nombre. À l’extérieur de cette logique, des situations de corruption potentielles, latentes ou actives se développent et finissent par être exposées au public, généralement dans un contexte de scandale.
Ce n’est pas ce genre de société dans lequel nous souhaitons vivre et les jeunes qui ont lancé l’initiative Corruption Zéro semblent avoir saisi la pleine mesure de la grogne des Québécois qui aspirent à une société sans corruption.
Il y aura toujours des être humains narcissiques, menteurs, outrancièrement égoïstes et manipulateurs mais via Corruption Zéro, il se pourrait que nous disposions d’une fenêtre d’opportunité, maintenue ouverte grâce au formidable momentum anti-corruption, pour éjecter tous les élus, consultants et autres « serviteurs de l’État » qui ne méritent pas la confiance que nous leur accordons, en ce moment.
Au Québec, la corruption se décline de bien des façons.
Copinage politique, retours d’ascenseurs, contributions plus ou moins légitimes, faveurs non-déclarées, assentiment négocié (et « marchandisable »), ligne de parti (sans égard à la volonté des citoyens) et bien entendu, l’inévitable « langue de bois » qui protège les sales petits secrets des amis au détriment d’une population entière font partie du quotidien de la classe politique qui avance des agendas personnels, qu’importe « le prix à payer pour le plus grand nombre ».
Les Québécois ont la responsabilité de sonner la fin de la récréation pour ces abuseurs qui, pour la plupart, devraient finir leurs jours au fond d’une cellule de prison tant ils ont menti effrontément au public, directement ou indirectement (souvent par omission de dévoiler toutes les informations dont ils disposaient, en notre nom).
Par exemple, pensons à Henri-Paul Rousseau, le gars qui a « perdu » 40 milliards de dollars de NOTRE ARGENT à la Caisse de dépôt et qui a eu le culot de ramasser tous ses « bonis de performance » avant de laisser l’organisation dans un état lamentable pour aller se réfugier chez Power Corporation, l’empire du « grand chum » de Jean Charest, Paul Desmarais. Ses excuses étaient un grosse farce et son arrogance sans borne lors de la commission parlementaire chargée d’enquêter sur cette perte historique de la Caisse en disait long sur la fibre morale de cet individu probablement corrompu jusqu’à la moelle.
Il y a aussi le duo Charest-Jérôme-Forget qui a enfoncé le Québec dans le rouge en prétendant gérer de manière prudente les finances de notre province. D’une part, Jean Charest a passé un week-end (et il y en a eu pleins d’autres) au « repère à sécurité maximale » de la puissante famille Desmarais.
Que faisait-il là , au juste?
C’est clair pour quiconque suit le nouvel ordre mondial: il y prenait ses « instructions » — il sait qui est son VRAI BOSS et ça paraît parce qu’il ne « dirige » pas dans NOTRE INTÉRÊT mais bien dans celui des transnationales étrangères (voir le scandale des PPP) qui sont en train de ruiner notre société (pensez aux nouvelles autoroutes à péages de Montréal).
C’est normal que les jeunes soient en guerre contre la corruption parce que les individus corrompus qui ont bénéficié de notre confiance, sous de faux prétextes, nous ont laissé tomber.
Il y a moyen de vivre ensemble tout en s’enrichissant les uns les autres mais il va falloir faire un gros ménage dans notre propre maison et si ça prend une longue suite de politiciens dans des cellules de prison, accompagnés de leurs suite de juges complaisants et de leurs avocats corrompus et moralement ruinés, qu’on le fasse.
Les jeunes avocats, comptables, policiers, médecins, professionnels, militaires et autres savent très bien que la génération qui s’en va nous a endetté et ruiné — il nous appartient de nettoyer l’Assemblée nationale ainsi que toutes les entités publiques (en commençant par l’expulsion unilatérale de tous les syndicats) afin de redonner à chaque individu la pleine souveraineté sur ses décisions et l’imputabilité qui vient avec afin, notamment, de justifier le salaire qu’on leur verse pour accomplir des tâches importantes pour l’ensemble de la population.
En ce moment, personne n’est responsable de rien.
Les employés de l’État sont tellement syndiqués [jusqu'aux oreilles] qu’ils peuvent nous faire perdre des milliards de dollars par année et il n’auront même pas une seule réprimande!
C’est du délire, pur et simple.
Les syndicats représentent la même niveau de corruption active ou latente pour les employés de l’État que la ligne de parti, pour les élus Å“uvrant dans des formations politiques organisées. Dans un cas comme dans l’autre, l’union de toutes les voix derrière une seule « position forte » tue la diversité des points de vue. Sans concurrence, l’incompétence devient la norme et on se ramasse avec des syndicats complaisants qui en demandent toujours plus sans jamais tenter de s’améliorer ce qui nous mène tout droit à l’explosion de l’endettement et à la ruine sociale.
Évidemment, des travailleurs qui se regroupent pour combattre l’oppression d’un employeur tyrannique doivent être encouragés, respectés et salués mais lorsque le syndicat lui-même se transforme en abuseur flagrant de fonds publics, là , il y a un gros problème.
Les boomers s’en tirent à bon compte en endettant au maximum la génération montante mais après eux, leurs enfants vivront dans un enfer de dettes impossibles à rembourser.
Pendant que les « papis » et les « mamis » passent 6 mois « dans le Sud » à dilapider leurs chèques de pension d’ici, notre jeunesse s’endette même en travaillant 60 heures par semaine tellement la taxation oppressive nous vampirise. Ce n’est pas pour rien que les syndicats et les politiciens s’entendent bien: ils exploitent la même population!
En appuyant Corruption Zéro, vous donnez un grand coup de pied dans le guêpier de la corruption et lorsque les guêpes sortiront pour faire du mal, nous serons des millions à leur opposer toute la force de notre détermination à les reléguer, ipso-facto, au rang de criminels.
Les jours de gloire de la corruption sont comptés, au Québec.
Un grand ménage se prépare et si vous avez encore la capacité de penser par vous-même, vous n’aurez d’autre choix que d’appuyer cette initiative anti-corruption aussi rafraîchissante qu’inédite.
Soyez assurés qu’Henri-Paul Rousseau n’osera JAMAIS appuyer Corruption Zéro et pour des millions de Québécois, c’est là une raison de plus pour ajouter votre nom à la liste de ceux qui veulent une société différente où la corruption n’a plus sa place.
Tags: corruption zéro, zéro corruption, non à la corruption, mettre fin à la corruption, politique, classe politique, politiciens, politique québécoise, municipal, provincial, fédéral, international, jeunes québécois, initiative non-partisane, québec
S’il est une chose qui compte pour les citoyens, c’est le fait d’être considérés comme la première de toutes les priorités des élus qui ont la responsabilité de voir à les représenter, au plan politique.
Mais alors que la demande des citoyens est claire comme du cristal, l’actuelle classe politique semble incapable de la comprendre et d’agir en conséquence.
C’est pourtant simple.
En retour des montagnes d’impôts, de taxes et d’autres frais qu’ils paient pour entretenir l’appareil public, les citoyens exigent d’être « aux commandes » de leur État, via la représentation de leur élu lorsqu’il siège dans les assemblées politiques officielles.
Qu’est qui empêche les élus d’être au service de leurs concitoyens et électeurs?
Entre autres choses, la fameuse « ligne de parti » où les élus doivent « voter du bon bord, avec leur chef » avant de penser à voter selon leur propre conscience ou encore, dans le meilleur intérêt de ceux pour qui ils sont censés travailler: les citoyens.
Les politiciens ne ratent aucune occasion pour minimiser l’impact de la « ligne de parti » qu’ils adoptent tels des animaux dressés pour le cirque, une fois élus —mais— pour les citoyens qui considèrent désormais la politique avec cynisme et dégout, ce n’est pas drôle, du tout.
C’est dans ce contexte qu’un nouveau mouvement politique voit le jour, au Québec.

Les Nouveaux démocrates du Québec (NDQC) voient grand et veulent mettre l’intérêt des citoyens en haut de la liste de priorités, loin au-dessus des incessantes gérémiades des « groupes de lobbying, pour des intérêts privés » qui, à l’évidence, n’ont pas l’intérêt du plus grand nombre à cÅ“ur.
Il faut remercier Gabriel Biron pour la naissance de ce nouveau mouvement politique citoyen. Candidat à l’élection fédérale de 2008 dans Lévis-Bellechasse, pour le NPD, il a décidé d’amener les citoyens à imaginer une société où ils sont en contrôle du « système » en tant que propriétaires et non en tant que « victimes obligées » de décisions largement unilatérales et contre-productives provenant d’une poignée d’élus qui ne les représentent plus, depuis trop longtemps.
M. Biron prend clairement position pour les citoyens lorsqu’il déclare: « [...] il faut me rendre à l’évidence, le choix des candidats et les règles des partis traditionnels, défient totalement la démocratie. [...] Quand a-t-on réellement demandé aux citoyens ce qu’ils pensent et ce qu’ils voudraient comme gouvernance? [...] Nos politiciens font des promesses sans se demander si c’est ce qui convient aux électeurs. Ensuite, ils viennent nous dire qu’on doit augmenter les impôts, taxes et autres frais pour payer ces promesses. » — aucun citoyen ne peut rester insensible à autant de gros bon sens et c’est pourquoi les Nouveaux démocrates du Québec pourraient intéresser un grand nombre de gens.
Il appartient aux citoyens de reprendre le contrôle de leur appareil public et de la sphère politique mais pour ce faire, il faut rompre avec le silence, le statu quo et le lourd bâillon des secrets qui s’applique désormais à presque tout ce qui émane de nos instances publiques… ce qui est un non-sens mais qui s’installe comme étant « la norme » parce que personne n’ose s’y opposer.
Bon succès à Gabriel Biron, fondateur du mouvement, ainsi qu’à tous ceux qui se joindront à lui pour porter haut et fort le message des citoyens que les élus, eux, refusent systématiquement d’entendre.
Tags: démocratie, politique, ndqc, nouveaux démocrates du québec, québec, canada, élus, citoyens, représentation, vérité, cynisme, participation citoyenne, gouvernement, état, appareil gouvernemental, décisions politiques, ligne de parti
Est-ce qu’il y a de l’hypocrisie à l’hôtel de ville de Québec?
Évidemment que oui mais selon Régis Labeaume, le dossier qui doit immédiatement être traité parce qu’il exemplifie le mieux cette hypocrisie a rapport avec les salaires des conseillers municipaux qui, sous le régime actuel, peuvent bonifier leur salaire en siégeant sur différents comités.
En gros, un conseiller municipal gagne présentement…
Et pour Régis Labeaume, c’est une forme d’hypocrisie intolérable parce que les conseillers municipaux qui siègent à plusieurs comités (et qui travaillent davantage) peuvent gagner un plus gros salaire.
Pour « corriger » cette situation, voici ce qu’il propose…
Ainsi, le salaire de tous les conseiller municipaux augmentera d’environ 23k$ / année, ce qui correspond à une spectaculaire bonification du salaire de ces élus qui, jusqu’à là , ne semblait embêter personne.
Et tout ça se produit en pleine période de récession et juste après une série de hausses à la fois des taxes municipales et d’à peu près tous les autres « frais » émanant de la ville (comme les frais de stationnement et les amendes).
Mais ça ne s’arrête pas là !
Les salaires des membres du comité exécutif et du maire connaitront également des ajustements, à la hausse.
Au moment de publier cet article, on sait que le revenu annuel de la nouvelle venue au cabinet du maire de Québec, Line-Sylvie Perron, a été fixé à 124k$ dollars ce qui lui donne la deuxième plus importante rémunération, après celle du maire. Wow!
C’est payant de jouer au « petit-chien-de-poche-de-service » pour le « grand » maire Labeaume!
Pas sitôt en poste, il se dépêche de multiplier le salaire annuel de « ses » collègues qui, pour les quatre (4) prochaines années, seront grassement payés pour dire « oui, monsieur-le-boss », « vous-avez-raison-monsieur-le-boss » et « je-vais-cesser-de-réfléchir-monsieur-le-patron ».
Ainsi, Régis Labeaume vient vider les poches des citoyens pour enrichir unilatéralement les conseillers qui fournissent un effort minimal. L’implication dans les comités n’ayant plus d’impact sur le salaire, il faudra s’attendre à ce que les conseillers municipaux soient moins enthousiastes d’y participer mais bon, le maire Labeaume aime sa population docile et lobotomisée alors ça va le rendre fou de joie de voir que son approche contribue, encore une fois, à miner les mécanismes démocratiques de « sa » ville.
Pour les citoyens, cette explosion du salaire annuel des conseillers municipaux est une insulte.
Le poste de conseiller municipal est censé permettre à des citoyens engagés de mieux défendre les intérêts de leurs concitoyens mais là , ce sont des carriéristes qui s’installent dans des emplois archi-payants et où leur seul vrai travail consiste à dire « oui » à tout ce que le maire Labeaume « propose ».
Les péquistes se sont trouvés de beaux emplois payants à la mairie de Québec et ils vont se graisser la patte sans contrainte. Attendez-vous aussi à une suite sans fin de privilèges pour les « bons collaborateurs du maire » comme des voyages et une myriade d’avantages plus ou moins divulgués.
Ce qu’il y a de plus triste dans cette histoire, c’est que le maire Labeaume et ses complices mérite de soulager un peu plus les poches de « ses » contribuables qui, en majorité, sont trop lâches ou inconscients pour aller voter.
Comment les citoyens peuvent-ils imaginer se faire respecter s’ils ne vont même pas voter?
Enfin bref, ceci explique probablement cela et si l’on se fie à l’arrogance renouvelée du maire Labeaume, les citoyens n’ont pas fini de se faire voler au grand jour par la « gang à Labeaume » qui ne recule apparemment devant rien pour s’enrichir aux dépens des citoyens.
Comme il n’y pas d’opposition digne de ce titre à Québec, votre seul choix, en tant que citoyen, c’est de dire « oui-monsieur-Labeaume-vous-pouvez-faire-tout-ce-que-vous-voulez » — et il le fera, soyez-en certains.
Tags: régis labeaume, conseillers municipaux, conseiller municipal, salaire des élus, compensation, augmentation de salaire, conseil exécutif, ville de québec, québec, line-sylvie perron, péquistes, pq, politique municipale, citoyens, argent, taxes municipales, frais municipaux
Il nous reste encore plus de deux ans avant d’arriver au 21 décembre 2012.
Avez-vous commencé à planifier un « plan B » en vue de cette date redoutée par des millions de personnes?
Le grand public n’a pas encore entendu parler de 2012, de l’hypothétique Nibiru et du cataclysme planétaire qui nous guette. Ceux qui multiplient les avertissements, à propos de ce qui nous attend, en 2012, tentent de démontrer que l’histoire de l’humanité repose dans la balance et qu’il nous appartient de se préparer.
Si vous n’avez pas encore d’opinion sur la chose, la sortie du film 2012 pourrait vous inciter à réfléchir à ce qui pourrait arriver si les prédictions et autres prétendues « théories de conspiration » devaient s’avérer vraies, en tout ou en partie.
Dans « 2012 – Le film », les personnages défient la mort via diverses cascades et finissent, pour la plupart, à survivre au cataclysme mondial de 2012. Évidemment, on comprends que pour la poignée de survivants, l’humanité a perdu des milliards de personnes qui tentaient de trouver refuge mais qui, impuissants devant les forces de la nature, n’y sont jamais parvenu.
Le « bogue de l’an 2000 » avait créé une psychose au point où les gens étaient hésitants à prendre l’avion et où tout le monde surveillait les nouvelles pour savoir si les programmes informatiques du monde entier allaient résister au passage de 99 à 00 (soit « 2000″ et non « 1900″, comme devaient le « comprendre » les programmes « non ajustés »). Est-ce que 2012 sera un autre pétard mouillé? Difficile à dire.
L’humanité, telle que nous la connaissons, doit bien entendu combattre différentes menaces comme les guerres, l’accès à l’eau et la tyrannie mais la fin du monde anticipée, en 2012, recadre tous ces défis dans une nouvelle perspective beaucoup plus terrifiante.
Le gouvernement du Canada ainsi que celui du Québec n’ont encore émis aucun communiqué officiel concernant « la fin du monde, en 2012″. Ce ne serait pas la première fois que les autorités publiques passent à côté de quelque chose de gros mais bon, nos États ont des dizaines de milliers de projets en cours ou prévus, pour 2012. Autrement dit, si les élites de nos gouvernements savent des choses, ils donnent l’impression que tout continuera comme si de rien n’était.
Souhaitons que la fin de 2012 sera heureuse — ce serait absolument horrible que le film « 2012″ ne se concrétise.
Ceci dit, vu l’ampleur du phénomène, ce serait important que nos gouvernements se prononcent sur la question car de nombreux scientifiques continuent de gagner en crédibilité et à chaque nouvelle découverte, des millions de gens commencent à se demander si la « théorie de conspiration » ne comporterait pas un ou plusieurs éléments de vérité que l’élite juge préférable de nous cacher.
Puisque notre ignorance pourrait avoir de grave conséquences, il importe d’en repousser les limites.
Tags: 2012, la fin du monde en 2012, fin du monde, cataclysme, terre, plaques tectoniques, nibiru, conspiration, complot, planète x, humanité, humains, vie, mort, civilisation, survivre à 2012, 21 décembre 2012, film
C’est l’automne, il fait noir de bonne heure et pour couronner le tout, il commence à faire très froid.
Pour les 43% de Québécois qui gagnent moins de 20,000$ par année, c’est une période éprouvante où les dettes mènent généralement au manque de liquidité et pour un nombre encore trop grand de nos concitoyens, au suicide.
Le système bancaire canadien, bien que toujours sous la gouverne du ministre des Finances, est unilatéralement « fixé » pour favoriser les institutions financières qui prennent NOTRE argent à 0,25% (de la Banque du Canada) et nous le prêtent, ensuite, à 5, 10, 15, 20% ou plus.
Pas surprenant que tant de citoyens du Québec croulent sous les dettes et aient envie de se suicider tant notre société n’accorde aucun pardon aux « perdants » qui n’arrivent pas à « briller parmi les meilleurs » — notre société est conçue pour pousser les gens au suicide parce que notre système politique, censé protéger nos intérêts, protège les intérêts des institutions financières qui, elles, s’assurent de nous vider les poches aussi rapidement que possible.
Vous voulez vous appauvrir?
Essayez les cartes de crédit (à 19,4% d’intérêts), les frais bancaires qui n’en finissent plus ou les taux d’intérêts plus élevés pour quiconque n’a pas une cote de crédit « parfaite ».
Les institutions financières ne manquent pas d’imagination pour humilier les individus qui n’ont plus assez de 24h dans une journée pour boucler leur budget de misère.
Il y a, bien entendu, une tranche de la population qui s’en sort plutôt bien: familles bien nanties, réception d’héritages multiples, transmission de patrimoine et suppléments monétaires au moindre signe de stress financier viennent souvent s’ajouter à des emplois grassement payés dans la fonction publique ou dans des firmes privées où n’entrent que les « contacts privilégiés » et alors, on se ramasse avec un 25% qui ne comprend absolument RIEN à l’enfer-sur-Terre que vivent « les autres ».
Alors, est-ce que c’est une bonne idée de se suicider pour mettre fin au calvaire des dettes qui n’en finissent plus?
À voir la popularité croissante du suicide pour des raisons économiques, il semble que oui (selon ceux qui « passent aux actes », du moins).
Le gouvernement a beau dire qu’il ne faut pas se suicider (!), la décision de mettre fin à sa vie est largement individuelle même si les conséquences, elles, sont en partie « sociales ». En clair, les autorités publique n’ont pas d’affaire à mettre leur nez dans les affaires personnelles des gens, même quand ça concerne le suicide.
En fait, si les autorités publiques s’occupaient de protéger le public comme il se doit, il n’y aurait pas de suicide pour des raisons économiques mais voilà , ils favorisent unilatéralement les transnationales étrangères, le duopole médico-pharmaceutique et bien sûr, les institutions financières alors sans grande surprise, les citoyens « pris à la gorge » se suicident de plus en plus souvent.
Regardez simplement le couple de Marc Laliberté et de Cathie Gauthier avec leurs trois enfants morts, au Saguenay. La maman n’a pas eu le courage d’aller jusqu’au bout mais le reste de sa famille a quitté ce bas-monde pour des raisons largement économiques. Au Saguenay, les mêmes « bien pensants » continuent de blâmer la seule survivante du pacte de suicide mais ils omettent de pointer le doigt vers eux, aussi.
Quelle société complètement ruinée, moralement, veillerait à maintenir une mère de famille de trois enfants au salaire minimum dans une boutique de vêtements? C’est une recette parfaite pour mener au suicide! Sérieusement, 360$ par semaine (moins les « déductions à la source ») pour faire vivre trois enfants — vous y arriveriez, vous?
Et la « madame » en charge de la fameuse boutique de vêtement où travaillait Cathie Gauthier qui disait que son employée avait l’air « triste »! Non, mais! Elle aurait l’air triste elle aussi s’il fallait qu’elle fasse vivre sa famille au complet avec un salaire de misère.
On pourra dire ce qu’on veut à propos de Marc Laliberté et le fait qu’il a fait de mauvais choix de carrière (car il s’est planté, c’est vrai), il n’en demeure pas moins que notre société nombriliste et compartimentée a tourné le dos à cet homme chaque fois qu’il a tenté de crier sa détresse.
À force de s’auto-humilier, les gens finissent par se dire qu’il n’y a plus de raisons de continuer à « creuser son trou » et voilà , ils commettent l’irréparable. Les dettes continuent d’exister mais les loups (des institutions financières) n’ont plus personne à tourmenter pour récupérer leurs « intérêts », à perpétuité.
Le suicide, pour des raisons économiques, c’est le proverbial « pied de nez » ultime, au visage des « prêteurs » qui ont traité leur « client » comme un numéro et non comme un être humain.
Mais le message ne passe pas.
Les gouvernements ne font RIEN pour prévenir LES CAUSES du suicide.
Les institutions financières qui réclâment 19,4%, 28,8% et plus s’en lavent complètement les mains et osent dire qu’elles n’ont « rien à voir là -dedans »!
Autrement dit, le « racket » de l’endettement continue de plus belle, qu’importe l’explosion du nombre de suicides pour des raisons économiques.
Certes, il serait plus noble de dire qu’il faut « se battre » et trouver le moyen de repayer ses dettes pour se sortir de sa misérable existence mais lorsque les loups (les « prêteurs ») mettent de la pression pour recevoir leur dû, plusieurs êtres humains considèrent que le suicide est leur seule porte de sortie honorable, via laquelle ils échappent à la méchanceté inhérente de notre « système social ».
Le Québec est pauvre.
Nous sommes comparativement pauvres.
Faites-vous à l’idée.
Nos employeurs sont des junkies du salaire minimum et nos travailleurs n’ont d’autre choix que d’afficher un large sourire en se faisant entuber à moins de 360$ par semaine avec la promesse de se faire « mettre à la porte » au premier « faux pas ».
Alors voilà , habituez-vous aux suicides parce qu’il va y en avoir de plus en plus.
C’est triste mais au moins, c’est réaliste.
Les gens étouffent sous les dettes et même ceux qui n’en ont pas sont frappés par un barrage d’impôts, de taxes et de « frais » divers qui les appauvrissent continuellement.
Ce qui est le plus triste, c’est de savoir qu’il y a plein d’enfants qui tombent victimes des mauvais choix de leurs parents mais qui, au fond, sont des victimes d’une société qui se dit « généreuse » mais qui, au fond, n’a aucun intérêt à enrichir son voisin.
Y a-t-il une solution aux suicides qui ont lieu pour des raisons économiques?
Bien sûr!
Les solutions, en fait, sont nombreuses: redistribution plus juste de la richesse, garantie d’occuper un emploi permettant de vivre dignement, assurance de manger trois repas sains, délicieux et nutritifs, à tous les jours et ainsi de suite. Contrairement aux idées « de droite » des médias « pro institutions financières (qui profitent de la misère des gens) », ce serait facile d’y parvenir mais tant que la mobilisation du plus grand nombre n’aura pas lieu, ça ne s’améliorera pas.
On aura beau dire ce qu’on veut, entre donner un chèque de 25,000$ à une jeune famille qui croule sous des dettes oppressives et les laisser se suicider dans la plus grande indifférence, le Québec a fait son choix.
Chaque suicide est une preuve tangible de la faillite du « système québécois », qu’on le veuille ou non.
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