![]() | ![]() |
Les radars-photo ne sont en opération que depuis 49 jours et déjà , quelques 6,666 avertissements ont été émis!
À partir du 19 août 2009 —dans neuf (9) jours— il s’agira de vraies contraventions!
Ces chiffres proviennent d’un article de Sébastien Ménard, journaliste au Journal de Québec qui a obtenu ces informations grâce à une demande d’accès à l’information. L’article se trouve en page 7 du JDQ d’aujourd’hui et j’invite tout le monde à le lire.
Les 6,666 avertissements ont été émis pour des infractions constatées aussi bien via des radars-photo fixes ou mobiles ou encore par des caméras de surveillance aux feux rouges, entre le 19 mai et le 6 juillet 2009. On parle d’une moyenne de 136 avertissements par jour.
Si la tendance devait se poursuivre à ce rythme et grâce à une simple règle de trois, on pourrait conclure que quelques 49,654 amendes pourraient être émises, annuellement.
Ça fait beaucoup d’amendes mais est-ce que ça améliore vraiment la sécurité sur nos routes?

Que ce soit clair: Julie Boulet et le ministère des Transports du Québec privilégie une approche fondée sur la peur (de recevoir une contravention) et sur la répression mais j’estime qu’il s’agit d’une erreur parce que la véritable sécurité sur nos routes passe par une appel à l’intelligence des automobilistes couplé à des campagnes d’éducation qui permettent à tous de mieux saisir les enjeux liés à une conduite responsable.
La position « répressive » de la ministre des Transports et la mienne sont généralement irréconciliables, surtout qu’elle tolère la présence de zones que ses collaborateurs considèrent « accidentogènes » et canalise nos fonds publics vers des outils de répression (les radars-photos, à raison de quelques 600,000$ pour chacune des 15 installations) plutôt que de voir à corriger ces segments de route plus dangereux que les autres.
Fondamentalement, la vitesse (fixée à 100km/h, maximum) n’est pas vraiment le problème. Ce serait faux de dire que nos automobiles deviennent soudainement beaucoup plus dangereuses passé cette limite et si c’était le cas, les Français ne rouleraient pas à 130km/h sur leurs autoroutes et les Allemands n’auraient pas d’autobahns!
Le vrai problème, dans plusieurs cas, c’est l’écart de vitesse entre deux ou plusieurs véhicules.
Par exemple, un conducteur trop prudent (ou zélé) qui peine à s’imposer lorsqu’il accède à une autoroute mettra en danger sa propre vie mais aussi celle de tous ceux qui le suivent et qui devront négocier avec une importante différence de vitesse entre ceux qui suivent « le lambin » et qui veulent entrer sur l’autoroute et ceux qui y roulent déjà à la vitesse permise — cet écart entre, disons, 50km/h pour « le lambin » et 100km/h pour ceux qui circulent sur l’autoroute représente un danger qu’aucun radar-photo (ou policier) ne semble intéressé à remarquer et pourtant, il s’agit d’automobilistes qui auraient besoin, au minimum, d’un cours de conduite d’appoint, pour apprendre à entrer comme il se doit sur une autoroute.
Ce n’est là qu’un exemple parmi des centaines pour illustrer à quel point le fait de ne punir spécifiquement que ceux qui dépassent la limite de vitesse permise sur les autoroutes ou les passages aux feux rouges tient d’une approche au cas par cas qui n’aura jamais le succès d’une réelle campagne d’éducation qui explique que les automobilistes font partie de « la solution » et que par conséquent, leur conduite responsable n’aura pas à faire l’objet d’un espionnage malsain, conduit par un corps policier qui ne sent pas toujours le besoin de rendre des comptes à la population. L’angle répressif des radars-photo envoie le mauvais message aux automobilistes.
Dans l’article du JDQ, on retrouve également une certaine ventilation des « avertissements » qui ont été servis, à savoir…
Comme vous pouvez le voir, quelques 2,299 « avertissements » ont été émis dans notre (grande) région, ce qui représente 34,49% du total provincial. Ça semble beaucoup, vous ne trouvez pas?
Croyez-le ou non, certains individus qui se disent connaissants des questions liées à la sécurité routière, comme Jean-Marie De Koninck, président de la Table québécoise de la sécurité routière, croient que ceux qui ne respecteront pas la signalisation après le 19 août sont « soit des crétins, soit des gens super distraits » — vous avez bien lu, c’est une citation!
Si M. De Koninck a une confiance apparemment inébranlable envers l’actuel parc de radars-photo, c’est probablement que ses interventions des dernières années vont dans le sens d’augmenter la répression (via des « contraventions ») tout en minimisant l’appel à la collaboration, pleine et entière, des automobilistes. En traitant les futurs contrevenants de « crétins« , il livre peut-être le fond de sa pensée mais ça ne l’honore pas. S’il a été cité hors-contexte, il lui appartiendra de le faire savoir; le mot « crétin » en étant un qui frappe tout spécialement l’imaginaire.

À mon avis, c’est en faisant appel à l’intelligence des gens qu’on opère des changements sociaux durables mais bon, à chacun ses opinions.
Autre fait intéressant à noter, les bureaux de la Table québécoise de la sécurité routière sont situés au Complexe G, sis au 700, boul. René-Lévesque Est, au 16e étage soit le même édifice (13 étages plus bas) que celui de la ministre des Transports du Québec (qui se trouve au 29e étage) — on comprend alors un peu mieux la convergence d’opinions de Jean-Marie De Koninck et de Julie Boulet.
On se rappellera que c’est en 2005 que Julie Boulet avait retenu les services de Jean-Marie De Koninck pour travailler à des solutions sur la sécurité routière et lui faire des suggestions.
Il aurait été intéressant de savoir si le ministère des Transports trouve que 6,666 « avertissements » c’est trop ou trop peu mais ils se contentent de dire qu’il s’agit d’un « projet pilote ».
Notons, au passage, que certains automobilistes plus curieux ont peut-être fait exprès pour recevoir l’un de ces avertissements, question de mieux connaître les sensibilités de ces appareils. Ces « essais » n’auront probablement plus lieu à partir du 19 août puisqu’à ce moment, les amendes videront avidement les poches des fautifs.
À moins de dix jours de la mise en place —pleinement fonctionnelle— des appareils de surveillance de la circulation, on ne sait toujours pas si le projet pilote a permis de réduire les accidents de la route.
Les radars-photos demeurent l’objet d’une intense controverse et bien qu’à peu près tout le monde s’entend sur le fait que ces machines imprimeront beaucoup d’argent pour leurs « opérateurs », il n’y a toujours rien qui prouve que l’installation de ces outils répressifs vont aider à rendre nos routes plus sécuritaires.
Tags: radars-photo, radars, photo, cinémomètres photographiques, cinémomètres, caméras, autoroutes, vitesse, feux rouges, intersections, surveillance, surveillance policière, répression, ministère des transports, julie boulet, table de la sécurité routière, jean-marie de koninck, complexe g, avertissements, amendes, contraventions, sûreté du québec, québec, routes du québec, sécurité routière
En cette journée de tempête, pas tellement froide ni neigeuse mais résolument venteuse, l’accumulation de neige au sol couplée à la poudrerie vient compliquer le travail des automobilistes de Québec.
Le déneigement étant effectué de manière inégale, il faut redoubler de prudence.

Alors que certains grands axes urbains, comme le boulevard Laurier, semblent faire l’objet d’une attention prioritaire (bien que très moyenne, au final), les mauvaises surprises ont surtout lieu dans les rues secondaires et tertiaires mais comme la vitesse y est généralement plus basse, il y a moins de risques.

Où ça devient joyeusement stressant, c’est lorsqu’on emprunte les autoroutes.
Ah! Les autoroutes…
En raison du fort volume de circulation, il finit par se créer des traces —un peu comme pour les motoneiges— mais il ne faut pas compter sur ces traces dans les sorties qui, au moment où la tempête fait rage, ne peuvent tout simplement pas être déneigées à la même fréquence que les grands axes.
Les bretelles des autoroutes peuvent surprendre même les automobilistes (qui se disent) prudents tant la neige peut monter rapidement, notamment en raison de la poudrerie associée, comme aujourd’hui, à des rafales de vent estimées à quelques 48 km/h par MétéoMédia mais qui ressemblent plus à 70-80 km/h aux abords de l’échangeur du boulevard Laurier, tout près des ponts.

Si vous avez circulé dans les bretelles d’autoroute de ce secteur vers 10h, ce matin, vous avez pu apprécier des accumulations de neige de plus d’un pied, dans toute leur splendeur, en plein où vous deviez circuler.
Et ce serait important qu’il y ait une attention particulière de portée à ces zones où les automobilistes doivent (évidemment) y accélérer, freiner et tourner.
Remarquez que si vous avez un VUS (à traction intégrale) avec d’excellents pneus d’hiver (de l’année, idéalement) et du temps devant vous, une petite balade dans la neige, c’est un moment de plaisir intense. Comme si le VUS servait vraiment à quelque chose, à ce moment précis!
Et pour les saintes-nitouches du « conduisez prudemment », il ne s’agit pas nécessairement de rouler moins vite mais de rouler mieux; il y a une GROSSE différence entre les deux.
Par exemple, cette matante-archi-maquillée-dans-sa-Cavalier-bleu-marin-avec-un-sapin-vert-accroché-à -son-rétroviseur qui retenait la circulation sur le pont Pierre-Laporte, dans la voie de droite (!) en roulant —tenez-vous bien— à 40 km/h. Oui, 38-40-42 km/h selon les caprices de son pied droit. Et ça ralentissait joyeusement des dizaines de véhicules derrière elle qui, sans grande surprise, multipliaient les manÅ“uvres pour la doubler… par la droite, faute d’alternatives.
Cette automobiliste beaucoup trop prudente a mis la vie de tout le monde en danger en roulant trop… lentement!
Et ne comptez pas sur la police pour l’arrêter et lui sonner les cloches! Non, eux, ils se défoulent quasi-exclusivement sur ceux qui tentent de se distancer de ces dangers publics.
La conductrice dont il est question dans mon exemple ne lit sûrement pas ce blogue et donc, ne se fera sans doute jamais dire à quel point son zèle représente un danger pour tous ceux qu’elle incommode, via sa conduite hors-norme.
Ainsi, à chaque tempête, elle continuera de représenter un danger, dans la même mesure (ou pire) que ce matin. Enfin bref, le permis n’est pas délivré à ceux qui savent bien conduire mais bien ceux qui passent le test. C’est aussi absurde que ça. Et ça donne des légions de « matantes qui ont peur de leur ombre » sur nos voies publiques. Sigh…
Alors c’est ça… il y a de la neige — amusez-vous bien!
Tags: chutes de neige, déneigement, routes, autoroutes, transports, automobilistes, circulation, accumulation de neige, conduite prudente, police sélective, réseau autoroutier, québec
Mais qu’est-ce qui se passe avec le prix de l’essence à la pompe, dans la région de Québec?

En cette journée de grandes festivités à Washington, pour célébrer l’investiture d’Obama en tant que 44e président des États-Unis, il semble que les responsables de la détermination des prix au sein des pétrolières n’aient pas eu le temps de remarquer le prix baissier du baril de pétrole.
Oui, le prix du pétrole baisse encore!
Au moment d’écrire ces lignes, le prix du baril de pétrole brut se transige à (seulement) 34,04$, en baisse de 12,84%, depuis hier.
Mais comme le prix de l’essence à la pompe demeure inchangé à 86,4 cents le litre, ce serait intéressant de faciliter la vie des pétrolières pour leur préciser (sans aucun frais) que, si elles suivaient le cours du brut aussi assidument lorsqu’il descend que lorsqu’il monte, ils auraient (au moins) descendu le prix à 75,62¢/l, soit 10,78 cents de moins que le prix actuel.
Les automobilistes de la région commencent-ils à comprendre le ridicule de cette situation où les prix de l’essence sont presque toujours plus élevés ici que n’importe où ailleurs, en province?
Il va falloir que ça change et avec un baril de pétrol qui s’échange à seulement 34,04$, il faudrait peut-être penser à demander au gouvernement du Québec de nationaliser le pétrole, en notre nom, pour mettre fin aux abus continuels des pétrolières qui, répétons-le, profitent aux maximum de leur situation d’oligopole pour imposer LEUR prix et non le juste prix du marché.

Ceci dit, tant que les automobilistes resteront polis, muets et complaisants, la situation n’ira pas en s’améliorant, c’est certain!
Alors plaignez-vous auprès des pétrolières et dites, haut et fort, que vous n’êtes pas de vulgaires « banques à pitons » et que vous avez le droit, vous aussi, de payer votre essence au juste prix.
Tags: prix de l’essence, essence, pétrole brut, baril de pétrol, cours du pétrole, essence à québec, essence à lévis, essence trop chère, exploitation des automobilistes, prix exagérés, nationalisation du pétrole, oligopole, pétrolières, stations-services, postes d’essence, québec, gouvernement
![]() |