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Le Rencontre économique 2010 de Jean Charest

Il y a moins d’un (1) an, l’équipe libérale de Jean Charest nous jurait, sans même un petit sourire en coin, que le Québec allait bien, financièrement.

Près d’un an plus tard, à moins de deux (2) mois du dépôt du budget provincial, par le ministre des Finances, Raymond Bachand, on sait qu’ils n’ont pas joué franc-jeu avec nous car le déficit budgétaire annuel joue en notre défaveur d’un peu plus de 4MM$ — c’est énorme et comme ça s’ajoute à notre dette, ce sont nos enfants qui vont devoir faire les frais de cette inquiétante situation qui, selon les Libéraux, ne serait que temporaire.

Alors voilà, pendant deux jours, les 20 et 21 janvier 2010, Jean Charest tient des consultations pour définir un plan économique censé durer une bonne vingtaine d’années.

Mathématiquement parlant, c’est ambitieux!

En fait, on ne parle pas de 48 heures de travail intense. Non. En fait, on parle de deux jours où l’horaire officiel va de 9h à 11h le matin et de 13h à 16h, en après-midi. Un gros 5 heures par jour pour 10 heures de « travail », en tout.

C’est le premier ministre Jean Charest qui aura le plus de temps pour parler à la foule d’environ 200 personnes car ces derniers, lorsqu’ils seront appelés à faire part de leur vision économique —pour les 20 prochaines années— disposeront d’à peine trois (3) minutes, chacun.

Wow.

Seriez-vous capables d’exposer votre vision économique pour les 20 prochaines années, en moins de 3 minutes, vous? Sérieusement, ça ressemble à une opération de relations publiques plus qu’à une démarche sérieuse.

Et c’est justement ça, le problème.

Cette Rencontre économique 2010, où de nombreux citoyens souhaitaient se faire entendre, n’est réservés qu’à la proverbiale « grosse gomme » politique, patronale et syndicale, du Québec.

Pas de place pour les citoyens.

Des portes barrées et des policiers pour repousser les pauvres.

Aucun site web pour éviter que de bonnes idées, venant du peuple, puissent bénéficier d’une tribune — enfin bref, tout a été mis en branle pour s’assurer que les citoyens québécois, pourtant concernés au premier plan par les finances publiques de la province, soient écartés de cette rencontre.

Le fait que les « grands médias » n’ont pas rapporté ce volet de « la rencontre » à part pour se moquer des « pauvres » qui réclamaient plus de justice sociale, avec des porte-voix et des affiches, dehors, en dit long sur leur propre liberté de presse.

Parlant de presse, le président de Power Corporation, Paul Desmarais Jr, était sur place, hier, pour inviter les Québécois à mettre l’accent sur l’éducation. C’est très noble, comme souhait mais c’est sent le réchauffé, sans compter que la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, se fout du 40% de jeunes garçons décrocheurs et des 25% de petites filles qui, elles aussi, quittent le secondaire avant d’avoir obtenu leur diplôme. C’est à se demander sur quelle planète vivent les Desmarais!

Les tenants des lobbys corporatifs, pour leur part, n’ont surpris personne en demandant un allègement règlementaire mais s’ils voulaient être bon princes, ils exigeraient que cet allègement soit étendu à tous les citoyens, aussi. Il n’y a pas que les entreprises qui en ont marre de voir le gouvernement se fossiliser dans un océan de bureaucratie largement inefficace. Tout le monde souhaite un « dégraissage épique » de l’appareil publique.

Et bien entendu, le concert des représentants des grandes centrales syndicales qui veulent que ces deux jours de « rencontre » aient une suite. Les uns disent ne pas fonder beaucoup d’espoir sur celle-ci alors que les autres disent qu’il y a du bon à se parler.

Les citoyens, eux, sont absents de la rencontre alors à part la grogne populaire très perceptible, on a aucune idée de ce qu’ils pensent.

Si c’est vrai que Jean Charest arrive à comprendre où il faut aller, économiquement parlant, au cours des 20 prochaines années en se basant sur environ 10 heures de « travaux », on pourra alors en conclure qu’il s’agira des heures les plus productives —à vie— de notre vénérable PM.

Ce n’est qu’une observation parmi d’autres mais il me semble que les Québécois méritent mieux qu’une suite de vÅ“ux pieux, prononcés par le gratin politique et économique de notre société.

Si les citoyens avaient été invités et écoutés, cette rencontre aurait probablement été beaucoup plus intéressante mais bon, Jean Charest a préféré faire son petit « happening » entre amis…

Tags: jean charest, rencontre économique 2010, centre des congrès de lévis, lévis, québec, raymond bachand, monique gagnon-tremblay, paul desmarais, éducation, élite sociale, élite économique, entreprises, lourdeur bureaucratique, gouvernement, citoyens, société, planification économique

Des consommateurs endettés

Le Canada est en récession et en ce sens, l’économie se contracte.

L’effet sur les ménages canadiens est indéniable et ça signifie que le magasinage des Fêtes pourrait être moins exubérant, cette année, au moment où les consommateurs tentent d’abaisser leur niveau d’endettement.

Malgré le discours politique quelque peu heuristique voulant que le Canada soit un pays riche, voire un pays modèle pour le monde, l’endettement fait des ravages à tous les niveaux: international, fédéral, provincial, municipal, familial et individuel.

Plus les consommateurs sont endettés et moins ils sont susceptibles de faire des achats qui, trop souvent, s’ajoutent à leur endettement et contribuent encore davantage à les appauvrir.

C’est dans ce contexte inquiétant que les marchands doivent rivaliser d’ingéniosité pour arriver à vendre leurs produits et services.

Pas de paiements pendant 12 mois, financement sans intérêts pendant 12, 24, 36 mois et autres faveurs permettent de vendre divers produits et services aujourd’hui mais ça n’élimine pas l’endettement des consommateurs pour autant.

Pour que l’économie se remette vraiment à fonctionner, il va falloir éliminer les dettes monstrueuse qui exigent le versement d’intérêts beaucoup trop élevés, notamment dans le cas patent des cartes de crédit à la consommation.

L’idée génial du micro-crédit permettrait aux consommateurs de repayer très rapidement leurs dettes et ainsi avoir les moyens de commencer à économiser ce qui, en soi, permet de s’éloigner graduellement du piège de l’endettement.

Pour réparer notre économie et nos finances personnelles, il va falloir être créatif parce la méthode actuelle d’endettement systématique est en train de plomber tous les aspects économiques de notre vie en société.

Tags: économie, finances, argent, endettement, micro-crédit, microcrédit, crédit à la consommation, cartes de crédit, financement, sans intérêts, marchands, canada, québec, frais d’intérêts, société, richesse, pauvreté, consommateurs

Le piège du Québec pour les nouveaux arrivants

Les Québécois ont raison de se plaindre des salaires qui ne cessent de baisser.

À part les fonctionnaires, qui vivent dans un espèce d’univers parallèle ultra-endetté mais qui fonctionne comme si tout allait bien et certaines PME ultra-subventionnées ou autrement choyées par les largesses de l’État, les autres employés du Québec inc. flirtent avec le salaire minimum ou une compensation totale où ils arrivent à peine à joindre les deux bouts.

Il y a encore des « yuppies » qui vantent les « succès économiques » du Québec en essayant de donner l’impression qu’on s’en va quelque part mais dans les faits, le Québec est pauvre, selon les standards nord-américains.

Ceci dit, nous sommes une société francophone en terre d’Amérique et pour cette raison, même si nous sommes comparativement pauvres par rapport à nos voisins, nous demeurons riches (mais diablement endettés) par rapport à l’Afrique ou à l’Europe de l’Est.

C’est pour cette raison que nous recevons autant de « nouveaux arrivants » provenant de ces régions du monde.

Marocains, Tunisiens, Algériens, Roumains, Polonais, Belges et Français immigrent ici dans l’espoir d’obtenir un bon emploi et de vivre la vie rêvée dont ils ont entendu parler via les courtiers en immigration et dans nos ambassades, à l’étranger.

Ce que ces immigrants ne savent pas, c’est qu’ils contribuent à alimenter le grand « piège à cons » de l’emploi au salaire minimum, au Québec.

Le problème, c’est que si une seule personne veut occuper un emploi au salaire minimum, elle aura plus de pouvoir de négociation pour faire passer ce salaire à 15 ou 17$ de l’heure mais s’il y a, soudainement, 5 ou 10 personnes qui « se concurrencent » pour occuper ce même poste au salaire minimum, non-seulement l’employeur n’aura-t-il aucun incitatif pour augmenter le salaire offert mais il sera mort de rire en voyant les « cul terreux » s’entre-déchirer pour obtenir cet emploi minable!

Dans une telle situation, le Québécois qui était seul (et qui ne l’est plus) est aussi désavantagé que les 5 ou 10 immigrants qui sont venus ici pour améliorer leur sort. À part l’employeur qui peut continuer à exploiter ses « ressources humaines » à souhait, tous les employés sont perdants, dans la même mesure.

Socialement, c’est également une perte nette avec l’établissement d’une société où il devient très difficile d’échapper au salaire minimum parce qu’avec l’influx massif d’immigrants, à raison de plus de 55,000, au Québec, c’est normal que nous n’ayons plus assez de « bons emplois » pour tout le monde.

Et imaginez le gars qui fait du terrassement l’été à 17$ de l’heure.

Pourquoi son employeur continuerait-il de le payer à ce salaire s’il peut avoir deux immigrants (souvent désespérés) au salaire minimum, pour ce prix?

C’est ainsi que la société Québécoise, victime de l’Accord de libre-échange nord-américain et de tous les autres « accords » sur la main d’Å“uvre est en train de se suicider, professionnellement parlant.

Nos usines s’en vont à l’étranger et pendant ce temps-là, nous achetons les « cochonneries en plastique » de Wal-Mart « au plus bas prix » en pensant faire une bonne affaire alors qu’en fait, nous ne faisons que contribuer à notre perte.

Pas surprenant que de plus en plus d’immigrants retournent dans leur pays!

Ils ont compris que l’Eldorado québécois n’est rien d’autre qu’un immense piège qui pousse inexorablement les gens vers le salaire minimum, qu’ils soient Québécois « de souche » ou « nouveaux arrivants ».

Pour faire image, les immigrants ont le même effet sur le marché du travail que l’arrivée massive des femmes, il y a quelques décennies. En multipliant le nombre de « ressources humaines » disponibles, le salaire de tout le monde tend à descendre parce que les employeurs ont plus de « choix ».

Ne comptez pas sur les Wal-Mart, Home Depot, Canadian Tire, Sports Experts, Aldo, Simons, Sears, La Baie, Zellers, HMV, Children’s Place, La Source, Clément, H&M, Toys’R'Us, Future Shop, Best Buy, IGA, Metro, Loblaws, Bouclair, Linen Chest et autres commerces au détail pour « enrichir » les Québécois (ou les immigrants) parce que l’essentiel de leur main d’Å“uvre doit se contenter du salaire minimum et ce, malgré tous leurs slogans vantant leurs programmes de compensation! Quelques employés y ont des salaires décents mais les autres sont presque tous au salaire minimum.

Est-ce que c’est mieux dans les Caisses populaires et dans les banques? Un peu mais pas beaucoup et encore là, des travailleurs diplômés sont gardés en mode « Ã©valuation » ou « probation » ou « stage » aussi longtemps que possible pour les exploiter, autant que possible (avant qu’ils ne réalisent l’arnaque et s’en aillent).

Il faut décerner une palme d’honneur aux petites, moyennes et grandes entreprises québécoises qui donnent de VRAIS SALAIRES et de VRAIS BONS EMPLOIS aux Québécois —et— aux immigrants. Contrairement aux transnationales que Jean Charest aime tant (et qu’il courtise continuellement), ces entreprises ont des « bureaux chefs » ici, au Québec et c’est pourquoi l’enrichissement se fait ici et non ailleurs.

Les Québécois ne devraient d’ailleurs acheter que dans des entreprises établies au Québec.

Par solidarité, nous pourrions aussi acheter des produits d’entreprises établies dans les autres provinces canadiennes, du moment que la maison-mère y soit installée. Si les profits quittent pour l’étranger, ces entreprises ne devraient pas être encouragées, point final.

Le Québec a beau être une société accueillante, si tout le monde se met à glisser vers le salaire minimum, ça va devenir invivable, ici, tellement nous n’aurons plus de pouvoir d’achat local.

La disparition de la classe moyenne québécoise correspond à la montée de l’immigration massive.

Il va falloir se faire à l’idée que Jean Charest et ses libéraux nous aiment pauvres, endettés et au salaire minimum et c’est pourquoi il est si enthousiaste à l’idée de laisser entrer à peu près n’importe qui, sans vraiment rechercher les compétences qui nous font réellement défaut (comme des médecins, par exemple).

Les immigrants, notamment ceux qui viennent au Québec, sont nos frères.

Les frontières n’existent que dans l’abstraction géopolitique entretenue par l’élite dirigeante qui nous contrôle mieux en nous divisant.

Mais…

Les immigrants ont beau être nos frères, ils n’ont pas contribué à notre société comme ceux qui sont nés ici — et c’est inévitable qu’il en soit ainsi. En ce sens, les immigrants qui viennent ici devraient pouvoir amener quelque chose qui nous manque sinon, pour chaque nouvel immigrant qui nous arrive et qui devra vraisemblablement se contenter du salaire minimum, il y aura probablement un Québécois qui perdra son emploi de misère au salaire minimum et qui collectera de l’aide sociale ce qui, dans l’ensemble, nous coute une petite fortune (qui va sur « la dette », évidemment).

Dans ce tourbillon de mauvaises nouvelles, certains Québécois pensent que les immigrants sont les ennemis mais il n’en est rien car ils sont des victimes du « système », tout autant que les Québécois qui voient leurs salaires fondre et qui, en bout de ligne, finissent par perdre leurs emplois.

Le plus grand service que peut rendre un immigrant à un Québécois, c’est de ne pas venir au Québec.

C’est simpliste mais en même temps, c’est très efficace.

Moins de main d’Å“uvre (disponible) commande nécessairement de plus gros salaires.

Et ce n’est pas vrai que les « usines vont déménager à l’étranger » parce qu’il n’y a pas assez d’immigrants pour occuper les emplois. Ils vont déménager parce que la bureaucratie locale est oppressante (et couteuse), que le cadre légal est étouffant et qu’il n’existe aucune barrière tarifaire digne de ce nom qui s’appliquent aux produits (provenant de l’étranger) qui entrent au Canada. La présence ou non d’immigrants au Québec n’a à peu près rien à voir dans l’équation.

Ne me sortez pas l’exemple des producteurs québécois de fraises qui font venir des Mexicains, en été.

Si nous ajoutions 25 cents au prix de vente de nos fraises, nous pourrions offrir des salaires plus intéressants aux travailleurs dans les champs et il y aurait alors des milliers de Québécois qui accepteraient d’aller s’y briser le dos.

Mais comme on refuse de payer 25 cents de plus pour nos fraises, on se ramasse à payer du « BS » à des milliers de Mexicains (qui retournent au Mexique) pendant 8 à 9 mois de l’année (oui, le Québec paie de larges sommes d’argent annuellement en « BS » à des Mexicains — ça fait cher payé pour cueillir nos fraises, au final).

Pour toutes ces raisons et bien d’autres, le Québec est un piège pour les nouveaux arrivants.

À plusieurs niveaux, c’est ignoble de faire venir ces braves gens ici en leur promettant la lune mais en sachant fort bien que nous allons les plonger dans la misère d’une vie au salaire minimum.

Évidemment, il y a des immigrants infiniment plus chanceux que les autres qui profitent des programmes d’embauche de « quota de minorités visibles » au gouvernement et dans certaines grandes entreprises qui en profitent pour dépasser, ipso-facto, tous les autres candidats québécois et obtenir d’excellents emplois, très bien payés — ces chanceux donnent l’impression à d’autres immigrants que le Québec est « merveilleux » mais ce n’est qu’une illusion entretenue à crédit (avec une dette qui devra être assumée par les générations futures, yééé).

Tant mieux si les immigrants réussissent parce que c’est exactement ce qu’on leur souhaite: du succès, de la prospérité et une vie où ils peuvent se réaliser pleinement.

Le problème, c’est que l’immigration active du Québec arrive tellement vite et de manière si anarchique que les quelques histoires à succès sont vite détrônées par le flots d’histoires tristes où des vies sont brisées.

Ce n’est pas rose d’être un immigrant, au Québec — qu’importe ce que vous dira le gouvernement du Québec et ses différentes agences de « promotion » (qui sont toutes subventionnées, via des fonds publics).

Si l’immigration avait lieu pour consolider notre succès social, ce serait génial mais là, l’approche d’immigration massive de Yolande James et des Libéraux de Jean Charest vise clairement à déstabiliser notre marché de l’emploi tout en fragilisant à la fois les salaires et la sécurité d’emploi.

N’oubliez jamais qu’il y a deux perdants dans cette histoire: les Québécois et les immigrants, main dans la main vers un avenir au salaire minimum.

Tags: salaire minimum, emploi, immigration au québec, immigration active, immigration massive, québec, yolande james, jean charest, libéraux, plq, politique d’immigration, misère, salaire minimal, concurrence, entreprises, pme, me, ge, conditions de travail, nouveaux arrivants

La « corruption zéro » est-elle possible, au Québec?

Il faudrait être un naïf endurci pour croire que la corruption n’atteint et n’affecte pas notre classe politique et ses décisions.

Que ce soit dans le cadre du favoritisme disgracieux des groupes (ou « lobbys ») d’intérêts privés qui vont systématiquement à l’encontre du meilleur intérêt du plus grand nombre ou encore, lorsqu’ils « respectent » leur « ligne de parti », nos politiciens ne gouvernent pas pour leurs concitoyens mais bien pour des intérêts qui n’ont que leur propre enrichissement à cÅ“ur.

Notre classe politique, au municipal, au provincial, au fédéral et à l’international n’est pas l’ombre de ce qu’elle devrait être et la corruption doit cesser afin qu’une administration publique transparente, ouverte, inclusive et censée puisse émerger et mettre fin, une fois pour toutes, aux combines corrompues des « cravateux sans morale ».

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Les jeunes qui ont lancé l’initiative Corruption Zéro ont pris pour cible un univers politico-corporatif dont les intérêts mutuels créent d’innombrables situations où les citoyens ont la nette impression de faire les frais d’une collusion plus ou moins dissimulée.

L’intérêt du plus grand nombre n’exclut pas le concept de réussite personnelle, du moment que cette réussite contribue à l’avancement du plus grand nombre. À l’extérieur de cette logique, des situations de corruption potentielles, latentes ou actives se développent et finissent par être exposées au public, généralement dans un contexte de scandale.

Ce n’est pas ce genre de société dans lequel nous souhaitons vivre et les jeunes qui ont lancé l’initiative Corruption Zéro semblent avoir saisi la pleine mesure de la grogne des Québécois qui aspirent à une société sans corruption.

Il y aura toujours des être humains narcissiques, menteurs, outrancièrement égoïstes et manipulateurs mais via Corruption Zéro, il se pourrait que nous disposions d’une fenêtre d’opportunité, maintenue ouverte grâce au formidable momentum anti-corruption, pour éjecter tous les élus, consultants et autres « serviteurs de l’État » qui ne méritent pas la confiance que nous leur accordons, en ce moment.

Au Québec, la corruption se décline de bien des façons.

Copinage politique, retours d’ascenseurs, contributions plus ou moins légitimes, faveurs non-déclarées, assentiment négocié (et « marchandisable »), ligne de parti (sans égard à la volonté des citoyens) et bien entendu, l’inévitable « langue de bois » qui protège les sales petits secrets des amis au détriment d’une population entière font partie du quotidien de la classe politique qui avance des agendas personnels, qu’importe « le prix à payer pour le plus grand nombre ».

Les Québécois ont la responsabilité de sonner la fin de la récréation pour ces abuseurs qui, pour la plupart, devraient finir leurs jours au fond d’une cellule de prison tant ils ont menti effrontément au public, directement ou indirectement (souvent par omission de dévoiler toutes les informations dont ils disposaient, en notre nom).

Par exemple, pensons à Henri-Paul Rousseau, le gars qui a « perdu » 40 milliards de dollars de NOTRE ARGENT à la Caisse de dépôt et qui a eu le culot de ramasser tous ses « bonis de performance » avant de laisser l’organisation dans un état lamentable pour aller se réfugier chez Power Corporation, l’empire du « grand chum » de Jean Charest, Paul Desmarais. Ses excuses étaient un grosse farce et son arrogance sans borne lors de la commission parlementaire chargée d’enquêter sur cette perte historique de la Caisse en disait long sur la fibre morale de cet individu probablement corrompu jusqu’à la moelle.

Il y a aussi le duo Charest-Jérôme-Forget qui a enfoncé le Québec dans le rouge en prétendant gérer de manière prudente les finances de notre province. D’une part, Jean Charest a passé un week-end (et il y en a eu pleins d’autres) au « repère à sécurité maximale » de la puissante famille Desmarais.

Que faisait-il là, au juste?

C’est clair pour quiconque suit le nouvel ordre mondial: il y prenait ses « instructions » — il sait qui est son VRAI BOSS et ça paraît parce qu’il ne « dirige » pas dans NOTRE INTÉRÊT mais bien dans celui des transnationales étrangères (voir le scandale des PPP) qui sont en train de ruiner notre société (pensez aux nouvelles autoroutes à péages de Montréal).

C’est normal que les jeunes soient en guerre contre la corruption parce que les individus corrompus qui ont bénéficié de notre confiance, sous de faux prétextes, nous ont laissé tomber.

Il y a moyen de vivre ensemble tout en s’enrichissant les uns les autres mais il va falloir faire un gros ménage dans notre propre maison et si ça prend une longue suite de politiciens dans des cellules de prison, accompagnés de leurs suite de juges complaisants et de leurs avocats corrompus et moralement ruinés, qu’on le fasse.

Les jeunes avocats, comptables, policiers, médecins, professionnels, militaires et autres savent très bien que la génération qui s’en va nous a endetté et ruiné — il nous appartient de nettoyer l’Assemblée nationale ainsi que toutes les entités publiques (en commençant par l’expulsion unilatérale de tous les syndicats) afin de redonner à chaque individu la pleine souveraineté sur ses décisions et l’imputabilité qui vient avec afin, notamment, de justifier le salaire qu’on leur verse pour accomplir des tâches importantes pour l’ensemble de la population.

En ce moment, personne n’est responsable de rien.

Les employés de l’État sont tellement syndiqués [jusqu'aux oreilles] qu’ils peuvent nous faire perdre des milliards de dollars par année et il n’auront même pas une seule réprimande!

C’est du délire, pur et simple.

Les syndicats représentent la même niveau de corruption active ou latente pour les employés de l’État que la ligne de parti, pour les élus Å“uvrant dans des formations politiques organisées. Dans un cas comme dans l’autre, l’union de toutes les voix derrière une seule « position forte » tue la diversité des points de vue. Sans concurrence, l’incompétence devient la norme et on se ramasse avec des syndicats complaisants qui en demandent toujours plus sans jamais tenter de s’améliorer ce qui nous mène tout droit à l’explosion de l’endettement et à la ruine sociale.

Évidemment, des travailleurs qui se regroupent pour combattre l’oppression d’un employeur tyrannique doivent être encouragés, respectés et salués mais lorsque le syndicat lui-même se transforme en abuseur flagrant de fonds publics, là, il y a un gros problème.

Les boomers s’en tirent à bon compte en endettant au maximum la génération montante mais après eux, leurs enfants vivront dans un enfer de dettes impossibles à rembourser.

Pendant que les « papis » et les « mamis » passent 6 mois « dans le Sud » à dilapider leurs chèques de pension d’ici, notre jeunesse s’endette même en travaillant 60 heures par semaine tellement la taxation oppressive nous vampirise. Ce n’est pas pour rien que les syndicats et les politiciens s’entendent bien: ils exploitent la même population!

En appuyant Corruption Zéro, vous donnez un grand coup de pied dans le guêpier de la corruption et lorsque les guêpes sortiront pour faire du mal, nous serons des millions à leur opposer toute la force de notre détermination à les reléguer, ipso-facto, au rang de criminels.

Les jours de gloire de la corruption sont comptés, au Québec.

Un grand ménage se prépare et si vous avez encore la capacité de penser par vous-même, vous n’aurez d’autre choix que d’appuyer cette initiative anti-corruption aussi rafraîchissante qu’inédite.

Soyez assurés qu’Henri-Paul Rousseau n’osera JAMAIS appuyer Corruption Zéro et pour des millions de Québécois, c’est là une raison de plus pour ajouter votre nom à la liste de ceux qui veulent une société différente où la corruption n’a plus sa place.

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Naissance du mouvement politique des NDQC

S’il est une chose qui compte pour les citoyens, c’est le fait d’être considérés comme la première de toutes les priorités des élus qui ont la responsabilité de voir à les représenter, au plan politique.

Mais alors que la demande des citoyens est claire comme du cristal, l’actuelle classe politique semble incapable de la comprendre et d’agir en conséquence.

C’est pourtant simple.

En retour des montagnes d’impôts, de taxes et d’autres frais qu’ils paient pour entretenir l’appareil public, les citoyens exigent d’être « aux commandes » de leur État, via la représentation de leur élu lorsqu’il siège dans les assemblées politiques officielles.

Qu’est qui empêche les élus d’être au service de leurs concitoyens et électeurs?

Entre autres choses, la fameuse « ligne de parti » où les élus doivent « voter du bon bord, avec leur chef » avant de penser à voter selon leur propre conscience ou encore, dans le meilleur intérêt de ceux pour qui ils sont censés travailler: les citoyens.

Les politiciens ne ratent aucune occasion pour minimiser l’impact de la « ligne de parti » qu’ils adoptent tels des animaux dressés pour le cirque, une fois élus —mais— pour les citoyens qui considèrent désormais la politique avec cynisme et dégout, ce n’est pas drôle, du tout.

C’est dans ce contexte qu’un nouveau mouvement politique voit le jour, au Québec.

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Les Nouveaux démocrates du Québec (NDQC) voient grand et veulent mettre l’intérêt des citoyens en haut de la liste de priorités, loin au-dessus des incessantes gérémiades des « groupes de lobbying, pour des intérêts privés » qui, à l’évidence, n’ont pas l’intérêt du plus grand nombre à cÅ“ur.

Il faut remercier Gabriel Biron pour la naissance de ce nouveau mouvement politique citoyen. Candidat à l’élection fédérale de 2008 dans Lévis-Bellechasse, pour le NPD, il a décidé d’amener les citoyens à imaginer une société où ils sont en contrôle du « système » en tant que propriétaires et non en tant que « victimes obligées » de décisions largement unilatérales et contre-productives provenant d’une poignée d’élus qui ne les représentent plus, depuis trop longtemps.

M. Biron prend clairement position pour les citoyens lorsqu’il déclare: « [...] il faut me rendre à l’évidence, le choix des candidats et les règles des partis traditionnels, défient totalement la démocratie. [...] Quand a-t-on réellement demandé aux citoyens ce qu’ils pensent et ce qu’ils voudraient comme gouvernance? [...] Nos politiciens font des promesses sans se demander si c’est ce qui convient aux électeurs. Ensuite, ils viennent nous dire qu’on doit augmenter les impôts, taxes et autres frais pour payer ces promesses. » — aucun citoyen ne peut rester insensible à autant de gros bon sens et c’est pourquoi les Nouveaux démocrates du Québec pourraient intéresser un grand nombre de gens.

Il appartient aux citoyens de reprendre le contrôle de leur appareil public et de la sphère politique mais pour ce faire, il faut rompre avec le silence, le statu quo et le lourd bâillon des secrets qui s’applique désormais à presque tout ce qui émane de nos instances publiques… ce qui est un non-sens mais qui s’installe comme étant « la norme » parce que personne n’ose s’y opposer.

Bon succès à Gabriel Biron, fondateur du mouvement, ainsi qu’à tous ceux qui se joindront à lui pour porter haut et fort le message des citoyens que les élus, eux, refusent systématiquement d’entendre.

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La pauvreté qui paralyse

On dit souvent que la pauvreté a milles visages mais au Québec, ce serait plus juste de dire qu’elle a des millions de visages.

Dans la pauvreté, on retrouve de jeunes familles, unies ou monoparentales, des personnes âgées et aussi, un grand nombre de personnes vivant seules.

Qu’importe le contexte, la pauvreté est le symptôme visible du manque ponctuel ou chronique d’argent ou de crédit. Dans tous les cas, la pauvreté a pour effet de paralyser, à divers degrés, ceux qui en souffrent.

Bien qu’une infime minorité de gens soient pauvres par choix, tous les autres ont glissé plus ou moins vite dans leur état de pauvreté. Sortir de la pauvreté, une fois qu’on s’y trouve, relève généralement de l’exploit. Une fois paralysé dans la peur et l’absence du « strict minimum pour vivre », l’individu n’est plus lui-même et prend de mauvaises décisions qu’il ne prendrait pas s’il avait le loisir de refuser.

Dans les faits, la plupart des pauvres vont en s’appauvrissant.

On a beau se dire que « ces gens » s’obstinent à prendre la voie qui les confirme dans leur pauvreté mais si leur condition était soudainement la nôtre, il est possible que nos choix ne seraient pas nécessairement meilleurs.

Si la pauvreté ne paralysait pas autant, ce serait plus facile de s’en sortir mais quelle personne pauvre prendra la chance de laisser son boulot de misère qui assure le strict minimum pour survivre pour tenter sa chance avec un autre emploi plus payant mais aussi, plus risqué? Lorsque le prochain repas quotidien repose dans la balance de chaque décision, les choix se font dans la peur de sombrer dans la pauvreté absolue et souvent, dans la mort (oui, au Québec, des gens meurent de la pauvreté et parmi eux, il y a de nombreux enfants).

Pour vaincre la peur, il faut voir les choses sous l’angle de la réussite et non de la survie mais qui arrive à le faire alors que chaque jour est un combat et que chaque « premier du mois » est un cauchemar?

En tant que société, nous devons nous interroger à propos de la pauvreté et trouver un moyen de mettre fin à la pauvreté extrême qui paralyse et qui empêche un trop grand nombre de gens d’avancer, de contribuer pleinement à la société et de se réaliser pleinement.

Au Québec, combattons la pauvreté avec énergie afin de l’éradiquer, une fois pour toutes.

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Noël et la pauvreté

Pour de nombreux consommateurs, la période de magasinage des Fêtes bat son plein.

Il s’agit d’un période fébrile où ceux qui en ont les moyens acquièrent divers biens pour leur propre usage mais aussi, pour offrir. Sans grande surprise, il s’agit du moment le plus payant de l’année pour une majorité de commerces au détail.

Mais ce n’est pas tout le monde qui a le loisir de dépenser sans compter.

Un pauvre sur trois, au Canada, est Québécois.

C’est énorme.

Il y a plus de 20 ans, en 1986, le Québec comptait 615,000 ménages pauvres (vivant sous le seuil de la pauvreté) contre seulement 597,000, en Ontario (la province la plus peuplée, au pays).

La situation n’a pas beaucoup changé, depuis. Le Québec demeure une province pauvre, endettée et surtaxée, de toutes parts. Pas surprenant que de plus en plus de gens soient malheureux à l’approche des Fêtes.

D’ailleurs, le nombre de suicides, au Québec, explose à chaque année, dans le temps de Noël.

Ceux qui n’ont pas la chance de gagner de l’argent se font doublement humilier, pendant la période des Fêtes puisque cette fête largement commerciale ne laisse à peu près pas de place à ceux qui voudraient célébrer de manière plus spartiate car Noël, ça doit normalement rimer avec abondance et bonheur et pour ceux qui sont incapables de dépenser suffisamment pour essaimer ce « bonheur-in-a-box » autour d’eux, ça devient extrêmement pénible.

En fait, avec toutes le cueillettes de vivres pour les pauvres, c’est impossible de feindre l’ignorance et se dire que « tout va bien pour tout le monde ».

La réalité des pauvres est froide et impitoyable comme une nuit d’hiver. Ceux qui s’en sortent sont de moins en moins nombreux alors que notre province souffre de l’endettement boulimique de notre État et de ses individus.

Quelques 80% des pauvres du Québec n’ont pas terminé leur secondaire et seulement 5% des pauvres détiennent un diplôme universitaire alors avec un diplôme d’études « supérieures », ça semble plus facile d’échapper à la pauvreté.

Pour les fêtes et pour Noël, plus précisément, je souhaite aux Québécois de ne plus vivre dans la pauvreté.

Sans savoir exactement comment l’enrayer, je fais confiance à notre génie commun pour mettre fin à cette situation qui prouve, hors de tout doute, que notre modèle social actuel ne fonctionne pas bien, pour tout le monde.

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Le suicide en réponse au manque d’argent

C’est l’automne, il fait noir de bonne heure et pour couronner le tout, il commence à faire très froid.

Pour les 43% de Québécois qui gagnent moins de 20,000$ par année, c’est une période éprouvante où les dettes mènent généralement au manque de liquidité et pour un nombre encore trop grand de nos concitoyens, au suicide.

Le système bancaire canadien, bien que toujours sous la gouverne du ministre des Finances, est unilatéralement « fixé » pour favoriser les institutions financières qui prennent NOTRE argent à 0,25% (de la Banque du Canada) et nous le prêtent, ensuite, à 5, 10, 15, 20% ou plus.

Pas surprenant que tant de citoyens du Québec croulent sous les dettes et aient envie de se suicider tant notre société n’accorde aucun pardon aux « perdants » qui n’arrivent pas à « briller parmi les meilleurs » — notre société est conçue pour pousser les gens au suicide parce que notre système politique, censé protéger nos intérêts, protège les intérêts des institutions financières qui, elles, s’assurent de nous vider les poches aussi rapidement que possible.

Vous voulez vous appauvrir?

Essayez les cartes de crédit (à 19,4% d’intérêts), les frais bancaires qui n’en finissent plus ou les taux d’intérêts plus élevés pour quiconque n’a pas une cote de crédit « parfaite ».

Les institutions financières ne manquent pas d’imagination pour humilier les individus qui n’ont plus assez de 24h dans une journée pour boucler leur budget de misère.

Il y a, bien entendu, une tranche de la population qui s’en sort plutôt bien: familles bien nanties, réception d’héritages multiples, transmission de patrimoine et suppléments monétaires au moindre signe de stress financier viennent souvent s’ajouter à des emplois grassement payés dans la fonction publique ou dans des firmes privées où n’entrent que les « contacts privilégiés » et alors, on se ramasse avec un 25% qui ne comprend absolument RIEN à l’enfer-sur-Terre que vivent « les autres ».

Alors, est-ce que c’est une bonne idée de se suicider pour mettre fin au calvaire des dettes qui n’en finissent plus?

À voir la popularité croissante du suicide pour des raisons économiques, il semble que oui (selon ceux qui « passent aux actes », du moins).

Le gouvernement a beau dire qu’il ne faut pas se suicider (!), la décision de mettre fin à sa vie est largement individuelle même si les conséquences, elles, sont en partie « sociales ». En clair, les autorités publique n’ont pas d’affaire à mettre leur nez dans les affaires personnelles des gens, même quand ça concerne le suicide.

En fait, si les autorités publiques s’occupaient de protéger le public comme il se doit, il n’y aurait pas de suicide pour des raisons économiques mais voilà, ils favorisent unilatéralement les transnationales étrangères, le duopole médico-pharmaceutique et bien sûr, les institutions financières alors sans grande surprise, les citoyens « pris à la gorge » se suicident de plus en plus souvent.

Regardez simplement le couple de Marc Laliberté et de Cathie Gauthier avec leurs trois enfants morts, au Saguenay. La maman n’a pas eu le courage d’aller jusqu’au bout mais le reste de sa famille a quitté ce bas-monde pour des raisons largement économiques. Au Saguenay, les mêmes « bien pensants » continuent de blâmer la seule survivante du pacte de suicide mais ils omettent de pointer le doigt vers eux, aussi.

Quelle société complètement ruinée, moralement, veillerait à maintenir une mère de famille de trois enfants au salaire minimum dans une boutique de vêtements? C’est une recette parfaite pour mener au suicide! Sérieusement, 360$ par semaine (moins les « déductions à la source ») pour faire vivre trois enfants — vous y arriveriez, vous?

Et la « madame » en charge de la fameuse boutique de vêtement où travaillait Cathie Gauthier qui disait que son employée avait l’air « triste »! Non, mais! Elle aurait l’air triste elle aussi s’il fallait qu’elle fasse vivre sa famille au complet avec un salaire de misère.

On pourra dire ce qu’on veut à propos de Marc Laliberté et le fait qui a fait de mauvais choix de carrière (car il s’est planté, c’est vrai), il n’en demeure pas moins que notre société nombriliste et compartimentée a tourné le dos à chaque fois qu’il a tenté de crier sa détresse.

À force de s’auto-humilier, les gens finissent par se dire qu’il n’y a plus de raison de continuer à « creuser son trou » et voilà, ils commettent l’irréparable. Les dettes continuent d’exister mais les loups (des institutions financières) n’ont plus personne à tourmenter pour récupérer leurs « intérêts » à perpétuité.

Le suicide, pour des raisons économiques, c’est le proverbial « pied de nez » ultime, au visage des « prêteurs » qui ont traité leur « client » comme un numéro et non comme un être humain.

Mais le message ne passe pas.

Les gouvernements ne font RIEN pour prévenir LES CAUSES du suicide.

Les institutions financières qui réclâment 19,4%, 28,8% et plus s’en lavent complètement les mains et osent dire qu’elles n’ont « rien à voir là-dedans »!

Autrement dit, le « racket » de l’endettement continue de plus belle, qu’importe l’explosion du nombre de suicides pour des raisons économiques.

Certes, il serait plus noble de dire qu’il faut « se battre » et trouver le moyen de repayer ses dettes pour se sortir de sa misérable existence mais lorsque les loups (les « prêteurs ») mettent de la pression pour recevoir leur dû, plusieurs êtres humains considèrent que le suicide est leur seule porte de sortie honorable, via laquelle ils échappent à la méchanceté inhérente de notre « système social ».

Le Québec est pauvre.

Nous sommes comparativement pauvres.

Faites-vous à l’idée.

Nos employeurs sont des junkies du salaire minimum et nos travailleurs n’ont d’autre choix que d’afficher un large sourire en se faisant entuber à moins de 360$ par semaine avec la promesse de se faire « mettre à la porte » au premier « faux pas ».

Alors voilà, habituez-vous aux suicides parce qu’il va y en avoir de plus en plus.

C’est triste mais au moins, c’est réaliste.

Les gens étouffent sous les dettes et même ceux qui n’en ont pas sont frappés par un barrage d’impôts, de taxes et de « frais » divers qui les appauvrissent continuellement.

Ce qui est le plus triste, c’est de savoir qu’il y a plein d’enfants qui tombent victimes des mauvais choix de leurs parents mais qui, au fond, sont des victimes d’une société qui se dit « généreuse » mais qui, au fond, n’a aucun intérêt à enrichir son voisin.

Y a-t-il une solution aux suicides qui ont lieu pour des raisons économiques?

Bien sûr!

Les solutions, en fait, sont nombreuses: redistribution plus juste de la richesse, garantie d’occuper un emploi permettant de vivre dignement, assurance de manger trois repas sains, délicieux et nutritifs, à tous les jours et ainsi de suite. Contrairement aux idées « de droite » des médias « pro institutions financières (qui profitent de la misère des gens) », ce serait facile d’y parvenir mais tant que la mobilisation du plus grand nombre n’aura pas lieu, ça ne s’améliorera pas.

On aura beau dire ce qu’on veut, entre donner un chèque de 25,000$ à une jeune famille qui croule sous des dettes oppressives et les laisser se suicider dans la plus grande indifférence, le Québec a fait son choix.

Chaque suicide est une preuve tangible de la faillite du « système québécois », qu’on le veuille ou non.

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Des bonbons et de la pluie!

Parents et enfants devaient trimbaler un parapluie aujourd’hui, pour passer l’Halloween.

En plus du déguisement, de la chaudière à bonbons et de la petite boîte-à-sous pour Leucan (ou l’UNICEF, selon le secteur), il fallait user d’ingéniosité pour orienter le parapluie à contre-sens des gouttelette (ou du torrent) qui tombait alors que le vent, avec des pointes à 80 km/h, donnait parfois l’impression que la pluie tombait à l’horizontale et venait de plusieurs directions, à la fois.

Autrement dit, ce n’était pas une journée idéale pour trimbaler des enfants, de porte en porte.

Heureusement, les personnes qui ont répondu aux Halloweeneurs ont été très accueillantes et généreuses, aux dires des enfants. Le fait que moins d’enfants se soient présentés a probablement un lien avec le fait que ceux qui ont bravé le mauvais temps ont été davantage récompensés.

Alors que les tout petits enfants ont majoritairement passé l’Halloween en après-midi, les pré-ados et jeunes ados ont plutôt passé sur l’heure du souper et un peu après. C’était probablement une conséquence du mauvais temps mais à partir de 20h, tous les Halloweeneurs semblaient avoir abandonné leur quête de friandises.

Plusieurs parents ont joué à la tag-téléphonique pour se plaindre que leurs enfants étaient inhabituellement excités mais c’est compréhensible parce que la surdose de sucre qu’ils ont englouti a agi directement sur leur système nerveux… et celui des parents, par extension.

L’Halloween, c’est une journée spéciale où tout le monde qui le souhaite peut se déguiser, manger des bonbons et écouter des films qui font plus ou moins peur mais de toutes le journées, c’est celle où il ne faut pas négliger de se nettoyer les dents en profondeur pour déloger les sucres qui favorisent l’accumulation de tarte et la redoutable carie dentaire.

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Enfin bref, malgré la température allant de « so-so » à « vraiment mauvaise », l’Halloween 2009 a été magique pour la plupart des enfants et leurs parents.

Souhaitons qu’en 2010, l’Halloween ait lieu sous un ciel moins nuageux!

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L’internet ne doit pas être dénaturé

Si vous avez quelque chose à dire et que vous voulez être entendus, il ne vous reste qu’un seul média où vous pouvez le faire: l’internet.

Pour ceux qui pensent à la télévision, à la radio et à la presse écrite, préparez-vous à payer très cher pour « passer votre message » parce qu’une poignée de compagnies opèrent un oligopole plus ou moins concerté sur ces médias pourtant « régulée » par un CRTC ridiculement complaisant envers la concentration de la propriété de ces médias qui devraient, en théorie, demeurer accessibles pour tous les citoyens.

Mais grâce à l’incompétence-crasse et la corruption rampante qui a cours au CRTC, ce sont les intérêts des grandes corporations comme Bell, Rogers, Telus, Shaw et Videotron qui ont presque TOUJOURS préséance sur ceux du grand public.

Et là, ces « grands médias » veulent contribuer à TUER l’internet tel que nous le connaissons pour le vendre sur le modèle de la télévision où les « informations », à sens unique, ne reflètent que le « discours officiel » qu’ils déterminent, comme dans leurs stations de télévisions, leurs postes de radio ou leur médias écrits.

Un citoyen qui veut s’exprimer n’a plus que l’internet pour le faire et si les « grands médias » réussissent à TUER ce formidable réseau, il ne nous restera plus rien et ça pourrait prendre des décennies avant de pouvoir rebâtir un nouveau réseau de communications où ces VAMPIRES ne viendraient pas s’interposer entre nous tous pour nous dire, entre autres choses, quoi penser, quoi acheter et même, pour qui voter.

Nos libertés les plus fondamentales ne sont réellement défendues que via l’internet.

Une poignée de « grands médias » demeurent alignés sur les intérêts du grand public mais les autres sont alignés sur les intérêts, souvent très pervers, de leurs annonceurs.

Nous voulons une société où l’internet ne doit pas être dénaturé.

En tant que Canadien, vous devez exiger que le CRTC, dans sa forme actuelle (arrogante et inefficace), soit fermé POUR TOUJOURS et que les dirigeants de cet organisme de réglementation soient tenus responsables de leur épouvantable laxisme devant les abus flagrants des « grands médias » qui ont cultivé le statu quo et la relative médiocrité tout en empêchant, de milles façons, de nouveaux concurrents d’utiliser « leurs » canaux de communications.

Et ce n’est pas tout, vous devez reprendre le contrôle des communications.

Bell (surtout Bell) n’a pas d’affaire à se mettre le nez dans nos communications.

Pas plus que Vidéotron, Telus ou Rogers, d’ailleurs.

Il faut prendre exemple sur les succès du monde coopératif et créer des coopératives de télécommunications locales, unies entre elles avec, comme seul objectif, de bien servir les membres de cette coopérative et non des « actionnaires » qui piétinent la liberté, l’espoir, l’éthique, l’apparence de justice et bien plus pour faire 1$ de plus, sur leur chèque de dividendes annuels.

Les actionnaires des « grands médias » ont prouvé, à maintes reprises, qu’ils n’ont aucune conscience et qu’ils méprisent les citoyens qui utilisent l’internet.

Alors, allez voir vos voisins et connectez votre quartier avec de la fibre optique.

Reliez toutes vos maisons et dites aux quartiers voisins de faire de même puis, reliez les quartiers entre eux.

Après un certain temps, tous les membres seront libres d’échanger tout ce qu’ils veulent, entre eux, à la vitesse de la lumière soit une vitesse infinie et en boni, vous seriez libéré de Bell, Vidéotron, Telus et Rogers pour vos communications locales… pour toujours.

Les fibres optiques coutent encore cher et fonctionnent avec un point de départ et un point d’arrivée mais une fois installées, elles durent pour toujours et assurent une vitesse d’échange infinie entre tous le voisinage et pensez-y, une cinquantaine de maisonnées qui s’échangent des informations à la vitesse de la lumière, ça peut être très intéressant.

Il est aussi possible de poser du cuivre (de gros fils) si vous n’avez pas le budget pour la fibre ou, au pire, un réseau sans fil. Selon la configuration des habitations, il pourrait également être possible de relier les logis avec des fils ethernet de 1 gigaoctet par seconde (1000BASE-T).

Pourquoi des coopératives?

Parce que TOUS LES PROFITS, s’il y en a, sont redonnés aux membres, à la fin de chaque année!

Il n’y a RIEN de mieux que des coopératives et puisque les « grands médias » font leur possible pour TUER notre internet afin de mieux nous contrôler, nous devons profiter de cette fenêtre d’opportunité pour s’unir, entre-nous et bâtir de petits réseaux que nous pourrons, ensuite, relier entre eux.

Renseignez-vous et établissez des coopératives de télécommunications où vous vivez. Enrôlez tous vos voisins comme membres et vous verrez, vous aurez enfin le dernier mot contre les géants des médias qui veulent détruire ce que nous avons de plus précieux, pour assurer la libre-circulation des informations.

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