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C’est aujourd’hui, le 19 août 2009, que les 15 installations de radars-photo du Québec entrent pleinement en fonction, incluant les 4 qui sont dispersés sur la rive-sud de Québec.
Désormais, de véritables amendes seront expédiées aux propriétaires des véhicules qui auront été photographiés lors d’une infraction au Code de la sécurité routière.
Que ce soit pour un excès de vitesse sur l’autoroute 20, direction ouest, tout près des bretelles pour accéder au pont Pierre-Laporte ou pour un feu rouge grillé à l’intersection Président-Kennedy et Louis-H.-Lafontaine, à Lévis, ce sera un policier confortablement installé au Centre de traitement des infractions, à Montréal, qui aura à déterminer s’il y a véritablement eu une infraction.
Même si Julie Boulet, ministre des Transports du Québec, décrit la situation en d’autres termes, il reste que désormais, ce sont des robots-automates qui vont surveiller les automobilistes québécois et ce, en continu.
Déjà , des rumeurs circulent à l’effet que le gouvernement du Québec veut taxer massivement les automobilistes dans l’espoir de ramener quelques centaines de millions de dollars par année, ce qui expliquerait (en partie) le fait qu’aucun point de démérite ne soit lié aux infractions constatées par les radars-photo et que le coût des amendes ait récemment été fixé à des sommets inédits.
Ainsi, les conducteurs délinquants pourront continuer à rouler de manière aussi dangereuse qu’ils le désirent, du moment qu’ils paient leurs amendes.
Julie Boulet revient continuellement sur le thème de la sécurité routière mais son « système » de radars-photo risque justement d’augmenter le danger sur nos routes parce qu’un contrevenant au Code de la route qui a les moyens de payer sa contravention —et il y en a plusieurs— commettra son infraction (en sachant qu’il recevra une amende) le sourire aux lèvres… qu’importe qu’il mette la vie des autres automobilistes en danger!
Les points de démérite ont été mis en place pour une raison: retirer temporairement de la route les automobilistes parmi les plus dangereux. Or, les radars-photo vont aller à 180 degrés à l’encontre de cette logique.
Les radars-photo du ministère des Transports seront des machines à imprimer l’argent (pris à même les poches des automobilistes commettant des infractions) mais ils n’amélioreront PAS notre sécurité ou sinon, ils auront un effet minime aux endroits très précis où se trouvent les installations actuelles.
Et c’est justement en se basant sur cette logique perverse que la ministre Julie Boulet risque de revenir à la charge pour polluer les abords de toutes les routes québécoises avec ces coûteuses installations.
Dans sa livraison du 17 août 2009 du Journal de Québec, la ministre Julie Boulet a réagi aux critiques voulant que les radars-photo ne servent qu’à remplir les coffres de l’État en rappelant que « l’argent des amendes et des frais accumulé grâce aux nouveaux appareils sera versé au Fonds de la sécurité routière, exclusivement consacré à financer des programmes de sécurité routière ou d’aide aux victimes de la route. » — Ha! Souhaitons que les Québécois ne se laisseront pas endormir par ça!
Parlons-en du « Fonds de la sécurité routière » — il n’a même pas de site web pour qu’on puisse connaître exactement ce qu’il advient des montagnes d’argent-facile qui vont commencer à « entrer dedans », dès aujourd’hui!
La seule fois où il a été formellement question de ce fonds, c’est en 2007 dans l’épouvantable document répressif de Julie Boulet, présenté à l’Assemblée nationale et intitulé « Loi modifiant le Code de la sécurité routière et le Règlement sur les points d’inaptitude » (le projet de loi 42) au point 69 où il est écrit « 1.1° le ‘Fonds de la sécurité routière‘ affecté au financement de mesures ou de programmes de sécurité routière et d’aide aux victimes de la route » — c’est clair ça, les amis! Ça s’applique à peu près à … n’importe quoi. La ministre Julie Boulet va donc pouvoir faire à peu près TOUT CE QU’ELLE VEUT avec l’argent qu’elle va percevoir, de force, des automobilistes. Mais ça, elle évitera soigneusement de le dire…
Mais ce n’est pas tout…
La ministre Julie Boulet en remet en disant qu’afin de « [...] garantir les droits des citoyens, le gouvernement du Québec s’est donné des obligations très strictes » (bien sûr, comme les « exceptions » n’existaient pas) et elle en profite pour rappeler que pour « éviter de piéger les usagers de la route, des panneaux de signalisation ont été placés aux endroits où se trouvent des radars photo. » — tant mieux si elle ne veut piéger personne mais dans les faits, ce sera différent.
Et votre vie privée, dans tout ça?
Julie Boulet déclare: « Afin de protéger la vie privée, il ne sera pas possible d’identifier les occupants du véhicule sur les photos transmises aux propriétaires des véhicules » alors voilà , c’est clair. La police pourra admirer votre binette et celle des occupants de votre véhicule, grâce à au moins deux (2) photos de l’avant de votre véhicule « en infraction » mais vous ne le saurez JAMAIS. Vous aurez l’impression que le système protège votre véritable identité mais détrompez-vous, l’agent de la Sûreté du Québec ne se gênera pas pour « analyser toute la preuve » qui se trouve devant lui, sur un écran d’ordinateur.
Alors pour la vie privée, on repassera!
Et en passant, lorsque celui qui reçoit la contravention n’est pas le conducteur en faute, il doit obligatoirement désigner le conducteur en infraction afin que le constat lui soit remis mais ça, c’est de la délation. Oui! Le Québec se transforme tranquillement en société où la délation est rendue obligatoire. Si vous trouvez ça confortable comme situation, tant mieux pour vous.
Mais l’argument suprême de Julie Boulet, c’est sa phrase fétiche: « On va sauver des vies« … nous sommes tous pour la vertu mais ses 15 radars-photo surveillent 15 endroits très spécifiques du gigantesque réseau routier québécois alors, pour être plus précise, la ministre Boulet devrait dire: « Nous espérons sauver des vies aux 15 endroits où les radars-photo sont en opération » et là , ce serait plus conforme à la réalité « sur le terrain ».
Et comme si les propos de Julie Boulet n’étaient pas assez révélateurs, il y a ceux de Jean-Marie De Koninck qui dit: « Le projet pilote n’est pas en place pour voir si les gens vont ralentir, c’est évident que ça va arriver. Nous faisons les tests d’abord pour s’approprier le système. » — alors comme ça, il connaissait DÉJÀ les conclusions AVANT de faire le projet pilote alors, sans le réaliser, il confirme que le « projet pilote » n’est qu’un vaste écran de fumée dont les conclusions, connues d’avance, ne changeront RIEN pour la suite des choses.
Et que veut dire M. De Koninck quand il dit « s’approprier le système »?
Ça veut dire quoi ça?
Qu’il faut le « comprendre… tout simplement » ou encore, ce qui est plus probable, apprendre comment mieux TAXER les automobilistes? Ça veut peut-être dire autre chose mais dans la mesure où la Sûreté du Québec refuse catégoriquement de montrer son Centre de traitement des infractions à la presse, ils peuvent « s’approprier le système » comme ils le souhaitent, loin de yeux du public.
Quand la police se cache pour faire sa besogne, il y a généralement des raisons de s’en préoccuper…
Et bien entendu, M. De Koninck a ajouté qu’à « chaque fois qu’on réduit la vitesse moyenne d’un km/h, on améliore le bilan routier de 3% ». Si l’on applique cette logique aux 600 décès annuels sur les routes du Québec, ça signifie que quelques 18 vies par année seraient sauvées, en principe, avec la réduction d’un seul kilomètre/heure. Et toujours selon JMDC, c’est une règle linéaire qui ne change pas. Ce que M. De Koninck ne dit cependant pas, c’est que les radars-photo ne réduiront pas la vitesse d’un (1) km/h sur l’ensemble du réseau routier québécois mais bien à 15 endroit très précis!
La logique a donc beau être « implacable » —ce qui mériterait d’être approfondi, en passant— mais force est d’admettre qu’elle ne s’applique sûrement pas aux 600 victimes annuelles, sur nos routes.
On pourrait parler des radars-photo toute la journée tellement ils soulèvent la controverse —malgré les entrevues-éclair archi-complaisantes qu’on peut voir dans les bulletins télévisés— mais ce n’est pas que dans des blogues comme celui-ci qu’il faut dénoncer la montée des robots de surveillance de la population, ce sont les citoyens qui doivent faire connaître leur position aux élus qui, par la suite, doivent (en théorie) refléter leurs préoccupations dans leurs décisions.
Julie Boulet et Jean-Marie De Koninck veulent sûrement sauver des vies.
Ça tombe sous le sens commun que toute personne normalement constituée souhaite préserver la vie.
Mais…
Ce qui est en jeu, ici, dépasse le simple vÅ“u de sauver quelques vies, il s’agit de l’établissement d’un nouveau mode de surveillance qui aura comme fonction de contribuer à taxer davantage les automobilistes et ce, à des endroits très précis et sans qu’une présence policière physique n’ait à s’y trouver.
Notre société connaît actuellement des changements mais il va falloir se demander si ces changements sont vraiment à notre avantage, en tant que citoyens et en tant qu’usagers du réseau routier où encore, si ce ne serait pas un grosse mise en scène visant à introduire des mécanismes répressifs inédits qui pourraient nous empoisonner la vie, aussi bien à l’heure actuelle que dans l’avenir.
Les Québécois qui rêvaient d’être surveillés par des robots, 24 heures par jour et 7 jours par semaine, beau temps, mauvais temps, sont servis parce qu’à 15 endroits très précis du réseau routier, c’est le cas. Et c’est avec notre trésor public que le gouvernement a acheté ces machines à taxer et maintenant, ils tentent pas tous les moyens de nous convaincre que c’est pour « notre sécurité ».
Ils ont peut être raison mais pour l’heure, rien n’est encore joué et il va falloir continuer à les surveiller parce qu’eux, ils ne se gênent pas le faire!
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Le maire Régis Labeaume va tenter de faire entendre raison au CN en s’adressant à l’un de ses actionnaires les plus prestigieux: Bill Gates.
C’est louable et ça fonctionnera peut-être mais voilà , c’est quand même difficile de comprendre pourquoi le Canadien National s’obstine à laisser le pont se dépérir alors qu’il en est le propriétaire. Si vous étiez propriétaire du Pont de Québec, vous feriez sûrement un effort pour vous en occuper mais du côté du CN, c’est tout l’inverse.
Alors il faut se demander qui, exactement, siège au Conseil d’administration du CN.
Ces gens voient à la bonne gestion du CN et doivent assurer une gouvernance irréprochable, aussi bien de leurs instances administratives qu’au niveau de leurs infrastructures. Or, en laissant le Pont de Québec à lui-même, ces gens manquent à leur devoir.
En ce sens, voici certaines des personnes les plus influentes du CN qui, hélas, ferment les yeux sur l’absence d’entretien du 2e plus important pont de la région de Québec…
Légende des comités:
(P) Présidence du comité
C’est quand même incroyable qu’aucun de ces membres du CA du Canadien National n’a assez de jugement pour comprendre que l’entretien d’une structure de la taille et de l’importance stratégique du Pont de Québec est essentiel.
Vous pouvez essayer de les joindre directement si le cÅ“ur vous en dit mais il ne seront probablement pas réceptifs à vos arguments. Ceci dit, si vous réussissez à les faire changer d’avis, vous deviendrez probablement le nouveau héros de Régis Labeaume!
Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi contacter les membres de la direction du CN pour leur parler du Pont de Québec…
Au besoin, j’ajoute aussi les coordonnées de l’ombudsman du Canadien National…
Là , vous disposez de beaucoup d’information utile pour donner un coup de main au maire Labeaume qui va tenter de sensibiliser Bill Gates. Comme ça risque d’être un « emploi à plein temps », vous aurez le loisir de contacter tous les autres « décideurs » du CN pour « tenter » de leur faire comprendre le gros bon sens.
Le magnifique Pont de Québec mérite amplement qu’on s’occupe de lui, pour une fois…
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Sommes-nous en train de troquer la sécurité routière pour la taxation routière?
Dans trois (3) jours, les 15 radars-photo du Québec cesseront d’émettre des avertissements et commenceront à expédier des contraventions, plus ou moins lourdes, selon l’offense constatée, à distance, par un policier de la Sûreté du Québec posté à Montréal, dans une pièce qui n’a jamais été montrée aux médias.
Enfin bref, c’est le début de « Big Brother« , au Québec.
Sans être sur place pour faire régner la loi et l’ordre, la Sûreté du Québec pourra passer en revue des photos, prises par les radars-photo, pour taxer les automobilistes qui circulent à des endroits très précis, créant une situation inédite de « taxation potentielle » beaucoup plus élevée pour les automobilistes qui doivent, sur une base quotidienne, circuler devant ces appareils.
En soi, l’idée de pincer des récidivistes à répétition en les taxant de manière répressive jusqu’à ce qu’ils modifient leurs mauvaises habitudes de conduite peut sembler attrayante. Après tout, un comportement routiers qui transgresse les règles de bonne conduite doit est sanctionné lorsqu’il est constaté par un agent des forces de l’ordre, que ce dernier soit posté dans une auto-patrouille ou dans une salle secrète, à Montréal.
Mais…
Le système de radars-photo, bien qu’il soit capable de prendre quatre (4) clichés de chaque véhicule pris en défaut ne peut rien faire d’autre. Contrairement à une auto patrouille qui peut forcer l’automobiliste à se ranger sur l’accotement, le radar-photo ne fait que « constater » un évènement puis, laisse l’automobiliste fautif filer, sans pouvoir en faire plus. Ainsi, les radars-photo ne préviennent PAS les accidents ou la poursuite de comportements routiers répréhensibles — à l’instar des agents qui peuvent intercepter un automobiliste et mieux comprendre les raisons qui expliquent son irrespect des règles de la sécurité routière.
L’argument voulant que les radars-photo contribuent à la sécurité routière ne tient donc pas la route.
Mais ce n’est pas tout…
Chaque installation de radar-photo nous a coûté quelques 600,000$ et ne « surveille » qu’un segment bien précis de notre réseau routier. Or, ce n’est pas en « surveilant » quinze (15) points —très précis— de l’ensemble du réseau que, tout à coup, les automobilistes seront davantage en sécurité.
Même si une surveillance via radar-photo a lieu à ces endroits, un automobiliste qui commet une infraction pourra continuer sa route comme s’il n’avait rien fait. Certes, il recevra une amende via le courrier mais au moment de son infraction, il pourra continuer sa route, sans être embêté.
En misant sur la taxation et la répression, la ministre Julie Boulet et son ministère des Transports, de concert avec la Sûreté du Québec, mettent la vie de tous les automobilistes en danger parce que l’argent utilisé pour établir et entretenir ces radars-photo aurait pu être investi dans l’éducation et la sensibilisation des automobilistes ce qui, dans les faits, protège mieux les automobilistes sur la totalité du réseau routier et non à 15 points de surveillance bien précis.
Pour faire simple, le recours à l’oppression policière (via une surveillance probablement illégale et assurément invasive) ne fonctionnera jamais aussi bien qu’un simple appel à l’intelligence des automobilistes.
Oui, l’intelligence des gens fait toute la différence mais apparemment, au gouvernement, ce concept a été évacué, dans une large part. C’est bien connu qu’au gouvernement, l’excellence cède presque toujours le pas à la médiocrité et l’installation de radars-photo prouve que nos élus préfèrent niveler vers le bas que tenter de se surpasser… en faisant appel à leur propre intelligence, dans un premier temps.
Le cabinet de Julie Boulet utilise la fameuse période d’essai de 18 mois pour éviter de devoir rendre des comptes à la population sur son recours aux radars-photo, disant attendre le rapport final, le 19 août 2010. C’est habile comme stratégie politique parce que ça force la population à « endurer » ces machines à tickets. Mais est-ce que ce comportement est vraiment digne d’une ministre?
Pour toutes ces raisons et bien d’autres, les radars-photo du Québec ne sont que des outils répressifs de taxation qui n’ont à peu près rien à voir avec la vraie sécurité routière.
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Plusieurs automobilistes québécois doivent désormais composer avec la présence de radars-photo et dès le 19 août 2009, de véritables contraventions seront émises au lieu des avertissements que reçoivent présentement les contrevenants.
Afin de mieux comprendre le fonctionnement de ces appareils, voici ce que vous devez savoir à propos des radars-photo.
Ainsi, chers amis automobilistes Québécois, le ministère des Transports et la Sûreté du Québec ont encore de nombreuses questions à répondre avant qu’on n’accepte la légitimité de ces appareils de « contrôle policier central » le long de nos voies d’accès.
Sachez aussi que les radars-photo qui sont censés mesurer la vitesse livrent une mesure de la vitesse qui ouvre toute grande la porte aux contestations puisqu’un léger problème de calibration —même minime— peut fausser gravement les mesures. En fait, les mathématiques utilisées pour calculer la vitesse misent sur le fait que la première et la deuxième caméras prendront les photos exactement au moment prévu mais un simple soixantième de seconde de différence, pour un véhicule circulant à plus de 100km/h pourrait retourner la mauvaise vitesse.
En langage clair: ces histoires de caméras qui doivent « décliquer » très exactement au bon moment prêtent flanc à toutes les contestations puisqu’en théorie, il faudra que les policiers prouvent qu’au moment de la prise des photos, le radar-photo en question était parfaitement calibré, sans aucun doute possible.
Et il n’y a pas que les radars-photo qui peuvent fausser gravement la lecture de la vitesse, il y a aussi les compteurs de vitesse des automobiles qui peuvent ne pas être parfaitement calibrés ce qui aurait pu induire un conducteur en erreur où il aurait, en principe, pu croire qu’il roulait à l’intérieur des limites de vitesses permises. Il faut savoir qu’une automobile, même bien entretenue, peut afficher une vitesse faussée de 1, 5, 10% et même plus.
Couplé aux problèmes pouvant avoir lieu avec les radars-photo, les erreurs d’affichage de la vitesse dans les automobiles peut constituer un « doute raisonnable » suffisant pour que la contravention soit annulée. Il faudra attendre un peu avant que les premiers cas de contestations réussies deviennent publiques.
Si vous faites partie de ceux qui reçoivent une contravention via l’un de ces appareils, à moins qu’en votre âme et conscience, vous ne soyez persuadés d’avoir commis une faute, n’hésitez pas à contester le tout en cour. Il y a tellement de variables pouvant vous disculper que ce serait naïf de vous laisser taxer de la sorte sans faire valoir vos droits.
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Les radars-photo ne sont en opération que depuis 49 jours et déjà , quelques 6,666 avertissements ont été émis!
À partir du 19 août 2009 —dans neuf (9) jours— il s’agira de vraies contraventions!
Ces chiffres proviennent d’un article de Sébastien Ménard, journaliste au Journal de Québec qui a obtenu ces informations grâce à une demande d’accès à l’information. L’article se trouve en page 7 du JDQ d’aujourd’hui et j’invite tout le monde à le lire.
Les 6,666 avertissements ont été émis pour des infractions constatées aussi bien via des radars-photo fixes ou mobiles ou encore par des caméras de surveillance aux feux rouges, entre le 19 mai et le 6 juillet 2009. On parle d’une moyenne de 136 avertissements par jour.
Si la tendance devait se poursuivre à ce rythme et grâce à une simple règle de trois, on pourrait conclure que quelques 49,654 amendes pourraient être émises, annuellement.
Ça fait beaucoup d’amendes mais est-ce que ça améliore vraiment la sécurité sur nos routes?

Que ce soit clair: Julie Boulet et le ministère des Transports du Québec privilégie une approche fondée sur la peur (de recevoir une contravention) et sur la répression mais j’estime qu’il s’agit d’une erreur parce que la véritable sécurité sur nos routes passe par une appel à l’intelligence des automobilistes couplé à des campagnes d’éducation qui permettent à tous de mieux saisir les enjeux liés à une conduite responsable.
La position « répressive » de la ministre des Transports et la mienne sont généralement irréconciliables, surtout qu’elle tolère la présence de zones que ses collaborateurs considèrent « accidentogènes » et canalise nos fonds publics vers des outils de répression (les radars-photos, à raison de quelques 600,000$ pour chacune des 15 installations) plutôt que de voir à corriger ces segments de route plus dangereux que les autres.
Fondamentalement, la vitesse (fixée à 100km/h, maximum) n’est pas vraiment le problème. Ce serait faux de dire que nos automobiles deviennent soudainement beaucoup plus dangereuses passé cette limite et si c’était le cas, les Français ne rouleraient pas à 130km/h sur leurs autoroutes et les Allemands n’auraient pas d’autobahns!
Le vrai problème, dans plusieurs cas, c’est l’écart de vitesse entre deux ou plusieurs véhicules.
Par exemple, un conducteur trop prudent (ou zélé) qui peine à s’imposer lorsqu’il accède à une autoroute mettra en danger sa propre vie mais aussi celle de tous ceux qui le suivent et qui devront négocier avec une importante différence de vitesse entre ceux qui suivent « le lambin » et qui veulent entrer sur l’autoroute et ceux qui y roulent déjà à la vitesse permise — cet écart entre, disons, 50km/h pour « le lambin » et 100km/h pour ceux qui circulent sur l’autoroute représente un danger qu’aucun radar-photo (ou policier) ne semble intéressé à remarquer et pourtant, il s’agit d’automobilistes qui auraient besoin, au minimum, d’un cours de conduite d’appoint, pour apprendre à entrer comme il se doit sur une autoroute.
Ce n’est là qu’un exemple parmi des centaines pour illustrer à quel point le fait de ne punir spécifiquement que ceux qui dépassent la limite de vitesse permise sur les autoroutes ou les passages aux feux rouges tient d’une approche au cas par cas qui n’aura jamais le succès d’une réelle campagne d’éducation qui explique que les automobilistes font partie de « la solution » et que par conséquent, leur conduite responsable n’aura pas à faire l’objet d’un espionnage malsain, conduit par un corps policier qui ne sent pas toujours le besoin de rendre des comptes à la population. L’angle répressif des radars-photo envoie le mauvais message aux automobilistes.
Dans l’article du JDQ, on retrouve également une certaine ventilation des « avertissements » qui ont été servis, à savoir…
Comme vous pouvez le voir, quelques 2,299 « avertissements » ont été émis dans notre (grande) région, ce qui représente 34,49% du total provincial. Ça semble beaucoup, vous ne trouvez pas?
Croyez-le ou non, certains individus qui se disent connaissants des questions liées à la sécurité routière, comme Jean-Marie De Koninck, président de la Table québécoise de la sécurité routière, croient que ceux qui ne respecteront pas la signalisation après le 19 août sont « soit des crétins, soit des gens super distraits » — vous avez bien lu, c’est une citation!
Si M. De Koninck a une confiance apparemment inébranlable envers l’actuel parc de radars-photo, c’est probablement que ses interventions des dernières années vont dans le sens d’augmenter la répression (via des « contraventions ») tout en minimisant l’appel à la collaboration, pleine et entière, des automobilistes. En traitant les futurs contrevenants de « crétins« , il livre peut-être le fond de sa pensée mais ça ne l’honore pas. S’il a été cité hors-contexte, il lui appartiendra de le faire savoir; le mot « crétin » en étant un qui frappe tout spécialement l’imaginaire.

À mon avis, c’est en faisant appel à l’intelligence des gens qu’on opère des changements sociaux durables mais bon, à chacun ses opinions.
Autre fait intéressant à noter, les bureaux de la Table québécoise de la sécurité routière sont situés au Complexe G, sis au 700, boul. René-Lévesque Est, au 16e étage soit le même édifice (13 étages plus bas) que celui de la ministre des Transports du Québec (qui se trouve au 29e étage) — on comprend alors un peu mieux la convergence d’opinions de Jean-Marie De Koninck et de Julie Boulet.
On se rappellera que c’est en 2005 que Julie Boulet avait retenu les services de Jean-Marie De Koninck pour travailler à des solutions sur la sécurité routière et lui faire des suggestions.
Il aurait été intéressant de savoir si le ministère des Transports trouve que 6,666 « avertissements » c’est trop ou trop peu mais ils se contentent de dire qu’il s’agit d’un « projet pilote ».
Notons, au passage, que certains automobilistes plus curieux ont peut-être fait exprès pour recevoir l’un de ces avertissements, question de mieux connaître les sensibilités de ces appareils. Ces « essais » n’auront probablement plus lieu à partir du 19 août puisqu’à ce moment, les amendes videront avidement les poches des fautifs.
À moins de dix jours de la mise en place —pleinement fonctionnelle— des appareils de surveillance de la circulation, on ne sait toujours pas si le projet pilote a permis de réduire les accidents de la route.
Les radars-photos demeurent l’objet d’une intense controverse et bien qu’à peu près tout le monde s’entend sur le fait que ces machines imprimeront beaucoup d’argent pour leurs « opérateurs », il n’y a toujours rien qui prouve que l’installation de ces outils répressifs vont aider à rendre nos routes plus sécuritaires.
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