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Sommes-nous en train de troquer la sécurité routière pour la taxation routière?
Dans trois (3) jours, les 15 radars-photo du Québec cesseront d’émettre des avertissements et commenceront à expédier des contraventions, plus ou moins lourdes, selon l’offense constatée, à distance, par un policier de la Sûreté du Québec posté à Montréal, dans une pièce qui n’a jamais été montrée aux médias.
Enfin bref, c’est le début de « Big Brother« , au Québec.
Sans être sur place pour faire régner la loi et l’ordre, la Sûreté du Québec pourra passer en revue des photos, prises par les radars-photo, pour taxer les automobilistes qui circulent à des endroits très précis, créant une situation inédite de « taxation potentielle » beaucoup plus élevée pour les automobilistes qui doivent, sur une base quotidienne, circuler devant ces appareils.
En soi, l’idée de pincer des récidivistes à répétition en les taxant de manière répressive jusqu’à ce qu’ils modifient leurs mauvaises habitudes de conduite peut sembler attrayante. Après tout, un comportement routiers qui transgresse les règles de bonne conduite doit est sanctionné lorsqu’il est constaté par un agent des forces de l’ordre, que ce dernier soit posté dans une auto-patrouille ou dans une salle secrète, à Montréal.
Mais…
Le système de radars-photo, bien qu’il soit capable de prendre quatre (4) clichés de chaque véhicule pris en défaut ne peut rien faire d’autre. Contrairement à une auto patrouille qui peut forcer l’automobiliste à se ranger sur l’accotement, le radar-photo ne fait que « constater » un évènement puis, laisse l’automobiliste fautif filer, sans pouvoir en faire plus. Ainsi, les radars-photo ne préviennent PAS les accidents ou la poursuite de comportements routiers répréhensibles — à l’instar des agents qui peuvent intercepter un automobiliste et mieux comprendre les raisons qui expliquent son irrespect des règles de la sécurité routière.
L’argument voulant que les radars-photo contribuent à la sécurité routière ne tient donc pas la route.
Mais ce n’est pas tout…
Chaque installation de radar-photo nous a coûté quelques 600,000$ et ne « surveille » qu’un segment bien précis de notre réseau routier. Or, ce n’est pas en « surveilant » quinze (15) points —très précis— de l’ensemble du réseau que, tout à coup, les automobilistes seront davantage en sécurité.
Même si une surveillance via radar-photo a lieu à ces endroits, un automobiliste qui commet une infraction pourra continuer sa route comme s’il n’avait rien fait. Certes, il recevra une amende via le courrier mais au moment de son infraction, il pourra continuer sa route, sans être embêté.
En misant sur la taxation et la répression, la ministre Julie Boulet et son ministère des Transports, de concert avec la Sûreté du Québec, mettent la vie de tous les automobilistes en danger parce que l’argent utilisé pour établir et entretenir ces radars-photo aurait pu être investi dans l’éducation et la sensibilisation des automobilistes ce qui, dans les faits, protège mieux les automobilistes sur la totalité du réseau routier et non à 15 points de surveillance bien précis.
Pour faire simple, le recours à l’oppression policière (via une surveillance probablement illégale et assurément invasive) ne fonctionnera jamais aussi bien qu’un simple appel à l’intelligence des automobilistes.
Oui, l’intelligence des gens fait toute la différence mais apparemment, au gouvernement, ce concept a été évacué, dans une large part. C’est bien connu qu’au gouvernement, l’excellence cède presque toujours le pas à la médiocrité et l’installation de radars-photo prouve que nos élus préfèrent niveler vers le bas que tenter de se surpasser… en faisant appel à leur propre intelligence, dans un premier temps.
Le cabinet de Julie Boulet utilise la fameuse période d’essai de 18 mois pour éviter de devoir rendre des comptes à la population sur son recours aux radars-photo, disant attendre le rapport final, le 19 août 2010. C’est habile comme stratégie politique parce que ça force la population à « endurer » ces machines à tickets. Mais est-ce que ce comportement est vraiment digne d’une ministre?
Pour toutes ces raisons et bien d’autres, les radars-photo du Québec ne sont que des outils répressifs de taxation qui n’ont à peu près rien à voir avec la vraie sécurité routière.
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La faillite de l’entreprise Motorisés Leblanc, propriété de Marc Vallières, semble être une conséquence directe de l’actuelle crise du crédit qui, à l’évidence, commence à faire son Å“uvre dans la région de Québec.
Ce réputé vendeur de véhicules récréatifs s’est effondré en pleine période de récession économique et ce, même s’il s’en trouve encore pour nier que la récession ait des effets mesurables, dans la région de la Capitale-nationale. La faillite de Motorisés Leblanc prouve pourtant, sans l’ombre d’un doute, que la récession n’a rien d’anodin et qu’elle va continuer de faire mal à notre économie régionale.
Marc Vallières, un homme d’affaires beauceron, a vu son actif de 25M$ s’effondrer subitement en raison du crédit. Il était propriétaire de l’entreprise depuis novembre 2006, avec 3 succursales au Québec et 63 employés. Il a investi personnellement 10M$ dans l’entreprise.
En fait, tout allait bien jusqu’à ce que la méthode de financement des véhicules canadiens et américains ne change, spontanément et ce, en raison de la crise du crédit, dès le début de l’année dernière (vers janvier 2008).
Sans prévenir, les banques ont décidé d’allonger les délais de décaissement jusqu’à 40 jours plutôt que 5 au moment de la vente d’un véhicule récréatif à un particulier. Ouch! Le vendeur devait donc assumer les intérêts sur la vente du véhicule pendant presqu’un mois, ce qui a eu pour effet de faire grimper très rapidement le solde à payer sur la marge de crédit et ce, à plusieurs reprises.
Cette intenable situation a suffi pour miner la confiance entre l’entrepreneur de St-Nicolas et sa banque mais aussi avec les financiers de l’industrie, soit GE Capital et Textron.
Comble de malheur, la valeur de la devise canadienne a atteint la parité au cours de l’été 2008 et cette situation a ramené la profitabilité au point mort, sur la vente de véhicules américains.
C’est à ce moment que le banquier a réclamé des garanties supplémentaires de la part des membres de la famille Vallières et ceux-ci ont refusé d’hypothéquer davantage leurs autres actifs ainsi que ce de la famille, à proprement parler. S’en est suivi la faillite avec des créances qui s’élevaient à 20M$. Il y a déjà 3 mois que les portes ont été fermées, sans que ça ne s’ébruite trop.
Visiblement émotif, Marc Vallières a livré ce témoignage au Journal de Québec: « Tu montes un petit empire à travailler 120 heures par semaine, pendant 45 ans, mais tout s’écroule en 5 minutes. »
La faillite de Motorisés Leblanc n’a cependant pas mis fin aux problèmes financiers de cet administrateur de sociétés qui est présent dans de nombreuses autres entreprises des divers secteurs (agricole, industriel et commercial). Pour rétablir la confiance avec des banquiers, il a dû faire une proposition concordataire à des fins personnelles.
Les gens de Québec doivent savoir que le crédit est FERMÉ DE PARTOUT car le système bancaire n’a jamais été au service de ses clients. Il s’agit, de l’aveu même de M. Vallières, d’un système pourri où des garanties impossibles sont exigées des emprunteurs.
Si vous rencontrez une situation semblable, à moins de vous appeler Abitibi Bowater ou General Motors pour avoir droit au « B.S. corporatif », ne perdez pas votre temps à discuter avec les gouvernements car ils ne peuvent (et ne veulent) rien faire.
Une garantie de prêt de 3M$ permettrait à Marc Vallières de régler tous ses problèmes et de créer encore des dizaines d’emplois dans ses multiples projets de développement dans la région alors si ça vous intéresse, contactez-le.
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