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La faillite de l’entreprise Motorisés Leblanc, propriété de Marc Vallières, semble être une conséquence directe de l’actuelle crise du crédit qui, à l’évidence, commence à faire son Å“uvre dans la région de Québec.
Ce réputé vendeur de véhicules récréatifs s’est effondré en pleine période de récession économique et ce, même s’il s’en trouve encore pour nier que la récession ait des effets mesurables, dans la région de la Capitale-nationale. La faillite de Motorisés Leblanc prouve pourtant, sans l’ombre d’un doute, que la récession n’a rien d’anodin et qu’elle va continuer de faire mal à notre économie régionale.
Marc Vallières, un homme d’affaires beauceron, a vu son actif de 25M$ s’effondrer subitement en raison du crédit. Il était propriétaire de l’entreprise depuis novembre 2006, avec 3 succursales au Québec et 63 employés. Il a investi personnellement 10M$ dans l’entreprise.
En fait, tout allait bien jusqu’à ce que la méthode de financement des véhicules canadiens et américains ne change, spontanément et ce, en raison de la crise du crédit, dès le début de l’année dernière (vers janvier 2008).
Sans prévenir, les banques ont décidé d’allonger les délais de décaissement jusqu’à 40 jours plutôt que 5 au moment de la vente d’un véhicule récréatif à un particulier. Ouch! Le vendeur devait donc assumer les intérêts sur la vente du véhicule pendant presqu’un mois, ce qui a eu pour effet de faire grimper très rapidement le solde à payer sur la marge de crédit et ce, à plusieurs reprises.
Cette intenable situation a suffi pour miner la confiance entre l’entrepreneur de St-Nicolas et sa banque mais aussi avec les financiers de l’industrie, soit GE Capital et Textron.
Comble de malheur, la valeur de la devise canadienne a atteint la parité au cours de l’été 2008 et cette situation a ramené la profitabilité au point mort, sur la vente de véhicules américains.
C’est à ce moment que le banquier a réclamé des garanties supplémentaires de la part des membres de la famille Vallières et ceux-ci ont refusé d’hypothéquer davantage leurs autres actifs ainsi que ce de la famille, à proprement parler. S’en est suivi la faillite avec des créances qui s’élevaient à 20M$. Il y a déjà 3 mois que les portes ont été fermées, sans que ça ne s’ébruite trop.
Visiblement émotif, Marc Vallières a livré ce témoignage au Journal de Québec: « Tu montes un petit empire à travailler 120 heures par semaine, pendant 45 ans, mais tout s’écroule en 5 minutes. »
La faillite de Motorisés Leblanc n’a cependant pas mis fin aux problèmes financiers de cet administrateur de sociétés qui est présent dans de nombreuses autres entreprises des divers secteurs (agricole, industriel et commercial). Pour rétablir la confiance avec des banquiers, il a dû faire une proposition concordataire à des fins personnelles.
Les gens de Québec doivent savoir que le crédit est FERMÉ DE PARTOUT car le système bancaire n’a jamais été au service de ses clients. Il s’agit, de l’aveu même de M. Vallières, d’un système pourri où des garanties impossibles sont exigées des emprunteurs.
Si vous rencontrez une situation semblable, à moins de vous appeler Abitibi Bowater ou General Motors pour avoir droit au « B.S. corporatif », ne perdez pas votre temps à discuter avec les gouvernements car ils ne peuvent (et ne veulent) rien faire.
Une garantie de prêt de 3M$ permettrait à Marc Vallières de régler tous ses problèmes et de créer encore des dizaines d’emplois dans ses multiples projets de développement dans la région alors si ça vous intéresse, contactez-le.
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