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Le congrès des Jeunes adéquistes fait jaser

La dette du Québec fait rarement la une des « grands médias » et pourtant, elle a un impact démesuré sur presque tous les aspects économiques et sociaux de notre vie, pas surprenant que les Jeunes adéquistes aient pris cette monstrueuse dette pour cible.

En fait, les Jeunes adéquistes qui sont en congrès pour la fin de semaine, à Lévis, tirent à boulet rouges sur la dette mais aussi, sur une palette assez large de vaches sacrées ce qui, bien entendu, fait jaser.

D’entrée de jeu, il faut savoir que des élection générales n’auront lieu que dans quelques quatres années, au Québec. C’est tellement loin que la plupart —sinon la totalité— de ces propositions adéquistes pourraient avoir été complètement oubliées, d’ici là.

Mais bon, voici un aperçu de ce qui est proposé par les Jeunes adéquistes…

  • De manière générale:
    • Martin-Karl Bourbonnais, le président de la Commission des jeunes adéquistes, estime que le Québec doit effectuer un changement de cap radical.
    • Il soutient que les mesures à prendre sont urgentes, et qu’elles doivent être draconiennes.
      • Ça donne le ton au reste…
  • Éducation:
    • Abolir les CEGEP — ça ressemble étrangement à ce dont avait parlé Gilles Taillon, en 2007.
      • Wow…
      • Ce n’est pas encore clair par quoi ils seraient remplacés ni combien ce remplacement coûterait.
    • Hausse des tarifs pour fréquenter l’université (via une déréglementation des frais de scolarité).
      • L’accessibilité pour tous pourra-t-elle être maintenue, dans de telles conditions?
  • Économie:
    • Élimination du Fonds des générations.
  • Monde du travail:
  • Services publics:
    • Hausse de plusieurs taxes et tarifs, notamment une hausse de la TVQ ainsi qu’une augmentation du prix de l’électricité (en plus des 20% de hausses récemment absorbées par les consommateurs québécois).
    • Vague de privatisation (des services publics), dont la SAQ.

Comme vous pouvez le voir, les jeunes membres de l’ADQ ne manquent pas d’imagination!

En ce moment, les Adéquistes sont en manque chronique de visibilité. Dans de telles conditions, on peut les comprendre de lancer des idées plus audacieuses que jamais. Ils sont tellement bas dans les sondages qu’ils n’ont à peu près rien à perdre en invoquant une réingénierie majeure de l’État.

Certes, il y a de nombreux coups de barres à donner —que les Libéraux ne donnent pas— mais il faut avouer que les Jeunes adéquistes n’ont peut-être pas bien mesuré l’impact réel de tout ce qu’ils proposent.

Même si la dette publique est énorme, il reste encore un peu de marge pour qu’on arrive à s’en sortir si nous jouons bien nos cartes mais les Libéraux sont en train de liquider nos richesses au lieu de les vendre au juste prix alors il est possible que cette fenêtre d’opportunité (notre dernière, peut-être) se ferme, elle aussi, devant nous.

Si les Jeunes adéquistes réussissent à intéresser davantage de monde à la politique et à l’importance de s’occuper de ce que les élus font avec les pouvoirs et les argents que nous plaçons sous leur gouverne, ce sera déjà ça de gagné.

Tags: jeunes, jeunes adéquistes, adéquistes, adq, congrés, lévis, idées, libéraux, dette, dette publique, québec, gouvernement

Les automobilistes québécois surveillés par des robots

C’est aujourd’hui, le 19 août 2009, que les 15 installations de radars-photo du Québec entrent pleinement en fonction, incluant les 4 qui sont dispersés sur la rive-sud de Québec.

Désormais, de véritables amendes seront expédiées aux propriétaires des véhicules qui auront été photographiés lors d’une infraction au Code de la sécurité routière.

Que ce soit pour un excès de vitesse sur l’autoroute 20, direction ouest, tout près des bretelles pour accéder au pont Pierre-Laporte ou pour un feu rouge grillé à l’intersection Président-Kennedy et Louis-H.-Lafontaine, à Lévis, ce sera un policier confortablement installé au Centre de traitement des infractions, à Montréal, qui aura à déterminer s’il y a véritablement eu une infraction.

Même si Julie Boulet, ministre des Transports du Québec, décrit la situation en d’autres termes, il reste que désormais, ce sont des robots-automates qui vont surveiller les automobilistes québécois et ce, en continu.

Déjà, des rumeurs circulent à l’effet que le gouvernement du Québec veut taxer massivement les automobilistes dans l’espoir de ramener quelques centaines de millions de dollars par année, ce qui expliquerait (en partie) le fait qu’aucun point de démérite ne soit lié aux infractions constatées par les radars-photo et que le coût des amendes ait récemment été fixé à des sommets inédits.

Ainsi, les conducteurs délinquants pourront continuer à rouler de manière aussi dangereuse qu’ils le désirent, du moment qu’ils paient leurs amendes.

Julie Boulet revient continuellement sur le thème de la sécurité routière mais son « système » de radars-photo risque justement d’augmenter le danger sur nos routes parce qu’un contrevenant au Code de la route qui a les moyens de payer sa contravention —et il y en a plusieurs— commettra son infraction (en sachant qu’il recevra une amende) le sourire aux lèvres… qu’importe qu’il mette la vie des autres automobilistes en danger!

Les points de démérite ont été mis en place pour une raison: retirer temporairement de la route les automobilistes parmi les plus dangereux. Or, les radars-photo vont aller à 180 degrés à l’encontre de cette logique.

Les radars-photo du ministère des Transports seront des machines à imprimer l’argent (pris à même les poches des automobilistes commettant des infractions) mais ils n’amélioreront PAS notre sécurité ou sinon, ils auront un effet minime aux endroits très précis où se trouvent les installations actuelles.

Et c’est justement en se basant sur cette logique perverse que la ministre Julie Boulet risque de revenir à la charge pour polluer les abords de toutes les routes québécoises avec ces coûteuses installations.

Dans sa livraison du 17 août 2009 du Journal de Québec, la ministre Julie Boulet a réagi aux critiques voulant que les radars-photo ne servent qu’à remplir les coffres de l’État en rappelant que « l’argent des amendes et des frais accumulé grâce aux nouveaux appareils sera versé au Fonds de la sécurité routière, exclusivement consacré à financer des programmes de sécurité routière ou d’aide aux victimes de la route. » — Ha! Souhaitons que les Québécois ne se laisseront pas endormir par ça!

Parlons-en du « Fonds de la sécurité routière » — il n’a même pas de site web pour qu’on puisse connaître exactement ce qu’il advient des montagnes d’argent-facile qui vont commencer à « entrer dedans », dès aujourd’hui!

La seule fois où il a été formellement question de ce fonds, c’est en 2007 dans l’épouvantable document répressif de Julie Boulet, présenté à l’Assemblée nationale et intitulé « Loi modifiant le Code de la sécurité routière et le Règlement sur les points d’inaptitude » (le projet de loi 42) au point 69 où il est écrit « 1.1° le ‘Fonds de la sécurité routière‘ affecté au financement de mesures ou de programmes de sécurité routière et d’aide aux victimes de la route » — c’est clair ça, les amis! Ça s’applique à peu près à… n’importe quoi. La ministre Julie Boulet va donc pouvoir faire à peu près TOUT CE QU’ELLE VEUT avec l’argent qu’elle va percevoir, de force, des automobilistes. Mais ça, elle évitera soigneusement de le dire…

Mais ce n’est pas tout…

La ministre Julie Boulet en remet en disant qu’afin de « [...] garantir les droits des citoyens, le gouvernement du Québec s’est donné des obligations très strictes » (bien sûr, comme les « exceptions » n’existaient pas) et elle en profite pour rappeler que pour « Ã©viter de piéger les usagers de la route, des panneaux de signalisation ont été placés aux endroits où se trouvent des radars photo. » — tant mieux si elle ne veut piéger personne mais dans les faits, ce sera différent.

Et votre vie privée, dans tout ça?

Julie Boulet déclare: « Afin de protéger la vie privée, il ne sera pas possible d’identifier les occupants du véhicule sur les photos transmises aux propriétaires des véhicules » alors voilà, c’est clair. La police pourra admirer votre binette et celle des occupants de votre véhicule, grâce à au moins deux (2) photos de l’avant de votre véhicule « en infraction » mais vous ne le saurez JAMAIS. Vous aurez l’impression que le système protège votre véritable identité mais détrompez-vous, l’agent de la Sûreté du Québec ne se gênera pas pour « analyser toute la preuve » qui se trouve devant lui, sur un écran d’ordinateur.

Alors pour la vie privée, on repassera!

Et en passant, lorsque celui qui reçoit la contravention n’est pas le conducteur en faute, il doit obligatoirement désigner le conducteur en infraction afin que le constat lui soit remis mais ça, c’est de la délation. Oui! Le Québec se transforme tranquillement en société où la délation est rendue obligatoire. Si vous trouvez ça confortable comme situation, tant mieux pour vous.

Mais l’argument suprême de Julie Boulet, c’est sa phrase fétiche: « On va sauver des vies« … nous sommes tous pour la vertu mais ses 15 radars-photo surveillent 15 endroits très spécifiques du gigantesque réseau routier québécois alors, pour être plus précise, la ministre Boulet devrait dire: « Nous espérons sauver des vies aux 15 endroits où les radars-photo sont en opération » et là, ce serait plus conforme à la réalité « sur le terrain ».

Et comme si les propos de Julie Boulet n’étaient pas assez révélateurs, il y a ceux de Jean-Marie De Koninck qui dit: « Le projet pilote n’est pas en place pour voir si les gens vont ralentir, c’est évident que ça va arriver. Nous faisons les tests d’abord pour s’approprier le système. » — alors comme ça, il connaissait DÉJÀ les conclusions AVANT de faire le projet pilote alors, sans le réaliser, il confirme que le « projet pilote » n’est qu’un vaste écran de fumée dont les conclusions, connues d’avance, ne changeront RIEN pour la suite des choses.

Et que veut dire M. De Koninck quand il dit « s’approprier le système »?

Ça veut dire quoi ça?

Qu’il faut le « comprendre… tout simplement » ou encore, ce qui est plus probable, apprendre comment mieux TAXER les automobilistes? Ça veut peut-être dire autre chose mais dans la mesure où la Sûreté du Québec refuse catégoriquement de montrer son Centre de traitement des infractions à la presse, ils peuvent « s’approprier le système » comme ils le souhaitent, loin de yeux du public.

Quand la police se cache pour faire sa besogne, il y a généralement des raisons de s’en préoccuper…

Et bien entendu, M. De Koninck a ajouté qu’à « chaque fois qu’on réduit la vitesse moyenne d’un km/h, on améliore le bilan routier de 3% ». Si l’on applique cette logique aux 600 décès annuels sur les routes du Québec, ça signifie que quelques 18 vies par année seraient sauvées, en principe, avec la réduction d’un seul kilomètre/heure. Et toujours selon JMDC, c’est une règle linéaire qui ne change pas. Ce que M. De Koninck ne dit cependant pas, c’est que les radars-photo ne réduiront pas la vitesse d’un (1) km/h sur l’ensemble du réseau routier québécois mais bien à 15 endroit très précis!

La logique a donc beau être « implacable » —ce qui mériterait d’être approfondi, en passant— mais force est d’admettre qu’elle ne s’applique sûrement pas aux 600 victimes annuelles, sur nos routes.

On pourrait parler des radars-photo toute la journée tellement ils soulèvent la controverse —malgré les entrevues-éclair archi-complaisantes qu’on peut voir dans les bulletins télévisés— mais ce n’est pas que dans des blogues comme celui-ci qu’il faut dénoncer la montée des robots de surveillance de la population, ce sont les citoyens qui doivent faire connaître leur position aux élus qui, par la suite, doivent (en théorie) refléter leurs préoccupations dans leurs décisions.

Julie Boulet et Jean-Marie De Koninck veulent sûrement sauver des vies.

Ça tombe sous le sens commun que toute personne normalement constituée souhaite préserver la vie.

Mais…

Ce qui est en jeu, ici, dépasse le simple vÅ“u de sauver quelques vies, il s’agit de l’établissement d’un nouveau mode de surveillance qui aura comme fonction de contribuer à taxer davantage les automobilistes et ce, à des endroits très précis et sans qu’une présence policière physique n’ait à s’y trouver.

Notre société connaît actuellement des changements mais il va falloir se demander si ces changements sont vraiment à notre avantage, en tant que citoyens et en tant qu’usagers du réseau routier où encore, si ce ne serait pas un grosse mise en scène visant à introduire des mécanismes répressifs inédits qui pourraient nous empoisonner la vie, aussi bien à l’heure actuelle que dans l’avenir.

Les Québécois qui rêvaient d’être surveillés par des robots, 24 heures par jour et 7 jours par semaine, beau temps, mauvais temps, sont servis parce qu’à 15 endroits très précis du réseau routier, c’est le cas. Et c’est avec notre trésor public que le gouvernement a acheté ces machines à taxer et maintenant, ils tentent pas tous les moyens de nous convaincre que c’est pour « notre sécurité ».

Ils ont peut être raison mais pour l’heure, rien n’est encore joué et il va falloir continuer à les surveiller parce qu’eux, ils ne se gênent pas le faire!

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Les radars-photo ne sont que des outils de taxation

Sommes-nous en train de troquer la sécurité routière pour la taxation routière?

Dans trois (3) jours, les 15 radars-photo du Québec cesseront d’émettre des avertissements et commenceront à expédier des contraventions, plus ou moins lourdes, selon l’offense constatée, à distance, par un policier de la Sûreté du Québec posté à Montréal, dans une pièce qui n’a jamais été montrée aux médias.

Enfin bref, c’est le début de « Big Brother« , au Québec.

Sans être sur place pour faire régner la loi et l’ordre, la Sûreté du Québec pourra passer en revue des photos, prises par les radars-photo, pour taxer les automobilistes qui circulent à des endroits très précis, créant une situation inédite de « taxation potentielle » beaucoup plus élevée pour les automobilistes qui doivent, sur une base quotidienne, circuler devant ces appareils.

En soi, l’idée de pincer des récidivistes à répétition en les taxant de manière répressive jusqu’à ce qu’ils modifient leurs mauvaises habitudes de conduite peut sembler attrayante. Après tout, un comportement routiers qui transgresse les règles de bonne conduite doit est sanctionné lorsqu’il est constaté par un agent des forces de l’ordre, que ce dernier soit posté dans une auto-patrouille ou dans une salle secrète, à Montréal.

Mais…

Le système de radars-photo, bien qu’il soit capable de prendre quatre (4) clichés de chaque véhicule pris en défaut ne peut rien faire d’autre. Contrairement à une auto patrouille qui peut forcer l’automobiliste à se ranger sur l’accotement, le radar-photo ne fait que « constater » un évènement puis, laisse l’automobiliste fautif filer, sans pouvoir en faire plus. Ainsi, les radars-photo ne préviennent PAS les accidents ou la poursuite de comportements routiers répréhensibles — à l’instar des agents qui peuvent intercepter un automobiliste et mieux comprendre les raisons qui expliquent son irrespect des règles de la sécurité routière.

L’argument voulant que les radars-photo contribuent à la sécurité routière ne tient donc pas la route.

Mais ce n’est pas tout…

Chaque installation de radar-photo nous a coûté quelques 600,000$ et ne « surveille » qu’un segment bien précis de notre réseau routier. Or, ce n’est pas en « surveilant » quinze (15) points —très précis— de l’ensemble du réseau que, tout à coup, les automobilistes seront davantage en sécurité.

Même si une surveillance via radar-photo a lieu à ces endroits, un automobiliste qui commet une infraction pourra continuer sa route comme s’il n’avait rien fait. Certes, il recevra une amende via le courrier mais au moment de son infraction, il pourra continuer sa route, sans être embêté.

En misant sur la taxation et la répression, la ministre Julie Boulet et son ministère des Transports, de concert avec la Sûreté du Québec, mettent la vie de tous les automobilistes en danger parce que l’argent utilisé pour établir et entretenir ces radars-photo aurait pu être investi dans l’éducation et la sensibilisation des automobilistes ce qui, dans les faits, protège mieux les automobilistes sur la totalité du réseau routier et non à 15 points de surveillance bien précis.

Pour faire simple, le recours à l’oppression policière (via une surveillance probablement illégale et assurément invasive) ne fonctionnera jamais aussi bien qu’un simple appel à l’intelligence des automobilistes.

Oui, l’intelligence des gens fait toute la différence mais apparemment, au gouvernement, ce concept a été évacué, dans une large part. C’est bien connu qu’au gouvernement, l’excellence cède presque toujours le pas à la médiocrité et l’installation de radars-photo prouve que nos élus préfèrent niveler vers le bas que tenter de se surpasser… en faisant appel à leur propre intelligence, dans un premier temps.

Le cabinet de Julie Boulet utilise la fameuse période d’essai de 18 mois pour éviter de devoir rendre des comptes à la population sur son recours aux radars-photo, disant attendre le rapport final, le 19 août 2010. C’est habile comme stratégie politique parce que ça force la population à « endurer » ces machines à tickets. Mais est-ce que ce comportement est vraiment digne d’une ministre?

Pour toutes ces raisons et bien d’autres, les radars-photo du Québec ne sont que des outils répressifs de taxation qui n’ont à peu près rien à voir avec la vraie sécurité routière.

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Ce que vous devez savoir à propos des radars-photo

Plusieurs automobilistes québécois doivent désormais composer avec la présence de radars-photo et dès le 19 août 2009, de véritables contraventions seront émises au lieu des avertissements que reçoivent présentement les contrevenants.

Afin de mieux comprendre le fonctionnement de ces appareils, voici ce que vous devez savoir à propos des radars-photo.

  1. Les radars-photo ne sont pas toujours en mesure de voir votre plaque d’immatriculation.
    • Pour les radars-photo installés le long des autoroutes pour mesurer la vitesse, si votre automobile est munie d’un support à vélos ou d’une remorque, par exemple, il y a de fortes chances que votre plaque d’immatriculation soit impossible à photographier — il s’agirait donc d’un moyen parfaitement légal d’échapper au contrôle de ces caméras mais bon, il peut arriver que votre plaque demeure visible, malgré tout.
    • Si vous effectuez un dépassement légal (dans la voie de gauche) au-dessus de la limite permise au moment précis où un camion à profil bas passe devant les deux caméras, celles-ci ne verront même pas votre véhicule alors évidemment, votre plaque ne pourra pas être captée.
    • Plusieurs Québécois croient encore que l’application d’un film d’obfuscation à coller ou en aérosol serait suffisant pour brouiller les lettres et les chiffres d’une plaque d’immatriculation, ce qui la rendrait illisible par les caméras. Ce n’est pas encore clair si cette approche fonctionne parce que personne ne sait si les policiers qui analyseront les deux (2) clichés arrières de votre véhicule disposent de logiciels d’extrapolation sophistiqués qui permettraient de reconstituer les lettres et les chiffres qui étaient censés demeurer illisibles, en angle. En théorie, ça devrait fonctionner mais rien n’a encore été prouvé, avec les radars-photo québécois. Au plan légal, il se pourrait que cette alternative soit proscrite mais vous devrez consulter un avocat pour en avoir le cÅ“ur net.
  2. Les radars-photo ne prennent pas des clichés de tous les véhicules… seulement ceux des contrevenants.
    • D’entrée de jeu, précisons que les radars-photo du Québec ont la capacité technique de prendre 100% des véhicules en photo, à raison d’au moins quatre (4) photos par véhicule et ce, même lorsque la circulation est très dense.
    • Ceci dit, au bureau de la ministre des Transports, Julie Boulet, on m’a juré qu’il n’y avait que les véhicules des contrevenants qui étaient pris en photos (aussi bien pour la vitesse que les feux rouges).
    • En théorie, si vous ne voyez pas de « clic » quand vous passez, vous ne recevrez pas de contravention.
    • Notez qu’aux États-Unis et ailleurs dans le monde où ces mêmes systèmes ont été installés, des corps policiers ont également prétendu que des clichés n’étaient pris qu’en présence d’un « clic » et il a ensuite été révélé que 100% des véhicules étaient photographiés pour des fins de contrôle (sans autres détails) — il est à peu près impossible de savoir si les policiers québécois s’en tiendront uniquement au « contrôle des contrevenants » mais à plusieurs égards, il y a encore beaucoup de malaises par rapport à ces « machines de surveillance ».
  3. Vous avez le droit de voir les quatre (4) photos prises par le radar-photo (vitesse ou feux rouges) lorsque vous contestez une contravention.
    • Lorsque vous recevez votre constat d’infraction, par la poste, vous pourrez voir « l’élément de preuve le plus probant » qui a justifié qu’une contravention vous soit émise. Il s’agira habituellement d’une photo, entière ou partielle, montrant la plaque d’immatriculation de votre véhicule.
    • Si vous choisissez de contester votre contravention, une fois arrivé à la cour, le jour de votre audition, vous aurez le droit de consulter la totalité de la preuve accumulée contre vous, à savoir les quatre photos ainsi que toute retouche ayant pu y être appliquée ou même, d’autres photos qui auraient pu faire l’objet d’une consultation (par exemple, un autre véhicule qui allait trop vite, devant vous et où l’on voit clairement votre véhicule).
    • Autrement dit, si vous contestez votre contravention, vous pourrez exiger d’avoir un accès plein et entier à la preuve ayant permis au policier de décider que votre véhicule était bel et bien en infraction (information confirmée au bureau de la ministre Julie Boulet).
    • Qui plus est, aussi bien le juge que l’avocat des policiers ou encore, les policiers eux-mêmes, n’auront le droit de vous cacher des éléments de preuve.
  4. Aux feux rouges, vous ne recevrez pas de contravention si vous « restez pris » au milieu de l’intersection au moment où le feu de circulation tourne au rouge.
    • C’est l’une des principales inquiétudes des automobilistes qui se demandent ce qu’il arrive si, pour une raison où une autre, vous vous êtes engagés dans l’intersection avant que le feux vire au rouge et qu’avant d’avoir complété votre manÅ“uvre (souvent un virage à gauche), le feu passe au rouge.
    • Dans une telle circonstance, vous ne recevrez pas de contravention et voici pourquoi…
    • Les radars-photo ne s’activent qu’au moment où le feu passe au rouge. Ainsi, si vous êtes déjà engagés dans l’intersection quand le feu est vert ou jaune, il n’y aura pas de première photo de prise de véhicule — il n’y en aura qu’une deuxième de prise parce que vous étiez encore dans l’intersection quand le feu est passé au rouge.
    • Or, pour que le policier puisse signifier l’infraction et expédier la contravention correspondante, il lui faut absolument disposer des DEUX PHOTOS qui prouvent que vous vous êtes engagés dans l’intersection APRÈS que le feu eut viré au rouge.
    • En ce sens, vous pouvez encore vous avancer au milieu de l’intersection quand le feu est jaune et tourner (en tant que dernier véhicule dans l’intersection) pour ensuite tourner (à gauche) lorsque la circulation, en sens inverse, a cessé parce que la lumière était passée au rouge.
    • Autrement dit, il faut vraiment faire exprès de « passer sur la rouge » pour se faire servir une contravention à et effet.
  5. À part les opérateurs du système de surveillance, personne n’a encore pu voir ce à quoi ressemblent les « outils » qu’utilisent les policiers.
    • Tous les clichés pris par les radars-photo sont transmis, beau temps, mauvais temps, au centre de traitement des infractions de la Sûreté du Québec, à Montréal.
    • Personne ne sait à quelle résolution sont prises les photos ni quelle dimension elles ont — tous les médias qui ont demandé des « démos », dont celui-ci, se sont faire dire « non » — il s’agit d’une question très sensible puisque ça concerne « la preuve » et si le public ne sait pas ce à quoi ressemble « la preuve » manipulée par les policiers, comment savoir si celle présentée en cour correspond (ou non) à la preuve réelle? Sur ce point, à moins de tomber sur un juge mal avisé, vous devriez pouvoir gagner la contestation de toutes vos contraventions. Assurez-vous de consulter un avocat pour valider le tout mais dans les faits, s’il existe un « doute raisonnable », une contravention ne peut pas vous être émise.
    • Il est impossible de savoir quel modèle d’ordinateur est utilisé par les policiers pour traiter la preuve ou même l’environnement où ça a lieu. En ce sens, il est possible que le policier qui constate l’infraction ne dispose pas des outils lui permettant de prendre la meilleure décision et qui sait, selon la configuration des lieux, il ressent peut-être de la pression de collègues ou de supérieurs pour émettre plus d’infractions qu’il le devrait, s’il prenait vraiment le temps de bien analyser les preuves, avec les meilleurs outils technologiques, à tête reposée et sans pression directe ou indirecte le poussant à pencher en faveur de l’émission d’une contravention.

Ainsi, chers amis automobilistes Québécois, le ministère des Transports et la Sûreté du Québec ont encore de nombreuses questions à répondre avant qu’on n’accepte la légitimité de ces appareils de « contrôle policier central » le long de nos voies d’accès.

Sachez aussi que les radars-photo qui sont censés mesurer la vitesse livrent une mesure de la vitesse qui ouvre toute grande la porte aux contestations puisqu’un léger problème de calibration —même minime— peut fausser gravement les mesures. En fait, les mathématiques utilisées pour calculer la vitesse misent sur le fait que la première et la deuxième caméras prendront les photos exactement au moment prévu mais un simple soixantième de seconde de différence, pour un véhicule circulant à plus de 100km/h pourrait retourner la mauvaise vitesse.

En langage clair: ces histoires de caméras qui doivent « décliquer » très exactement au bon moment prêtent flanc à toutes les contestations puisqu’en théorie, il faudra que les policiers prouvent qu’au moment de la prise des photos, le radar-photo en question était parfaitement calibré, sans aucun doute possible.

Et il n’y a pas que les radars-photo qui peuvent fausser gravement la lecture de la vitesse, il y a aussi les compteurs de vitesse des automobiles qui peuvent ne pas être parfaitement calibrés ce qui aurait pu induire un conducteur en erreur où il aurait, en principe, pu croire qu’il roulait à l’intérieur des limites de vitesses permises. Il faut savoir qu’une automobile, même bien entretenue, peut afficher une vitesse faussée de 1, 5, 10% et même plus.

Couplé aux problèmes pouvant avoir lieu avec les radars-photo, les erreurs d’affichage de la vitesse dans les automobiles peut constituer un « doute raisonnable » suffisant pour que la contravention soit annulée. Il faudra attendre un peu avant que les premiers cas de contestations réussies deviennent publiques.

Si vous faites partie de ceux qui reçoivent une contravention via l’un de ces appareils, à moins qu’en votre âme et conscience, vous ne soyez persuadés d’avoir commis une faute, n’hésitez pas à contester le tout en cour. Il y a tellement de variables pouvant vous disculper que ce serait naïf de vous laisser taxer de la sorte sans faire valoir vos droits.

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Radars-photo: 6,666 contrevenants en 49 jours d’opération

Les radars-photo ne sont en opération que depuis 49 jours et déjà, quelques 6,666 avertissements ont été émis!

À partir du 19 août 2009 —dans neuf (9) jours— il s’agira de vraies contraventions!

Ces chiffres proviennent d’un article de Sébastien Ménard, journaliste au Journal de Québec qui a obtenu ces informations grâce à une demande d’accès à l’information. L’article se trouve en page 7 du JDQ d’aujourd’hui et j’invite tout le monde à le lire.

Les 6,666 avertissements ont été émis pour des infractions constatées aussi bien via des radars-photo fixes ou mobiles ou encore par des caméras de surveillance aux feux rouges, entre le 19 mai et le 6 juillet 2009. On parle d’une moyenne de 136 avertissements par jour.

Si la tendance devait se poursuivre à ce rythme et grâce à une simple règle de trois, on pourrait conclure que quelques 49,654 amendes pourraient être émises, annuellement.

Ça fait beaucoup d’amendes mais est-ce que ça améliore vraiment la sécurité sur nos routes?

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Que ce soit clair: Julie Boulet et le ministère des Transports du Québec privilégie une approche fondée sur la peur (de recevoir une contravention) et sur la répression mais j’estime qu’il s’agit d’une erreur parce que la véritable sécurité sur nos routes passe par une appel à l’intelligence des automobilistes couplé à des campagnes d’éducation qui permettent à tous de mieux saisir les enjeux liés à une conduite responsable.

La position « répressive » de la ministre des Transports et la mienne sont généralement irréconciliables, surtout qu’elle tolère la présence de zones que ses collaborateurs considèrent « accidentogènes » et canalise nos fonds publics vers des outils de répression (les radars-photos, à raison de quelques 600,000$ pour chacune des 15 installations) plutôt que de voir à corriger ces segments de route plus dangereux que les autres.

Fondamentalement, la vitesse (fixée à 100km/h, maximum) n’est pas vraiment le problème. Ce serait faux de dire que nos automobiles deviennent soudainement beaucoup plus dangereuses passé cette limite et si c’était le cas, les Français ne rouleraient pas à 130km/h sur leurs autoroutes et les Allemands n’auraient pas d’autobahns!

Le vrai problème, dans plusieurs cas, c’est l’écart de vitesse entre deux ou plusieurs véhicules.

Par exemple, un conducteur trop prudent (ou zélé) qui peine à s’imposer lorsqu’il accède à une autoroute mettra en danger sa propre vie mais aussi celle de tous ceux qui le suivent et qui devront négocier avec une importante différence de vitesse entre ceux qui suivent « le lambin » et qui veulent entrer sur l’autoroute et ceux qui y roulent déjà à la vitesse permise — cet écart entre, disons, 50km/h pour « le lambin » et 100km/h pour ceux qui circulent sur l’autoroute représente un danger qu’aucun radar-photo (ou policier) ne semble intéressé à remarquer et pourtant, il s’agit d’automobilistes qui auraient besoin, au minimum, d’un cours de conduite d’appoint, pour apprendre à entrer comme il se doit sur une autoroute.

Ce n’est là qu’un exemple parmi des centaines pour illustrer à quel point le fait de ne punir spécifiquement que ceux qui dépassent la limite de vitesse permise sur les autoroutes ou les passages aux feux rouges tient d’une approche au cas par cas qui n’aura jamais le succès d’une réelle campagne d’éducation qui explique que les automobilistes font partie de « la solution » et que par conséquent, leur conduite responsable n’aura pas à faire l’objet d’un espionnage malsain, conduit par un corps policier qui ne sent pas toujours le besoin de rendre des comptes à la population. L’angle répressif des radars-photo envoie le mauvais message aux automobilistes.

Dans l’article du JDQ, on retrouve également une certaine ventilation des « avertissements » qui ont été servis, à savoir…

  • Vitesse
    • Lévis — Autoroute 20 Est, à 1km de la sortie pont Pierre-Laporte
      • 25,8 infractions / jour
      • Total: 1,263
    • Thetford Mines — Angle boul. Frontenac Est et boul. Ouellet
      • 1,1 infraction / jour
      • Total: 54
  • Feux rouges
    • Lévis — Angle Wilfrid-Carrier et Louis-H. Lafontaine
      • 4,8 infractions / jour
      • Total: 236
    • St-Georges-de-Beauce — Route 173, à la hauteur de la 114e rue
      • 15,2 infractions / jour
      • Total: 746

Comme vous pouvez le voir, quelques 2,299 « avertissements » ont été émis dans notre (grande) région, ce qui représente 34,49% du total provincial. Ça semble beaucoup, vous ne trouvez pas?

Croyez-le ou non, certains individus qui se disent connaissants des questions liées à la sécurité routière, comme Jean-Marie De Koninck, président de la Table québécoise de la sécurité routière, croient que ceux qui ne respecteront pas la signalisation après le 19 août sont « soit des crétins, soit des gens super distraits » — vous avez bien lu, c’est une citation!

Si M. De Koninck a une confiance apparemment inébranlable envers l’actuel parc de radars-photo, c’est probablement que ses interventions des dernières années vont dans le sens d’augmenter la répression (via des « contraventions ») tout en minimisant l’appel à la collaboration, pleine et entière, des automobilistes. En traitant les futurs contrevenants de « crétins« , il livre peut-être le fond de sa pensée mais ça ne l’honore pas. S’il a été cité hors-contexte, il lui appartiendra de le faire savoir; le mot « crétin » en étant un qui frappe tout spécialement l’imaginaire.

jmdk_jdq_10_aout_2009_p_7

À mon avis, c’est en faisant appel à l’intelligence des gens qu’on opère des changements sociaux durables mais bon, à chacun ses opinions.

Autre fait intéressant à noter, les bureaux de la Table québécoise de la sécurité routière sont situés au Complexe G, sis au 700, boul. René-Lévesque Est, au 16e étage soit le même édifice (13 étages plus bas) que celui de la ministre des Transports du Québec (qui se trouve au 29e étage) — on comprend alors un peu mieux la convergence d’opinions de Jean-Marie De Koninck et de Julie Boulet.

On se rappellera que c’est en 2005 que Julie Boulet avait retenu les services de Jean-Marie De Koninck pour travailler à des solutions sur la sécurité routière et lui faire des suggestions.

Il aurait été intéressant de savoir si le ministère des Transports trouve que 6,666 « avertissements » c’est trop ou trop peu mais ils se contentent de dire qu’il s’agit d’un « projet pilote ».

Notons, au passage, que certains automobilistes plus curieux ont peut-être fait exprès pour recevoir l’un de ces avertissements, question de mieux connaître les sensibilités de ces appareils. Ces « essais » n’auront probablement plus lieu à partir du 19 août puisqu’à ce moment, les amendes videront avidement les poches des fautifs.

À moins de dix jours de la mise en place —pleinement fonctionnelle— des appareils de surveillance de la circulation, on ne sait toujours pas si le projet pilote a permis de réduire les accidents de la route.

Les radars-photos demeurent l’objet d’une intense controverse et bien qu’à peu près tout le monde s’entend sur le fait que ces machines imprimeront beaucoup d’argent pour leurs « opérateurs », il n’y a toujours rien qui prouve que l’installation de ces outils répressifs vont aider à rendre nos routes plus sécuritaires.

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Ce que le gouvernement ne dit pas à propos des radars-photo

La ministre libérale Julie Boulet n’arrête pas d’évoquer la « sécurité routière » dès qu’elle parle de l’implantation des radars-photo pour surveiller la vitesse et le respect des feux rouges mais y a-t-il également des choses qu’elle omet de mentionner?

Il semble que oui.

Plusieurs choses très importantes, en fait.

Commençons avec un gros os, celui de la vitesse sur nos autoroutes.

Depuis le début de son opération de lavage de cerveau, Julie Boulet et ses complices n’ont cessé de nous présenter l’exemple français comme un succès. Certes, des radars-photo y ont été installés mais ce qu’elle « oublie » de préciser, c’est qu’ici, la vitesse maximale est de 100 km/h alors qu’en France, sur les autoroutes, la vitesse maximale « officielle » est fixée à 130 km/h et les radars-photo ne s’activent généralement qu’à plus de 138 km/h, question d’éviter les situations ambivalentes.

Wow… c’est TRÈS différent du Québec!

Dans les publicités du ministère des Transports, on voit le slogan « moins d’excès de vitesse, c’est plus de vies sauvées » mais si l’on suit cette logique boîteuse, ça voudrait dire que les Français devraient connaître un taux de mortalité colossal avec leur vitesse tolérée à 138 km/h, sur les autoroutes. Or, il n’en est rien ou du moins, pas dans la mesure évoquée dans ces publicitées dont on peut conclure qu’elles sont carrément tendancieuses.

Ainsi, si l’on se fie aux chiffres provenant de France, où les vitesses sont très différentes de celles imposées ici, la prémisse de base pour installer les radars-photo ne tient pas… la route.

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Enchaînons maintenant avec le principe voulant que l’installation de radars-photo ne nous enfonce pas, de manière graduelle, dans un État policier où chaque citoyen se déplace « sous surveillance ».

D’abord, ce n’est absolument pas clair si les radars-photo vont prendre tous les véhicules en photo ou seulement ceux commettant une infraction. Au plan technique, les appareils installés ont la capacité de prendre tous les véhicules en photo. Il se trouve qu’aucune disposition de projet de loi 42 (que vous pouvez consulter, en format .pdf) ne les empêcherait de le faire!

Relisez ça lentement, les amis.

Rien n’empêche le gouvernement de prendre plein de photos de nous à chacun de nos passages.

La ministre Boulet ne le claironnera évidemment pas mais faites vos devoirs, lisez le projet de loi 42 et vous verrez, le droits des citoyens sont à peu près nuls, face aux radars-photo.

Pire, voici ce qu’on retrouve au point 44. du projet de loi 42, qui remplace l’article 332 du Code de la sécurité routière du Québec

« La vitesse d’un véhicule routier peut être mesurée par un cinémomètre photographique approuvé par le ministre des Transports et le ministre de la Sécurité publique et utilisé de la manière qu’ils déterminent. »

Vous avez vu la dernière partie? « [...] de la manière qu’ils déterminent. » — c’est une porte, grande ouverte, sur tous les « usages » que ces deux ministères pourraient « déterminer » comme étant nécessaires, à leurs yeux.

Grandiose… si les citoyens avaient encore le temps de lire, ce genre d’abus de langage juridique ne passerait JAMAIS auprès de la population mais comme les citoyens ne sont que des esclaves au service du gouvernement (alors que ça devrait être le contraire), ça passe comme dans du beurre et la ministre Boulet, du haut de son trône, continue à faire des « ta-ta » à ses sujets.

En passant, si vous allez voir à l’article 332 du Code de la sécurité routière, le libellé a déjà été changé alors c’est plus difficile de savoir ce qui était écrit là, auparavant. Qu’importe, ça demeure une opportunité inespérée, pour le gouvernement, de justifier « légalement » à peu près tous les abus qu’ils pourraient commettre, grâce aux radars-photo.

radars-photo_infraction

C’est triste de voir son gouvernement tricoter des règlements qui nous asservissent à des machines mais faites-vous à l’idée, à force de demeurer silencieux et serviles, les élus et ceux qui les servent connaissent votre point faible: d’une part, le manque de temps (ou de motivation) pour lire et de l’autre votre obéissance complaisante aux lois, qu’importe ce qu’elles signifient et sous-tendent (de mauvais, pour VOTRE liberté).

On continue…

radars-photo_cliches_du_vehicule

Il existe un mythe à l’effet qu’une seule photo de la plaque de votre véhicule soit prise, en cas d’infraction.

Alors ça, c’est définitivement un mythe parce que les bornes de radars-photo, fonctionnant toujours en paire, vont prendre, au même instant, des photos intégrales et à très haute résolution, de l’arrière —et— de l’avant de votre véhicule.

Et ça va se produire deux (2) fois, en un très court lapse de temps!

On parle, au gros minimum, de quatre (4) photos à très haute résolution de votre véhicule, incluant l’intérieur de l’habitacle où le conducteurs et les passagers se trouvent.

Comme il s’agit de deux séries de photos prises en angle et à des intervalles très rapprochés, on peut même penser qu’un logiciel pourrait reconstituer une image en 3D du véhicule et ainsi, relever des détails qui auraient pu être difficiles à voir, avec une seule photo.

Par exemple, il se pourrait que cette approche multi-photos serve à contrer les applications d’aérosols de diffusion d’images sur les plaques d’immatriculation. Mais il ne s’agit que d’une théorie parmi tant d’autres. Ceci dit, c’est le genre d’information qui se trouve, pour quiconque a le temps de chercher.

D’ailleurs, voici une représentation imagée de ce que voit un agent de la Sûreté du Québec, sur son écran, après que les radars-photo aient saisi une série d’images…

radars-photo_ecran_de_controle

On y voit clairement une série d’onglets, intitulés…

  • Photo # 1
  • Photo # 2
  • Photo # 3
  • Photo # 4
  • Photo Plaque

On est passablement loin de « LA » photo unique à laquelle certains automobilistes croient encore. Il s’agit ni plus ni moins d’une série de photos accompagnées de données sur la vitesse ainsi que le moment et le lieu de l’infraction.

C’est joyeusement précis et diversifié, comme assortiment de photos!

Mais ça ne s’arrête pas là…

À partir du 19 mai 2009, une période d’essai (terme censé appaiser les opposants) de 3 mois aura lieu où les automobilistes fautifs recevront un avis ne s’accompagnant pas d’une contravention, à proprement parler.

Alors si vous voulez faire vos tests avec ces machines (et la tolérance des policiers qui vous surveillent, de l’autre côté des caméras), vous avez intérêt à prendre note qu’après trois mois d’essai, vos « excès » pourraient vous valoir de lourdes amendes.

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Pas de points de démérites (pour l’instant) mais des amendes, en argent.

C’est le terme « période d’essai » qui devrait révolter tous les citoyens québécois car il ne s’agit pas, pour le ministère des Transports, de laisser le temps aux automobilistes de s’acclimater à une nouvelle signalisation. Oh! Que non ou sinon, de manière bien secondaire! Il s’agit, dans les faits, d’ajuster aussi finement que possible ces cinémomètres photographiques afin qu’ils saisissent les infractions avec un niveau de précision maximal.

Autrement dit, c’est le chasseur qui se pratique à tirer avant de viser son gibier, pour vrai!

Et du gibier, il va y en avoir, chers « automobilistes ».

Fini le temps où un policier se trouvait près du lieu de l’incident et pouvait observer que vous aviez accéléré momentanément pour dépasser un véhicule lourd qui avait perdu, quelques centaines de mètres auparavant, des éléments (légers ou non) de sa cargaison ou encore, que vous tentiez le dépassement d’un véhicule qui ne cessait de louvoyer et mettait votre vie en danger. Désormais, nous sommes à l’ère des machines qui surveillent les humains.

Le gouvernement québécois va s’enrichir en imposant une surveillance oppressive de « sa » population.

Et comme on peut s’en douter, il y a aura des citoyens sans cervelle qui trouveront ça rassurant que « Big Brother » les surveille, où qu’ils aillent et leur expédie une lourde contravention, dès le premier manquement.

Grâce à ces radars-photo qui poussent (dans le gazon) aux abords de nos routes et de nos autoroutes, le droit à l’erreur n’existe plus. Le droit de vivre en tant qu’être humain, avec ce que ça comporte d’erreurs qui peuvent être commises, n’existe plus, non-plus.

Désormais, les Québécois vont goûter à une société surveillée par des machines à imprimer de l’argent (ou des contraventions, ça dépend de votre point de vue).

Et ça ne s’arrêtera pas là, amis québécois.

Bientôt, très bientôt, en fait, ces caméras serviront à identifier toutes sortes de choses…

  • les véhicules présentant un défaut (une lumière brulée, par exemple);
  • les occupants fautifs, dans un véhicule (ceinture de sécurité mal fixée, entre autre chose);
  • les véhicules en surchage (trop de sacs de terre, dans le coffre et autres situations ponctuelles du genre);
  • les comportements routiers à risque (autres que la vitesse ou le respect des feux rouges; la distance de freinage, par exemple).

…et une myriade d’autres « infractions » qui seront documentées, analysées et serties d’une lourde amende et ce, en quelques secondes (ou minutes), 24 heures par jour, à l’année. Même les jours fériés.

Mais, il y aura encore des 2 watts pour nous assurer que nous ne vivons pas dans un État policier où les règles de plus en plus contraignantes rognent notre liberté au point où celle-ci ressemble à une grosse prison à ciel ouvert.

Grâce à l’État policier (le renard qui se déguise en « bon berger », le temps de berner le troupeau de moutons), voici à quoi ressemblera l’avenir des Québécois…

  • Malades — avec les OGM, pesticides, herbicides, fertilisants chimiques, aliments systématiquement irradiés, l’explosion des vaccins au mercure, l’aspartame, le fluorure de sodium dans l’eau et autres;
  • Endettés — avec le crédit facile, le vol au grand jour de nos caisses de retraites, les magouilles de la classe dirigeante, le recours à la dette nationale pour construire des routes et engraisser des amis du parti au pouvoir… et bien plus; et
  • Surveillés (notamment avec les radars-photo).

…il ne fait aucun doute que les Québécois seront plus heureux que jamais!

Pas vrai?

C’est ça que vous voulez?

Une petite chimiothérapie le matin, réhypothéquer la maison pour payer Visa en après-midi et pleins de belles photos envoyées à la Sureté du Québec, au passage.

Yééé!

Quelle super-belle vie!

Hey! — « Wake up, slaves. »

Réveillez-vous, bande d’esclaves.

Tenez-vous debout et marquez vos limites.

Il n’y a plus rien que vous refusez au gouvernement qui, profitant de votre mollesse, vous prend tout… même ce qu’ils restait de vie privée lorsque vous aviez à vous déplacer.

Soyez bien avertis…

Le gouvernement ne vous dira jamais qu’il est en train de vous enchaîner dans sa matrice de contrôle.

Pas plus que le loup ne dira aux poules qu’il souhaite les dévorer, au moment où il tentera d’entrer dans un poulailler.

Comme pour les poules qui doivent user de jugement (ce qui n’est hélàs, pas toujours « naturel ») pour éviter d’ouvrir la porte toute grande au loup qui, alors, se délectera de leur chair, il nous faut résister aux slogans gouvernementaux qui sonnent faux, surtout en ce qui a trait à l’établissement des radars-photo.

Bien des Québécois qui préfèrent se taire maintenant vont se mordre les doigts, au fur et à mesure que la matrice de contrôle va se resserrer sur eux et tous ceux qu’ils aiment.

Les radars-photo ne protègent personne mais ils vont très efficacement taxer tout le monde.

Bienvenue au « Québec-nouveau » aligné à la perfection sur l’agenda du nouvel ordre mondial. Sauf exception, vous pourrez dire à vos enfants que vous faisiez partie des lâches (oui, « les lâches ») qui ont préféré s’évacher devant la télé au lieu de défendre ce qu’il nous restait de libertés.

Vous essaierez d’expliquer à vos enfants pourquoi ils sont désormais condamnés à vivre sous l’autorité des machines pendant que vous laissiez s’installer les instruments qui aillaient, quelques années plus tard, prendre à jamais cette liberté que vous aviez cru acquise.

En passant, à quand un radar-photo dans votre rue?

Pour « votre sécurité », bien sûr…

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Où s’en va Rabaska?

Avis à tous ceux qui redoutent l’installation d’une grosse poubelle toxique (i.e.: un « port méthanier ») sur le magnifique site naturel de La Martinière, à Lévis, il se pourrait que Gaz Métro ait omis de nous dire quelques petites choses, au sujet de son nouveau partenaire russe, Gazprom.

Gaz Métro, la société d’État québécoise vouée à la promotion du gaz naturel, n’a apparemment pas suffisamment d’employés qui lisent le russe parce que, depuis le 25 février 2009, le site web de RusEnergy nous apprend deux choses:

  1. Gazprom a retiré sa participation dans Rabaska; et
  2. Gazprom retarde l’exploitation des gisements qui devaient alimenter le projet lévisien.

Ouch! C’est le genre de nouvelle digne d’une première page de quotidien, ça!

Et pourtant, ce n’est qu’aujourd’hui que le proverbial chat sort du sac — ceux qui veulent lire le texte russe en version française peuvent le faire dans Chaudiere.ca et il y a aussi un très bon article, écrit par Pierre Couture, dans le quotidien Le Soleil qui a été publié via Cyberpresse.

On est loin des chauds échanges qui ont eu lieu, derrière des portes closes, lors de la visite d’un haut-dirigeant de Gazprom, au Château Frontenac, en mai 2008.

On est, en fait, à des années lumières de ce « grand rapprochement » canado-russe (ou québéco-russe, selon le point de vue).

Bien qu’il serait probablement de bon aloi d’avoir de la grosse pei-peine pour Gaz Métro et ses amis milliardaires chez Gaz de France et Enbridge, on retiendra notre trop plein d’émotions… pour l’instant. Alors qu’on retient nos larmes, ce serait peut-être intéressant de savoir pourquoi Gaz Métro tient tant à faire la promotion hautement controversée de son « gaz naturel » alors que c’est une alternative énergétique sale, polluante, toxique et surtout, non-renouvelable.

C’est comme si les administrateurs de Gaz Métro vivaient encore à une autre époque et qu’ils avaient complètement raté la montée en force des panneaux solaires (maintenant très minces), des éoliennes (incluant les petites éoliennes résidentielles), des hydroliennes (sous l’eau, c’est génial) et de la géothermie (vraiment formidable, comme technologie).

Les Québécois n’auraient-ils pas intérêt à se convertir à des alternatives énergétiques réellement propres, sécuritaires, renouvelables et surtout, durables? Bien sûr que oui (c’est tellement évident) mais n’allez pas parler de ça aux administrateurs de Gaz Métro… ils clament encore que le gaz naturel est « sécuritaire« !

Enfin bref, on peut penser que les administrateurs font leur possible pour implanter « leur Rabaska » mais ils ne se rendent absolument pas compte (du moins, c’est ce qu’on peut penser) que ça risque d’empoisonner une immense zone agricole comme La Martinière (de Lévis) pour y implanter, au pire endroit le long du fleuve St-Laurent, un immense port méthanier (juste en face de Québec, ta-ta-gazou les touristes-venus-voir-une-belle-ville). Mine de rien, le retrait de Gazprom du projet de Rabaska est, en fait, une excellente nouvelle… pour tout le monde. Même les administrateurs de Gaz Métro devraient profiter de ce coup-de-théâtre (en est-ce vraiment un? Difficile à dire…) pour « mettre la clé dans la porte », une fois pour toutes.

C’est avec le temps que les gens de Québec ont appris que le véritable usage de Rabaska serait pour l’exportation massive de gaz naturel vers les États-Unis, via des pipelines… qu’il faudrait ensuite construire pour se raccorder au réseau de distribution trans-canadien [à St-Nicolas?] (en soulevant le même genre d’opposition que pour l’oléoduc d’Ultramar). C’est le genre de « détail » qui n’avait pas été suffisamment mis en valeur, dès le lancement du projet parce que là, tous les citoyens se seraient probablement opposé à « Ã§a ». Mais bon, on apprend…

À quand un communiqué de presse de Gaz Métro pour nous dire ce que les Russes savent depuis le 25 février 2009?

Tags: gazprom, rusenergy, gaz métro, gaz naturel, rabaska, terminal méthanier, achat de propriétés, alimentation en gaz naturel, pipelines, russie, québec, lévis, site de la martinière, construction de rabaska, citoyens, québécois, politique, nouvelles russes, énergies renouvellables, ville de québec, vue sur le fleuve, fleuve st-laurent

La privatisation d’Hydro-Québec

Lorsque l’Institut économique de Montréal, via Claude Garcia, propose de privatiser complètement Hydro-Québec, c’est une attaque directe contre tous les Québécois qui, rappelons-le, sont les actuels propriétaires de la riche société d’État.

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Au lendemain d’une privatisation, telle qu’envisagée par Claude Garcia de l’IEDM, on devrait s’attendre à deux choses…

  1. une hausse importante des tarifs d’électricité; et
  2. un exode de certaines entreprises énergivores.

M. Garcia semble oublier que les tarifs d’électricité plus bas, au Québec, compensent pour les impôts et les taxes qui y sont plus élevés qu’ailleurs, au Canada.

Il oublie aussi qu’un tarif d’électricité plus bas favorise le développement social et économique… et pas seulement dans les alumineries qui, sans grande surprise, feraient parti des entreprises qui quitteraient le Québec, advenant la privatisation d’Hydro-Québec.

En pleine crise économique, la proposition de Claude Garcia qui aurait pour effet d’augmenter le fardeau fiscal des Québécois de manière considérable laisse perplexe.

Quelle mouche l’a piqué pour qu’il veuille tant nous arracher la propriété d’Hydro-Québec pour la remettre, probablement à rabais, à des investisseurs privés?

Lorsqu’on sait que le plan de Claude Garcia ne nous protège pas contre une éventuelle prise de contrôle étrangère de la société d’État, il y a de quoi s’inquiéter sur ses allégeances.

M. Garcia se dit que si l’électricité coûtait plus cher, les consommateurs changeraient les équipements de chauffage de leurs maisons et passeraient au gaz naturel, méthode qu’il juge plus efficace.

Comme L’IEDM est présidé par Hélène Desmarais, la fille du milliardaire Paul Desmarais, grand ami du président français Nicolas Sarkozy et proche de Gaz de France, société qui compte établir un port méthanier de grande envergure à Lévis, il serait plutôt facile de faire un lien entre le rapport de M. Garcia et l’intense lobbying qui a toujours cours pour « vendre » Rabaska mais laissons le temps nous dire si une telle dualité existe.

Ce que M. Garcia appelle un « débat de société » semble perçu comme une tentative grossière de prise de contrôle d’Hydro-Québec par des intérêts privés, par un grand nombre de Québécois conscients de la véritable valeur de ce joyau qui, pour l’heure, appartient à tout le monde.

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Toutes les sociétés qui ont vu leurs grandes sociétés d’État être privatisées l’ont regretté… amèrement. L’eau et l’électricité ne devraient JAMAIS être privatisés et au Québec, ces deux ressources vont de pair. Quiconque contrôle Hydro-Québec contrôle également de très vastes bassins hydrologiques… c’est d’ailleurs peut-être ça que recherchent vraiment les « intérêts privés » qui se servent de l’IEDM pour projeter publiquement leur vision du monde, qui sait?

Le rapport de Claude Garcia est cousu de fil blanc.

C’est tellement complexe et les hypothèses si nombreuses que lorsqu’il a été question d’expliquer comment la privatisation d’Hydro-Québec enrichirait les Québécois de 10MM$ par année, selon « ses » calculs, il a eu du mal à le faire. Beaucoup de mal, en fait.

M. Garcia a même pris la peine de dire « il ne faut pas essayer de simplifier l’argument, c’est complexe » mais justement, il va falloir qu’il trouve le moyen de simplifier ses calculs et ses explications parce que pour l’heure, ça ne fait que prouver que son plan enrichira d’abord les « nouveaux propriétaires privés » et lorsque ce sera le tour de verser les fameuses « redevances » au gouvernement, ce sera une toute autre histoire.

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Et que dire du fait que la société d’État verserait, une fois privatisée, de plus grosses redevances lorsqu’on voit que l’augmentation de celles-ci se ferait sur le dos des consommateurs, pris au piège par des intérêts privés motivés, avant tout, par la recherche de profits toujours supérieurs?

M. Garcia a fait rire de nombreuses personnes en évoquant les bienfaits (sigh) de payer l’électricité au prix du marché « de la même façon qu’on paie notre pétrole » — juste avec ça, les Québécois devraient être capable de deviner à quel adresse logent ses intérêts et ce n’est sûrement pas ceux des consommateurs!

Et ce n’est pas tout…

Claude Garcia en rajoute en demandant « Pourquoi l’État se mêle-t-il de produire de l’électricité? » et il a justifié sa question en disant « [en parlant du gouvernement] On ne produit pas la nourriture alors que c’est un bien encore plus essentiel [...] La richesse, on ne la créé pas en subventionnant, on la créé en étant performants. Et quand on subventionne un produit, on en abuse. » — c’est tellement insultant pour les Québécois que de tels propos soient tenus…

  1. René Lévesque n’aurait fait qu’une bouchée de Claude Garcia et de son rapport qui évacue —totalement— la notion fondamentale de « justice sociale« ;
  2. René Lévesque aurait aussi remis les pendules à l’heure concernant l’importance d’être « maîtres chez-nous« , surtout en matière d’électricité, véritable fondement de notre économie moderne;
  3. L’État est un mécanisme de redistribution des richesses, imparfaites, certes mais infiniment plus efficace que la poignée d’oligarques (les Desmarais en tête) qu’il semble représenter;
  4. Lorsque l’État subventionne un domaine d’activité, il reflète, en théorie, un choix de société ce qui, à tous les égards, a des milliards de fois plus de valeur que les lubies de Claude Garcia qui n’en finit plus de vouloir arracher Hydro-Québec des mains de tous les Québécois;
  5. Et oui, M. Garcia, l’État subventionne abondamment l’agriculture;
  6. L’État subventionne aussi les institutions financières — faudrait-il couper ces subventions sous prétexte qu’elles mènent à un abus?

Claude Garcia nage en pleine contradiction et ne semble reculer devant rien pour conférer un semblant de légitimité à sa démarche qui ne vise absolument pas l’enrichissement collectif mais plutôt celui d’un très petit nombre de milliardaires qui, après un certain temps, finiraient par avoir acquis la totalité des actions d’Hydro-Québec, suite à sa privatisation.

Du bout des lèvres, M. Garcia a fini par admettre qu’en ces temps de crise financière, ce n’était « peut-être pas le meilleur moment » de privatiser Hydro-Québec « mais ça ne veut pas dire que ce n’est pas une bonne idée de le faire », s’est-il empressé de rajouter, avec insistance.

Les Québécois doivent apprendre à reconnaître ce type d’individu qui dit vouloir notre bien en nous prenant ce que nous avons de plus précieux.

Privatiser Hydro-Québec serait un drame épouvantable, pour le Québec et tous les Québécois.

Les milliardaires qui profiteraient de la privatisation de cette société d’État n’auront pas plus nos intérêts collectifs à cÅ“ur plus tard qu’actuellement. Ce sont des preneurs. Ils utilisent leur argent, leur pouvoir et leur influence pour concentrer les richesses entre leurs mains, de manière exclusive.

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La société n’a rien à gagner avec une privatisation, même partielle, d’Hydro-Québec.

Tout gain à court terme sera éclipsé par les pertes astronomiques à long terme.

Et ça, ce n’est vraiment pas « compliqué » et c’est pourquoi les Québécois doivent défendre leur société d’État avec la dernière des énergies. Il faut l’améliorer, certes mais ça doit demeurer une propriété de tous les citoyens.

Et ne comptez pas sur Jean Charest, ami de tous les instants de Paul Desmarais, pour protéger l’intérêt du public. On a vu, avec Rabaska, qu’il n’hésite pas à prendre (unilatéralement) la défense des milliardaires avides de profits plutôt que celle de ses concitoyens qui craignent l’implantation d’une gigantesque poubelle toxique près de chez-eux.

Mario Dumont, avec son rêve de privatiser notre joyau collectif, s’entendrait bien avec Claude Garcia. À bien des égards, ils se méritent l’un l’autre…

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L’explosion de Toronto et le spectre de Rabaska

Les gens de Québec ont suivi avec horreur l’évacuation de plus de 12,000 personne, à Toronto, le 10 août 2008 qui a fait suite à l’explosion d’un petit dépôt de propane.

Allez jeter un coup d’Å“il aux photos de cette explosion et maintenant, imaginez la collision entre un pétrolier et un méthanier qui faisant son retournement obligatoire, en face de Lévis — la scène serait apocalytique!

Lorsqu’on assiste à une tragédie comme celle de Toronto, on comprend mieux pourquoi la mairesse de Lévis, Danielle Roy-Marinelli continue de cacher avec autant d’insistence son « plan d’urgence pour Rabaska » à sa population, ainsi qu’à celles de l’ÃŽle d’Orléans et de Québec.

Des sources indiquent que les données contenues dans ce plan d’urgence pourraient faire éclater, à elles seules, la vérité sur les risques maritimes réels liés à l’installation d’un port méthanier à l’entrée de l’étroit chenal entre Beaumont et l’ÃŽle d’Orléans.

Un site beaucoup plus à l’Est, idéalement en mer, aurait été plus conséquent et aurait présenté moins de dangers, à la fois pour les populations locales (peut-être moins denses ou mieux, inexistantes) et la navigation maritime.

Danielle Roy-Marinelli ne l’avouera probablement jamais mais les citoyens avisés savent depuis longtemps que Rabaska, pour ces raisons et bien d’autres, est une erreur monumentale.

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Beijing polluée

Dans une Chine en plein boum économique où se construit deux (2) gigantesques centrales électriques au charbon par semaine (oui, par semaine), des athlètes du monde entier se préparent à respirer une soupe toxique peu commune.

Aussi bien Québec que Lévis (pré-Rabaska, bien sûr) offrent une qualité d’air acceptable à ses citoyens mais à Pékin, où se tiennent les activités olympiques, c’est tout le contraire.

Pour vous donner une idée, aujourd’hui, avec le nombre d’autos coupé de moitié, plusieurs usines et centrales au charbon fermées, la qualité de l’air à Beijing (à Tiananmen Square) était de 321 microgrames par mètre cubique comparé à 35, à Londres, 10, à Glasgow et 13 à Leeds (source: SkyNews)!

Le cÅ“ur de Beijing, lieu où le monde entier s’est donné rendez-vous, affiche donc un taux de pollution de l’air environ dix (10) fois pire qu’à Londre, une ville déjà passablement polluée!

Imaginez le taux de pollution après les jeux, quand les médias auront quitté la Chine… ça remontera probablement près des 500 microgrames par mètre cube… de quoi convaincre de porter son masque en tout temps ou mieux, de quitter cette soupe aux pois toxique.

Et ce n’est pas tout.

Il a fait 95 degrés Fahrenheit, couplé à une humidité relative de 75% à 85%. Imaginez marcher dans une telle zone ou pire, compétitionner contre les meilleurs athlètes au monde. Ce serait du délire pour nous, simples mortels mais il se trouve, malgré tout, de courageux individus pour le faire.

Certains journalistes qui se trouvent sur place pour couvrir les compétitions parlent d’une sensation de se trouver dans un sauna avec un air de déchets industriels — en permanence!

Ça devrait nous mettre la puce à l’oreille, ces constats de pollution…

Est-ce que vous gardez à l’esprit que Rabaska s’en vient s’établir -pour toujours- dans notre cour arrière, là où on prends notre air frais et pur pour acquis?

Alors, une fois le « beurrage médiatique » pro-Rabaska passé, vous êtes encore enthousiastes à l’idée de laisser une grosse poubelle toxique comme Rabaska s’installer tout près des zones habitables de Lévis et… surprise, de Québec?

Et oui, selon la direction du vent, les résidents de Québec auront, eux aussi, la chance de « humer » les odeurs de vidanges industriels provenant de Rabaska, question de se rappeler la pertinence de laisser une telle idiotie voir le jour tout près d’où nous habitons et où, par ailleurs, nous élevons nos enfants… tout ça pour le trip de pouvoir d’une poignée de gens d’affaires arrivistes, avares et totalement irrespectueux de notre milieu de vie.

Ah! J’oubliais, il va y avoir la création de 60 emplois!

60 misérables jobs.

Avec des travailleurs qui vont finir aux soins intensifs… à NOS frais!

60 « beaux emplois » dans une poubelle toxique…

Ha! Quelle grosse farce… pis après… on en créée le quadruple, des jobs, avec un seul Wal-Mart!

Et ces « employés de détail » ont moins de chances de finir connectées à un respirateur artificiel qu’on débranche quand les proches n’en peuvent plus de voir l’être aimé souffrir, dans l’indifférence générale…

Enfin bref, c’est super-toute-cute–méga-débile-écÅ“urant, les poubelles toxiques qui crééent 60 jobs!

Sortez vite les poms-poms…

N’importe quel média-gnan-gnan-brainwashé de Québec vous le confirmera, sourire aux lèvres… et il y aura des légions de naïfs pour y croire.

Whatever… anyway, who cares?

Ce ne sont que des paroles dans le vide, de toute façon…

Cette montée de lait éditoriale n’aura aucune incidence tant que les moutons laisseront les loups gérer leur vie et leur dire ce qui est bon pour eux… un peu comme en Chine!

Enfin bref, c’est pollué en étoile à Pékin et ce serait vraiment bête qu’à Québec, on ne soit pas assez intelligents pour empêcher qu’un pollueur aussi toxique que Rabaska vienne s’établir dans notre région… mais bon, si on continue de dormir au gaz, on va finir par -vraiment- dormir au gaz (naturel).

Les gens de Beijing, eux, savent c’est quoi la « pollution industrielle »!

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