![]() | ![]() |
En vertu d’une entente qui devrait être enterrinée lundi prochain, au Conseil municipal de Québec, le Moulin à images d’Ex Machina devrait être présenté 57 fois par année, jusqu’en 2013.
Selon Jean-Pierre Vézina, vice-président d’Ex Machina, il s’agirait du plus contrat de l’histoire de la compagnie.
Le Moulin à images sera subventionné par la ville de Québec à raison de 4 millions de dollars, par année — pour un total prévu de quelques 20 millions de dollars, durant les 5 ans de l’entente qu’approuve le maire Régis Labeaume.
L’argent sera puisé dans les poches des citoyens de la ville dans un premier temps (!) puis, ensuite, donné à Ex Machina via le tout nouveau fonds des évènements culturels qui aura (tenez-vous bien) une enveloppe bonifiée de 15M$ d’ici la fin de cette année (2009), selon le maire Labeaume, qui promet d’annoncer d’autres projets d’ici la fin du mois d’avril.
Selon le maire, il faut créer une offre irrésistible pour attirer les touristes qui font vivre, bon an mal an, quelques 30,000 personnes dans l’industrie touristique locale. Labeaume ne veut pas laisser la vague de 2008 se casser.
Robert Lepage demeure donc fidèle à sa ville mais là , il faut dire que la ville lui déroule le tapis rouge. L’artiste est cependant à Ottawa, pour le Dragon bleu, en ce moment. Il promet cependant un moulin à images revampé avec plus de 20% de contenu retravaillé, amélioré et même, bonifié.
Il y a donc beaucoup d’enthousiasme autour de l’avenir « Made in Quebec » du Moulin à images de Robert Lepage qui a attiré, en 2008, quelques 600,000 visiteurs. Tant mieux pour lui et son équipe.
Et le bruit…
Les résidents du secteur seront heureux d’apprendre que l’impact sonore sera réduit de quelques 40% mais ce chiffre suscite déjà le scepticisme de ceux qui envisagent, avec résignation, 5 autres étés tapageurs où il sera difficile de se reposer, dans sa propre maison.
Mario Brien, d’Ex Machina, explique que la sonorisation de 2008 avait lieu sur 1,2 km de large alors qu’en 2009, elle ne sera que de 400 m — qui plus est, le nombre de hauts-parleurs sera réduit de l’autre côté du bassin. Il paraît aussi que des camelots se promèneront à l’extérieur de la zone pour offrir des baladeurs aux spectateurs qui voudront écouter la trame musicale via une bande FM (qui n’a pas encore été rendue publique).
Selon Labeaume, ces mesures d’atténuation sont suffisantes pour satisfaire même les citoyens les plus incommodés. Le maire a aussi dit qu’il y aurait des mesures de contingentement sur la rue des Remparts afin de ne pas revivre les débordements de 2008. Finalement, un comité de suivi sera formé (on n’en sait pas plus, à ce sujet).
Précisons que plusieurs citoyens s’insurgent déjà et déplorent le fait de n’avoir jamais été consultés. Ils disent que le maire ne tient pas compte des résidents.
Dans les faits, Labeaume veut signer pour 5 ans avec Ex Machina mais ne veut pas connaître l’opinion des citoyens. À plusieurs égards, ceux qui le traitent de « maire-dictateur » n’ont pas tout à fait tort…
Malgré les « mesures d’atténuation », le Moulin à images demeure un évènement tapageur qui dérange tout le monde qui habite dans le secteur. À partir de 2009, le Moulin fonctionnera 57 soirs au lieu de 79, en 2008 mais rien ne dit que le maire n’approuvera pas des « supplémentaires », à la dernière minute.
Et l’argent…
Ainsi, le maire ne semble avoir aucun difficulté à trouver plusieurs millions de dollars pour les spectacles de ses amis mais, en comparaison, paraît incapable de trouver quelques centaines de milliers de dollars pour déblayer les trottoirs de Québec, en hiver — cherchez l’erreur!
Il n’en a évidemment pas parlé mais le maire se délecte probablement déjà des fortunes qu’il va faire, grâce au Moulin à images, avec les stationnements payants (genre, très payants) situés partout, dans le Vieux-Québec.
Attendez-vous aussi que le Vieux-Port sera transformera, de nouveau et ce pour 5 ans, en stationnement à ciel ouvert, à chaque soir de spectacle.
Les fumeurs « en public » continueront d’y être légion et comme d’habitude, il y aura beaucoup de travail (et d’heures supplémentaires) pour la police mais « chuuut! », il ne faut pas le dire trop fort, de peur que des citoyens excédés de se faire taxer, pour tout et pour rien, entendent.
Quand vous verrez arriver votre prochaine hausse de taxes municipales, dites-vous qu’il y a un peu de « Moulin à images » là -dedans. C’est un choix du maire et de « sa suite » alors, les citoyens n’ont qu’à dire « oui, chef » — et « au diable » les consultations populaires.
Évidemment, au-delà des doléances prévisibles, bravo aux créateurs et surtout, bon succès!
Tags: moulin à images, entente de 5 ans, robert lepage, ex machina, vieux-port, bunge, projection géante, maire labeaume, régis labeaume, tourisme, touristes, industrie touristique, québec, ville de québec, 400e
Avis à tous ceux qui redoutent l’installation d’une grosse poubelle toxique (i.e.: un « port méthanier ») sur le magnifique site naturel de La Martinière, à Lévis, il se pourrait que Gaz Métro ait omis de nous dire quelques petites choses, au sujet de son nouveau partenaire russe, Gazprom.
Gaz Métro, la société d’État québécoise vouée à la promotion du gaz naturel, n’a apparemment pas suffisamment d’employés qui lisent le russe parce que, depuis le 25 février 2009, le site web de RusEnergy nous apprend deux choses:
Ouch! C’est le genre de nouvelle digne d’une première page de quotidien, ça!
Et pourtant, ce n’est qu’aujourd’hui que le proverbial chat sort du sac — ceux qui veulent lire le texte russe en version française peuvent le faire dans Chaudiere.ca et il y a aussi un très bon article, écrit par Pierre Couture, dans le quotidien Le Soleil qui a été publié via Cyberpresse.
On est loin des chauds échanges qui ont eu lieu, derrière des portes closes, lors de la visite d’un haut-dirigeant de Gazprom, au Château Frontenac, en mai 2008.
On est, en fait, à des années lumières de ce « grand rapprochement » canado-russe (ou québéco-russe, selon le point de vue).
Bien qu’il serait probablement de bon aloi d’avoir de la grosse pei-peine pour Gaz Métro et ses amis milliardaires chez Gaz de France et Enbridge, on retiendra notre trop plein d’émotions… pour l’instant. Alors qu’on retient nos larmes, ce serait peut-être intéressant de savoir pourquoi Gaz Métro tient tant à faire la promotion hautement controversée de son « gaz naturel » alors que c’est une alternative énergétique sale, polluante, toxique et surtout, non-renouvelable.
C’est comme si les administrateurs de Gaz Métro vivaient encore à une autre époque et qu’ils avaient complètement raté la montée en force des panneaux solaires (maintenant très minces), des éoliennes (incluant les petites éoliennes résidentielles), des hydroliennes (sous l’eau, c’est génial) et de la géothermie (vraiment formidable, comme technologie).
Les Québécois n’auraient-ils pas intérêt à se convertir à des alternatives énergétiques réellement propres, sécuritaires, renouvelables et surtout, durables? Bien sûr que oui (c’est tellement évident) mais n’allez pas parler de ça aux administrateurs de Gaz Métro… ils clament encore que le gaz naturel est « sécuritaire« !
Enfin bref, on peut penser que les administrateurs font leur possible pour implanter « leur Rabaska » mais ils ne se rendent absolument pas compte (du moins, c’est ce qu’on peut penser) que ça risque d’empoisonner une immense zone agricole comme La Martinière (de Lévis) pour y implanter, au pire endroit le long du fleuve St-Laurent, un immense port méthanier (juste en face de Québec, ta-ta-gazou les touristes-venus-voir-une-belle-ville). Mine de rien, le retrait de Gazprom du projet de Rabaska est, en fait, une excellente nouvelle… pour tout le monde. Même les administrateurs de Gaz Métro devraient profiter de ce coup-de-théâtre (en est-ce vraiment un? Difficile à dire…) pour « mettre la clé dans la porte », une fois pour toutes.
C’est avec le temps que les gens de Québec ont appris que le véritable usage de Rabaska serait pour l’exportation massive de gaz naturel vers les États-Unis, via des pipelines… qu’il faudrait ensuite construire pour se raccorder au réseau de distribution trans-canadien [à St-Nicolas?] (en soulevant le même genre d’opposition que pour l’oléoduc d’Ultramar). C’est le genre de « détail » qui n’avait pas été suffisamment mis en valeur, dès le lancement du projet parce que là , tous les citoyens se seraient probablement opposé à « ça ». Mais bon, on apprend…
À quand un communiqué de presse de Gaz Métro pour nous dire ce que les Russes savent depuis le 25 février 2009?
Tags: gazprom, rusenergy, gaz métro, gaz naturel, rabaska, terminal méthanier, achat de propriétés, alimentation en gaz naturel, pipelines, russie, québec, lévis, site de la martinière, construction de rabaska, citoyens, québécois, politique, nouvelles russes, énergies renouvellables, ville de québec, vue sur le fleuve, fleuve st-laurent
L’image vaut mille mots.
LCN a d’ailleurs publié cette image…

…où l’on voit le maire de Québec, Régis Labeaume, qui brandit une cannette de Red Bull en demandant aux gens de Québec d’en acheter une caisse, en pleine séance du conseil municipal.
Selon René Villemure, président de l’Institut québécois d’éthique appliquée, le maire Labeaume est allé trop loin: « Ça ne se fait pas. S’il avait fait la même chose avec une Labatt Bleue, il aurait été crucifié ».
M. Villemure est sous l’impression que le maire ne défend pas tant l’évènement que le produit Red Bull: « Que l’on soit pour ou contre, un élu peut difficilement s’afficher à un produit privé. Je trouve ça ordinaire ».
René Villemure qualifie le geste de Régis Labeaume de non-éthique.
Le fait que le maire prenne le parti d’une entreprise privée plutôt que celle de ses propres concitoyens semble hautement discutable. Sans oublier que Red Bull est une transnationale étrangère n’ayant pas de base opérationnelle (digne de ce nom) dans la région de Québec.
Le spécialiste en éthique (basé à Montréal) rappelle que le poste de maire vient avec une certaine dignité et impartialité. Il se demande aussi comment les concurrents de Red Bull ont réagi en voyant la scène: « À la limite, certains vont dire qu’on peut acheter le maire, comme porte-parole » a-t-il même ajouté.
Même si l’on veut garder un évènement à Québec, il va falloir se demander si ça vaut la peine de s’abaisser à ce point devant une transnationale étrangère parce le maire Labeaume, lui, se trouve « bin fin » d’avoir agi ainsi.
Qui est le gagnant, dans tout ça?
Red Bull, sans conteste.
La transnationale étrangère a vu à quel point c’était facile de faire « réagir » (à son avantage, unilatéral) le maire de Québec qui tente, en pleine séance du conseil, de faire acheter son produit par ses concitoyens.
Entre la santé (ou même, la dignité) de ses concitoyens et une poignée de dollars, le maire Labeaume vient de nous démontrer —très clairement— qu’il a une préférences marquée pour le fric…
Tags: red bull, red bull crashed ice, séance du conseil municipal, régis labeaume, maire de québec, maire labeaume, québec, ville de québec, ren villemure, iqea, institut québécois d’éthique appliquée, éthique, évènements, citoyens, gens de québec, dignité, santé
Sous le signe de la bonne humeur, la nouvelle station radiophonique nommée « Sortir FM« , à l’indicatif 90,3, a lancé ses activités avec le retour en ondes de l’animateur radiophonique, Robert Gillet.
Parmi ceux qui se trouvaient au lancement, on retrouve Michel Létourneau, autrefois du Festival d’été et de l’OSQ et maintenant co-animateur de l’émission du retour à Sortir FM, Josée Guimond et Jean Brouillard.
L’animateur de l’émission « À la table de Robert » a lancé sa toute première émission, au 90,3, en donnant l’heure puis en enchaînant avec sa chanson fétiche (sans jeu de mots) « Les copains d’abord ». Gillet n’a pas fait allusion à son passé comme il l’avait fait dans le cadre de son mea culpa, lors de son « retour » au FM 93,3, en 2004.
Ce « retour » avait d’ailleurs été très bref et les gens de Québec lui avaient fait savoir très clairement que certains de ses agissements, avec une mineure, étaient inacceptables… surtout pour un animateur de radio qui se permet de juger les autres.
Robert Gillet est soutenu, dans ses fonctions d’animateur, par une équipe diversifiée où règne un esprit de camaraderie.
Le porte-parole de la station, Louis Massicotte, a tenu à défendre le concept de Sortir FM, une radio spécialisée sans bulletins de nouvelles mais avec des « agendas », pour maintenir le rythme. Il a aussi dit qu’il respectait son mandat, auprès du CRTC, en diffusant de l’information générale, notamment pour que les touristes sachent ce qui se passe en ville (au cas où ils voudraient le savoir).
Ne vous attendez pas à entendre beaucoup de musique à Sortir FM, sauf lors de la chronique de disques.
Sortir FM n’a le droit de diffuser que 6 minutes de publicité à l’heure mais elles semblent déjà bien remplies.
Mais bon, dès qu’il est question de Robert Gillet, plusieurs personnes (de Québec et d’ailleurs) ressentent encore un certain inconfort car les gestes criminels pour lesquels il a été condamné peuvent difficilement être ignorés… ou même, oubliés.
Rappelons que l’ex-animateur de radio était accusé (le 25 mars 2004) d’avoir acheté les faveurs sexuelles de deux jeunes filles d’âge mineur et d’avoir agressé sexuellement l’une d’elles. Il a été arrêté, le 17 décembre 2002, par la police de Québec, dans le cadre de l’Opération Scorpion, lors d’une rafle ayant permis de l’appréhender, lui, ainsi que 10 autres clients présumés.
Cette période a été difficile pour tout le monde, incluant pour Robert Gillet.
Tags: sortir fm, robert gillet, les copains d’abord, retour à la radio de robert gillet, à la table de robert, procès de robert gillet, agression sexuelle, agression sur une mineure, josée guimond, jean brouillard, michel létourneau, louis massicotte, radio touristique, crtc, auditeurs de québec, grande région de québec, radio de québec
Dans son émission du matin (à la fin de février 2009), Sylvain Bouchard, l’animateur de Bouchard en parle (le matin) a invité ses auditeurs à acheter des produits Red Bull pour supporter ce commanditaire qui choisit, année après année, où il tiendra son « stunt publicitaire » nommé « Red Bull Crashed Ice« .
On comprendra que Sylvain Bouchard pense en terme d’argent et non en terme de santé publique.
Comme tout animateur d’émission (de radio, ou autre), il a droit à son opinion et s’il veut s’enfiler une quantité importante de Red Bull, grand bien lui en fasse. Sérieusement, c’est sa vie. C’est à lui d’y voir comme il l’entend.
Où son appel au soutien d’une transnationale étrangère sonne faux, c’est lorsqu’il néglige (consciemment ou non) les effets sur la santé du Red Bull. D’entrée de jeu, soulignons que les enfants, les femmes enceintes, les gens qui tolèrent mal les effets de la caféine et les personnes dont la santé est fragile (qu’ils le sachent ou non) ne doivent JAMAIS boire de cette boisson énergisante.
Et justement, parlons-en de cette boisson qui « donne des ailes ». Selon l’aveu même du manufacturier, elle ne doit pas être consommée avec de l’alcool, ce qui n’est que très rarement respecté par les amateurs de celle-ci. De plus, le fabricant recommande de boire BEAUCOUP D’EAU parallèlement à la consommation de Red Bull et ce, encore plus lors d’activités physiques — rappelons à cet effet qu’il ne s’agit pas d’une boisson isotonique (et donc, qui ne réhydrate pas l’organisme… comme de l’eau).
Pire, le Red Bull ne contribue pas à combler les pertes de minéraux (magnésium, zinc et autres) dues à la transpiration, notamment lors des efforts physiques.
Parlons aussi de la taurine, cet acide aminé entièrement synthétique (produite en laboratoire pharmacologique) dont la concentration dépasse de 500 la dose journalière recommandée (en France).
Et il y a le sucre. Par volume, le Red Bull contient 28g de sucres, dont la saccharose, le glucose et 600 mg de glucuronolactone qui est est un glucide dont on ne connaît que peu de choses, y compris à propos de ses effets à long terme sur l’organisme. À prendre à vos risques et périls.
Mais justement, les risques en question sont aussi assumés par « la société ».
Lorsque des problèmes de santé surviennent après que des personnes aient ingéré du Red Bull de manière inappropriée (ou d’en avoir ingéré, tout court), c’est le système de santé « universel » qui prend le relais et qui paie les factures — on peut se douter que Sylvain Bouchard ne sera pas autour, à ce moment-là , pour continuer à vanter les mérites du Red Bull.
Et les factures, elles sont difficiles à avaler… un peu comme le Red Bull, lorsqu’on sait ce qu’il contient.
Alors, est-ce que c’est vraiment responsable, de la part d’un animateur radio, d’en appeler à la population pour qu’elle se vide les poches, dans tous les dépanneurs de la ville, pour acheter du Red Bull? À vous de juger.
Et pour les âmes sensibles qui pleurent parce que cette transnationale pourrait choisir une autre ville que Québec, au cours des prochaines années, séchez vos pleurs, notre ville s’en remettra sans aucun problème.
S’il n’y a plus de Red Bull, les consommateurs dépenseront quand même leur argent… comme ils l’ont fait auparavant. Encourager une transnationale étrangère (comme Red Bull) à venir faire la fête ici, c’est bien mais il ne faut pas non-plus se vendre à rabais parce qu’on a collectivement perdu (ou oublié temporairement) notre estime de soi.
Que ce soit clair, la ville de Québec vaut son pesant d’or et lorsque des animateurs, comme Sylvain Bouchard, essaient de convaincre les citoyens qu’on doit acheter du Red Bull pour que cette « compétition » revienne l’an prochain, on est en droit de se demander quels intérêts il est en train de servir.
Lorsqu’un animateur de radio fait passer (ou semble faire passer) les intérêts financiers d’une compagnie étrangère avant la santé de ses propres concitoyens, il laisse peut-être filtrer des indices significatifs sur ses propres valeurs. Si l’on se fie au biais de ses propos, il ne fait aucun doute que le Red Bull « donne des ailes » à Sylvain Bouchard.
Heureusement, la plupart des gens de la grande région de Québec ne pensent pas nécessairement comme lui…
Tags: québec, ville de québec, red bull, red bull crashed ice, effets sur la santé, boisson énergisante, compétition, commandite sportive, vieux-québec, sylvain bouchard, fm 93.3, bouchard en parle, émission du matin, argent, santé
![]() |