Ce matin, le jeudi 1er décembre 2016, les automobilistes de la grande région de Québec se sont réveillés, vers 6h30, sous un bon 10 cm de neige, avec zéro degrés Celsius et des pointes de vent à 60 km/h.

La première tempête de la saison hivernale et pourtant, les services de déneigement, aussi bien à la ville de Québec, la ville de Lévis qu’à Transport Québec (pour les autoroutes) n’étaient clairement pas prêts.

Il aurait fallu que les déneigeuses enlèvent le fond de neige déjà tombé vers 6h00 avant que les centaines de milliers de véhicules n’embourbent le réseau routier mais ils ne l’ont pas fait.

Même chose pour le sel qui aurait éviter les océans de glace noire et de petits îlots de glace. Encore là, le sel n’a pas été épandu.

Alors qu’est-ce que vous croyez qui s’est produit lorsque l’heure de pointe a commencé, dès 7h00? Les routes étaient lourdement enneigées et les quelques endroits où l’on voyait du « noir », c’était en fait glacé et plus souvent qu’autrement, de la glace noire.

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On a commencé à voir des déneigeuses vers les 7h30 et là, il était trop tard parce que toutes les autoroutes, aux points névralgiques et bien avant, étaient des stationnements à ciel ouvert. Des centaines de milliers de véhicules, d’un bout à l’autre de la région, qui n’avancent presque pas… et les grattes, immobiles, au milieu de ce bordel de circulation. Vous voyez le topo.

Labeaume

Pendant ce temps, la radio nous joue des extraits du maire Régis Labeaume qui se fait aller les babines pour répéter qu’il est prêt pour l’hiver, dans « SA » ville.

Clairement, il n’est pas prêt.

Même pas pour une petite tempête. Toutes proportions gardées.

À l’évidence, nos service municipaux et provinciaux ont raté une occasion de faire leur travail, selon les attentes qu’ils créent et qu’on finit par croire.

Hydro

En plus de la circulation qui est sévèrement plombée avec des flux inexistants sur presque tous les grands et petits axes, il y a Hydro-Québec qui constate des accumulations de neige lourde, mi-neige, mi-eau, qui font tomber des branches d’arbres sur les lignes électriques.

Ainsi, des quartiers complets tombent en panne électrique et les équipes d’Hydro-Québec sont prises à déployer la totalité de leurs équipes locales pour rebrancher des dizaines de milliers de maisons.

Et un peu partout, l’électricité part et revient. Pas chic.

On aurait pensé que des travaux d’émondage des arbres aurait eu lieu plus tôt en saison mais on constate que le travail n’a pas été suffisant. On voit aujourd’hui les résultats avec des pannes un peu partout et des lumières de circulation rendues non-fonctionnelles sur des artères majeures.

Le bordel annoncé du SRB

Le fameux service rapide par bus (SRB) de 1,1 milliards de dollars (qui en coutera surement le double) du maire Régis Labeaume n’aurait RIEN aidé ce matin parce que s’il est une chose que le maire n’a pas fait, c’est de nous expliquer comment son « dalot de circulation réservé au SRB » va être déblayé et déglacé, en hiver.

Déjà qu’on voit que la ville de Québec est incapable de déblayer ses routes sans le SRB, on peut s’imaginer combien ce sera bordélique quand ce service de bus hyper-dispendieux prendra de la place, sur nos routes.

Imaginez, moins de place pour les voitures et une voie de SRB balisée par du béton qui vont créer un réel problème pour le déneigement. Tout un casse-tête qui risque d’empirer une situation déjà ridiculement invivable, pour tous les automobilistes.

On aimerait bien ça donner du crédit au SRB mais la vérité, c’est qu’à Québec, avec nos 6 mois d’hiver par année, ça nous prend un métro.

Oui, un métro, comme à Montréal. Axe Laurier pour Ste-Foy jusqu’au centre-ville pour desservir la colline parlementaire et une autre voie nord-sud pour Limoilou. Même si ça devait couter 5 milliards, au moins ça règlerait réellement nos problèmes de circulation, 12 mois par année, sur ces axes.

Enfin bref, les automobilistes continuent de pester en attendant d’avancer de quelques kilomètres en 1 heure d’attente, ce matin.

Impossible de se rendre au travail pour des dizaines de milliers d’automobilistes qui doivent se trouver des manières de composer avec le manque de déneigement et de déglaçage de notre réseau routier.

Comme quoi la première tempête de la saison d’hiver 2016 a pris de court ceux qui sont payés pour éviter ce qui, justement, s’est produit.

À Québec, soyons-en conscients, nous avons de graves problèmes au chapitre du déneigement et il faut que ça s’améliore parce que ça met la sécurité des automobilistes en danger.

Un ‘ »fail » dans toute sa splendeur, pourrait-on dire!

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