C’est ce matin, samedi le 28 mars 2015, que les employés de FutureShop ont appris qu’ils perdaient, pour la grande majorité, leur emploi.

Sans prévenir, ces quelques 500 employés à temps complet et 1,000 employés à temps partiel ont appris, lors du « meeting du samedi matin » que c’était la fin de la bannière FutureShop et qu’en conséquence, ils perdaient leur emploi, sur-le-champ, sauf pour certains employés du service à la clientèle qui devaient rester pour diverses tâches liées à la fermeture.

Cette « cessation d’emploi » a dû avoir l’effet d’une douche froide car pour plusieurs d’entre-eux, il n’est pas question de passer chez BestBuy où il n’y a pas de commissions.

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FutureShop avait été acheté par BestBuy, en novembre 2001. Depuis, il y a eu plusieurs promesses de faire l’impossible pour faire croître les deux bannières, côte-à-côte mais on constate aujourd’hui que le plan, c’était d’établir BestBuy, aux dépens de FutureShop.

Dans ce cas précis, les Canadiens ont perdu (depuis 2001) et les Américains, propriétaires de BestBuy, ont gagné.

Cette restructuration majeure, chez BestBuy sonne le glas de FutureShop mais ça risque d’aider les magasins BestBuy qui, eux, auront un compétiteur de moins. Il y aura quelques succursales de FutureShop qui seront transformées en BestBuy mais encore là, c’est une opération qui favorise une croissance importante, à venir, pour BestBuy, le plus important détaillant nord-américain de produits informatiques.

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Cette décision de fermer tous les magasins FutureShop vient directement de Ron Wilson, président de BestBuy Canada. Le même Ron Wilson qui vantait les mérites d’opérer deux bannières concurrentes. Ça en dit long sur le personnage.

Avant la fermeture de ce matin, il y avait 130 magasins FutureShop, au pays et 27, au Québec. BestBuy continue d’opérer ses 260 magasins, au Canada et grâce aux FutureShop qui seront convertis en BestBuy, il y en aura plus (sans savoir exactement combien, encore).

C’est un jour triste pour les employés à commission de FutureShop qui devront se trouver un autre emploi, ailleurs.

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