Les automobilistes de Québec doivent composer avec un flot passablement lourd de circulation.

Alors que l’essentiel du problème de circulation avait typiquement lieu aux heures de pointe du matin et du soir, voilà que les principales artères autoroutières de la capitale sont prises d’assaut à des moments où l’on ne s’y attendrait pas.

Que ce soit à 10h du matin en tentant de passer sur la rive-nord via le pont Pierre-Laporte ou à 11h45 sur l’autoroute de la Capitale près du boulevard Pierre-Bertrand ou encore, vers 15h sur l’autoroute Laurentienne ou encore, sur Henri IV vers le Nord.

Clairement, le nombre d’automobilistes a grimpé, dans la région de Québec.

Nos autoroutes et routes principales ne suffisent plus à accommoder les dizaines de milliers d’automobilistes qui se concurrences les 2 ou 3 voies de circulation.

Cette congestion —presque permanente, durant le jour— nuit aux automobilistes de Québec. Perte de temps, perte d’argent et frustration, aussi bien pour les automobilistes eux-mêmes que ceux qui les attendent (à destination).

La situation a atteint un point très critique où une personne qui voudrait emprunter le système routier pour se rendre à l’hôpital, pour une urgence, pourrait en mourir parce que c’est impossible d’y aller, assez rapidement. Pire, les limites de vitesses ont été abaissées et les voies qui permettaient autrefois des dépassements ont été trop souvent converties en « voies réservées pour les transports en commun »… c’est clair que l’automobiliste n’est plus la première priorité des stratèges du réseau routier. L’obsession pour le « moins cher (et pas assez performant, en regard des projections de circulation) » et le « transport en commun » sont en train d’étrangler le réseau routier et la capacité des automobilistes à s’y déplacer.

À force d’attendre, ça finit par passer mais ça ne peut pas être bon de dépenser des milliards de dollars en temps perdu et en essence brûlée (sans avancer)! Et là, on ne parle même pas des coûts astronomiques de santé publique nés de l’exposition des automobilistes et des passants aux contaminants toxiques issus de la combustion de l’essence. C’est sans oublier tous les résidents dont le logement donne sur une voie publique où les automobiles sont prises au piège, au moins deux fois par jour, aux heures de pointe. Cette pollution finit par atteindre ceux qui la respirent. Et la population paie d’énormes frais, en santé, pour tenter de rétablir les gens qui souffrent de troubles respiratoires directement liés à la pollution des véhicules dont le moteur fonctionne, au milieu des bouchons de circulation.

Les problèmes sont donc multiples et graves.

Même ceux qui ne conduisent pas d’automobile souffrent du manque évident de fluidité dans la circulation sur le réseau routier de Québec.

À l’heure où le maire Régis Labeaume veut densifier la ville de Québec, il faut se demander si le réseau routier ne devrait pas être bonifié dans la même mesure que cette densification. En ce moment, l’immobilier se densifie mais les routes n’élargissent pas alors c’est certain qu’on continuera de rencontrer d’importants de circulation tant que ces problématiques ne seront pas comprises, dans leur ensemble.

La pensée magique n’aidera pas, non-plus. Il va falloir des interventions importantes pour élargir les routes et laisser de la place aux automobiles pour que ça circule mieux… et plus vite!

Avec l’hiver qui arrive dans quelques semaines, il va falloir attendre au printemps prochain pour les grands travaux d’infrastructures routières mais dès maintenant, il faut penser à mettre le réseau routier à niveau, en regard de l’augmentation importante du nombre d’automobiles, à Québec.

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