Même si vous êtes bien au chaud, à l’intérieur, vous redoutez le moment où vous devrez aller affronter le froid et ce, même si vous portez des vêtements chauds.

Environnement Canada le confirme, l’hiver 2015 est particulièrement froid, à Québec.

En fait, c’est l’hiver le plus froid des 5 dernières années. Impossible d’ignorer le froid, surtout lorsqu’il descend encore plus, en raison notamment de l’humidité amenée par le fleuve St-Laurent et les vents, venus du Nord canadien.

Oubliez les petites sorties en amoureux sur le bord du fleuve, le long du magnifique boulevard Champlain. Pas sitôt sortis de votre véhicule, vous aurez rapidement envie d’y retourner. Rien de romantique à geler sur place.

Carnavaleux, amateurs de neige et motoneigistes doivent ont dû redoubler de vigilance, au cours des mois de janvier et de février 2015 pour éviter les engelures et les problèmes à respirer, lorsqu’il fait trop froid. Même si le froid semble tolérable à l’abri du vent, lorsque celui-ci se lève, le froid devient souvent insoutenable.

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Pour les enfants, c’est encore pire puisqu’ils sont moins habitués à reconnaître les dangers du froid alors les parents doivent user de leur bon jugement et les garder bien au chaud, à l’intérieur. Aucun risque à prendre en exposant des enfants au froid québécois qui, cette année, semble pire que ce que l’on qualifie souvent de « froid sibérien ».

Hydro-Québec, notre société d’État qui n’a pas cessé d’augmenter les tarifs d’électricité au cours des dernières années doit se frotter les mains, en ce moment. L’argent doit entrer à pleine porte alors que les Québécois dépendent, en majorité, de l’électricité pour se chauffer. Tant mieux pour eux, tant pis pour nous, diront les observateurs.

Sachant qu’à Québec la moyenne des températures du mois de janvier 2015 a été de -14,6°C alors que la normale est de -12,6°C, on a vu qu’il a fait 2°C de moins —chaque jour— comparé à la moyenne des 30 dernières années.

On se rappellera qu’en décembre 2014, la température était 3°C au-dessus de la normale. Ainsi, d’un mois à l’autre, on a ressenti une baisse de 5°C, ce qui explique notre perception encore plus nette du froid intense de janvier 2015 qui s’est poursuivi tout au long du mois de février.

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Ces données émanant d’Environnement Canada sont calculées en faisant la moyenne du minimum et du maximum atteint chaque jour du mois puis, en faisant une moyenne de ces moyennes.

Pour ceux qui ont vécu ces mois, c’était pénible.

Automobile qui démarre mal ou pas du tout, impression de geler sur place, même en portant un gros manteau d’hiver et obligation de payer pour beaucoup plus d’électricité qu’à l’habitude (pour se chauffer) auront donc laissé de mauvais souvenirs d’hiver à bien des Québécois.

Parmi les commentaires les plus drôles qui ont circulé, notons ceux des gens fortunés qui voyagent souvent dans le Sud et qui, en revenant, ne trouvent pas l’hiver si pire que ça! Vraiment drôle et empreint de ZÉRO CRÉDIBILITÉ en plus d’être doublement frustrant en les voyant repartir dans le Sud lorsqu’ils se rendent compte que finalement, c’est VRAIMENT FROID, au Québec!

Bravo d’ailleurs aux voyagistes qui assurent faire des affaires d’or, cet hiver. Les Québécois qui en ont les moyens ne reculent devant rien pour fuir le froid et aller se prélasser au soleil. Comment les blâmer?

Alors voilà, on se serre les coudes et on choisit, individuellement et collectivement, de réussir notre passage au travers de cet hiver particulièrement cruel et on rit à gorge déployée à chaque fois qu’un partisan de la théorie du réchauffement climatique tente de nous convaincre que son phénomène mondial s’accélère!

Peut-être que la Terre se réchauffe mais statistiquement parlant, l’hiver québécois, lui, va en refroidissant. C’est un fait, scientifiquement prouvé.

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