Le niveau de confiance entre les gens de Québec et le Port connaît un bas-fond historique alors que le PDG, Mario Girard, refuse de quitter son poste si les canons à eau devant rabattre les poussières au sol ne sont pas opérationnels, en août 2013.

En clair, M. Girard refuse de mettre son poste en jeu afin de rassurer les citoyens qu’il est vraiment sérieux et commis au règlement des importants problèmes de pollution de l’air qu’il a tenté, à plusieurs reprises de nier et de minimiser… jusqu’à ce que le problème soit avéré officiellement et qu’il ne puisse plus berner les citoyens.

Véronique Lalande, une courageuse mère de famille à la tête de l’Initiative citoyenne de vigilance du Port de Québec, a raison de réclâmer que M. Girard mette son poste en jeu pour prouver sa réelle intention de régler les choses parce que jusqu’à présent, le Port nous a habitué à des communiqués laconiques, des mensonges et de la déception… jusqu’à ce qu’il ait le dos au mur, auquel cas il collabore au compte goute tout en regardant les citoyens de haut, doutant systématiquement de tout ce qui sort de leur bouche!

Arrogance et incompétence au Port de Québec?

Assurément.

Depuis des années, sinon des décennies, incluant sous le règne malsain de Ross Gaudreault, le Port de Québec a fait passer les intérêts économiques d’une poignée de riches individus, comme les propriétaires et opérateurs d’Arrimage du St-Laurent (ASL) avant la santé des citoyens de toute la région de Québec et au premier chef, la santé des résidents de Limoilou, de Beauport et de Lévis.

À voir comment Mario Girard rit au visage des citoyens de Québec, c’est clair qu’il n’a peu ou pas de considération pour la santé de ses concitoyens. À voir la lenteur de ses « efforts » pour « corriger la situation », il n’a d’yeux que pour le fric et au diable les problèmes de santé graves qu’il induit dans les quartiers environnants, principalement par cause de sa complaisance mais à l’évidence, aussi, de son incompétence à occuper le poste de PDG du Port.

Si Mario Girard était « compétent », ça ferait longtemps qu’il aurait rétabli le lien de confiance avec la population de Québec en exigeant une modification en profondeur de la façon dont le nickel est transbordé. Clairement, la méthode actuelle pollue l’air et même si des canons à eau rabattent le minerais vers le bas, la pollution va quand même se poursuivre parce que les poussières polluantes se retrouveront dans l’eau usée. Et l’eau usée finira par retourner, tôt ou tard, dans le fleuve et personne n’a encore exposé comment cette eau usée sera nettoyée et rendue propre à la consommation humaine… préparez-vous, la facture risque fort de revenir au public. Quel gâchis…

Et là, on observe un bal d’incompétence de la part de Mario Girard et de ses « collaborateurs » au Port de Québec mais que dire de l’arrogance qu’on lit sur son visage lorsqu’il fait face aux citoyens de Québec. C’est pénible à regarder. Autant d’arrogance et de suffisance, c’est triste qu’un homme censé voir au bien commun, via son administration diligente du Port, en vienne à regarder ses concitoyens de haut, comme s’il était le seul à « comprendre » les enjeux.

Mario Girard gère tellement mal que jeudi dernier, le 27 juin 2013, il n’était même pas en mesure d’expliquer pourquoi une inspectrice d’Urgence-Environnement n’a pu avoir accès aux installations fédérales. M. Girard aura beau essayer de mettre ça sur le dos d’un « imbroglio de communication », ça ne convainc personne.

On comprend mieux le schéma de pensée de Mario Girard quand on écoute ses déclarations, comme lorsqu’il dit: « On a toujours dit qu’on allait collaborer et on va continuer » — c’est parce qu’un PDG de Port doit prendre les devants pour mettre fin à tout problème environnemental AVANT qu’il ne se déclare! La job d’un PDG n’est pas de multiplier les faux-fuyants verbaux afin de confondre les citoyens. Le bon PDG prend les devants et là, on voit que M. Girard fuit les problèmes et tente de noyer le poisson pour protéger ses « chums »… et éviter de leur refiler une facture trop salée.

Après tout, entre les montagnes de fric dans les poches de ses « amis » ou la santé des gens des quartiers environnants, le choix est facile, non? Pour Mario Girard, la santé peut attendre parce qu’il ne faudrait surtout pas, Ô-Douce-Providence, que des « amis » aient à payer pour « atténuer » leurs méthodes polluantes de transbordement de nickel!

C’est tellement triste et révoltant à la fois de voir un PDG comme Mario Girard, hautain et arrogant dans ses remarques et son attitude qui feint l’ignorance lorsque ça lui convient et qui nie les faits qui lui sont présentés jusqu’au moment où il n’a plus le choix de les reconaître.

Les citoyens de Québec ont raison d’être choqués de l’attitude du Port de Québec.

La santé de TOUS les citoyens de Québec qui ont respiré cette poussière toxique a été atteinte et le Port de Québec ne prend aucune mesure concrète pour aider ces victimes. Le Port tente se disculper mais la vérité, c’est que l’argent a parlé plus fort que la santé publique et là, les cochons aux poches pleines (pour faire image) essaient de se sauver sans vraiment faire face au spectre complet de leurs responsabilités.

C’est tellement drôle (et ironique) de voir le PDG du Port de Québec se vanter d’être proactif dans la détection de des poussières via un investissement d’un demi-million de dollars! C’est parce que 1) les canons à eau sont supposés mettre FIN au problème alors pourquoi s’embêter à mesurer quelque chose qui n’existe plus (on sait que ça va continuer mais bon…) et de 2) il suffit de se pointer le nez dehors pour VOIR la poussière rougeâtre dans l’air… pourquoi avoir besoin de payer un demi-million de dollars pour ça?

Vous voyez bien que l’histoire du Port de Québec est cousue de fil blanc et que les activités médiatiques n’ont pour but que de confondre les citoyens et les convaincre de la « bonne foi » du port fédéral afin de les distraire et leur faire oublier que le Port, pendant de nombreuses années, les a empoisonné sans aucune gêne… tout ça pour s’enrichir, sans fin!

Souhaitons que Mario Girard trouvera le courage de diriger le Port comme s’il s’agissait d’un port fédéral, financé avec l’argent du peuple canadien et non comme un « boys club » de riches opérateurs qui polluent la ville mais qui refusent de l’admettre, jusqu’au dernier moment où là, ils n’ont plus le choix.

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