Les Québécois sont choqués et ont raison de l’être, en regard du comportement de plusieurs élus en ce qui a trait à leurs pratiques de financement.

Opacité dans la nature des activités, manque évident de transparence, pertes de mémoire à répétition et apparence de collusion avec de généreux donateurs, le public québécois ne peut plus ignorer les jeux de pouvoir qui ont cours, à leurs dépens et habituellement, contre leur meilleur intérêt.

C’est un peu dans ce contexte trouble (du scandale de l’argent sale) où Philippe Couillard tente de calmer le jeu qui s’emballe que François Legault de la CAQ passe à l’attaque.

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Le chef de la deuxième opposition à l’Assemblée nationale demande au Parti libéral du Québec (PLQ) de placer 1 million de dollars en fiducie.

Pourquoi?

Et bien, selon les documents déposés devant la commission Charbonneau, les dons recueillis par l’ancienne vice-première ministre libérale Nathalie Normandeau dans son comté de Bonaventure, de 2000 à 2011, s’élèvent à près d’un million de dollars.

À elle seule, Mme Normandeau a amassé de 2000 à 2011 près d’un million de dollars, dont le trois quart, environ 750,000 $, vient de l’extérieur de son comté en Gaspésie. Ça en dit beaucoup! Le premier ministre ne peut pas se laver les mains des actions de son parti, de l’héritage libéral.

— François Legault

Cette importante somme, qui se trouverait encore dans les coffres ou dans les actifs du PLQ, doit être immédiatement remboursée ou minimalement placée en fiducie jusqu’à la fin du procès visant Nathalie Normandeau, selon François Legault.

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Le chef de la CAQ a indiqué que le procès de Nathalie Normandeau risque de durer 4 ans. Ainsi, la mise en place d’une fiducie permettra, dans un premier temps, de s’assurer que ce million de dollars collecté seulement par l’ex-vice-première ministre ne sera pas utilisé par les libéraux tant que son procès n’aura pas eu lieu. Il a également rappelé qu’avec les délais de prescription actuels, rien n’empêche le PLQ de faire une campagne électorale avec de l’argent sale.

Le DGE doit revenir en arrière

Philippe Couillard ne peut plus nier l’existence d’un système de trafic d’influence au sein de son propre parti, a enchaîné la porte-parole de la CAQ en matière d’intégrité, selon Nathalie Roy. Celle-ci a exigé, à nouveau, du gouvernement, une prolongation du délai de prescription afin de permettre au Directeur des élections de poursuivre les partis politiques pour leurs infractions commises pendant toute la période étudiée par la commission Charbonneau, soit de 1996 à 2011.

C’est maintenant que les Québécois veulent le remboursement de cet argent, mais comme la loi actuelle nous empêche de remonter plus de 5 ans en arrière, faites le calcul: jamais on ne reverra la couleur de cet argent, ce qui fait bien l’affaire du gouvernement.

Pourtant le gouvernement a fixé à 20 ans le délai pour les entrepreneurs en construction qui ont participé à la corruption.

Il ne peut y avoir deux justices, deux poids, deux mesures.

— Nathalie Roy, députée de Montarville

La commission Charbonneau n’a émis aucun blâme, dans son rapport final mais ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas eu de manquements graves, loin de là.

La CAQ a raison d’exiger du PLQ qu’il soit cohérent et résolu dans sa lutte au financement illégal et à l’argent sale qui a pu être accumulé, dans ses coffres.

Espérons que Philippe Couillard fera passer l’intérêt des Québécois avant celui de sa garde rapprochée.

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