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Les experts préviennent les Canadiens que notre devise pourrait continuer à s’apprécier.
À 91,3¢US, au moment de publier cet article, le huard va assurément faire souffrir nos entreprises exportatrices, soit celles qui crééent la vraie richesse, d’un bout à l’autre du pays.
Quelques voyageurs qui partent pour l’étranger pourraient profiter de cette hausse soudaine du dollar canadien mais ça demeure marginal par rapport aux conséquences désastreuses provoquées par les difficultés financières que pourraient rencontrer nos entreprises exportatrices.
Le dollar canadien devrait, selon certains, atteindre la parité avec le dollar US pour la fin de l’année mais d’autres croient que ça pourrait se produire avant la fin de l’été. Si c’est le cas, la parité n’offrira qu’un soulagement limité aux consommateurs tout en ajoutant un stress économique considérable sur nos entreprises exportatrices. Ouch!
Ça n’a pris qu’un peu plus d’un mois pour que le huard passe de quelques 80¢US à près de 92¢US. C’est un mouvement très rapide du dollar.
Ça fait au moins 15 ans qu’on ait assisté à des mouvements aussi inhabituels.
À la fin de 2007, le dollar s’établissait à quelques 1,10$US car les investisseurs ont cherché des valeurs sûres pour leur argent. À cette époque, la demande incessante pour les matières brutes de la part de la Chine a fait exploser notre devise. Sans surprise, les investisseurs ont donc migré une partie de leur colossale fortune vers le pétrole, les métaux et d’autres titres du secteur des ressources ce qui a, bien sûr, largement favorisé le huard.
Cette fois-ci, ça pourrait être plus pénible parce que, contrairement à la dernière envolée du dollar canadien, il n’y a pas une aussi grande demande pour nos ressources naturelles (les « matières brutes »).
Autrement dit, les pertes dues au taux de change risquent de nous faire très mal, à mesure que le huard poursuivra son envolée.
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Ce n’est pas parce que Québec compte un fort pourcentage de fonctionnaires bien rémunérés que la crise économique n’y a pas les mêmes effets dévastateurs qu’ailleurs.
Si l’on se fie aux propos de Sylvie Nadeau, directrice du Centre de prévention du suicide de Québec, la forte hausse des demandes d’aides, depuis le mois de mars 2009, auraient un lien avec la crise économique.
Pour le mois de mars 2009, on parle d’une hausse de 20% du nombre d’appels (quelques 2,000 appels ayant été enregistrés à Québec, pour ce mois) couplée à l’arrivée de quelques 43 cas à haut risque référés par les hôpitaux de Québec, soit plus du double de la moyenne mensuelle.
Fait inquiétant, les 3 lignes téléphoniques du Centre sont fréquemment toutes occupées, signe clair que l’organisme ne suffit plus à la demande.
En augmentant le salaire minimum à 14$/h, par exemple, le Québec couperait probablement son taux de suicide d’au moins 50% en diminuant significativement la détresse financière des citoyens occupant un tel emploi mais puisque nos élus et les « mondialistes » qui les « conseillent » n’ont visiblement pas beaucoup de sensibilité pour les citoyens les plus pauvres, les plus endettés et donc, les plus vulnérables aux effets d’une crise économique et bien, le salaire « de base » ne risque pas d’augmenter de manière convaincante, dans un avenir prévisible.
Enfin bref, mentionnons au passage qu’en 2007, 88 personnes ont mis fin à leurs jours, dans la région de Québec. Environ 80% des suicides concernent des hommes. Ceux qui ont besoin d’aide peuvent appeller au 1 866 APPELLE mais si les lignes sont occupées, on peut penser que ça n’aura pas un effet très positif sur la personne en détresse, à l’autre bout du fil.
Ne reste-t-il pas des sous dans le fond d’un tiroir gouvernemental pour corriger le tir et répondre à tous ceux qui pourraient, sans prévenir, commettre l’irréparable?
Si l’on se fie au refus catégorie de l’Agence de la santé de Québec, au début du mois d’avril 2009, il semble que non. L’Agence a rejeté la requête du Centre en leur suggérant (tenez-vous bien) d’en faire moins!
Ça ressemble à une réponse de syndiqué de la fonction publique ça: « en faire moins« .
Et justement, ce sont des fonctionnaires qui ont émis cette « recommandation » alors on peut se permettre toutes les blagues qui nous viennent à l’esprit sur l’incompétence chronique de ces syndiqués qui carburent à l’ancienneté et non à la compétence mais bon, le suicide étant une question profondément troublante, on va s’en tenir au sujet.
Il va sans dire que Sylvie Nadeau était en furie et elle a accusé l’Agence de mettre en danger la vie des gens en détresse. Elle a aussi ajouté: « [...] Je ne peux pas accepter pareille réponse. C’est ridicule. Il faut que les agences de santé nous aident et qu’elles arrêtent de mettre de l’argent n’importe où. » — nous n’avons aucune difficulté à croire que l’Agence de santé de Québec essaime ses budgets à tout vent, sans trop de suivi du « retour sur l’investissement » puisque c’est le propre des fonctionnaires de gérer l’argent des autres sans trop de souci… puisque ce n’est, en fin de compte, pas le leur.
Évidemment, il y a d’excellents gestionnaires dans la fonction publique mais force est d’admettre qu’il en existe qui n’ont pas encore atteint le haut niveau de compétence où « sauver des vies » a plus d’importance qu’en faire moins, comme le suggère l’Agence.
Annuellement, le Centre reçoit quelques 800,000$ pour répondre à environ 20,000 appels. On peut donc penser qu’il en coûte 40$ par appel pour offrir le service. C’est quand même bien payé. Et c’est probablement pour cette raison que l’Agence trouve qu’elle en fait assez.
Le fond du problème, cependant, tient au fait que l’Agence tarde à jouer franc-jeu avec le Centre en lui expliquant pourquoi, exactement, elle refuse de financer un besoin ponctuel de 10,000$ ou idéalement, l’embauche d’une clinicienne supplémentaire, au coût d’environ 60,000$ par année.
La culture des petits et des gros secrets ne fait jamais bon ménage avec des situations aussi pressantes que le suicide qui, lui, n’attend pas que les budgets soient alloués pour survenir.
Depuis 2002, il semble que le nombre d’appels ait doublé, même si le budget, lui, est resté sensiblement le même. On peut donc penser qu’en 7 ans d’opération, le Centre aura reçu quelques 5,600,000$ des contribuables. Ce n’est pas rien, non-plus. Mais lorsqu’il manque des sous, il faut les trouver. Au gouvernement ou ailleurs.
Notons que le CPSQ a fêté son 30e anniversaire, en 2008.
La directrice du Centre, Sylvie Nadeau, a multiplié les demandes auprès de l’Agence et des (3) CSSS de la région mais au moment de publier cet article, aucune nouvelle somme n’avait encore été allouée.
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En tant que Canadiens, on se fait battre les oreilles quotidiennement avec la récession de laquelle il nous sera apparemment difficile de sortir et les menace continuelles de mutation de l’influenza.
On pourrait croire que ça aurait un effet baissier sur notre devise et les cours du marché mais voilà , il n’en est rien!
Que ce soit sur Wall Street ou Bay Street, dans le dernier mois, nous avons pu observer des hausses mur-Ã -mur, Ã savoir…
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Avec toutes ces hausse, ce sera difficiles pour les banquiers de prétendre que leurs affaires vont mal.
Rappelez-vous vos relevés de performance d’investissements, d’il y a quelques semaines ou mois, où l’on pouvait constater des rendements nuls ou pire, négatifs.
Ceux qui avaient eu la bonne idée de protéger leur capital n’ont certes pas perdu cette part de leurs avoirs dans la crise financière mais ils n’en ont pas gagné non-plus, ne serait-ce que par l’effet continuel de l’inflation qui dévalue sans cesse notre pouvoir d’achat.
Malgré toutes ces bonnes nouvelles, qu’il faut apprécier au moment où elles ont lieu, il faut demeurer réalistes.
La mondialisation fait très mal aux Canadiens.
L’effritement de notre base industrielle au profit des pays ou les conditions de travail et les salaires payés frisent le ridicule accueillent les manufacturiers qui ont fermé leurs usines, ici. Et en l’absence de tarifs dignes de ce nom, le Canada laisse cette concurrence désormais étrangère venir miner toutes les chances de succès d’une véritable reprise du secteur manufacturier, au pays.
Et les statistiques d’emploi, en chiffres absolus semblent encourageants sauf la réalité est toute autre au moment où les emplois en usine à quelque 30$/h disparaîssent au profit d’emplois dans « les services » qui peinent à payer plus que le strict minimum, sans même d’avantages sociaux!
Alors oui, la devise monte. Oui, les marchés montent. Oui, le taux d’emploi monte.
Mais le Canadien moyen, lui, son pouvoir d’achat ne monte pas.
En fait, le peu de marge de manÅ“uvre qu’il restait aux ménages canadiens va passer dans une myriade de taxes toutes plus « créatives » les unes que les autres (comme la stupide « taxe sur le carbone » qui n’a AUCUNE LÉGITIMITÉ et qui passera à l’histoire comme la plus grande supercherie jamais imposée aux hommes).
Alors que les financiers se frottent les mains et se donnent des tapes dans le dos, sentez-vous que l’économie vous emmène un tel torrent de bonnes nouvelles, à vous aussi?
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Ah! Les clubs sociaux d’entreprises ou « de bureau ».
Certains travailleurs ne pourraient vivre sans eux alors que d’autres les ont démasqué et les voient sous leur vrai jour, soit des systèmes pour faire perdre du temps, des forces vives et de l’argent, aussi bien aux employés qu’aux employeurs.
Et si vous n’y prenez garde, le club social aura tôt fait de prendre son dû directement sur votre chèque de paie!
Oui, les clubs sociaux tentent par tous les moyens de justifier leur utilité en dépensant votre argent pour des activités que vous ne saviez même pas que vous auriez à faire semblant d’aimer, un jour.
Les samedis à faire du cheval, à pagayer sur un lac ou à faire de la raquette sur un lac glacé, habituellement à une centaine de kilomètres de votre lieu de travail, à la limite, ça peut revêtir un certain attrait. Mais ces activités constituent l’exception puisque les clubs sociaux touchent à n’importe quoi, de l’entretien d’un « micro-dépanneur » vendant tout ce que les distributrices ne vendent pas déjà à la micro-succursale de service pour toutes les « bonnes causes » de votre coin du monde.
C’est simple, plus il y a d’argent qui va au club social, plus ses « services » risquent de donner dans toutes sortes de directions qui, au final, n’ont à peu près plus rien à voir avec « le social ».
La classe dirigeante et leurs subalternes directs, les cadres intermédiaires de tout acabit, ne tolèrent habituellement les clubs sociaux que parce que les autres employés les réclâment — souvent pour vampiriser un peu plus les coffres de l’entreprise, à leur avantage (pour payer une partie d’une expédition en raquettes, par exemple).
Et presqu’invariablement, ce sont des femmes, généralement réceptionnistes, assistantes administratives ou secrétaires qui se concurrencent, de manière plus ou moins subtile, pour obtenir (et garder) le contrôle de leur club social via lequel, de toutes sortes de façons, elles exercent un pouvoir qui les valorise, dans l’entreprise.
Mais même ces proverbiales abeilles infatiguables finissent par réaliser à quel point c’est redondant de faire la tournée des bureaux pour réclâmer de l’argent pour les pauvres, les très pauvres, les sans-abri, les mal-aimés, les enfants, les jeunes, les ados, les gais, les lesbiennes, les handicapés, les femmes, les femmes battues, les illettrés, les sans-emploi, les immigrants, les réfugiés, les vieux, les anciens combattants, la recherche médicale, les scouts, l’UNICEF, les levées de fonds diverses et les victimes d’à peu près n’importe quoi.
Après un temps, elle finissent par se dire, à elles-mêmes, que ce serait diablement plus facile si chacun s’occupait de ses propres affaires et donnait ce qu’il voulait à qui il voulait, ailleurs qu’au bureau où, soulignons-le, il est payé pour performer, pas pour pleurer sur le sort du monde, même s’il y a du mérite à le faire, de temps en temps.
Mais, qu’importe.
Les abeilles continuent à faire la tournée des cubicules, au nom du club social, parce qu’elles aiment ce sentiment de servir à quelque chose… et le pouvoir qui vient avec cette responsabilité auto-déclarée.
Et tout le monde les endure parce qu’après tout, on peut difficilement contester ouvertement la légitimité de toutes ces bonnes causes alors, habituellement à reculons, même les employés au salaire minimum finissent par se soulager les poches du peu d’argent qu’il leur reste en se disant que plus tôt ce sera fait, plus vite l’abeille fatigante passera au prochain cubicule.
Le manège ne s’arrête jamais.
Tout ça au nom du sacro-saint « club social »!
Ce n’est pas tout, les amis.
Oh! Non, si ce n’était que ça, on serait loin du tsunami de perte de temps qui a présentement cours.
Vous voyez, les clubs sociaux finissent à peu près tous par se tricoter des liens entre eux et là , ça se transforme en gros concours de « qui pisse le plus loin » et ce, sur tous les fronts: activités, collectes de fonds et multiplicité des services, les comparaisons n’en finissent plus d’émerger afin que de part et d’autre, chaque club social puisse briller davantage que les autres, fierté oblige. Même si c’est clairement de la fierté mal placée.
Les liens « officiels » entre les clubs sociaux comprennent généralement ceux avec les autres faisant partie d’une même entreprise, d’une même industrie ou d’une même région. Mais ça peut aussi naître d’associations d’intérêts comme dans le cas de l’appartenance à un syndicat.
En fait, toutes les raisons semblent bonnes, pour un club social d’entreprise, de prendre le plus de place possible, au bureau. Le trafic d’influence accru s’accompagne habituellement d’entrées d’argent plus importantes et conséquemment, du pouvoir relatif imparti au(x) « dirigeant(s) » du club social.
Ça devient une espèce d’entreprise dans l’entreprise.
On pourrait penser que les patrons auraient assez de jugement pour fermer tout ça et inviter poliment leurs employés à profiter pleinement de leur vie à l’extérieur du bureau comme il leur plaît mais qu’au travail, il doit être question de ce qui justifie leur chèque de paie mais non, enlever le « nananne » aux « bébés gâtée » semble hors de portée, pour des centaines de milliers de dirigeants au cÅ“ur peut-être un peu trop tendre.
Alors l’orgie de perte de temps continue.
On pourrait penser qu’un employés qui veut manger un barre de chocolat, aller faire du cheval et donner 2$ à Centraide pourrait le faire par ses propres moyens mais à l’évidence, il semble que les clubs sociaux d’entreprise aient désormais une espèce de monopole incestueux pour ces « services aux employés » ou du moins, auprès des « membres » du leur club.
Dans la plupart des bureaux, l’adhésion au club social demeure facultatif mais bon, c’est habituellement compensé par un torrent de tentatives de vous vendre à l’idée que d’enrichir le « super-méga-spécial » club social du bureau transformera votre vie en compte de fées. Et juste pour avoir la sainte paix, plusieurs employés s’y laissent prendre. Après ça, il réalisent qu’en étant membre, ils ne l’auront jamais, leur « sainte paix »… et gare à eux s’ils mentionnent qu’ils ont l’intention de se retirer du club car ils subiront les foudres, directes et indirectes, de ceux qui y verraient un « manque de solidarité ». C’est ridicule mais bon, c’est comme ça…
Alors les clubs sociaux font-ils vraiment perdre du temps aux travailleurs québécois?
Oui.
Énormément.
Et malgré l’évidence de cette saignée de temps, d’efforts et d’argent, le cirque continue et le club social rivalise d’ingéniosité et d’imagination pour s’auto-justifier.
Pour chaque club social fermé (et ça arrive, heureusement), des travailleurs retrouvent leur droit de travailler sans être dérangés en plus de reprendre le contrôle des sommes d’argent qui leur filaient entre les doigts. Et ils trouvent le moyen de « survivre » même s’ils paient en un seul versement leur balade en cheval plutôt que de l’avoir fait via 4 ponctions distinctes provenant de leur chèque de paie!
Pour certains, ce sera très difficile à lire mais à part lorsqu’un employeur agit de manière tyrannique, qu’il n’y a pas de syndicat et qu’il faut établir un réseau parallèle pour joindre rapidement tous les employés (sans que les patrons puissent s’y opposer « facilement ») —à part dans de tels cas— les clubs sociaux ne sont pas essentiels, dans les entreprises.
Voilà , c’est écrit. Noir sur blanc.
Ce n’est pas clair si beaucoup d’autres blogues ont trouvé le courage (ou la folie) de s’en prendre aux clubs sociaux tant ils pourraient s’aliéner une partie de leur lectorat, vendu depuis des décennies au concept des clubs sociaux mais bon, c’est un point de vue qui en vaut un autre et il importe de débattre publiquement.
Et vous, avez-vous déjà perdu temps en raison de votre adhésion à un club social d’entreprise?
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La Caisse de dépôt et de placement du Québec a perdu tout près de 40MM$ et jusqu’à maintenant, les contribuables n’ont eu droit qu’à des « phrases en cannes » et à un barrage d’arrogance de la part des présumés responsables de cette catastrophe financière.
Aujourd’hui, c’est Fernand Perreault qui est venu livrer ses discours-fleuves inutiles et condescendants tout en prenant soin de ne JAMAIS répondre aux questions qui lui ont été posées.
En tant que citoyens, il y a de quoi rager.
Mais par contre, M. Perreault, PDG par intérim de l’institution avant l’arrivée du tout aussi controversé Michael Sabia, a tenu à disculper le gouvernement de Jean Charest en disant que les changements que celui-ci a apporté à la Loi sur la Caisse de dépôt et placement du Québec, à la fin 2004, mettant l’accent sur un rendement optimal, n’a pas eu d’influence sur les pratiques à la CDPQ.
Pardon?
Pas d’influence?
Ben voyons! Il faudrait être complètement niais pour croire une telle chose…
Les changements apportés par Jean Charest, à la fin de 2004 (voir les détails dans ce document .pdf), ont eu un impact majeur sur la Caisse mais les Québécois, eux, ne savaient pas que les Libéraux venaient de leur en passer une « p’tite vite ».
Par exemple, prenez cet extrait au point 2. a) qui parle de la constitution et de la mission de la Caisse (la base incontournable de TOUTES les décisions)…
L’article 4 de cette loi est modifié :
par le remplacement, dans le quatrième alinéa, des mots « Les personnes morales dont la Caisse détient directement ou indirectement la totalité des actions » par les mots « Les filiales en propriété exclusive de la Caisse » ;
Relisez ça, lentement…
Jean Charest a fait changer:
Wow! De toute beauté…
Vous voyez la GROSSE différence entre les deux?
Se pourrait-il que grâce à ce changement qui, au final se lit comme suit: « Les filiales en propriété exclusive de la Caisse sont des mandataires de l’État et les dispositions du présent article leur sont applicables. » ait comme incidence de ne contraindre que les « filiales en propriété exclusive » et non celles où la Caisse a des participations « indirectes »?
Poser la question, c’est y répondre.
Et bien, presque tous les changements que Jean Charest a apporté introduisent ce genre de modifications que seuls les avocats peuvent apprécier à leur juste valeur. Les variations sont très fines mais suffisantes pour disculper les présumés coupables, le moment venu.
Vous vous demander comment il se fait que l’on arrive pas à contraindre les dirigeants de la Caisse à faire patte-blanche? Et bien, ça a beaucoup à voir avec les modifications-passoires de Jean Charest qui a introduit une modification à une loi qui fonctionnait bien. Pourquoi l’a-t-il fait? Lui seul a la réponse mais en voyant les gros sourires de Fernand Perreault ce matin, à la Commission des finances publiques, on se doute que tout ça est relié.
Si vous aviez la charge, ne serait-ce que par intérim, du bas de laine des Québécois qui vient de perdre 40MM$ en une seule année d’opération, est-ce que vous auriez le culot de venir vous présenter devant les citoyens avec un air arrogant?
Non, vous viendriez avec un air solonnel répondre aussi précisément que possible aux questions qui vous seraient posées.
Et bien, Fernand Perreault, lui, a fait exactement le contraire. Il a profité de sa tribune pour renvoyer des ascenceurs à ses collègues et ex-collègues de la Caisse et du Parti libéral. Et il n’a pas répondu aux questions.
C’était à lever le cÅ“ur…
Mais il a bien caché son jeu, le petit monsieur…
Pendant près de 30 ans, il a été responsable du bras immobilier de la Caisse et l’année dernière, son « unité » a perdu 22% de valeur. Personne ne sait si c’est à cause de pertes liées aux opérations (de location) ou encore via des liquidations d’actifs. Comme tout se passe dans le plus grand secret à la Caisse, c’est impossible d’avoir des détails mais il se trouve que les pertes sous sa responsabilité, en 2008, s’élevaient à plusieurs dizaines de milliards de dollars et on ne sait toujours pas comment ça a pu se produire.
Il faut lui poser des questions sur —ces— pertes-là !
Il a beau jouer à la proverbiale couleuvre gluante qui multiplie les phrases-somnifères pour se disculper (ou « tenter de »), il va devoir (un jour ou l’autre) répondre de sa spectaculaire contre-performance, en 2008.
Enfin bref, suivez les développements de la Commission des finances publiques via le site web officiel pour ne rien manquer. Vous y trouverez des centaines de perles où les élus et leurs copains en haut de la pyramide de la fonction publique rient au visage des citoyens en faisant comme s’ils ne savaient rien mais là , rien du tout.
En tant que citoyen, si vous laissez Jean Charest et ses complices s’en tirer sans aucune égratignure et bien, sachez qu’ils recommenceront aussi souvent qu’ils le voudront… ou que leurs « vrais patrons » le souhaiteront.
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