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Les CELI sauveront-elles la classe moyenne?

Certains journalistes vont aussi loin que de prétendre que les CELI représentent « la plus grande innovation fiscale depuis le lancement du REER » et à partir du 1er janvier 2009, il vous appartiendra de décider si c’est bien le cas.

Les REERs permettent aux contribuables d’épargner en vue de leur retraite et les intérêts qui s’accumulent sur les montants placés demeurent libres d’impôts, jusqu’au moment du versement d’une rente.

Les cotisations au compte d’épargne libre d’impôt (CELI), quant à elles, se présentent tel un incitatif à l’épargne. Tout le monde aimerait épargner un peu plus mais bon, ce n’est pas facile pour les Québécois de la classe moyenne qui croulent sous les dettes de cartes de crédit, l’hypothèque, les paiements d’autos et autres obligations contraignantes.

Le gouvernement canadien offre donc la possibilité aux Canadiens de 18 ans ou plus la possibilité d’économiser 5,000$ par année, à l’abri de l’impôt, via une CELI qui, contrairement au REER, ne donnera pas droit à une déduction d’impôt.

Ceci dit, les épargnants auront le droit de puiser dans ce compte lorsqu’ils le souhaitent pour financer ce qu’ils veulent (sans égard à la nature des dépenses) sans avoir à payer d’impôt sur l’argent retiré.

Les grandes lignes du CELI ont été annoncées lors du dernier budget fédéral du gouvernement Harper. Le nouveau compte sera -officiellement- offert dès le 1er janvier 2009 mais déjà, de nombreuses institutions financières l’offrent déjà en « avant-première » à leurs clients.

Pour mousser l’intérêt pour ces cotisations, certaines banques consentent à des conditions « spéciales ».

Par exemple, ING double le rendement de son compte de CELI afin de couvrir la facture d’impôt que les investisseurs auront à payer sur les intérêts versés en 2008. Un calcul rapide permet de déterminer qu’en versant 5,000$ immédiatement, les épargnants toucheront des intérêts d’environ 40$ d’ici à la fin de l’année, au lieu de 20$.

Ceux pour qui chaque sou compte sera ravis qu’il existe de telles promotions mais pour les autres, ça ne représente que du « petit change » qui couvre à peine l’inflation.

Les ménages les mieux nantis pourront probablement sauver quelques dollars d’impôts grâce à cette nouvelle forme de cotisation « pro-épargne » mais pour les classes moyennes et pauvres, c’est un rêve inatteignable de plus.

Ce serait vraiment naïf de croire que les familles québécoises où l’argent utilisé pour habiller les enfants (qui ont grandi trop vite) sort du budget intialement prévu pour la nourriture seront capables de mettre un « petit » 5,000$ cette année pour de l’épargne — c’est une mesure noble mais complètement irréaliste.

La classe moyenne qui étouffe sous les obligations financières a raison de voir dans ce genre de véhicule financier le reflet de l’arrongance d’une élite financière qui prend sans compter (les 5,000$ des épargnants) mais redonne au compte goûte (les 3% d’intérêts « variables ») en appelant ça « une bonne nouvelle » pour les Canadiens.

Tant mieux si vous faites partie de ceux qui pourront sauver de l’impôt grâce à une CELI mais soyons honnêtes, vous ne représentez PAS ces familles endettées qui constituent la grande majorité des foyer de notre province et même, du pays.

Le gouvernement du Canada aurait mieux fait de ne pas donner 75 milliards de dollars aux banquiers de Bay Street, directement ou non, au cours des dernières semaines — c’est là que NOTRE argent va et on comprendra les Conservateurs de ne pas s’en vanter.

En tant que citoyen québécois, vous auriez tout intérêt à réfléchir sur la futilité d’épargner de l’argent lorsque l’intérêt généré couvre à peine l’inflation…

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Les dangers de la crise financière

Les « grands médias » parlent en long et en large des « malheurs » des banquiers milliardaires de Wall Street et de Bay Street qui ont abusé, par avarice pure, de notre système financier au cours des dernières décennies et qui, aujourd’hui, exigent que NOUS LES SORTIONS du pétrin dans lequel ILS se sont embourbés.

Mais les médias auraient intérêt à lâcher un peu les banquiers milliardaires pour s’intéresser plutôt aux citoyens et particulièrement ceux de la classe moyenne.

Sur le terrain, on entend les gens promettre de limiter leurs dépenses et même changer de manière significative leur mode de vie pour s’adapter à ce monde où s’endetter devient un sport -très- dangereux.

Les actifs des citoyens, incluant leur maison, ne sont pas immunisés par une perte de valeur plus importante que prévu et tout comme leurs placements en bourse ou leur régime de retraite pourraient être écorchés par l’actuelle crise financière, il y a des risques d’accumulation de retards dans le paiement de…

  • leur hypothèque;
  • leur solde de carte de crédit;
  • leur prêt automobile.

Et à chaque fois qu’un citoyen étouffe et n’arrive plus à faire ses paiements, c’est un pas de plus vers une baisse accentuée de la consommation qui, dans une sorte de cercle vicieux, aura un impact direct sur les fournisseurs de ces produits et services qui devront, à leur tour, diminuer leur embauche et même mettre des employés à la porte.

Même les citoyens qui sont le moins exposés aux effets de la crise financière passent en mode défensif et n’entendent plus se lancer dans de folles dépenses parce que personne n’est sûr de ce que l’avenir nous réserve, au plan financier.

Certains s’en surprendront mais le meilleur moyen pour combattre cette crise financière serait d’augmenter les salaires de tous les individus au travail pour s’assurer que l’économie ne ralentisse pas trop.

En bout de ligne, nos dollars partent des banques et retournent aux banques.

Et lorsque les banques vacillent, c’est NOUS qui payons leurs factures, en plus de tous les intérêts élevés qu’elles exigent de nous — il va falloir repenser notre relation avec l’argent et les flux monétaires.

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Le Sommet, tout ça pour si peu…

La ville de Québec aura été assiégée par plus de 4,000 policiers (d’un bout à l’autre du Canada) pour permettre aux membres de l’Organisation internationale de la francophonie de discuter jusqu’à dimanche mais sans arriver à quoique ce soit de bien utile.

Il n’y a que très peu d’engagements concrets émanant des pays membres et considérant les coûts de cette « grande messe de la francophonie », on aurait été en droit de s’attendre à mieux.

Le fruit du travail des chefs d’État et dignitaires d’une soixantaine de pays réunis pendant presque trois jours, c’est la déclaration (que vous pouvez télécharger, en format .pdf) comportant 73 points qui, disons-le, ne contiennent rien de bien contraignant pour les pays membres de la Francophonie.

Il a été question de la langue française, certes mais l’essentiel des débats a tourné autour de la crise financière internationale pour laquelle des dirigeants tentent de trouver des solutions.

Puisque ces « grands penseurs » semblent être en panne d’idées, à cet égard, je leur offre gratuitement les petits conseils suivants…

  1. Interdire -tous- les produits dérivés, incluant une éventuelle bourse du carbone, véritables torpilleurs de l’économie légitime — ce n’est pas normal que des spéculateurs s’enrichissent aussi éhontément en ne créant rien et en mettant une pression insoutenable sur le reste de la société;
  2. Augmenter le salaire minimum et en instituer un, s’il n’y en a pas — une économie locale ou mondiale basée sur des « sweat shops » n’a AUCUN AVENIR viable et ne fait qu’engendrer la misère;
  3. S’assurer que la Banque Centrale d’un pays soit à 100% SOUS LE CONTRÔLE PUBLIQUE et non sous la griffe d’intérêts privés, comme dans le cas de la Fed, aux États-Unis;
  4. Permettre à TOUT LES CITOYENS et pas seulement aux riches banques déjà milliardaires (et trilliardaires) d’avoir « le droit » d’emprunter à la Banque Centrale pour un taux d’intérêt maximal de 2% par année afin d’éliminer le piège sans fin du crédit accompagné de taux d’intérêts élevés;
  5. Élever des barrières tarifaires empêchant les transnationales sans gêne de TUER LES ÉCONOMIES LOCALES via leurs IMPORTATIONS MASSIVES de produits provenant de l’étranger — oui au commerce mais de manière respectueuse pour les économies locales;
  6. Foutre la Banque mondiale et le Fonds monétaire internationale à la porte — ces deux organisations ont tellement de sang sur les mains que ça dépasse l’imagination et pourtant, avec leurs politiques viciées, malsaines et profondément malveillantes, elles continuent de faire des victimes en utilisant des causes en apparence justes pour forcer les pays endettés à obéir à leur dictat;
  7. Se distancer de l’ONU qui utilise son pouvoir pour établir le nouvel ordre mondial basé sur l’appauvrissement collectif, la guerre, les conflits sociaux et la mort.

On pourrait continuer comme ça pour encore quelques points mais on va s’arrêter là parce que les « dignitaires » qui ont participé au Sommet sont tellement endettés qu’ils ont probablement déjà vendu leur peuple —et leur âme— à rabais pour satisfaire aux visées des puissants banquiers qui les ont fait tomber dans leur piège.

Pour que le monde s’en sorte, les gens doivent se parler face-à-face, à l’extérieur des structures rigides comme la Banque mondiale, le Fonds monétaire international ou l’Organisation des nations unies. Toutes ces structures visent à punir les pays qui n’obéissent pas au doigt et à l’Å“il aux nouveaux « maîtres du monde » qui multiplient les façades bénévolentes pour mieux masquer la froideur de leur agenda.

Avec Jean Charest qui embrasse la suggestion de Ban Ki-Moon de tenir les prochains Sommets de la francophonie sous les auspices de l’ONU, disons que ça en dit long, pour quiconque a décodé le véritable agenda de cette organisation dirigée dans l’ombre par des individus et des transnationales qui n’ont AUCUNE ÉGARD pour les simples citoyens et encore moins pour « les pauvres ».

Le fait que le Sommet se soit tenu à huis clos, à l’abri du regard des médias et aussi loin que possible du public (constitué de « simples mortels ») en dit long.

Les dirigeants de ces pays francophones préfèrent discuter en catimini alors ça ne prend pas un génie pour deviner qu’il s’y discute des choses qui ne vont pas dans l’intérêt du plus grand nombre. Si ce qu’ils avaient à dire était bon pour tout le monde, ils n’auraient pas barré leurs portes et interdit la présence de journalistes.

Il faut aussi savoir que seulement 20% des populations des pays de la Francophonie peuvent effectivement parler français ce qui replace les enjeux dans leur contexte.

Les dirigeants ont aussi parlé de changements climatiques mais se sont contentés de parler de réduire les gaz à effets de serre d’au moins 50% d’ici 2050… quelle grosse farce! Pensez-y, 2050. C’est dans 42 ans! La Francophonie dit appuyer le Protocole de Kyoto mais dans les faits, ça ne veut à peu près rien dire.

Le premier ministre Harper en a aussi profiter pour dilapider 100M$ de VOTRE ARGENT en s’engageant à le mettre à la disposition des pays les plus pauvres du continent africain, des Caraïbes et du Pacific Sud dans l’année qui vient pour minimiser les effets des changements climatiques chez eux.

Pendant ce temps, le même gouvernement Harper tente de faire passer une dépense de 490MM$ pour l’armée. On voit où sont les priorités des Conservateurs!

En faisant un petit calcul facile, on peut dire que M. Harper préfère l’armée 4,900 fois plus que la lutte aux changements climatiques dans les pays les plus pauvres — ça replace un peu les chiffres dans leur contexte pour ceux qui n’avaient pas eu le temps de suivre l’actualité.

Abdou Diouf, le secrétaire général général de l’OIF semblait rayonnant au terme du Sommet qui, dit-il, a dépassé toutes ses attentes. Wow! Une chance qu’il n’a pas lu et entendu tout ce qui s’est dit sur « son » Sommet parce qu’il en ferait probablement de l’urticaire. Mais bon, puisqu’il s’est barricadé tout le week-end, il n’a pas eu à se mêler « Ã  la populace » qui aurait bien voulu lui poser des questions.

On souhaite un bon retour chez-eux aux quelques 4,000 policiers de la GRC qui sont venus nous montrer leur bel « air de bÅ“uf » et nous confirmer qu’ils n’ont rien à faire de la langue française… même lors d’un Sommet de la francophonie!

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