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Un « sommet » en vase clos

C’est à Québec que se tient présentement le Sommet de la francophonie mais même si vous êtes intéressé à partager vos bonnes idées sur la promotion du français, vous n’êtes PAS bienvenu.

À moins d’être l’un des représentants des 55 pays « membres » ou des 13 « observateurs » de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF), vous n’avez pas d’affaire à aller déranger « la grande visite » qui parade actuellement au Centre des congrès.

Même les journalistes qui sont sur les lieux sont confinés à une grande salle où aucun « dignitaire » ne vient répondre à leurs questions, comme celles sur les droits économiques, sociaux et culturels ainsi que sur les graves problématiques liés à la torture, dans les pays « participants ».

C’est tellement nul pour les journalistes que les agences de presse étrangères ont mis presque toutes leurs énergies à interviewer Jean-René Dufort lors de son passage « remarqué » dans le « grand enclos » des journalistes.

C’est passablement pathétique quand les journalistes africains n’ont que Jean-René Dufort à interviewer!

Il est bon dans ce qu’il fait (vraiment bon, en fait) mais on s’entend, il ne reçoit cette attention disproportionnée qu’en raison du jeu du chat et de la souris qui permet aux « dignitaires » d’éviter systématiquement les médias.

Autrement dit, c’est une grosse orgie de dépenses pour une petite clique élitiste qui aime se faire reçevoir, pour une 12 année, comme des demi-dieux avec des milliers de policiers et un sentiment de déplacer beaucoup d’air.

En tant que citoyens, ON PAIE quand même plus de 4,000 agents de la GRC au gros prix pour « surveiller » ce « happening » d’une minuscule élite qui n’a en commun que la langue française parce que pour les « valeurs communes », on repassera.

Qu’on se le dise, le Québec n’a à peu près RIEN en commun avec le Burkina Faso avec lequel notre « brilliant » maire Labeaume a été signer une entente (avec la ville de Ouagadoudou, en fait). Quelle spectaculaire perte d’argent, d’énergie et de crédibilité…

Il faut se demander si Régis Labeaume savait, avant de signer son « deal » en NOTRE NOM que le Burkina Faso est reconnu internationalement pour…

  • des détentions sans jugements (absence de droit);
  • de la torture quasi-systématique, sans parler de l’intimidation continuelle par les « autorités »;
  • de nombreux autres mauvais traitements, notamment sur des enfants qui sont sauvagement violés, abusés et mutilés, sans que leurs parents aient « le droit » de leur venir en aide.

Pour les « droits » économiques, sociaux et culturels, au Burkina Faso, on peut dire qu’à part pour une toute petite élite triée sur le volet, habituellement apparenté avec « le pouvoir », il n’y en a PAS mais ça n’a pas arrêté notre « valeureux » maire Labeaume de signer une entente avec « le pouvoir » municipal de Ouagadoudou!

À l’évidence, notre « bon maire » n’a jamais assisté à une excision sauvage, inhumaine et indéfendable du clitoris sur une petite fille parce que ça l’aurait probablement fait réfléchir deux fois avant de se faire copain-comme-cochon avec les « dignitaires » d’un pays ou plus de 50% des fillettes doivent passer sous la coupe des « chiens sales » (je mesure mes mots) qui prennent plaisir à mutiler des enfants.

Oui, notre maire Labeaume a plein de « bonne idées » mais celle-là, de signer une entente pour lier MA ville de Québec avec Ouagadoudou, ça ne me revient tout simplement pas.

Bon, revenons-en au sommet.

Si les pays francophones ont quelque chose à dire, c’est filtré, censuré et nettoyé par les « communications » du Sommet. Tout ce qui pourrait avoir de l’intérêt se passe derrière des portes closes et là, comme si c’était normal, on reçoit (à grands renforts de superlatifs) des « dignitaires » qui ont la réputation va dans le sens d’être de « sales types », dans leurs pays d’origine. Suis-je le seul à trouver ça inconvenant d’agir en mouton docile devant ces loups?

Avis aux curieux, ça prend environ 5 minutes, via le web, pour voir à quel point la majorité des pays qui participent à ce « sommet » sont dirigés par des être ignobles.

Et nous, on dépense des sommes indécentes pour les accueillir, les chouchouter, les encenser publiquement et les glorifier parce qu’ils parlent la même langue que nous, soit le français. C’est poche comme agenda parce qu’il n’y a AUCUN MÉCANISME prévu par les organisateurs du Sommet pour forcer (ou encourager) ces « participants » à répondre de ce qui se passe chez-eux au moment où ils passent par « chez-nous ».

Pour faire une longue histoire courte, le temps d’un Sommet, notre ville vit au rythme d’un État policier, comme chez les « dignitaires » qu’on accueille parce qu’il ne faudra pas leur faire sentir que leur façon de faire ne nous plaît pas. Il faudrait peut-être tous faire comme le maire Labeaume et se mettre à plat-ventre devant le maire de Ouagadoudou pour avoir l’air intelligent devant ce petit troupeau de despotes.

Les citoyens Québécois et Canadiens méritent mieux qu’un Sommet hermétique comme celui qui nous est servi parce que si c’est ça, la francophonie, des « dignitaires » qui se donnent le droit de décider à notre place, sachez que je n’en veux pas.

Nous sommes capables d’enrichir notre belle langue française sans devoir flatter une aussi hideuse élite dans le sens du poil. Depuis quand est-ce qu’on se laisse niaiser de la sorte par des « chefs d’état » aussi corrompus… dans notre propre ville?

En plus d’être un Sommet en vase clos, c’est un cirque qui coûte très cher à tous les Canadiens.

Même si on traite ces « dignitaires » comme de la royauté, soyez assurés qu’aucun d’entre-eux ne prendre le temps de nous expliquer pourquoi, dans leur pays, la torture est un sport national.

Il n’y a aucun doute, la « francophonie » laisse une curieuse marque sur notre belle ville et vu la façon dont les milliers agents de la GRC (bêtes comme leurs deux pieds et anglophones jusqu’aux oreilles) traitent « les locaux », ils peuvent bien la faire ailleurs, leur petite sauterie, à l’avenir.

Recevoir des tyrants à mes frais, francophones ou pas, NO THANK YOU.

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Le bilan de « santé financière » de nos voisins du Sud

En tant que simple mortel, moins versé en finances publiques qu’un expert mais tout aussi concerné que mes concitoyens, je dois avouer que l’économie semble passablement survoltée, ces temps-ci, surtout chez nos voisins du Sud qui voient les colonnes de leurs temples financiers trembler.

Fanny May, Freddie Mac, AIG, Lehman Brothers, Merrill Lynch et plusieurs autres « grands joueurs » à Wall Street implorent l’aide du peuple américain pour les tirer des mauvais pas dans lesquels ils semblent s’être embourbé. En fait, le plus récent plan de sauvetage destiné à stabiliser les marchés financiers, évalué à 700MM$, fait grincer des dents les Américains de la classe moyenne qui ne comprennent pas pourquoi on sauve des milliardaires alors qu’on les laisse, eux, pâtir avec leurs dettes.

Les convulsions des marchés financiers américains se font sentir partout sur la planète et pourraient, selon certains experts, causer l’effondrement partiel ou total de l’économie américaine, basée sur de l’argent non-adossé à des actifs sûrs (comme des métaux précieux ou d’autres commodités).

Les plus pessimistes entrevoient déjà des scénarios-catastrophes où le président George W. Bush déclarerait une « urgence économique », dans la semaine du 5 octobre 2008, pour « suspendre indéfiniment » les élections présidentielles américaines, devant se tenir le 4 novembre prochain.

Avec l’ouragan Ike qui vient de dévaster le sud du Texas, les prix de l’essence à la pompe qui demeurent volatils et la crise du crédit qui menace d’empirer à tout moment, les citoyens canadiens ont raison d’être nerveux mais pas autant que nos voisins du Sud qui, eux, sont au centre de cette tempête financière.

Souhaitons qu’il existe encore des façons d’éviter de frapper le proverbial mur qui nous guette si d’autres grandes banques devaient s’effondrer en série, aux États-Unis.

Sans grande surprise, les conséquences d’une implosion de l’économie américaine, sous le poids de son endettement, se feraient bien entendu sentir ici aussi, au Canada… et à Québec.

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À la frontière américaine

Si vous comptez vous rendre aux États-Unis avec votre véhicule, vous devez savoir que grâce à la paranoïa de « sécurité nationale » instituée par George W. Bush et ses amis peu fréquentables, les frontières sont devenues de véritables pièges à citoyens honnêtes où tout peut arriver.

Alors que vos valises contiennent vos bermudas et votre crème solaire, question d’être dans le vent rendu à Old Orchard, vous devrez quand même côtoyer les sympathiques Marines américains qui croient tellement que vous êtes un terroriste qu’ils ont pris la peine de sortir leur M-16 et de se peinturer la face toute verte, rien que pour vous. Tout un privilège, non? Et ne leur adressez jamais la parole parce qu’ils semblent incapables de parler, c’est plutôt un espèce de jappement militaire.

Mais bon, il fouilleront votre belle valise, accompagnés des agents des services frontaliers américains qui, après 20 ans de service à voir passer 10,000 voitures remplies de Québécois à tous les jours ne savent pas vraiment ce que veut dire « Bonjour! », sérieusement, c’est profondément pathétique. Ainsi, les Marines américains sauront de quelle couleur sont vos bobettes et quelle longueur a votre bermuda. Les États-Unis seront vraiment en sécurité grâce à ces renseignements hautement stratégiques!

La paranoïa à la frontière est palpable. Il y a des règles, comme dans l’armée et le gros bon sens n’a pas sa place. Il n’est plus question d’accueillir les Québécois qui vont dépenser leur argent sur la Côte-Est américaine, c’est plutôt l’interrogatoire en règle, les regards lourds, les ordres devant être exécutés sur le champ et la condescendance la plus totale.

Bref, si vous voulez savoir ce que ressent un prisonnier lorsqu’il entre dans une prison américaine, une simple visite au poste-frontière fera l’affaire. Et même si vous des petits enfants, vous serez quand même traités comme des bêtes de somme.

Les grands discours américains sur les dangers liés au terrorisme semblent particulièrement ironiques quand on se sent terrorisé à la simple idée d’entrer dans leur pays. Et ne vous avisez pas de marcher de travers au pays de l’Oncle Sam parce que vous pourriez ne jamais revenir au Canada. Les sentences de prison à vie sont courantes aux États-Unis et les juges sont trop souvent de mèche avec les services de police corrompus, comme à la Nouvelle-Orléans, qui ne s’en cache même plus!

Autrement dit, si vous voulez aller vous amuser sur une belle plage, restez au Canada. Allez en Gaspésie, à l’ÃŽle-du-Prince-Édouard, en Nouvelle-Écosse ou mieux, au Nouveau-Brunswick. Vous éviterez le cirque du passage à la frontière et vous serez certain de pouvoir revenir chez vous, une fois vos vacances terminées.

Les Canadiens aiment beaucoup leurs homologue Américains mais il semble que la Maison Blanche soit dirigée par un groupuscule aux intentions particulièrement louches et ça transforme leur beau pays en une grosse prison. C’est vraiment dommage de voir un si beau pays sombrer dans une paranoïa guerrière si incensée.

Enfin bref, armez-vous de patience si vous comptez traverser aux États-Unis. Et lorsqu’on vous demandera où vous allez, ne répondez pas simplement « aux États-Unis, voyons » parce qu’ils l’ont déjà entendu, cette farce-là!

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