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Avez-vous déjà pensé à la quantité de dettes qui pèsent sur vos épaules?
En voici quelques-unes…
Dans un tel contexte, on comprendra que les citoyens aient -peur- de faire leur budget!
C’est tellement plus confortant de vivre dans le monde merveilleux du crédit facile et de la consommation excessive pour combler tous ces besoins induits par les médias de masse — qui voudrait troquer ça pour un budget qui sonne la fin de cette proverbiale récréation?
En clair, le recours au crédit enrichit les riches et appauvrit tous les autres.
Le crédit est un mécanisme très pervers de concentration de la richesse et les gouvernements ne jouent PAS leur rôle de chien de garde pour protéger les citoyens des manÅ“uvres malveillantes des banques qui nous endettent sans gène pour ensuite nous réduire à l’esclavage économique.
Vivre endetté, ce n’est pas une vie.
Qu’importe ce qu’en diront les émetteurs de cartes de crédit!
Alors que l’actuelle crise du crédit nous force à faire un budget pour s’assurer que nous serons capables de boucler le mois qui s’en vient, nos institutions publiques devraient faire de même.
Si des employés municipaux qui vivent dans la grosse ouate ne comprennent pas que les citoyens de Québec ne peuvent plus absorber de hausses de leurs taxes municipales, tant pis pour eux mais il va falloir leur faire comprendre qu’ils ont été chanceux d’avoir eu tous leurs privilèges mais que les choses ont changé et que désormais, il va falloir modifier leur rémunération et avantages à la baisse — selon la capacité de payer des citoyens.
Il faut éviter d’appauvrir notre fonction publique puisqu’elle contribue à la vitalité économique régionale mais du même coup, si les citoyens n’arrivent plus à payer leurs salaires ainsi que leur régime de retraite bétonné, il y a un -gros- problème.
En revenant au principe fondamental voulant qu’on vive mieux lorsqu’on vit selon nos moyens, nous augmentons nos chances de se sortir du bourbier financier dans lequel nous avons glissé, au cours des dernières décennies mais il faut commencer maintenant.
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En décembre 2000, sous le régime péquiste de Lucien Bouchard et sous l’égide de Louise Harel, les villes de Québec et de Lévis ont fusionné avec leurs municipalités respectives pour former de bien plus grandes villes.
Le très controversé projet de loi 170 sur les fusions municipales n’a été adopté qu’après que le gouvernement Bouchard eût imposé le bâillon et suspendu les règles de procédures à la chambre. La région de la Capitale nationale ne fût pas la seule à devoir subir les effets de ces fusions puisque trois autres « mégavilles » ont été créées, soit: Montréal, Longueuil et Hull-Gatineau-Aylmer, devenue simplement « Gatineau« .
Les péquistes ont promis mer-et-monde en termes de synergies régionales, d’économies et d’accessibilité aux services pour les citoyens. Environ 8 ans plus tard, les fusions municipales continuent de décevoir les citoyens qui doivent essuyer d’imposantes hausses de leurs comptes de taxes au moment où les services « centralisés » sont plus improductifs que jamais.
Après avoir forcé la main à près de la moitié de la population du Québec, le Parti Québécois a lamentablement perdu ses élections et il n’y avait aucun doute que c’était un coup de semonce contre leur obstination à nier l’opposition quasi-unanime des citoyens contre ces fusions forcées.
Malheureusement, les Libéraux de Jean Charest ont cafouillé avec les fusions municipales. Au lieu de les renier, purement et simplement, ils ont enclenché un processus de référendum empoisonné qui a scellé les fusions. Les citoyens ont donc perdu deux fois contre des parlementaires qui n’ont pas représenté l’opnion de la majorité de leurs concitoyens. D’ailleurs, les Libéraux n’ont même pas respecté la règle du « 50% + 1″ pour leurs référendums municipaux. C’est dire leur niveau de mauvaise volonté.
Alors nous voilà à l’été de 2008, avec des hausses de tarifs municipaux tous azimuts, une diminution inquiétante de la qualité des services municipaux et une absence sentie de concurrence, au plan régional. Le citoyens de la grande région de Québec ont perdu sur presque tous les plans et il importe de demeurer vigilants face aux élus qui continuent de pénaliser les banlieues rentables pour renflouer les dettes des villes-centres moins bien gérées.
Les citoyens de Québec et de Lévis doivent prendre le temps de voir à la gestion de leur ville car leur milieu de vie ne sera pas amélioré par leurs élus, souvent vendus à des intérêts privés qui n’ont pas toujours à cÅ“ur le meilleur intérêt de ceux qui paient leur salaire.
Le pire, c’est qu’au moment des fusions, seules les villes-centres avaient des dettes. Maintenant, ce sont toutes les villes de banlieue, fusionnées de force aux villes-centres, qui doivent payer pour des dépenses qu’elles n’ont jamais approuvé.
Les fusions, certes mais seulement lorsque voulues par une majorité absolue de citoyens, ce qui n’a pas été le cas avec l’épisode sombre des fusions forcées de décembre 2000.
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