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La mort des forums

Vous rappelez-vous de l’époque 2003-2007 où les forums, en ligne, étaient des lieux de rencontre privilégiés pour débattre de différents thèmes?

Santé, société, politique et économie, aucun sujet n’y échappait. Le proverbial mælstrom d’information-citoyenne qui formait l’essentiel des forums a depuis été remplacé par des barrages de blogues plus ou moins accessibles, via des commentaires.

En effet, alors que tous les membres sont sensiblement égaux dans un forum, ce n’est pas le cas dans un blogue (comme celui-ci) où c’est l’Éditeur qui s’accorde généralement le privilège de lire et de modifier les commentaires avant que ceux-ci ne soient publiés (lorsqu’ils le sont, tout court). Ça n’empêche pas les débats, loin de là mais ça modifie la dynamique des échanges.

Ainsi, les blogues qui nous permettent de nous exprimer tout en invitant les lecteurs à rétroagir contribuent également à isoler les blogueurs dans leur petit coin du web, quitte à connecter avec d’autres blogueurs sur une base plus ou moins régulière, notamment via des suggestions de liens.

Puisque les blogues permettent à la fois de diffuser des idées et des opinions tout en recevant un revenu (notamment via les bannières publicitaires), il n’existe presqu’aucun blogueur pour pleurer la perte d’intérêt pour les forums. Après tout, les forums n’enrichissent personne sauf, peut-être, son opérateur.

Mais ce serait naïf de penser que la migration massive vers les blogues n’a que du bon parce que les forums facilitaient l’établissement et la valorisation de communautés, ce qui est moins évident dans l’actuelle blogosphère où c’est davantage du « chacun pour soi ».

Certains experts du nouvel ordre mondial et de leurs stratégies n’hésitent pas à tracer un parallèle entre la destruction des familles et du tissus social traditionnel et la destruction des grands forums populaires qui ont soit perdu de leur influence ou disparu, complètement.

Alors, comment les partisans du nouvel ordre mondial seraient-ils parvenus à museler les forums et ainsi isoler les « forces vives »?

Il n’y a pas encore de consensus à ce propos mais d’une manière générale, on peut penser que les angles suivants ont été exploités afin de nuire aux forums:

  1. En offrant aux individus d’avoir leur propre tribune électronique, via un blogue, plutôt que de n’être qu’un membre dans un grand forum;
  2. En attaquant les forums, via des robots qui polluent les sujets (du « spam » en quantité massive, publié de manière semi-automatique, pour « salir » l’image du forum et ainsi, contribuer à sa perte);
  3. En entretenant des controverses malsaines, via l’intervention d’agents subversifs agissant sous le couvert d’un anonymat relatif — le tenants de la « propagande officielle » ne s’en tiennent pas qu’aux « grands médias », ils frappent partout où des individus contestent l’ordre établi;
  4. En poursuivant, pour des raisons valables ou non, le ou les propriétaires de forums ayant publié divers propos, provenant de leurs membres afin de les acculer à la ruine (aussi bien financièrement que psychologiquement);
  5. En sabotant, techniquement, leur script de forum avec ou sans la complicité de l’hébergeur qui doit, malgré lui, prendre position, généralement contre le meilleur intérêt de son client et ce, dans le plus grand secret.

Loin de moi l’idée, même indirectement, de parler en mal des blogues parce que j’en opère quelques-uns et ils me servent bien mais malgré tout, je ressens une sorte malaise à voir toutes ces communautés, basées sur des forums, disparaître au fil du temps et ce, sans laisser de traces.

Il y a de nombreux scripts pour lancer un forum, en PHP / MySQL: PHPBB, MyBB et SMF vous serviront très bien mais ils ont tous le même « problème » à savoir que, contrairement aux blogues, leur sécurité est largement déficiente, ce qui permet tous les abus dont on vient de parler. Les développeurs font assurément leur possible pour contrer les attaques contre les forums mais à l’évidence, ils sont en train de perdre ce combat.

Ainsi, le nombre de forums va en descendant alors que le nombre de blogues va en augmentant.

Ceux qui le souhaitent peuvent lancer leur propre forum mais en l’absence de leaders d’opinions —qui sont très occupés à entretenir leur propre blogue— ça pourrait être compliqué de cristalliser une communauté d’intérêt engagée. Au mieux, les usagers afficheront des messages courts, bourrés de fautes et essentiellement vides de contenu.

Mais ce n’est pas tout, il y aura vraisemblablement une nuée de « marketers » de services d’interurbains, des pseudo-travailleurs à domicile « qui ont réussi » qui invitent à compléter des sondages contre de l’argent et à peu près tous les autres attrapes-nigauds qui empoisonneront l’essentiel des échanges qui auraient pu naître alors pour la continuité, on repassera.

Enfin bref, il y a encore des gens très déterminés qui se lancent dans la création et l’entretien de forums mais je leur souhaite bonne chance parce que la société, en général, n’a d’yeux et d’oreilles que pour ce qui émane des « grands médias » et pire, ils ne savent plus très bien comment se faire leur propre idée et encore moins de l’exprimer, publiquement.

Le Québec d’aujourd’hui et de demain a besoin de forums électroniques, qu’importe les coups que ceux-ci aient eu à encaisser, au cours des dernières années.

Bonne chance à tous les bâtisseurs, d’ici et d’ailleurs, qui insuffleront la vie dans une variété de forums, en ligne.

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Le gouvernement boulimique du Québec

Alors qu’un nombre inédit de fonctionnaire se disent « Ã  bout de souffle », notamment en raison du départ à la retraite d’un grand nombre de leurs ex-collègues, les citoyens, eux, n’ont plus les moyens d’entretenir une fonction publique de quelques 500,000 personnes.

Si le gouvernement du Québec permettait d’enrichir tous les citoyens au lieu d’en appauvrir 7M pour en enrichir unilatéralement 500k, les citoyens seraient peut-être plus conciliants mais force est d’admettre qu’à part nous pourrir la vie avec des règles maternantes, nous imposer sa bureaucratie excessive et nous endetter collectivement, notre « beau gouvernement » n’est qu’un immense bateau qui coule dans un océan de scandales et de dettes sur lesquelles nous n’arrivons même plus à payer l’intérêt!

C’est Michel Onfray qui a cité Henri David Thoreau qui disait que « Le meilleur gouvernement est celui qui gouverne le moins. » et bien qu’un gouvernement puisse avoir sa raison d’être pour réaliser certains projets collectifs, l’omniprésence actuelle du gouvernement du Québec dans nos vies est carrément malsain.

Le 14 avril 2003, Jean Charest a été réélu (suite à son arrivée dans la politique provinciale, en avril 1998) et est devenu premier ministre du Québec en promettant une refonte en profondeur de l’État québécois, qu’il a qualifié, à l’époque, de « première réingénierie » depuis la Révolution tranquille. Nous savons aujourd’hui qu’il s’agissait d’une déclaration de politicien et non d’une promesse à laquelle on pouvait se fier. En clair, Jean Charest a menti à tous les Québécois.

Les citoyens avaient voté pour faire subir une spectaculaire cure-minceur à la fonction publique québécoise afin de recentrer son action sur ce qui a vraiment raison d’être, à savoir les services collectifs essentiels et non la jungle de programmes —parfois contradictoires— qui sont « offerts » à un coût généralement plus élevé que cela pourrait l’être si nous avions le loisir de faire jouer une saine concurrence locale.

L’arrivée des transnationales étrangères en terre québécoise vient brouiller les cartes car si l’on se fie à ce que l’on peut voir dans tous les domaines où ces « investisseurs » débarquent, ils profitent de l’immobilisme de notre gouvernement pour nous violer à répétition (en volant nos ressources et en exploitant éhontément notre main d’Å“uvre) en plus de détruire nos belles entreprises d’ici (il faut d’ailleurs « remercier » le traitre Brian Mulroney pour ce massacre, via l’ALÉNA qu’il a réussi à nous imposer).

S’il n’y avait pas cette nuée de transnationales étrangères, ce serait beaucoup plus facile de diminuer la taille de notre gouvernement car le travail à faire serait repris par nos entreprises locales qui garderaient notre richesse ici (au lieu de l’envoyer dans des paradis fiscaux pour se soustraire aux obligations sociales, comme le font la quasi-totalité des transnationales étrangères).

Qui plus est, notre processus d’appels d’offres est devenu tellement ridicule, au gouvernement du Québec, qu’il n’y a que les transnationales étrangères qui ont LES MOYENS de gagner celles-ci! On a vu le genre de désastre que ça engendre avec les PPP qui sentent la fraude à plein nez dans les cas de la construction des autoroutes A-25 et A-30 dans la région de Montréal qui seront opérées en tant que routes à péages PENDANT 35 ANS pour le profit UNILATÉRAL des transnationales étrangères qui ont « gagné » les appels d’offres (soit Acciona et Macquarie Group).

C’est clair que les Québécois ont peur de sabrer dans leur fonction publique en voyant ces vautours étrangers venir utiliser les largesses de notre classe politique.

Il ne fait plus de doute, pour ceux qui s’intéressent aux mouvances vers une gouvernance mondiale ouvertement visible, que Jean Charest répond (de manière plus ou moins disciplinée) aux ordres (ou « souhaits ») de la famille Desmarais qui, elle, fait partie du mouvement vers un nouvel ordre mondial, notamment les Nations unies qui agissent pour le compte d’une élite mondiale qui se fait voir publiquement, à l’occasion, via Bilderberg et le CFR (ainsi que d’autres groupes mondains plus ou moins secrets et occultes).

Dans un tel contexte, est-ce qu’il faut apprendre à vivre avec un gouvernement boulimique qui nous enfonce dans une quasi-inévitable faillite technique dont nous et nos descendants ne se sortiront jamais si le système en place perdure, au grand plaisir des syndicats et de leurs complices mais au détriment de TOUS les autres citoyens? La réponse est NON car il faut changer les choses, comme l’avait promis Jean Charest, dans sa campagne électorale de 2003.

Même si Jean Charest a menti aux Québécois et qu’il a passé les 6 dernières années à céder aux demandes des syndicats de la fonction publique, il a —encore— l’occasion de faire un grand ménage au cours des trois (3) prochaines années où il pourra diriger le Québec avec « les deux mains sur le volant ». Une majorité de citoyens n’ont plus confiance en lui parce qu’il a montré qu’il préfère DONNER nos plus lucratifs segments économiques à des transnationales étrangères, dans le domaine de l’eau, des forêts, des mines (un gachis mur-à-mur), de notre base industrielle (comme Alcan qui a été vendue à Rio Tinto, des Australiens), notre secteur du commerce au détail (en accueillant Wal-Mart et ses émules qui tuent nos entreprises locales) et bien d’autres. Mais nous n’avons apparemment pas le choix de composer avec cet individu qui travaille à détruire notre coin du monde pour le remettre docilement à ses maîtres du nouvel ordre mondial qui saccagent le monde et appauvrissent des populations entières via leurs corporations privées qui canalisent toutes les ressources monétaires vers des paradis fiscaux soigneusement entrenus pour ensuite servir de base afin de nous livrer une guerre économique sans merci.

Autrement dit, les Québécois doivent affronter leur classe politique en même temps que le nouvel ordre mondial parce que les deux sont désormais intimement liés.

Évidemment, les fonctionnaires n’étant généralement que des exécutants dans un gigantesque système ultra-compartimenté ne peuvent être tenus responsables de la spectaculaire dérive financière de l’entreprise où ils Å“uvrent mais l’absence totale de redevabilité agace joyeusement les citoyens qui paient leur généreuse compensation.

Les vrais coupables font partie de la classe dirigeante de la fonction publique parce qu’ils ont une vue d’ensemble de l’échec perpétuel qu’ils « supervisent » et avec leurs complices de la classe politique qui ne votent pas dans le sens du meilleur intérêt des citoyens, ils forment un duo indissociable qui enfoncent les Québécois dans l’endettement public à vie (ce qui mène aussi à l’endettement personnel).

Ces individus ont « oublié » qu’un gouvernement boulimique ne sert personne sauf ceux qui profitent de cette condition boulimique honteuse.

Les citoyens doivent en découdre avec ces intouchables qui s’attribuent des promotions, des mandats et des privilèges inédits, entre eux.

En même temps, il faut redonner sa pleine légimité à l’appareil publique du Québec qui ne doit exister que pour servir un seul maître: le peuple québécois. Au moment d’écrire ces lignes, notre gouverne-maman suit à la lettre les directives oppressantes et infantilisantes des Nations unies qui, à leur tour, font écho aux « souhaits » de l’élite monétaire mondiale qui vise à éliminer complètement la « classe moyenne », éduquée, en santé et beaucoup trop dérangeante pour eux qui entendent nous maintenir dans notre état de relative médiocrité où ils ont, somme toute, le plein contrôle.

Pour qu’un changement de garde pro-peuple ait lieu, il faut que tous les Québécois s’interrogent sur notre gouvernance et notre niveau d’endettement public désormais astronomique (en comparaison de notre population).

Plus les citoyens québécois se demanderont pourquoi nos finances sont en si mauvais état, plus ils comprendront que notre gouvernement a travaillé à nous appauvrir, depuis plusieurs décennies, au lieu d’essayer de nous enrichir.

Ne soyez plus les moutons-dociles du nouvel ordre mondial, via leur valet-de-service, Jean Charest.

Apprenez à vous respecter suffisamment pour éveiller votre conscience à ce qui a vraiment cours et non à ce que TVA vous dit qu’il est « important » de savoir. Lisez les projets de loi, consultez les sites comme celui de la Securities and Exchange Commission (SEC) et les nouvelles de Bloomberg (où vous apprendrez TOUTE la vérité car c’est le fil de nouvelle pour l’élite montante que le « grand public » ne connaît pas — la plupart des autres « grand médias » étant « manipulés »).

Les Québécois peuvent se sortir de leur mauvais pas politique, financier et social mais pour ce faire, il faut s’allouer du temps pour s’informer à l’extérieur des « grands médias » contrôlés et se parler, entre-nous.

Vous allez être surpris à quel point il y a beaucoup de gens qui pensent, tout comme vous, que nos dirigeants ont autre chose en tête que notre meilleur intérêt.

Commençons par mettre fin au gouvernement boulimique du Québec pour laisser NOTRE secteur privé LOCAL en prendre charge (en interdisant ces mandats aux transnationales étrangères) et déjà, nous aurons fait un pas dans la bonne direction.

Tags: gouvernement, élus, politique, québec, gouvernement provincial, politiciens, jean charest, libéraux, plq, nouvel ordre mondial, famille desmarais, bilderberg, cfr, nations unies, élite mondiale, paradis fiscaux, mensonges, contrôle mondial, économie, finances, argent, dettes, endettement, dette publique, affaires publiques, société, citoyens

Des consommateurs endettés

Le Canada est en récession et en ce sens, l’économie se contracte.

L’effet sur les ménages canadiens est indéniable et ça signifie que le magasinage des Fêtes pourrait être moins exubérant, cette année, au moment où les consommateurs tentent d’abaisser leur niveau d’endettement.

Malgré le discours politique quelque peu heuristique voulant que le Canada soit un pays riche, voire un pays modèle pour le monde, l’endettement fait des ravages à tous les niveaux: international, fédéral, provincial, municipal, familial et individuel.

Plus les consommateurs sont endettés et moins ils sont susceptibles de faire des achats qui, trop souvent, s’ajoutent à leur endettement et contribuent encore davantage à les appauvrir.

C’est dans ce contexte inquiétant que les marchands doivent rivaliser d’ingéniosité pour arriver à vendre leurs produits et services.

Pas de paiements pendant 12 mois, financement sans intérêts pendant 12, 24, 36 mois et autres faveurs permettent de vendre divers produits et services aujourd’hui mais ça n’élimine pas l’endettement des consommateurs pour autant.

Pour que l’économie se remette vraiment à fonctionner, il va falloir éliminer les dettes monstrueuse qui exigent le versement d’intérêts beaucoup trop élevés, notamment dans le cas patent des cartes de crédit à la consommation.

L’idée génial du micro-crédit permettrait aux consommateurs de repayer très rapidement leurs dettes et ainsi avoir les moyens de commencer à économiser ce qui, en soi, permet de s’éloigner graduellement du piège de l’endettement.

Pour réparer notre économie et nos finances personnelles, il va falloir être créatif parce la méthode actuelle d’endettement systématique est en train de plomber tous les aspects économiques de notre vie en société.

Tags: économie, finances, argent, endettement, micro-crédit, microcrédit, crédit à la consommation, cartes de crédit, financement, sans intérêts, marchands, canada, québec, frais d’intérêts, société, richesse, pauvreté, consommateurs

David Whissell et l’argent facile

David Whissell n’a pas la conscience tranquille.

Après avoir lamentablement démissionné de son poste comme ministre du travail, le 9 septembre 2009, il est maintenant en « contact constant » avec le jurisconsulte de l’Assemblée nationale!

Jusqu’aux oreilles dans les questions d’ordre légal, voilà que David Whissell vient de déposer [en date du 16 septembre] un avis juridique visant à disqualifer les conflits d’intérêts que lui imputent, probablement à juste titre, le PQ et l’ADQ.

Ce n’est pas qu’un simple affrontement entre les Libéraux et l’opposition, cette histoire a tout à voir avec le fait que le député d’Argenteuil, David Whissell, a les mains à la fois en politique et dans le monde des affaires, en tant qu’actionnaire minoritaire [à hauteur de 20%] de l’entreprise ABC-Rive Nord, via sa fiducie familiale.

On aura beau tourner autour du pot avec des finesses légales, la fiducie familiale de M. Whissell lui appartient bel et bien. Dans une circonscription comme Argenteuil, ceux qui ont à le savoir sont bien au fait de la présence de l’ex-ministre libéral dans une entreprise de pavage alors lorsqu’un contrat de gré à gré a lieu, comme celui à l’origine de ce scandale, c’est clair qu’un citoyen a raison de s’insurger devant ce qui a toutes les apparences d’un conflit d’intérêt.

À chaque fois que M. Whissell utilise son statut de député pour « exprimer des souhaits », ses propos peuvent influencer l’entreprise ABC-Rive Nord ainsi que tous ceux qui pourraient faire des affaires avec elle.

L’octroi de contrats sans appels d’offres à l’entreprise ABC-Rive Nord a grassement enrichi le député Whissell et il n’a aucune intention de venir s’excuser aux citoyens québécois d’avoir fait autant d’argent en utilisant habilement les dispositions plus laxistes de notre système d’attribution de contrats.

Pour l’heure, le PQ continue de soutenir que David Whissell est en conflit d’intérêts et qu’il a justement perdu son poste de ministre du Travail pour cette raison. Comme il faisait un boulot médiocre à ce ministère, personne ne s’en plaindra mais bon, il conserve son poste de député, incluant le généreux salaire et la suite sans fin d’avantages qui accompagnent cette position prestigieuse, en société.

Autrement dit, en démissionnant, le député Whissell a prouvé hors de tout doute qu’il n’avait pas la conscience tranquille et il faudrait qu’il quitte la vie politique complètement pour laisser ce scandale mourir, après son départ.

Il pourrait, par exemple, aller s’occuper de sa fiducie familiale à temps-plein.

Comme il n’a aucun problème financier, ça pourrait être une façon de se sortir de l’impasse devant laquelle il se trouve parce que même si le PQ et l’ADQ finissent par le lâcher, il est brûlé dans l’opinion publique et cause beaucoup de tort à l’image des Libéraux du Québec.

Mais bon, David Whissell s’est planté dans le passé et il va sûrement continuer à faire étalage de son manque de jugement en tentant de faire peur —via des avocats— à ceux qui voudraient l’obliger à rendre des comptes. C’est la technique des lâches qui savent qu’ils ont tort: ils utilisent les services d’avocats pour tenter de terroriser ceux qui « oseraient » soulever des questions « trop sensibles » jusqu’au moment où il n’y a plus personne qui souhaite courir le risque d’une poursuite, justifiée ou non.

Heureusement, il reste des députés qui ont du cran, comme Stéphane Bédard du PQ qui a lancé le message suivant, hors-micro, à David Whissell: « Si tu penses que tu vas me faire peur avec tes avocats, tu te trompes ».

En Chambre, le ministre délégué aux Transports, Norm MacMillan, a déclaré que « la tradition des contrats de gré à gré est vieille de 35 ans, et tous les partis l’ont pour ainsi dire respectée parce qu’elle profite aux petites entreprises régionales ». Il a aussi rappelé qu’en 2002-2003, 43% des contrats avaient été donnés de gré à gré, sous le gouvernement Landry.

M. MacMillan aura beau faire des gros yeux au PQ, ça n’excuse absolument pas le scandale né des actions du député Whissell, dans son propre parti.

S’il n’avait pas les pieds dans deux carrés de sables différents, David Whissell n’en serait pas rendu là et c’est parce qu’il veut tout avoir qu’il paie le prix de son avarice.

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Un pont de 1MM$ pour traverser la rivière Saguenay

Le ministère des Transports du Québec considère plus sérieusement qu’avant l’idée de construire un pont au- dessus du fjord du Saguenay, entre Baie-Ste-Catherine (au sud-ouest) et Tadoussac (au nord-est).

Une étude commandée par le MTQ révèle que le coût estimé pour ériger ce gigantesque pont ne serait plus de quelques 565M$ ou de 800M$ mais bien de 1MM$… et peut-être plus!

pont_au-dessus_du_fjord_du_saguenay

Le consortium qui a mené cette étude est constitué de deux (2) firmes, soit…

Depuis 2002, les deux firmes privées ont évalué divers scénarios, pour lesquels le nombre de routes d’accès au pont pourraient varier de 2 à 4 voies et en ce sens, selon la formule retenue, le coût estimé varierait entre 815M$ et 903M$, en dollars de 2004 (alors on dépasse le milliard de dollars, en 2009 — notamment à cause de l’inflation).

variantes_des_traces_du_pont_du_saguenay

pont_du_saguenay_de_loin

On pourrait s’inquiéter de ce projet pour différentes raisons comme…

  • les répercussions environnementales d’un tel ouvrage;
  • les impacts sur l’économie de la région (notamment celle basée sur les traversiers);
  • l’inévitable diminution des budgets réguliers affectés aux « autres routes » des secteurs de Charlevoix et de la Côte-Nord, incluant la route 138 qui aurait besoin d’une importante remise à niveau;
  • l’augmentation du flot de circulation de part et d’autre du pont; et
  • la difficulté inhérente à la traverse d’un tel point en hiver (où les vents sont réputés pour atteindre des pointes de 140-150 km/h) mais comme le tablier du pont comptera quatre voies, ça devrait être suffisant pour résister aux vents.

…mais bon, disons qu’on comprend qu’il serait merveilleux pour nos amis de la Côte-Nord et ceux qui les visitent de ne plus avoir à faire la queue pour emprunter un traversier qui se fait souvent attendre, surtout lors des vacances estivales où des milliers d’automobilistes veulent traverser le fjord du Saguenay, la même journée.

Alors on a des raisons de se réjouir pour ce projet?

Oui, c’est un beau projet structurant et utile.

pont_du_saguenay_vu_de_la_greve

trace_baie-ste-catherine

trace_tadoussac

Mais…

Oh! Oui, il y a un énorme « mais » dans cette annonce du MTQ.

Il semblerait que le monstre des PPP, celui qui a amené les autoroutes à péages à Montréal pour les 35 prochaines années sous la gouverne de deux transnationales ÉTRANGÈRES, soit…

  • Autoroute 25
    • PPP accordé à Acciona, un transnationales espagnole;
    • Droit de percevoir les péages qu’ils veulent pendant 35 ans — et si les automobilistes empruntes différentes routes pour épargner, le gouvernement devra COMPENSER Acciona pour ces « revenus non-réalisés »;
    • Ainsi, pendant 35 ans, les automobilistes montréalais vont engraisser une compagnie ÉTRANGÈRE, avec la pleine bénédiction des fons-fons à l’agence des PPP — de toute beauté, vous ne trouvez pas?
  • Autoroute 30
    • PPP accordé au Macquarie Group, une transnationale australienne;
    • Même petit manège que pour l’A-25, ils vont vider les poches des Québécois pendant 35 ans, minimum!

…et bien, il est question de recourir aux fameux PPP pour le pont qui enjamberait l’embouchure du Saguenay.

Elle est pas belle, la vie, en mode-PPP?

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Sans grande surprise, les deux sociétés qui ont réalisé l’étude —deux sociétés privés qui ont des intérêts dans les projets d’autoroutes à péages— ont conclu que même s’il en coûtait quelques 140M$ de plus pour construire ce pont via le modèle des PPP, des économies pourraient certainement être réalisées grâce à « l’efficience du privé » — c’est tellement cousu de fil blanc, c’est dingue!

Deux firmes privées recommandent qu’on les paie au moment de la construction du pont afin de —peut-être— réaliser des économies plus tard. Franchement, ça manque de sérieux. Et si les 140M$ restaient dans les poches des contribuables et que le pont appartenait à tous les citoyens, à 100%, au lieu d’avoir à partager 50% de la propriété avec un « partenaire privé » qui ferait, comme à Montréal, des milliards de dollars en revenus de péages-forcés pendant quelques 35 ans? Est-ce qu’ils y ont pensé, à cette « alternative » d’un pont 100% public?

Le gouvernement vient donc de payer deux firmes privées pour réaliser une étude qui recommande de confier la gestion du pont au… privé!

Et qui plus est, ce deux firmes ont des intérêts dans des projets d’autoroutes à péages… j’espère que les Québécois vont se réveiller et se rendre compte de ce qui est en train de se passer.

Il n’y a peut-être rien car SNC-Lavalin et Genivar sont deux excellentes compagnies dans ce qu’elles font mais bon, la conclusion « pro-privé » de leur étude, même s’il en coûte 140M$ de plus, frappe un peu l’imaginaire et semble manquer d’impartialité.

Pour l’heure, il faut préciser qu’il n’est pas encore question de péages mais si l’on se fie aux deux projets autoroutiers de Montréal, l’A-25 et l’A-30, dès qu’il est question de PPP, il est question de lourds tarifs de péages À CHAQUE PASSAGE des véhicules. Alors, sans le dire comme tel, la recommandation de passer la gestion au privé, en PPP, annonce la venue des péages pour ce pont.

Si le pont est construit, il remplacerait les trois traversiers actuellement en opération qui coûtent quelques 10M$ à opérer, sur une base annuelle. S’il fallait les remplacer (et il faudra éventuellement le faire), chaque nouveau traversier coûterait environ 40M$.

Pour ceux qui ne le savaient pas, il existe une Société du pont sur le Saguenay qui voit d’un très bon Å“il l’établissement de cette importante infrastructure de transport routier.

« Jean Charest parle de son plan Nord et on veut construire un barrage sur la Romaine. Il va y avoir 25 milliards d’investissement dans la région, au cours des prochaines années. Il faut qu’on se donne des moyens de se développer »

— Jean-Guy Rousseau, président de la Société du pont sur le Saguenay

Selon M. Rousseau, le pont, en tant que tel, pourrait devenir une attraction touristique puisqu’il serait, de facto, le plus long pont suspendu en Amérique du Nord et le 5e au niveau mondial.

Ainsi, nous avons devant nous un beau projet qui a de quoi nous inspirer mais il ne faudrait pas que le PPP vienne gâcher la sauce avec ses coûts plus élevés, sa complexité bureaucratique et administrative ainsi que ses péages-forcés pour les décennies à venir.

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