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La ville de Québec aura été assiégée par plus de 4,000 policiers (d’un bout à l’autre du Canada) pour permettre aux membres de l’Organisation internationale de la francophonie de discuter jusqu’à dimanche mais sans arriver à quoique ce soit de bien utile.
Il n’y a que très peu d’engagements concrets émanant des pays membres et considérant les coûts de cette « grande messe de la francophonie », on aurait été en droit de s’attendre à mieux.
Le fruit du travail des chefs d’État et dignitaires d’une soixantaine de pays réunis pendant presque trois jours, c’est la déclaration (que vous pouvez télécharger, en format .pdf) comportant 73 points qui, disons-le, ne contiennent rien de bien contraignant pour les pays membres de la Francophonie.
Il a été question de la langue française, certes mais l’essentiel des débats a tourné autour de la crise financière internationale pour laquelle des dirigeants tentent de trouver des solutions.
Puisque ces « grands penseurs » semblent être en panne d’idées, à cet égard, je leur offre gratuitement les petits conseils suivants…
On pourrait continuer comme ça pour encore quelques points mais on va s’arrêter là parce que les « dignitaires » qui ont participé au Sommet sont tellement endettés qu’ils ont probablement déjà vendu leur peuple —et leur âme— à rabais pour satisfaire aux visées des puissants banquiers qui les ont fait tomber dans leur piège.
Pour que le monde s’en sorte, les gens doivent se parler face-à -face, à l’extérieur des structures rigides comme la Banque mondiale, le Fonds monétaire international ou l’Organisation des nations unies. Toutes ces structures visent à punir les pays qui n’obéissent pas au doigt et à l’Å“il aux nouveaux « maîtres du monde » qui multiplient les façades bénévolentes pour mieux masquer la froideur de leur agenda.
Avec Jean Charest qui embrasse la suggestion de Ban Ki-Moon de tenir les prochains Sommets de la francophonie sous les auspices de l’ONU, disons que ça en dit long, pour quiconque a décodé le véritable agenda de cette organisation dirigée dans l’ombre par des individus et des transnationales qui n’ont AUCUNE ÉGARD pour les simples citoyens et encore moins pour « les pauvres ».
Le fait que le Sommet se soit tenu à huis clos, à l’abri du regard des médias et aussi loin que possible du public (constitué de « simples mortels ») en dit long.
Les dirigeants de ces pays francophones préfèrent discuter en catimini alors ça ne prend pas un génie pour deviner qu’il s’y discute des choses qui ne vont pas dans l’intérêt du plus grand nombre. Si ce qu’ils avaient à dire était bon pour tout le monde, ils n’auraient pas barré leurs portes et interdit la présence de journalistes.
Il faut aussi savoir que seulement 20% des populations des pays de la Francophonie peuvent effectivement parler français ce qui replace les enjeux dans leur contexte.
Les dirigeants ont aussi parlé de changements climatiques mais se sont contentés de parler de réduire les gaz à effets de serre d’au moins 50% d’ici 2050… quelle grosse farce! Pensez-y, 2050. C’est dans 42 ans! La Francophonie dit appuyer le Protocole de Kyoto mais dans les faits, ça ne veut à peu près rien dire.
Le premier ministre Harper en a aussi profiter pour dilapider 100M$ de VOTRE ARGENT en s’engageant à le mettre à la disposition des pays les plus pauvres du continent africain, des Caraïbes et du Pacific Sud dans l’année qui vient pour minimiser les effets des changements climatiques chez eux.
Pendant ce temps, le même gouvernement Harper tente de faire passer une dépense de 490MM$ pour l’armée. On voit où sont les priorités des Conservateurs!
En faisant un petit calcul facile, on peut dire que M. Harper préfère l’armée 4,900 fois plus que la lutte aux changements climatiques dans les pays les plus pauvres — ça replace un peu les chiffres dans leur contexte pour ceux qui n’avaient pas eu le temps de suivre l’actualité.
Abdou Diouf, le secrétaire général général de l’OIF semblait rayonnant au terme du Sommet qui, dit-il, a dépassé toutes ses attentes. Wow! Une chance qu’il n’a pas lu et entendu tout ce qui s’est dit sur « son » Sommet parce qu’il en ferait probablement de l’urticaire. Mais bon, puisqu’il s’est barricadé tout le week-end, il n’a pas eu à se mêler « à la populace » qui aurait bien voulu lui poser des questions.
On souhaite un bon retour chez-eux aux quelques 4,000 policiers de la GRC qui sont venus nous montrer leur bel « air de bÅ“uf » et nous confirmer qu’ils n’ont rien à faire de la langue française… même lors d’un Sommet de la francophonie!
Tags: sommet de la francophonie, abdou diouf, conclusions du sommet, recommandations concernant la crise financière, crise du crédit, crise sur wall street, banquiers, non aux produits dérivés, francophonie, pays francophones, dignitaires de la francophonie, vase clos, huis clos, interdit aux médias, québec assiégée par 4000 policiers, policiers de la grc à québec, état policier, stephen harper, jean charest, onu, bm, fmi, guerre, endettement, citoyens, droits, enjeux
En tant que simple mortel, moins versé en finances publiques qu’un expert mais tout aussi concerné que mes concitoyens, je dois avouer que l’économie semble passablement survoltée, ces temps-ci, surtout chez nos voisins du Sud qui voient les colonnes de leurs temples financiers trembler.

Fanny May, Freddie Mac, AIG, Lehman Brothers, Merrill Lynch et plusieurs autres « grands joueurs » à Wall Street implorent l’aide du peuple américain pour les tirer des mauvais pas dans lesquels ils semblent s’être embourbé. En fait, le plus récent plan de sauvetage destiné à stabiliser les marchés financiers, évalué à 700MM$, fait grincer des dents les Américains de la classe moyenne qui ne comprennent pas pourquoi on sauve des milliardaires alors qu’on les laisse, eux, pâtir avec leurs dettes.
Les convulsions des marchés financiers américains se font sentir partout sur la planète et pourraient, selon certains experts, causer l’effondrement partiel ou total de l’économie américaine, basée sur de l’argent non-adossé à des actifs sûrs (comme des métaux précieux ou d’autres commodités).
Les plus pessimistes entrevoient déjà des scénarios-catastrophes où le président George W. Bush déclarerait une « urgence économique », dans la semaine du 5 octobre 2008, pour « suspendre indéfiniment » les élections présidentielles américaines, devant se tenir le 4 novembre prochain.
Avec l’ouragan Ike qui vient de dévaster le sud du Texas, les prix de l’essence à la pompe qui demeurent volatils et la crise du crédit qui menace d’empirer à tout moment, les citoyens canadiens ont raison d’être nerveux mais pas autant que nos voisins du Sud qui, eux, sont au centre de cette tempête financière.
Souhaitons qu’il existe encore des façons d’éviter de frapper le proverbial mur qui nous guette si d’autres grandes banques devaient s’effondrer en série, aux États-Unis.
Sans grande surprise, les conséquences d’une implosion de l’économie américaine, sous le poids de son endettement, se feraient bien entendu sentir ici aussi, au Canada… et à Québec.
Tags: crédit, crise du crédit, milliards, fonds d’aide, endettement, argent, marchés financiers, américains, canadiens, québécois, états-unis, canada, québec, finances, faillites, effondrement, difficultés financières, wall street, réserve fédérale américain, fed, banques
Sans les nommer directement, tous les citoyens de Québec ont pu voir naître des quartiers complets où l’architecture « archi-nulle » trahit le manque total d’humanité des développeurs.
N’ayons pas peur des mots, de nombreux développeurs immobiliers qui sévissent dans la belle région de Québec construisent des taudis mal conçus et mal bâtis dans le simple but d’optimiser leur profit.
Ça vient d’où cette obsession pour des petites maisons mal divisées et mal pensées?
Qui a décidé que les jeunes familles devaient vivre entassées dans des immondices en « clabart » sans chambres décentes pour les enfants? Les prix pour une maison montent en flèche mais pourtant, l’inspiration architecturale semble au point mort.
Humaniser des projets immobiliers, c’est une Å“uvre noble mais voilà , les développeurs immobiliers n’en ont que pour le fric, au diable la qualité de vie (1) dans la maison, (2) autour de la maison et (3) dans le quartier.
Ce serait si simple de chanter les louanges de ces développeurs immobiliers qui enlaidissent les nouveaux quartiers de Québec avec des maisons identiques, toutes aussi hideuses les unes que les autres mais ça serait bien malhonnête parce que je n’ai encore rencontré personne qui m’a affirmé vouloir vivre dans ces « maisons-K-mart » poches et tristes à regarder.
Parlez-en aux gens qui y vivent — leur plus grand souhait est (déjà ) de… déménager!
On ne peut évidemment pas les blâmer… mais idéalement, un développeur immobilier qui aurait eu plus d’humanité aurait pensé à bâtir des maisons où les gens peuvent être plus heureux que malheureux.
À quand une révolution des architectes… et des citoyens?
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