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Le gouvernement boulimique du Québec

Alors qu’un nombre inédit de fonctionnaire se disent « Ã  bout de souffle », notamment en raison du départ à la retraite d’un grand nombre de leurs ex-collègues, les citoyens, eux, n’ont plus les moyens d’entretenir une fonction publique de quelques 500,000 personnes.

Si le gouvernement du Québec permettait d’enrichir tous les citoyens au lieu d’en appauvrir 7M pour en enrichir unilatéralement 500k, les citoyens seraient peut-être plus conciliants mais force est d’admettre qu’à part nous pourrir la vie avec des règles maternantes, nous imposer sa bureaucratie excessive et nous endetter collectivement, notre « beau gouvernement » n’est qu’un immense bateau qui coule dans un océan de scandales et de dettes sur lesquelles nous n’arrivons même plus à payer l’intérêt!

C’est Michel Onfray qui a cité Henri David Thoreau qui disait que « Le meilleur gouvernement est celui qui gouverne le moins. » et bien qu’un gouvernement puisse avoir sa raison d’être pour réaliser certains projets collectifs, l’omniprésence actuelle du gouvernement du Québec dans nos vies est carrément malsain.

Le 14 avril 2003, Jean Charest a été réélu (suite à son arrivée dans la politique provinciale, en avril 1998) et est devenu premier ministre du Québec en promettant une refonte en profondeur de l’État québécois, qu’il a qualifié, à l’époque, de « première réingénierie » depuis la Révolution tranquille. Nous savons aujourd’hui qu’il s’agissait d’une déclaration de politicien et non d’une promesse à laquelle on pouvait se fier. En clair, Jean Charest a menti à tous les Québécois.

Les citoyens avaient voté pour faire subir une spectaculaire cure-minceur à la fonction publique québécoise afin de recentrer son action sur ce qui a vraiment raison d’être, à savoir les services collectifs essentiels et non la jungle de programmes —parfois contradictoires— qui sont « offerts » à un coût généralement plus élevé que cela pourrait l’être si nous avions le loisir de faire jouer une saine concurrence locale.

L’arrivée des transnationales étrangères en terre québécoise vient brouiller les cartes car si l’on se fie à ce que l’on peut voir dans tous les domaines où ces « investisseurs » débarquent, ils profitent de l’immobilisme de notre gouvernement pour nous violer à répétition (en volant nos ressources et en exploitant éhontément notre main d’Å“uvre) en plus de détruire nos belles entreprises d’ici (il faut d’ailleurs « remercier » le traitre Brian Mulroney pour ce massacre, via l’ALÉNA qu’il a réussi à nous imposer).

S’il n’y avait pas cette nuée de transnationales étrangères, ce serait beaucoup plus facile de diminuer la taille de notre gouvernement car le travail à faire serait repris par nos entreprises locales qui garderaient notre richesse ici (au lieu de l’envoyer dans des paradis fiscaux pour se soustraire aux obligations sociales, comme le font la quasi-totalité des transnationales étrangères).

Qui plus est, notre processus d’appels d’offres est devenu tellement ridicule, au gouvernement du Québec, qu’il n’y a que les transnationales étrangères qui ont LES MOYENS de gagner celles-ci! On a vu le genre de désastre que ça engendre avec les PPP qui sentent la fraude à plein nez dans les cas de la construction des autoroutes A-25 et A-30 dans la région de Montréal qui seront opérées en tant que routes à péages PENDANT 35 ANS pour le profit UNILATÉRAL des transnationales étrangères qui ont « gagné » les appels d’offres (soit Acciona et Macquarie Group).

C’est clair que les Québécois ont peur de sabrer dans leur fonction publique en voyant ces vautours étrangers venir utiliser les largesses de notre classe politique.

Il ne fait plus de doute, pour ceux qui s’intéressent aux mouvances vers une gouvernance mondiale ouvertement visible, que Jean Charest répond (de manière plus ou moins disciplinée) aux ordres (ou « souhaits ») de la famille Desmarais qui, elle, fait partie du mouvement vers un nouvel ordre mondial, notamment les Nations unies qui agissent pour le compte d’une élite mondiale qui se fait voir publiquement, à l’occasion, via Bilderberg et le CFR (ainsi que d’autres groupes mondains plus ou moins secrets et occultes).

Dans un tel contexte, est-ce qu’il faut apprendre à vivre avec un gouvernement boulimique qui nous enfonce dans une quasi-inévitable faillite technique dont nous et nos descendants ne se sortiront jamais si le système en place perdure, au grand plaisir des syndicats et de leurs complices mais au détriment de TOUS les autres citoyens? La réponse est NON car il faut changer les choses, comme l’avait promis Jean Charest, dans sa campagne électorale de 2003.

Même si Jean Charest a menti aux Québécois et qu’il a passé les 6 dernières années à céder aux demandes des syndicats de la fonction publique, il a —encore— l’occasion de faire un grand ménage au cours des trois (3) prochaines années où il pourra diriger le Québec avec « les deux mains sur le volant ». Une majorité de citoyens n’ont plus confiance en lui parce qu’il a montré qu’il préfère DONNER nos plus lucratifs segments économiques à des transnationales étrangères, dans le domaine de l’eau, des forêts, des mines (un gachis mur-à-mur), de notre base industrielle (comme Alcan qui a été vendue à Rio Tinto, des Australiens), notre secteur du commerce au détail (en accueillant Wal-Mart et ses émules qui tuent nos entreprises locales) et bien d’autres. Mais nous n’avons apparemment pas le choix de composer avec cet individu qui travaille à détruire notre coin du monde pour le remettre docilement à ses maîtres du nouvel ordre mondial qui saccagent le monde et appauvrissent des populations entières via leurs corporations privées qui canalisent toutes les ressources monétaires vers des paradis fiscaux soigneusement entrenus pour ensuite servir de base afin de nous livrer une guerre économique sans merci.

Autrement dit, les Québécois doivent affronter leur classe politique en même temps que le nouvel ordre mondial parce que les deux sont désormais intimement liés.

Évidemment, les fonctionnaires n’étant généralement que des exécutants dans un gigantesque système ultra-compartimenté ne peuvent être tenus responsables de la spectaculaire dérive financière de l’entreprise où ils Å“uvrent mais l’absence totale de redevabilité agace joyeusement les citoyens qui paient leur généreuse compensation.

Les vrais coupables font partie de la classe dirigeante de la fonction publique parce qu’ils ont une vue d’ensemble de l’échec perpétuel qu’ils « supervisent » et avec leurs complices de la classe politique qui ne votent pas dans le sens du meilleur intérêt des citoyens, ils forment un duo indissociable qui enfoncent les Québécois dans l’endettement public à vie (ce qui mène aussi à l’endettement personnel).

Ces individus ont « oublié » qu’un gouvernement boulimique ne sert personne sauf ceux qui profitent de cette condition boulimique honteuse.

Les citoyens doivent en découdre avec ces intouchables qui s’attribuent des promotions, des mandats et des privilèges inédits, entre eux.

En même temps, il faut redonner sa pleine légimité à l’appareil publique du Québec qui ne doit exister que pour servir un seul maître: le peuple québécois. Au moment d’écrire ces lignes, notre gouverne-maman suit à la lettre les directives oppressantes et infantilisantes des Nations unies qui, à leur tour, font écho aux « souhaits » de l’élite monétaire mondiale qui vise à éliminer complètement la « classe moyenne », éduquée, en santé et beaucoup trop dérangeante pour eux qui entendent nous maintenir dans notre état de relative médiocrité où ils ont, somme toute, le plein contrôle.

Pour qu’un changement de garde pro-peuple ait lieu, il faut que tous les Québécois s’interrogent sur notre gouvernance et notre niveau d’endettement public désormais astronomique (en comparaison de notre population).

Plus les citoyens québécois se demanderont pourquoi nos finances sont en si mauvais état, plus ils comprendront que notre gouvernement a travaillé à nous appauvrir, depuis plusieurs décennies, au lieu d’essayer de nous enrichir.

Ne soyez plus les moutons-dociles du nouvel ordre mondial, via leur valet-de-service, Jean Charest.

Apprenez à vous respecter suffisamment pour éveiller votre conscience à ce qui a vraiment cours et non à ce que TVA vous dit qu’il est « important » de savoir. Lisez les projets de loi, consultez les sites comme celui de la Securities and Exchange Commission (SEC) et les nouvelles de Bloomberg (où vous apprendrez TOUTE la vérité car c’est le fil de nouvelle pour l’élite montante que le « grand public » ne connaît pas — la plupart des autres « grand médias » étant « manipulés »).

Les Québécois peuvent se sortir de leur mauvais pas politique, financier et social mais pour ce faire, il faut s’allouer du temps pour s’informer à l’extérieur des « grands médias » contrôlés et se parler, entre-nous.

Vous allez être surpris à quel point il y a beaucoup de gens qui pensent, tout comme vous, que nos dirigeants ont autre chose en tête que notre meilleur intérêt.

Commençons par mettre fin au gouvernement boulimique du Québec pour laisser NOTRE secteur privé LOCAL en prendre charge (en interdisant ces mandats aux transnationales étrangères) et déjà, nous aurons fait un pas dans la bonne direction.

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Des consommateurs endettés

Le Canada est en récession et en ce sens, l’économie se contracte.

L’effet sur les ménages canadiens est indéniable et ça signifie que le magasinage des Fêtes pourrait être moins exubérant, cette année, au moment où les consommateurs tentent d’abaisser leur niveau d’endettement.

Malgré le discours politique quelque peu heuristique voulant que le Canada soit un pays riche, voire un pays modèle pour le monde, l’endettement fait des ravages à tous les niveaux: international, fédéral, provincial, municipal, familial et individuel.

Plus les consommateurs sont endettés et moins ils sont susceptibles de faire des achats qui, trop souvent, s’ajoutent à leur endettement et contribuent encore davantage à les appauvrir.

C’est dans ce contexte inquiétant que les marchands doivent rivaliser d’ingéniosité pour arriver à vendre leurs produits et services.

Pas de paiements pendant 12 mois, financement sans intérêts pendant 12, 24, 36 mois et autres faveurs permettent de vendre divers produits et services aujourd’hui mais ça n’élimine pas l’endettement des consommateurs pour autant.

Pour que l’économie se remette vraiment à fonctionner, il va falloir éliminer les dettes monstrueuse qui exigent le versement d’intérêts beaucoup trop élevés, notamment dans le cas patent des cartes de crédit à la consommation.

L’idée génial du micro-crédit permettrait aux consommateurs de repayer très rapidement leurs dettes et ainsi avoir les moyens de commencer à économiser ce qui, en soi, permet de s’éloigner graduellement du piège de l’endettement.

Pour réparer notre économie et nos finances personnelles, il va falloir être créatif parce la méthode actuelle d’endettement systématique est en train de plomber tous les aspects économiques de notre vie en société.

Tags: économie, finances, argent, endettement, micro-crédit, microcrédit, crédit à la consommation, cartes de crédit, financement, sans intérêts, marchands, canada, québec, frais d’intérêts, société, richesse, pauvreté, consommateurs

Bonne fête du Canada!

Pour des dizaines de milliers de résidents de notre région, c’est le jour officiel des déménagements et eux, n’auront absolument pas le temps de prendre part aux différents rassemblements tenus à leur intention.

Pour les autres, c’est une journée comme une autre sauf que presque tout le monde est en congé et il y a des activités gratuites où les familles peuvent se rendre sans danger.

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En ce sens, bonne fête du Canada!

Mais…

Plusieurs citoyens se demandent s’il reste encore un pays à fêter au moment où le Canada, via des gouvernements Conservateurs et Libéraux complaisants, est en voie d’être « intégré » à l’espace Nord américain.

Des initiatives comme le Partenariat nord-américain pour la sécurité et la prospérité (PSP), l’ALÉNA et le PATRIOT Act américain ont pour effet de miner la souveraineté canadienne, à tous les niveaux. Désormais, chaque canadien qui passe la frontière pour se rendre aux États-Unis est considéré être un « terroriste potentiel » jusqu’au moment où il a obtenu son « autorisation de sécurité » pour poursuivre son voyage. C’est grave, en tant que Canadiens, nous sommes tous présumés être des criminels… des meurtriers!

Et le gouvernement conservateur de Stephen Harper ne dit rien contre cette ingérence inacceptable de l’espace Nord-américain dans nos affaires courantes canadiennes. Harper et ses accolytes semblent très à l’aise avec la tenue de sommets comme celui de Montebello où l’avenir de notre nation a été discuté dans le plus grand secret, loin des médias et derrière de lourdes portes closes.

En tant que Canadiens, nous avons tout le loisir du monde d’aller fêter notre pays en levant les yeux au ciel pour admirer des feux d’artifice et rêver à ce qu’il y a de mieux pour notre coin du monde mais il existe des individus et des organisations qui cachent habilement leur agenda au public afin de mieux les tromper et les soumettre à des règles sans cesse plus autoritaires où la « règle de droit » cède sa place, pourtant essentielle, à la « loi martiale » issue des forces armées.

La militarisation de la frontière canado-américaine n’est qu’une des facettes de l’intégration forcée du Canada dans un nouvel espace Nord-américain ou dans les faits, nous, en tant que citoyens, ne contrôlons plus rien.

Fêtons le Canada mais soyons conséquents et assurons-nous de défendre notre pleine souveraineté à chaque jour de l’année parce que les forces qui visent à nous prendre notre pays sont en train de gagner.

Notre indifférence à la « chose politique » pourrait bien nous coûter notre pays… et notre liberté. Il nous appartient de défendre avec intelligence notre beau et grand pays qui, rappelons-le, a été payé avec le sang de nos ancêtres.

Le Canada ne nous a pas été donné. Nos ancêtres ont versé leur sang pour le prendre et le conserver. De le laisser aller aux forces obscures du PSP, de l’ALÉNA et des agences du « Homeland Security » américain serait, aujourd’hui, une grave insulte à la mémoire de leurs combats en vue d’arracher le peu de libertés que nous avons.

Que cette fête du Canada soit un moment, pour vous et les vôtres, de réfléchir aux moyens de reprendre le contrôle du pays au lieu de laisser des centralisateurs nous le prendre, en secret, une nouvelle « règle harmonisée » à la fois.

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Le huard à 91,3 cents US

Les experts préviennent les Canadiens que notre devise pourrait continuer à s’apprécier.

À 91,3¢US, au moment de publier cet article, le huard va assurément faire souffrir nos entreprises exportatrices, soit celles qui crééent la vraie richesse, d’un bout à l’autre du pays.

Quelques voyageurs qui partent pour l’étranger pourraient profiter de cette hausse soudaine du dollar canadien mais ça demeure marginal par rapport aux conséquences désastreuses provoquées par les difficultés financières que pourraient rencontrer nos entreprises exportatrices.

Le dollar canadien devrait, selon certains, atteindre la parité avec le dollar US pour la fin de l’année mais d’autres croient que ça pourrait se produire avant la fin de l’été. Si c’est le cas, la parité n’offrira qu’un soulagement limité aux consommateurs tout en ajoutant un stress économique considérable sur nos entreprises exportatrices. Ouch!

Ça n’a pris qu’un peu plus d’un mois pour que le huard passe de quelques 80¢US à près de 92¢US. C’est un mouvement très rapide du dollar.

Ça fait au moins 15 ans qu’on ait assisté à des mouvements aussi inhabituels.

À la fin de 2007, le dollar s’établissait à quelques 1,10$US car les investisseurs ont cherché des valeurs sûres pour leur argent. À cette époque, la demande incessante pour les matières brutes de la part de la Chine a fait exploser notre devise. Sans surprise, les investisseurs ont donc migré une partie de leur colossale fortune vers le pétrole, les métaux et d’autres titres du secteur des ressources ce qui a, bien sûr, largement favorisé le huard.

Cette fois-ci, ça pourrait être plus pénible parce que, contrairement à la dernière envolée du dollar canadien, il n’y a pas une aussi grande demande pour nos ressources naturelles (les « matières brutes »).

Autrement dit, les pertes dues au taux de change risquent de nous faire très mal, à mesure que le huard poursuivra son envolée.

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Suivez les développements Commission des finances publiques

La Caisse de dépôt et de placement du Québec a perdu tout près de 40MM$ et jusqu’à maintenant, les contribuables n’ont eu droit qu’à des « phrases en cannes » et à un barrage d’arrogance de la part des présumés responsables de cette catastrophe financière.

Aujourd’hui, c’est Fernand Perreault qui est venu livrer ses discours-fleuves inutiles et condescendants tout en prenant soin de ne JAMAIS répondre aux questions qui lui ont été posées.

En tant que citoyens, il y a de quoi rager.

Mais par contre, M. Perreault, PDG par intérim de l’institution avant l’arrivée du tout aussi controversé Michael Sabia, a tenu à disculper le gouvernement de Jean Charest en disant que les changements que celui-ci a apporté à la Loi sur la Caisse de dépôt et placement du Québec, à la fin 2004, mettant l’accent sur un rendement optimal, n’a pas eu d’influence sur les pratiques à la CDPQ.

Pardon?

Pas d’influence?

Ben voyons! Il faudrait être complètement niais pour croire une telle chose…

Les changements apportés par Jean Charest, à la fin de 2004 (voir les détails dans ce document .pdf), ont eu un impact majeur sur la Caisse mais les Québécois, eux, ne savaient pas que les Libéraux venaient de leur en passer une « p’tite vite ».

Par exemple, prenez cet extrait au point 2. a) qui parle de la constitution et de la mission de la Caisse (la base incontournable de TOUTES les décisions)…

L’article 4 de cette loi est modifié :

par le remplacement, dans le quatrième alinéa, des mots « Les personnes morales dont la Caisse détient directement ou indirectement la totalité des actions » par les mots « Les filiales en propriété exclusive de la Caisse » ;

Relisez ça, lentement…

Jean Charest a fait changer:

  • Les personnes morales dont la Caisse détient directement ou indirectement la totalité des actions; pour
  • Les filiales en propriété exclusive de la Caisse.

Wow! De toute beauté…

Vous voyez la GROSSE différence entre les deux?

Se pourrait-il que grâce à ce changement qui, au final se lit comme suit: « Les filiales en propriété exclusive de la Caisse sont des mandataires de l’État et les dispositions du présent article leur sont applicables. » ait comme incidence de ne contraindre que les « filiales en propriété exclusive » et non celles où la Caisse a des participations « indirectes »?

Poser la question, c’est y répondre.

Et bien, presque tous les changements que Jean Charest a apporté introduisent ce genre de modifications que seuls les avocats peuvent apprécier à leur juste valeur. Les variations sont très fines mais suffisantes pour disculper les présumés coupables, le moment venu.

Vous vous demander comment il se fait que l’on arrive pas à contraindre les dirigeants de la Caisse à faire patte-blanche? Et bien, ça a beaucoup à voir avec les modifications-passoires de Jean Charest qui a introduit une modification à une loi qui fonctionnait bien. Pourquoi l’a-t-il fait? Lui seul a la réponse mais en voyant les gros sourires de Fernand Perreault ce matin, à la Commission des finances publiques, on se doute que tout ça est relié.

Si vous aviez la charge, ne serait-ce que par intérim, du bas de laine des Québécois qui vient de perdre 40MM$ en une seule année d’opération, est-ce que vous auriez le culot de venir vous présenter devant les citoyens avec un air arrogant?

Non, vous viendriez avec un air solonnel répondre aussi précisément que possible aux questions qui vous seraient posées.

Et bien, Fernand Perreault, lui, a fait exactement le contraire. Il a profité de sa tribune pour renvoyer des ascenceurs à ses collègues et ex-collègues de la Caisse et du Parti libéral. Et il n’a pas répondu aux questions.

C’était à lever le cÅ“ur…

Mais il a bien caché son jeu, le petit monsieur…

Pendant près de 30 ans, il a été responsable du bras immobilier de la Caisse et l’année dernière, son « unité » a perdu 22% de valeur. Personne ne sait si c’est à cause de pertes liées aux opérations (de location) ou encore via des liquidations d’actifs. Comme tout se passe dans le plus grand secret à la Caisse, c’est impossible d’avoir des détails mais il se trouve que les pertes sous sa responsabilité, en 2008, s’élevaient à plusieurs dizaines de milliards de dollars et on ne sait toujours pas comment ça a pu se produire.

Il faut lui poser des questions sur —ces— pertes-là!

Il a beau jouer à la proverbiale couleuvre gluante qui multiplie les phrases-somnifères pour se disculper (ou « tenter de »), il va devoir (un jour ou l’autre) répondre de sa spectaculaire contre-performance, en 2008.

Enfin bref, suivez les développements de la Commission des finances publiques via le site web officiel pour ne rien manquer. Vous y trouverez des centaines de perles où les élus et leurs copains en haut de la pyramide de la fonction publique rient au visage des citoyens en faisant comme s’ils ne savaient rien mais là, rien du tout.

En tant que citoyen, si vous laissez Jean Charest et ses complices s’en tirer sans aucune égratignure et bien, sachez qu’ils recommenceront aussi souvent qu’ils le voudront… ou que leurs « vrais patrons » le souhaiteront.

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