![]() | ![]() |
La Parc technologique du Québec métropolitain (PTQM) continue sa croissance avec la venue de dix (10) nouvelles entreprises, au cours de son exercice 2009-2010.
En tant que pôle technologique de la Vieille-Capitale, c’est intéressant de constater que cet immense parc destiné à générer de la richesse pour la région tout en maximisant notre rayonnement, dans les milieux liés aux sciences, continue d’évoluer.
Plus que jamais, le Parc est un véritable laboratoire évolutif dont l’offre de services s’inscrit dans le cadre d’un continuum d’actions et de mesures favorisant l’approche « plug and play » tant recherchée par les leaders mondiaux de l’industrie.
— Edwin Bourget, président du conseil du PTQM
À l’évidence, des entreprises trouvent ce qu’elles cherchent au parc technologique et d’ailleurs, en voici dix (10) qui se sont installées, au cours des derniers mois:
L’expertise de ces entreprises a de quoi nous rendre fiers, localement mais le rayonnement des travaux effectués au Parc technologique va bien au-delà de nos frontières.
Le fait que nous travaillons depuis plusieurs années déjà à la mise en Å“uvre d’actions qui favorisent l’attraction, la mobilisation et la rétention des talents stratégiques et surtout la proximité que nous entretenons avec les entreprises et leurs équipes contribuent à nous positionner comme chef de file et de manière avant-gardiste parmi les parcs technologiques à l’échelle mondiale.
— Natalie Quirion, directrice générale par intérim
Parmi les points marquants de l’exercice 2009-2010, il y a eu l’Innoparc de Lévis.
La collaboration qui unit le PTQM et la ville de Lévis dans la création de l’Innoparc a permis le développement d’une approche work-live and play qui, combinée à des valeurs liées au développement durable, suscite l’intérêt d’entreprises désireuses de s’y établir. Cette initiative favorise le développement de la région aussi bien que l’intérêt pour la relève à rester ici.

Au nombre des initiatives qui ont aussi vu le jour, on compte la Tribune techno, un événement novateur qui a permis à plus de 150 personnes, en majorité des étudiants de l’université Laval, de relever les défis technologiques lancés par dix entreprises du Parc. En plus de servir de vitrine sur l’emploi et les possibilités de stages qu’offre le Parc, cette activité a permis aux entreprises de découvrir de nouveaux talents.
Au cours de la prochaine année, le Parc technologique entend mettre l’accent sur la relation client notamment par le biais d’initiatives comme la mise en place du projet de bâtiment multiservice de type « centre de vie » destiné aux entreprises et travailleurs du Parc.
La poursuite de la révision du modèle d’affaires du Parc est également au nombre des actions prévues en 2010-2011.
À ce jour, le Parc regroupe quelque 100 entreprises technologiques et centres de recherche qui emploient près de 5,000 personnes. Les grands enjeux qui guident le plan stratégique 2008-2013 du Parc technologique sont l’innovation, les talents et le développement durable.
Bravo aux entreprises du Parc technologique qui contribuent, à divers degrés, aux succès économiques de la région de Québec.
Tags: parc technologique, parc techno, ptqm, québec métro, sciences, recherche, r&d, nouvelles entreprises, sciences de la santé, technologies, région de québec, innoparc, lévis, travailleurs
Il y a moins d’un (1) an, l’équipe libérale de Jean Charest nous jurait, sans même un petit sourire en coin, que le Québec allait bien, financièrement.
Près d’un an plus tard, à moins de deux (2) mois du dépôt du budget provincial, par le ministre des Finances, Raymond Bachand, on sait qu’ils n’ont pas joué franc-jeu avec nous car le déficit budgétaire annuel joue en notre défaveur d’un peu plus de 4MM$ — c’est énorme et comme ça s’ajoute à notre dette, ce sont nos enfants qui vont devoir faire les frais de cette inquiétante situation qui, selon les Libéraux, ne serait que temporaire.
Alors voilà , pendant deux jours, les 20 et 21 janvier 2010, Jean Charest tient des consultations pour définir un plan économique censé durer une bonne vingtaine d’années.
Mathématiquement parlant, c’est ambitieux!
En fait, on ne parle pas de 48 heures de travail intense. Non. En fait, on parle de deux jours où l’horaire officiel va de 9h à 11h le matin et de 13h à 16h, en après-midi. Un gros 5 heures par jour pour 10 heures de « travail », en tout.
C’est le premier ministre Jean Charest qui aura le plus de temps pour parler à la foule d’environ 200 personnes car ces derniers, lorsqu’ils seront appelés à faire part de leur vision économique —pour les 20 prochaines années— disposeront d’à peine trois (3) minutes, chacun.
Wow.
Seriez-vous capables d’exposer votre vision économique pour les 20 prochaines années, en moins de 3 minutes, vous? Sérieusement, ça ressemble à une opération de relations publiques plus qu’à une démarche sérieuse.
Et c’est justement ça, le problème.
Cette Rencontre économique 2010, où de nombreux citoyens souhaitaient se faire entendre, n’est réservés qu’à la proverbiale « grosse gomme » politique, patronale et syndicale, du Québec.
Pas de place pour les citoyens.
Des portes barrées et des policiers pour repousser les pauvres.
Aucun site web pour éviter que de bonnes idées, venant du peuple, puissent bénéficier d’une tribune — enfin bref, tout a été mis en branle pour s’assurer que les citoyens québécois, pourtant concernés au premier plan par les finances publiques de la province, soient écartés de cette rencontre.
Le fait que les « grands médias » n’ont pas rapporté ce volet de « la rencontre » à part pour se moquer des « pauvres » qui réclamaient plus de justice sociale, avec des porte-voix et des affiches, dehors, en dit long sur leur propre liberté de presse.
Parlant de presse, le président de Power Corporation, Paul Desmarais Jr, était sur place, hier, pour inviter les Québécois à mettre l’accent sur l’éducation. C’est très noble, comme souhait mais c’est sent le réchauffé, sans compter que la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, se fout du 40% de jeunes garçons décrocheurs et des 25% de petites filles qui, elles aussi, quittent le secondaire avant d’avoir obtenu leur diplôme. C’est à se demander sur quelle planète vivent les Desmarais!
Les tenants des lobbys corporatifs, pour leur part, n’ont surpris personne en demandant un allègement règlementaire mais s’ils voulaient être bon princes, ils exigeraient que cet allègement soit étendu à tous les citoyens, aussi. Il n’y a pas que les entreprises qui en ont marre de voir le gouvernement se fossiliser dans un océan de bureaucratie largement inefficace. Tout le monde souhaite un « dégraissage épique » de l’appareil publique.
Et bien entendu, le concert des représentants des grandes centrales syndicales qui veulent que ces deux jours de « rencontre » aient une suite. Les uns disent ne pas fonder beaucoup d’espoir sur celle-ci alors que les autres disent qu’il y a du bon à se parler.
Les citoyens, eux, sont absents de la rencontre alors à part la grogne populaire très perceptible, on a aucune idée de ce qu’ils pensent.
Si c’est vrai que Jean Charest arrive à comprendre où il faut aller, économiquement parlant, au cours des 20 prochaines années en se basant sur environ 10 heures de « travaux », on pourra alors en conclure qu’il s’agira des heures les plus productives —à vie— de notre vénérable PM.
Ce n’est qu’une observation parmi d’autres mais il me semble que les Québécois méritent mieux qu’une suite de vÅ“ux pieux, prononcés par le gratin politique et économique de notre société.
Si les citoyens avaient été invités et écoutés, cette rencontre aurait probablement été beaucoup plus intéressante mais bon, Jean Charest a préféré faire son petit « happening » entre amis…
Tags: jean charest, rencontre économique 2010, centre des congrès de lévis, lévis, québec, raymond bachand, monique gagnon-tremblay, paul desmarais, éducation, élite sociale, élite économique, entreprises, lourdeur bureaucratique, gouvernement, citoyens, société, planification économique
On aura beau dire ce qu’on veut, les factures de télévision par satellite et par cable ne font plus rire personne.
À l’époque, personne ne payait pour avoir accès aux chaînes de télévision parce qu’elles étaient entièrement supportées par les annonceurs (ou le gouvernement, dans le cas des télévisions d’État).
Aujourd’hui, les annonceurs ne supportent plus qu’une partie des frais liés aux opérations des chaînes de télévision spécialisées et généralistes (dans une moindre mesure). Le fardeau financier repose de plus en plus sur les épaules des consommateurs qui doivent s’abonner, au mois, pour avoir accès à un éventail plus ou moins large de chaînes d’ici et (surtout), d’ailleurs.
Cette globalisation de l’offre télévisuelle nous permet de voir le monde via les yeux des gens qui vivent ailleurs et ce faisant, l’information locale a été reléguée aux oubliettes partout où il devenait plus « payant » de livrer des nouvelles universellement comprises et recherchées par un public disparate qui veut savoir ce qui se passe d’important dans le monde et non plus seulement dans sa ville ou sa localité.
À bien des égards, la télévision ne nous ressemble plus.
Elle coûte de plus en plus cher mais au bulletin de 17h, par exemple, on entend parler d’Obama partout mais pas un mot sur le gros accident à l’entrée du pont Pierre-Laporte qui a embêté les automobilistes pendant plusieurs heures, à moins, bien sûr, qu’il n’y ait eu des morts parce que là , c’est « vendeur » pour les réseaux de télévision qui se disent « locaux ».
Autrement dit, ça prend des révélations-choc, des catastrophes et des morts pour que notre propre coin du monde passe aux nouvelles!
Que voulez-vous que la population locale retienne de ça?
Que ce n’est que lorsque les choses vont mal qu’on mérite, nous aussi, de l’attention?
C’est un message socialement contre-productif puisqu’à force de tout centrer l’attention des téléspectateurs « locaux » sur ce qui va proportionnellement plus mal ici qu’ailleurs, on finit par ne plus remarquer tout ce qui va plutôt bien… et ça engendre une espèce de déconnexion entre les gens et leur milieu de vie.
Et on paie pour se faire livrer des « nouvelles régionales » qui ne sont, en fait, qu’un prélude au « vrai show » des nouvelles internationales qui nous touchent, bien sûr, mais sur un registre très différent de celui des nouvelles locales qui, elles, s’avèrent être bien anémiques (à comparer avec ce qu’elles devraient être avec de reportage très fouillés faisant l’objet de suivis aux points de vue variés).
Non-seulement ça coûte de plus en plus cher pour avoir « le droit » d’écouter la télé mais en plus, ce que les chaînes y présentent s’uniformise sans cesse parce que les « auditoires nationaux » et « internationaux » sont bien plus payants que ceux, dans une région donnée.
Dans un tel contexte, qu’est-ce qui pousse les payer 40$, 60$, 80$, 100$, 120$ et plus, par mois, pour regarder la télé?
Probablement que plusieurs personnes y trouvent (encore) leur compte mais ce n’est plus « tout le monde » qui a la capacité de payer de tels montants mensuels qui explosent à chaque fois qu’on ajoute un groupe de chaînes ou des décodeurs supplémentaires.
Ce faisant, un nombre grandissant de personnes retournent aux « oreilles de lapin » et n’écoutent plus que la télévision « diffusée via une tour de transmission locale du signal », comme c’est encore le cas avec Radio-Canada. Avec les milliers de dollars potentiellement épargnés, par année, ça devient plus facile d’acheter de bons DVDs, à l’occasion et même de se payer le luxe d’une soirée au cinéma (sans toucher au comptoir de nourriture parce que là , les coûts explosent).
Dans ce contexte d’enrichissement unilatéral des « grands » télédiffuseurs, il va falloir se demander si, socialement, le double effet de la globalisation et de la tarification salée de la télévision nous rendent service.
Les gens ont beau avoir le choix entre 200 chaînes de télévision, c’est deux ou trois postes que se concentre 90% de leur attention alors pourquoi diantre paient-elles autant pour les 197 autres chaînes?
La télévision par satellite ou par cable coûte trop cher, au goût d’un nombre grandissant de citoyens et ça, c’est un signe que notre société régresse car si la télé est devenue un luxe inaccessible, c’est que la répartition de la richesse n’a plus lieu comme il se doit mais aussi, que la tarification de la télévision n’était peut-être pas une si bonne idée que ça, pour les consommateurs.
Si vous trouvez que l’accès aux chaînes de télévision coûte trop cher, dites-le!
Tags: tv, télé, télévision, télé locale, télé nationale, télévision globalisée, globalisation, mondialisation, médias mondialisés, téléspectateurs, local, nouvelles locales, nouvelles régionales, québec, lévis, notre région, coût de la télé, télévision par abonnement, télé par satellite, télé par cable, satellite, cable, signal numérique, signal analogique, la télé coûte trop cher
La dette du Québec fait rarement la une des « grands médias » et pourtant, elle a un impact démesuré sur presque tous les aspects économiques et sociaux de notre vie, pas surprenant que les Jeunes adéquistes aient pris cette monstrueuse dette pour cible.
En fait, les Jeunes adéquistes qui sont en congrès pour la fin de semaine, à Lévis, tirent à boulet rouges sur la dette mais aussi, sur une palette assez large de vaches sacrées ce qui, bien entendu, fait jaser.
D’entrée de jeu, il faut savoir que des élection générales n’auront lieu que dans quelques quatres années, au Québec. C’est tellement loin que la plupart —sinon la totalité— de ces propositions adéquistes pourraient avoir été complètement oubliées, d’ici là .
Mais bon, voici un aperçu de ce qui est proposé par les Jeunes adéquistes…
Comme vous pouvez le voir, les jeunes membres de l’ADQ ne manquent pas d’imagination!
En ce moment, les Adéquistes sont en manque chronique de visibilité. Dans de telles conditions, on peut les comprendre de lancer des idées plus audacieuses que jamais. Ils sont tellement bas dans les sondages qu’ils n’ont à peu près rien à perdre en invoquant une réingénierie majeure de l’État.
Certes, il y a de nombreux coups de barres à donner —que les Libéraux ne donnent pas— mais il faut avouer que les Jeunes adéquistes n’ont peut-être pas bien mesuré l’impact réel de tout ce qu’ils proposent.
Même si la dette publique est énorme, il reste encore un peu de marge pour qu’on arrive à s’en sortir si nous jouons bien nos cartes mais les Libéraux sont en train de liquider nos richesses au lieu de les vendre au juste prix alors il est possible que cette fenêtre d’opportunité (notre dernière, peut-être) se ferme, elle aussi, devant nous.
Si les Jeunes adéquistes réussissent à intéresser davantage de monde à la politique et à l’importance de s’occuper de ce que les élus font avec les pouvoirs et les argents que nous plaçons sous leur gouverne, ce sera déjà ça de gagné.
Tags: jeunes, jeunes adéquistes, adéquistes, adq, congrés, lévis, idées, libéraux, dette, dette publique, québec, gouvernement
C’est aujourd’hui, le 19 août 2009, que les 15 installations de radars-photo du Québec entrent pleinement en fonction, incluant les 4 qui sont dispersés sur la rive-sud de Québec.
Désormais, de véritables amendes seront expédiées aux propriétaires des véhicules qui auront été photographiés lors d’une infraction au Code de la sécurité routière.
Que ce soit pour un excès de vitesse sur l’autoroute 20, direction ouest, tout près des bretelles pour accéder au pont Pierre-Laporte ou pour un feu rouge grillé à l’intersection Président-Kennedy et Louis-H.-Lafontaine, à Lévis, ce sera un policier confortablement installé au Centre de traitement des infractions, à Montréal, qui aura à déterminer s’il y a véritablement eu une infraction.
Même si Julie Boulet, ministre des Transports du Québec, décrit la situation en d’autres termes, il reste que désormais, ce sont des robots-automates qui vont surveiller les automobilistes québécois et ce, en continu.
Déjà , des rumeurs circulent à l’effet que le gouvernement du Québec veut taxer massivement les automobilistes dans l’espoir de ramener quelques centaines de millions de dollars par année, ce qui expliquerait (en partie) le fait qu’aucun point de démérite ne soit lié aux infractions constatées par les radars-photo et que le coût des amendes ait récemment été fixé à des sommets inédits.
Ainsi, les conducteurs délinquants pourront continuer à rouler de manière aussi dangereuse qu’ils le désirent, du moment qu’ils paient leurs amendes.
Julie Boulet revient continuellement sur le thème de la sécurité routière mais son « système » de radars-photo risque justement d’augmenter le danger sur nos routes parce qu’un contrevenant au Code de la route qui a les moyens de payer sa contravention —et il y en a plusieurs— commettra son infraction (en sachant qu’il recevra une amende) le sourire aux lèvres… qu’importe qu’il mette la vie des autres automobilistes en danger!
Les points de démérite ont été mis en place pour une raison: retirer temporairement de la route les automobilistes parmi les plus dangereux. Or, les radars-photo vont aller à 180 degrés à l’encontre de cette logique.
Les radars-photo du ministère des Transports seront des machines à imprimer l’argent (pris à même les poches des automobilistes commettant des infractions) mais ils n’amélioreront PAS notre sécurité ou sinon, ils auront un effet minime aux endroits très précis où se trouvent les installations actuelles.
Et c’est justement en se basant sur cette logique perverse que la ministre Julie Boulet risque de revenir à la charge pour polluer les abords de toutes les routes québécoises avec ces coûteuses installations.
Dans sa livraison du 17 août 2009 du Journal de Québec, la ministre Julie Boulet a réagi aux critiques voulant que les radars-photo ne servent qu’à remplir les coffres de l’État en rappelant que « l’argent des amendes et des frais accumulé grâce aux nouveaux appareils sera versé au Fonds de la sécurité routière, exclusivement consacré à financer des programmes de sécurité routière ou d’aide aux victimes de la route. » — Ha! Souhaitons que les Québécois ne se laisseront pas endormir par ça!
Parlons-en du « Fonds de la sécurité routière » — il n’a même pas de site web pour qu’on puisse connaître exactement ce qu’il advient des montagnes d’argent-facile qui vont commencer à « entrer dedans », dès aujourd’hui!
La seule fois où il a été formellement question de ce fonds, c’est en 2007 dans l’épouvantable document répressif de Julie Boulet, présenté à l’Assemblée nationale et intitulé « Loi modifiant le Code de la sécurité routière et le Règlement sur les points d’inaptitude » (le projet de loi 42) au point 69 où il est écrit « 1.1° le ‘Fonds de la sécurité routière‘ affecté au financement de mesures ou de programmes de sécurité routière et d’aide aux victimes de la route » — c’est clair ça, les amis! Ça s’applique à peu près à … n’importe quoi. La ministre Julie Boulet va donc pouvoir faire à peu près TOUT CE QU’ELLE VEUT avec l’argent qu’elle va percevoir, de force, des automobilistes. Mais ça, elle évitera soigneusement de le dire…
Mais ce n’est pas tout…
La ministre Julie Boulet en remet en disant qu’afin de « [...] garantir les droits des citoyens, le gouvernement du Québec s’est donné des obligations très strictes » (bien sûr, comme les « exceptions » n’existaient pas) et elle en profite pour rappeler que pour « éviter de piéger les usagers de la route, des panneaux de signalisation ont été placés aux endroits où se trouvent des radars photo. » — tant mieux si elle ne veut piéger personne mais dans les faits, ce sera différent.
Et votre vie privée, dans tout ça?
Julie Boulet déclare: « Afin de protéger la vie privée, il ne sera pas possible d’identifier les occupants du véhicule sur les photos transmises aux propriétaires des véhicules » alors voilà , c’est clair. La police pourra admirer votre binette et celle des occupants de votre véhicule, grâce à au moins deux (2) photos de l’avant de votre véhicule « en infraction » mais vous ne le saurez JAMAIS. Vous aurez l’impression que le système protège votre véritable identité mais détrompez-vous, l’agent de la Sûreté du Québec ne se gênera pas pour « analyser toute la preuve » qui se trouve devant lui, sur un écran d’ordinateur.
Alors pour la vie privée, on repassera!
Et en passant, lorsque celui qui reçoit la contravention n’est pas le conducteur en faute, il doit obligatoirement désigner le conducteur en infraction afin que le constat lui soit remis mais ça, c’est de la délation. Oui! Le Québec se transforme tranquillement en société où la délation est rendue obligatoire. Si vous trouvez ça confortable comme situation, tant mieux pour vous.
Mais l’argument suprême de Julie Boulet, c’est sa phrase fétiche: « On va sauver des vies« … nous sommes tous pour la vertu mais ses 15 radars-photo surveillent 15 endroits très spécifiques du gigantesque réseau routier québécois alors, pour être plus précise, la ministre Boulet devrait dire: « Nous espérons sauver des vies aux 15 endroits où les radars-photo sont en opération » et là , ce serait plus conforme à la réalité « sur le terrain ».
Et comme si les propos de Julie Boulet n’étaient pas assez révélateurs, il y a ceux de Jean-Marie De Koninck qui dit: « Le projet pilote n’est pas en place pour voir si les gens vont ralentir, c’est évident que ça va arriver. Nous faisons les tests d’abord pour s’approprier le système. » — alors comme ça, il connaissait DÉJÀ les conclusions AVANT de faire le projet pilote alors, sans le réaliser, il confirme que le « projet pilote » n’est qu’un vaste écran de fumée dont les conclusions, connues d’avance, ne changeront RIEN pour la suite des choses.
Et que veut dire M. De Koninck quand il dit « s’approprier le système »?
Ça veut dire quoi ça?
Qu’il faut le « comprendre… tout simplement » ou encore, ce qui est plus probable, apprendre comment mieux TAXER les automobilistes? Ça veut peut-être dire autre chose mais dans la mesure où la Sûreté du Québec refuse catégoriquement de montrer son Centre de traitement des infractions à la presse, ils peuvent « s’approprier le système » comme ils le souhaitent, loin de yeux du public.
Quand la police se cache pour faire sa besogne, il y a généralement des raisons de s’en préoccuper…
Et bien entendu, M. De Koninck a ajouté qu’à « chaque fois qu’on réduit la vitesse moyenne d’un km/h, on améliore le bilan routier de 3% ». Si l’on applique cette logique aux 600 décès annuels sur les routes du Québec, ça signifie que quelques 18 vies par année seraient sauvées, en principe, avec la réduction d’un seul kilomètre/heure. Et toujours selon JMDC, c’est une règle linéaire qui ne change pas. Ce que M. De Koninck ne dit cependant pas, c’est que les radars-photo ne réduiront pas la vitesse d’un (1) km/h sur l’ensemble du réseau routier québécois mais bien à 15 endroit très précis!
La logique a donc beau être « implacable » —ce qui mériterait d’être approfondi, en passant— mais force est d’admettre qu’elle ne s’applique sûrement pas aux 600 victimes annuelles, sur nos routes.
On pourrait parler des radars-photo toute la journée tellement ils soulèvent la controverse —malgré les entrevues-éclair archi-complaisantes qu’on peut voir dans les bulletins télévisés— mais ce n’est pas que dans des blogues comme celui-ci qu’il faut dénoncer la montée des robots de surveillance de la population, ce sont les citoyens qui doivent faire connaître leur position aux élus qui, par la suite, doivent (en théorie) refléter leurs préoccupations dans leurs décisions.
Julie Boulet et Jean-Marie De Koninck veulent sûrement sauver des vies.
Ça tombe sous le sens commun que toute personne normalement constituée souhaite préserver la vie.
Mais…
Ce qui est en jeu, ici, dépasse le simple vÅ“u de sauver quelques vies, il s’agit de l’établissement d’un nouveau mode de surveillance qui aura comme fonction de contribuer à taxer davantage les automobilistes et ce, à des endroits très précis et sans qu’une présence policière physique n’ait à s’y trouver.
Notre société connaît actuellement des changements mais il va falloir se demander si ces changements sont vraiment à notre avantage, en tant que citoyens et en tant qu’usagers du réseau routier où encore, si ce ne serait pas un grosse mise en scène visant à introduire des mécanismes répressifs inédits qui pourraient nous empoisonner la vie, aussi bien à l’heure actuelle que dans l’avenir.
Les Québécois qui rêvaient d’être surveillés par des robots, 24 heures par jour et 7 jours par semaine, beau temps, mauvais temps, sont servis parce qu’à 15 endroits très précis du réseau routier, c’est le cas. Et c’est avec notre trésor public que le gouvernement a acheté ces machines à taxer et maintenant, ils tentent pas tous les moyens de nous convaincre que c’est pour « notre sécurité ».
Ils ont peut être raison mais pour l’heure, rien n’est encore joué et il va falloir continuer à les surveiller parce qu’eux, ils ne se gênent pas le faire!
Tags: radars-photo, amendes, contraventions, infractions, code de la sécurité routière, transports, réseau routier, photo radar, photocinémomètres, vitesse sur les routes, feux rouges, surveillance, présence policière, émission de contraventions, citoyens, lévis, québec, autoroute 20, caméras, automobilistes, fonds, argent, taxes, taxation, julie boulet, ministère des transports, jmdc, jean-marie de koninck, table québécoise de la sécurité routière, sauver des vies, sécurité routière
![]() |