QuebecMetro.comQuebecMetro.com

Des ministres libéraux profitables

À l’émission Enquête du jeudi 11 mars 2010, alors que l’animateur Alain Gravel parlait des « excès » de la FTQ et de leurs complices, une information très intéressante a été mentionnée.

Il s’agit d’une obligation pour chaque ministre libéral, sous les ordre de Jean Charest, de « ramener » 100,000$ par année au Parti libéral!

100,000$.

Chaque année.

Par ministre.

Wow.

À l’heure actuelle, 28 ministres font partie du « Conseil des ministres (libéraux) » ce qui signifie que « le parti » doit —en théorie— recevoir AU MOINS 2,800,000$.

Au cours d’un mandat de quatre (4) ans, ça signifie 11,200,000$ — ayoye!

Pas surprenant que le premier ministre du Québec puisse recevoir un salaire de son propre parti EN PLUS de son généreux salaire de « souverain de l’État ».

Dans le reportage de l’émission Enquête, il était question d’un 5 à 7 organisé par l’influente ministre (et vice-première ministre ») où quelques 80 « invités payants » avaient déboursé 500$ chacun pour « côtoyer » cette « grande dame de la politique provinciale » afin d’enrichir son parti d’un autre 40,000$.

Ça signifie que la « bonne madame Normandeau » a « ramené » quelques 40% de son « quota annuel au parti » en une (1) seule soirée!

En fait, ça donne à penser qu’elle « ramène » bien plus qu’un simple « petit » 100,000$ à « son » parti, par année.

Imaginez, un instant, si tous ses collègues ministres « ramenaient », eux aussi, une somme dépassant le 100,000$ requis pour faire parti des députés « ministrables »… ça voudrait dire que le Parti Libéral du Québec s’en mettrait énormément dans les poches et s’enrichirait éhontément sur le bras des lobbys d’intérêts privés.

On s’entend, sur les 80 « participants payants » à la « soirée-financement » de Nathalie Normandeau, il n’y en avait assurément AUCUN qui revendiquait des améliorations à notre société en faillite — ces « entrepreneurs de l’ombre » qui préfèrent ne pas être identifiés s’y sont rendu dans l’espoir d’en avoir plus, pour eux: des permis de garderie, des autoroutes à péages en PPP, des contrats de travaux routiers et nombre d’autres « retours d’ascenseur » pour lesquels la ministre Normandeau a pris des notes (un peu comme des « I OWE YOU » [ou "je te dois", en français]).

L’émission Enquête a exposé la FTQ, dans son reportage mais c’est ce 100,000$-minimum que doivent « ramener » les ministres libéraux de Jean Charest qui frappait le plus l’imaginaire.

Évidemment, ce n’est que la pointe du proverbial iceberg.

On peut penser que tous les autres partis politiques ont, eux aussi, leurs règles de « rendement » pour avoir droit aux faveurs « du boss du parti » et ainsi, accéder aux postes d’influence. Entre ça et la corruption rampante, vous serez libres d’essayer de faire la différence.

Notre classe politique désormais exposée au grand jour, avec ses « quotas » à « ramener » à son parti perd le peu de confiance que certains citoyens leurs accordaient encore.

Ce qui est le plus grotesques, dans tout ça, c’est que le peuple québécois tout entier donne PLUS à chaque ministre que tous ces contributeurs de l’ombre réunis, en SALAIRES à ces mêmes députés!

Et pourtant, les citoyens passent inévitablement en deuxième après les « demandes » plus ou moins formelles des contributeurs politiques passés ou présents (ou même, futures). Sérieusement, les ministres libéraux auront beau tenter de jouer à la vierge offensée en prétextant que ces « obligations de rendement envers le parti » n’affectent pas leur « jugement » mais personne (de sensé) ne les croira.

Amis québécois, qu’est-ce qui nous arrive de tolérer de tels comportements?

Avons-nous peur de heurter les égos de ces « bêtes politiques » qui nous plongent en déficit tout en enrichissant leur parti politique? Ce ne serait pas plus légitime de faire profiter l’un et l’autre, au lieu de ruiner l’État en favorisant —illégalement ou non— les contributeurs du parti?

Où est le sens moral des ministres libéraux?

Dans le fond d’une poubelle, si l’on se fie à leur propension à multiplier les « p’tites soirées privés » qui ont lieu derrière des portes closes avec des gardes (payés par l’État?) qui empêchent les citoyens « ordinaires » d’aller serrer la main de leur ministre, sous prétexte qu’ils n’ont pas PAYÉ pour une telle rencontre.

C’est hallucinant!

Bien sûr, entre ça et accepter —en plus— de belles enveloppes brunes, derrières des portes closes, il n’y a qu’un pas.

Qui peut nous dire si Nathalie Normandeau n’a pas accepté 100$, 1,000$, 10,000$ ou plus dans un enveloppe brune, de la part d’un de ses généreux contributeurs afin qu’il obtienne une faveur, à un moment bien précis? Personne parce que la soirée a lieu dans le plus grand secret, sous la protection de gardes ayant des ordres strictes d’empêcher toute personne « n’ayant pas payé (et n’ayant pas été approuvé) » d’entrer.

C’est fou comme le parti libéral fonctionne comme un mafia, lorsqu’il est question d’argent!

Tags: parti libéral, corruption politique, intérêts privés, lobbys, montréal, laval, québec, entrepreneurs, ftq, construction, autoroutes, politique, ministres libéraux, jean charest, quotas, redevances, obligation de rendement, assemblée nationale, émission enquête

Un marché d’emploi hyperspécialisé

Les recruteurs et autres « spécialistes » des ressources humaines se creusent les méninges pour rédiger des descriptions d’offres d’emploi très précises mais voilà, personne ne correspond exactement à ces descriptions.

Combien de chercheurs d’emploi s’enthousiasment pour une offre d’emploi jusqu’à ce qu’ils arrivent à l’exigence où il est inscrit « 10 ans d’expérience pertinente, minimum » et là, même si toutes les autres exigences étaient comblées, ça ne donne RIEN de déposer sa candidature parce qu’elle sera refilée à la filière 13, dans la plus grande indifférence?

Sérieusement, combien y a-t-il de ces situations?

Et c’est comme ça —pour un détail ou un autre— pour les milliers d’offres d’emploi qui flottent, ça et là, dans le cyberespace.

Pour les plus courageux qui voudraient quand même postuler en pensant que « le détail qui manque » sera minimisé et bien, sachez que c’est peine perdue, au gouvernement aussi bien que dans les grandes et moyennes entreprises, c’est la « tyrannie des détails » qui mène et pour cause, aucun recruteur ne veut prendre le risque d’embaucher un travailleur qui pourrait, potentiellement, se planter alors ils exigent « superman » pour tous leurs emplois.

Mais pendant ce temps-là, des centaines de milliers de travailleurs québécois ont le choix entre l’indigence, les emplois poches au salaire minimum ou essayer de se partir une petit jobine pour essayer de boucler un budget de misère — tout ça parce que les emplois, hyperspécialisés et accordés uniquement aux « champions » des niches concernées, tout en étant faciles à trouver sont finalement à peu près impossibles à décrocher pour un être humain normalement constitué.

En fait, un jeune homme de 25, diplômé universitaire en administration et en parfaite santé ne pourra JAMAIS trouver un emploi dans un hôpital du Québec parce que ça prend des études dans le domaine de la santé et de l’expérience… dans ce même domaine de la santé — c’est à hurler tellement c’est devenu impossible pour une « personne normale » d’accéder aux bons emplois.

C’est quoi, on veut que tout le monde étudie jusqu’à 35 ans avant d’avoir le droit d’entrer sur le marché du travail?

Il va falloir en revenir de cette folie des diplômes hyperspécialisés…

Ne jouez pas à l’autruche en disant que, ô miracle, toutes les portes s’ouvrent devant vous « comme par magie » parce que si, un jour, vous avez à vous replacer, comme les milliers d’ingénieurs québécois qui ont perdu leurs emplois dans la dernière décennie alors que nos usines ont été délocalisées en Asie, vous allez vite comprendre que votre diplôme ne vaut plus rien et que vous allez être chanceux de vous trouver un emploi au salaire minimum… en concurrence avec les ados de 16 ans!

Et parlons-en des diplômes!

Quelle grosse farce: les universités décernent des baccalauréats, des maîtrises et des doctorats approuvés par le ministère de l’Éducation et une fois votre diplôme obtenu, si vous voulez travailler dans ce même ministère (ou n’importe où ailleurs, dans la fonction publique), vous devrez aller passer d’autres tests au Conseil du trésor!

Autrement dit, qu’importe votre diplôme, aux yeux du gouvernement, vous devez encore passer des tests pour être qualifié pour un poste dans la fonction publique, c’est imbécile au cube.

Un travailleur qui dispose d’un baccalauréat ne devrait jamais avoir à aller passer de tests au Conseil du trésor pour accéder aux emplois de la fonction publique car le diplôme universitaire est supposé avoir été décerné à quelqu’un qui a atteint un certain niveau de connaissances mais non, qu’importe votre diplôme, les bons emplois demeureront sans cesse hors d’atteinte.

Vous aurez compris que même si vous passez les tests du Conseil du trésor, en ayant parfois payé pour le faire, vous serez continuellement refusé pour les emplois où vous postulerez… parce que vous n’aurez pas assez d’expérience!

Ahhh!

Le gouvernement du Québec ressemble à la Maison des fous d’Astérix et les grandes entreprises ne sont pas mieux avec leurs critères d’embauche, étayés sur plusieurs pages, pour écrémer les candidats destinés à combler les jobs-semi-poches au salaire minimum… plus boni!

Et pendant ce temps-là, on appelle au gouvernement et on tombe continuellement sur des employés incapables de nommer le département dans lequel ils travaillent. On comprendra qu’ils ont eu leur emploi « en or » avant que les exigences sans fin et les tests de plus en plus « exhaustifs » soient devenus obligatoires.

Elle est d’ailleurs un peu là, l’injustice.

Les « vieux fonctionnaires » ont eu le privilège d’apprendre leur emploi en le faisant, dans une certaine mesure.

Pour les jeunes, qui aspirent à joindre la fonction publique, c’est un chemin de croix ainsi qu’une suite interminable de délais et de frustrations qui les attend. Et au bout du compte, alors qu’il auront tout donné pour satisfaire à tous les critères, ils ne recevront souvent même pas de réponse pour se faire confirmer que leur candidature n’a « pas été retenue ».

C’est la raison pour laquelle il y a des ingénieurs en mécanique, de 45 ans, qui deviennent vendeurs dans un magasin à grande surface, au salaire minimum et en désespoir de cause de ne pas correspondre au barrage de critères de plus en plus aveugles à la réalité humaine où presque tout peut être appris mais voilà, un employé doit désormais avoir tous les diplômes, toute l’expérience et la « bonne attitude » pour être choisi, sinon, ça ne mérite même pas d’être rappelé.

Le Québec est tellement pauvre…

Faites un voyage à Vancouver, Calgary et Toronto puis, revenez à Québec — ça va vous donner un choc. Un gros choc!

La différence, c’est que ces grandes villes ont encore des bureaux-chefs qui contribuent massivement à y concentrer la richesse. Avec Montréal qui a perdu sa Bourse, ses Expos, Alcan et plusieurs autres gros bureaux-chefs, ce n’est pas fort. À Québec, enlevez les compagnies d’assurance et le gouvernement et il ne reste presque plus rien.

Enfin bref, l’hyperspécialisation et la compartementalisation à outrance des emplois créé un environnement où des centaines de milliers de Québécois continuent à sourire comme si tout allait bien pour « faire comme si » mais derrière cette parure, ils sont endettés, exténués et terrorisés de devoir tomber malade plus de 24h tellement ils vivent au bord du gouffre.

Pendant ce temps-là, Jean Charest dit que les choses vont plutôt bien pour le Québec mais il évite de dire que nos emplois d’usine sont troqués pour des emplois « de services » au salaire minimum… plus un petit boni, à Noël.

Si vous avez un emploi, défendez-le avec la dernière des énergies parce que vous n’avez absolument pas le goût de vous chercher un autre emploi, en ce moment. Vous pensez que vous êtes au sommet de votre art et que ça vous rend indispensable mais attendez de faire la file avec les autres quidams et vous verrez que vous ne valez pas grand chose lorsque vous devez, soudainement, correspondre à deux pages entières de critères « hyperspécialisés ».

Sérieusement, le Québec d’aujourd’hui, c’est une gigantesque succursale appartenant à des étrangers qui, depuis l’extérieur du Québec, prennent les « vraies » décisions qui, autrefois, se prenaient ici.

Dites « un beau bonjour », au passage, à la « sympathique mondialisation »!

Et pourtant, il y a encore des entrepreneurs remarquables, au Québec.

On les aime BEAUCOUP et avec raison.

Ce sont eux qui donnent encore des chances aux jeunes et aux moins jeunes travailleurs. C’est grâce à ces extra-ordinaires bâtisseurs si nous réussissons à garder un tant soit peu de richesse, au Québec. Vous savez de qui il s’agit. Il y a de ces individus forts dans presque toutes les régions du Québec et eux, ils font encore confiance aux individus sans avoir à leur passer une suite sans fin de questions et de tests.

Si vous cherchez un emploi, au Québec, à moins que vous ne fassiez partie de la minorité de travailleurs qui correspondent aux emplois hyperspécialisés qui ont actuellement la cote, essayez de vous diriger vers les petites et moyennes entreprises où vous pouvez encore avoir accès au « vrai patron » pour lui prouver que vous allez valoir le salaire qu’il va vous verser.

Enfin bref, s’il reste des emplois à combler, au Québec, il va falloir se demander si nous avons assez de travailleurs hyperspécialisés pour les pourvoir et vu la tendance inquiétante vers l’hyperspécialisation dans tout, c’est clair qu’à l’avenir un nombre encore plus grand de travailleurs seront incapables de répondre à tous les critères de sélection.

Le temps où un être humain faisait confiance à un autre être humain est largement révolu.

Désormais, c’est la bureaucratie et les listes de critères qui priment. Au diable les « humains » qui ne sont qu’à 95 ou 98% « parfaits ». À l’heure de l’hyperspécialisation, ça prend des travailleurs à 100% correspondants à TOUS les critères!

Et ça, soyez assurés que les universités ne font aucun effort pour vous l’expliquer. C’est une fois diplômés que vous pourrez constater, par vous-même, que votre diplôme ne vaut pas l’encre sur lequel il est imprimé… à moins que vous ne déboursiez encore pour le compléter avec une quelconque hyperspécialisation.

Tags: emploi, québec, montréal, bureaux-chefs, dirigeants, ressources humaines, rh, hr, recruteurs, recrutement, appauvrissement, endettement, dettes, jeunes, diplômés, diplômes universitaires, spécialisation, hyperspécialisation, étrangèrs, firmes étrangères, le québec est pauvre, vancouver, calgary, toronto, richesse, pouvoir, argent

Pierre Falardeau s’éteint à 62 ans

S’il avait vaincu son cancer, Pierre Falardeau continuerait certainement son combat pour la liberté.

Son Å“uvre artistiques et ses positions qui tranchaient avec le statu quo des élites qui n’ont d’égards que pour leurs intérêts propres et non l’intérêt commun faisaient de lui un Québécois remarquable qui n’a laissé personne indifférent, au cours des 40 dernières années.

Hélas, Pierre Falardeau a succombé à son cancer qu’il combattait depuis quelques mois alors il ne sera plus parmi nous pour dénoncer les abus de ceux qui s’attaquent à notre liberté en prétendant vouloir « nous aider » alors qu’en fait, c’est simplement un leur pour nous encarcaner davantage (pensez au nouvel ordre mondial et sa centralisation de tous les pouvoirs).

pierre_falardeau_1946-2009

C’est le vendredi 25 septembre 2009, à l’Hôpital Notre-Dame de Montréal que libre-penseur, écrivain et cinéaste Pierre Falardeau est mort. Il laisse dans le deuil sa conjointe, ses trois enfants, de nombreux amis dans la communauté artistique ainsi que parmi les souverainistes.

Les Québécois libres qui comprennent l’importance de défendre la liberté, qu’importe leur allégeance politique, ne peuvent que déplorer la perte de cet homme intègre qui, malgré des points de vue sans équivoque, a su faire avancer des débats essentiels, dans notre société.

De nombreux artistes et souverainistes lui ont adressé des commentaires élogieux…

  • Luc Picard a dit de lui qu’il était « un amoureux de la vie » et un « Ãªtre d’une profonde humanité »;
  • Denis Trudel, qui interprétait un des protagonistes dans le film Octobre a dit: « Falardeau, pour moi, c’était la rencontre marquante de ma vie d’acteur, parce que c’était un exemple d’intégrité comme il n’en existe pas, en fait, dans le métier. C’est un gars chez qui il n’y a pas de différence entre ce qu’il dit dans la vie et ce qu’il dit dans ses films, dans ses livres »;
  • Micheal Brault, cinéaste, a dit: « Pierre était d’abord un grand patriote, flamboyant et impatient. Il a dû se battre pour s’exprimer en toute liberté. Son premier et unique sujet a été son pays, le Québec, et ses compatriotes qu’il aimait par-dessus tout. Comme un bûcheron, ses films sont faits à la hache et au godendart. Ils ont le timbre de sa voix, que nous n’oublierons plus jamais. »;
  • Bernard Landry a déclaré, à RDI, qu’il s’agissait « d’une perte considérable pour notre nation. C’était un grand créateur qui a utilisé le cinéma d’une façon exemplaire pour faire valoir ses idées et des convictions. Parfois avec humour, parfois d’une façon tragique, mais son Å“uvre cinématographique en soi est d’une grande valeur. Et pour notre nation, notre combat national, il a aussi été d’un apport exceptionnel. »;
  • Pauline Marois, pour sa part, a déploré la perte d’un grand souverainiste en disant: « C’était un homme qui franchissait peut-être certaines frontières que l’on ne franchirait pas, nous. Mais en même temps, il était excessif et c’est le propre, souvent, des gens qui ont des convictions profondes et qui veulent que leurs causes progressent. »;
  • Gilles Duceppe a loué la force de conviction du défunt ainsi que son Å“uvre cinématographique. Il admet ne pas avoir partagé toutes ses opinions, mais salue sans détour son engagement total envers la souveraineté du Québec;
  • Amir Khadir a tenu à décrire le défunt comme un libre-penseur épris de justice, avec des préoccupations dépassant largement les frontières du Québec — et il a bien raison.

Même Jean Charest, qui participe au conseil général du PLQ, à Drummondville, a réagi au décès du cinéaste en disant: « M. Falardeau, on le sait est un pamphlétaire, un homme qui avait le goût de la polémique, qui avait des opinions toujours fortes et il trouvait souvent une formule-choc pour les exprimer. Par contre, son oeuvre artistique est substantielle. »

Ce serait difficile de résumer la vie de Pierre Falardeau en quelques lignes mais disons simplement qu’après des études en anthropologie et en ethnologie à l’université de Montréal, il a tourné des documentaires puis des films de fiction. Nommé Patriote de l’année en 2002, il a remporté, en 1995, le Prix Ouimet-Molson pour son film Octobre, un prix qu’il accepte alors qu’il a toujours critiqué la famille Molson. En juin 2009, il a reçu le Prix Pierre-Bourgault du Mouvement souverainiste du Québec.

Il aura vécu en combattant les ennemis de la liberté et sera mort en combattant le cancer, deux maux qui grugent encore notre société et ses individus.

Le plus bel hommage que les Québécois puissent rendre à Pierre Falardeau, c’est de ne jamais laisser qui que ce soit s’en prendre à notre liberté, qu’importe le prétexte. Pierre, tu nous manqueras.

Tags: pierre falardeau, mort de pierre falardeau, cinéaste, écrivain, libre-penseur, octobre, 25 septembre, 2009, hôpital notre-dame, montréal, cancer, mort du cancer, liberté, combat pour la liberté, deuil, québec, souverainiste, souveraineté

Labeaume ne s’excusera pas et continuera à défendre le Festival d’été de Québec

La guerre des festivals continue de faire jaser car même si Régis Labeaume a été invité à changer de ton, il ne s’excusera pas.

Qui plus est, le maire de Québec ne s’en laisse pas imposer par la clique montréalaise.

Voici quelques déclarations du maire de Québec…

  • « Si Spectra aligne les FrancoFolies et le Festival de jazz, ils vont passer la gratte et il ne restera plus rien pour personne. »;
  • « [Alain] Simard et [Gilbert] Rozon [avec son Festival Juste pour rire] capturent plus de 50% des subventions publiques versées par le gouvernement à la culture. Ce n’est pas loin d’un monopole. »; et
  • « Je ne m’excuserai pas de défendre le Festival d’été. ».

Wow — et vlan!

La cheffe de l’opposition, Anne Beaulieu, appuie le maire dans sa croisade pour préserver le financement du Festival d’été mais a aussi émis des inquiétudes: « C’est pertinent de s’inquiéter du changement de date mais de là à déclarer la guerre totale, il faut se mettre en mode solution. ». Puis, elle a invité le maire à s’excuser pour ses propos à l’endroit du pdg de Spectra qu’il accusait de vouloir gonfler ses profits à même les fonds publics versés pour financer les FrancoFolies.

Le maire de Québec a admis que les gens de Spectra étaient prêts à discuter mais que les représentants de la compagnie d’Alain Simard n’avaient AUCUNE INTENTION de revenir sur leur décision de tenir les Francofolies en juin. Devant une telle situation, le maire Labeaume a déclaré que « toute négociation est impossible » alors le problème demeure entier.

Plusieurs observateurs ont hâte que ce dossier se règle mais on voit difficilement comment ça pourrait se produire si les parties restent confortablement campées dans leurs positions.

Tags: régis labeaume, alain simard, gilbert rozon, festival d’été de québec, festival d’été, juste pour rire, francofolies, festivals, festival de jazz, montréal, dates, conflit, profits, fonds publics, anne beaulieu, inquiétudes, spectra, problème, négociation, politique, subvention, argent, québec

Les membres du CA du Canadien National

Le maire Régis Labeaume va tenter de faire entendre raison au CN en s’adressant à l’un de ses actionnaires les plus prestigieux: Bill Gates.

C’est louable et ça fonctionnera peut-être mais voilà, c’est quand même difficile de comprendre pourquoi le Canadien National s’obstine à laisser le pont se dépérir alors qu’il en est le propriétaire. Si vous étiez propriétaire du Pont de Québec, vous feriez sûrement un effort pour vous en occuper mais du côté du CN, c’est tout l’inverse.

Alors il faut se demander qui, exactement, siège au Conseil d’administration du CN.

Ces gens voient à la bonne gestion du CN et doivent assurer une gouvernance irréprochable, aussi bien de leurs instances administratives qu’au niveau de leurs infrastructures. Or, en laissant le Pont de Québec à lui-même, ces gens manquent à leur devoir.

En ce sens, voici certaines des personnes les plus influentes du CN qui, hélas, ferment les yeux sur l’absence d’entretien du 2e plus important pont de la région de Québec…

  • David G.A. McLean, O.B.C., LL.D.
    • Président du Conseil
    • Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada
    • Président du Conseil et chef de la direction
    • The MacLean Group
    • Vancouver (Colombie-Britannique)
      • Comités : 3(P), 4, 5, 6, 7, 8
  • Michael Ralph Armellino, CFA
  • A. Charles Baillie, O.C., LL. D.
    • Ancien président du Conseil et chef de la direction de La Banque Toronto-Dominion
    • Toronto (Ontario)
      • Comités: 1, 2(P), 6, 7
  • Hugh J. Bolton, FCA
  • L’ambassadeur Gordon D. Giffin
  • E. Hunter Harrison
    • Président-directeur général
    • Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada
    • Wellington, (Floride)
      • Comités: 4(P), 7
  • Edith E. Holiday
  • V. Maureen Kempston Darkes, O.C., D. Comm., LL.D.
    • Vice-présidente de groupe
    • General Motors Corporation et présidente, GM Amérique latine, Afrique et Moyen-Orient
    • Miramar (Floride)
      • Comités : 2, 5(P), 7, 8
  • Denis Losier, LL. D.
    • Président et chef de la direction
    • Assomption-Vie
    • Moncton (Nouveau-Brunswick)
      • Comités: 1(P), 3, 7, 8
  • L’honorable Edward C. Lumley, c.p., LL.D.
  • Robert Pace
    • Président et chef de la direction
    • The Pace Group
    • Halifax (Nouvelle-Écosse)
      • Comités: 1, 3, 6(P), 7, 8

Légende des comités:

  1. Vérification
  2. Finances
  3. Gouvernance d’entreprise et mises en candidature
  4. Dons
  5. Environnement, sûreté et sécurité
  6. Ressources humaines et rémunération
  7. Planification stratégique
  8. Investissements

(P) Présidence du comité

C’est quand même incroyable qu’aucun de ces membres du CA du Canadien National n’a assez de jugement pour comprendre que l’entretien d’une structure de la taille et de l’importance stratégique du Pont de Québec est essentiel.

Vous pouvez essayer de les joindre directement si le cÅ“ur vous en dit mais il ne seront probablement pas réceptifs à vos arguments. Ceci dit, si vous réussissez à les faire changer d’avis, vous deviendrez probablement le nouveau héros de Régis Labeaume!

Si vous le souhaitez, vous pouvez aussi contacter les membres de la direction du CN pour leur parler du Pont de Québec

Au besoin, j’ajoute aussi les coordonnées de l’ombudsman du Canadien National…

Là, vous disposez de beaucoup d’information utile pour donner un coup de main au maire Labeaume qui va tenter de sensibiliser Bill Gates. Comme ça risque d’être un « emploi à plein temps », vous aurez le loisir de contacter tous les autres « décideurs » du CN pour « tenter » de leur faire comprendre le gros bon sens.

Le magnifique Pont de Québec mérite amplement qu’on s’occupe de lui, pour une fois…

Tags: pont de québec, cn, canadien national, entretien, structure, infrastructure, québec, ville de québec, régis labeaume, bill gates, actionnaire, influence, propriété du pont de québec, ca, conseil d’administration, direction, décideurs du cn, sauver le pont de québec, entretenir le pont de québec, montréal, canada, états-unis

Emploi.qc.ca
Page 1 de 41234
Pubs
Québec Métro   Tous droits réservés © 2012 | Propulsé par Wordpress | Conçu par Elegant Themes