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Service Québec enlève-t-il des nouvelles précédemment publiées?

Si vous appreniez que le gouvernement du Québec cache des renseignements qui devraient être connus du public, seriez-vous choqués?

Vous devriez l’être.

Le gouvernement ne devrait exister que pour nous servir —NOUS— et non de sombres desseins ou manœuvres politiques.

Et bien, attachez votre tuque, on vient de constater que Service Québec a retiré une nouvelle en apparence banale mais qui, lorsqu’on s’y attarde, revêt une grande importance.

Tout d’abord, on se met en contexte.

Ce soir, au moment de publier cet article, la Libérale Nathalie Normandeau fait la « job de bras » de Jean Charest et de Raymond Bachand pour essayer de faire croire aux Québécois qu’il n’y a pas de problèmes avec la gestion des FIER, ces fonds régionaux qui sont censés aider les régions mais qui, après être passés entre les mains de proches (et même, très, très proches) du Parti libéral, se sont retrouvés dans des entreprises hors des régions où ils étaient destinés et plus spécifiquement, à Montréal.

Et les Libéraux sont désespérés à vouloir noyer le poisson mais les Péquistes savent qu’ils tiennent un gros os et ne sont pas prêts de lâcher prise alors, tous les petits détails concernant les FIER revêtent maintenant une grande importance.

On ne sait pas pourquoi mais voilà, l’un de ces nouvelles, concernant le FIER-Gaspésie, qui est au cÅ“ur de ce scandale, a DISPARU du site web de Service Québec, une organisation censée être au service du citoyen.

Voici d’abord la recherche faite dans Google pour « FIER-Gaspésie »…

google_resultats_pour_fier_gaspesie

Voici ensuite la nouvelle (concernant le FIER-Gaspésie), telle qu’elle aurait dû être trouvée, dans le site de Service Québec, à cette page…

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Mais ça, c’était la version « en cache » de Google et non la version officielle qui ressemblait plutôt à une PAGE BLANCHE, à savoir…

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Et juste pour être certains de n’être pas simplement tombé sur la mauvaise page, une recherche a été effectuée, via le moteur de recherche de Service Québec, avec le terme « FIER-Gaspesie » et là, on a eu la confirmation finale que l’article avait bel et bien été effacé du site web de Service Québec. Voyez par vous-même…

recherche_sq_fier_gaspesia

Assez troublant, non?

Voici le libellé de la nouvelle, mot pour mot…

Création du FIER-Gaspésie – Québec annonce 5 M$ pour les entreprises de la Gaspésie

11 avril 2008

Le gouvernement du Québec a annoncé cette semaine la création d’un nouveau Fonds d’intervention économique régional (FIER), le FIER-Gaspésie.

Ce fonds de capital de risque est doté d’une capitalisation totale de 5 M$, dont le tiers provient d’investisseurs privés.

Pour en apprendre davantage sur le FIER-Gaspésie, vous pouvez consulter ce communiqué.

Et oui, à la fin du communiqué de Service Québec, il y avait un lien vers le gros communiqué (beaucoup plus complet) d’Investissement Québec, dont voici une copie exacte — juste au cas où ils auraient l’idée d’effacer cette copie-là aussi…

Création du FIER-Gaspésie – Le gouvernement du Québec annonce 5 M$ en capital de risque pour les entreprises de la Gaspésie

Carleton-sur-Mer, le 7 avril  2008 – La députée de Bonaventure, vice-première ministre, ministre des Affaires municipales et des Régions et ministre responsable de la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, Mme Nathalie Normandeau, est heureuse d’annoncer au nom du ministre du Développement économique, de l’Innovation et de l’Exportation et ministre du Tourisme, M. Raymond Bachand, la création d’un nouveau Fonds d’intervention économique régional (FIER), soit le FIER-Gaspésie.

Ce fonds de capital de risque est doté d’une capitalisation totale de 5 M$, dont le tiers provient d’investisseurs privés.  Le FIER-Gaspésie favorisera plus particulièrement les projets de démarrage, de relève, de développement et de redressement d’entreprises appartenant notamment aux secteurs éolien, des biotechnologies marines, de la transformation du bois et du récréotourisme de la péninsule gaspésienne.

« En mettant de nouveaux fonds à la disposition des entrepreneurs d’ici, le FIER-Gaspésie favorisera la consolidation et l’essor des créneaux d’excellence de la région dans le cadre de la démarche ACCORD.  Il aidera les entrepreneurs d’ici à concrétiser des idées novatrices », a déclaré Mme Normandeau.

« Les partenaires du fonds FIER-Gaspésie ont été convaincus de l’excellence des opportunités d’affaires présentes en Gaspésie et n’ont pas hésité à investir dans notre région. Le gestionnaire du fonds, M. Martin St-Jean, appuyé par nos commanditaires, sauront par leur expertise contribuer positivement à l’essor des entreprises de la région » a déclaré M. Alphonse Bernard le président de FIER-Gaspésie.

Les FIER constituent une formule de capitalisation publique-privée permettant de générer
des effets multiplicateurs importants. Le gouvernement s’est engagé à souscrire dans les fonds régionaux d’investissement deux dollars pour chaque dollar investi par le milieu.  Les FIER permettent aux entreprises d’accéder à une source de capital aux étapes du démarrage, du développement, du redressement ou de la relève.

IQ-FIER, une filiale d’Investissement Québec, joue un rôle essentiel dans la mise en Å“uvre et l’administration des FIER.  Elle a le mandat d’accréditer chacun des fonds.  IQ-FIER coordonne également la reddition de comptes de ces organisations.

« L’apport de nouveaux capitaux privés est essentiel au dynamisme de notre économie. Il permet à nos entreprises de se développer, d’innover et d’être plus compétitives face à la concurrence.  Grâce aux efforts conjoints du gouvernement du Québec et des investisseurs privés, les entreprises de la Gaspésie pourront compter sur un nouveau levier financier pour réaliser des projets créateurs d’emplois », a conclu Mme Normandeau.

FIER-Gaspésie est un partenaire qui désire contribuer au succès des entreprises, pour plus de renseignement veuillez contacter M. Alphonse Bernard au 418 364-7471 ou M. Martin St-Jean à martin.st-jean@hec.ca.

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Information :
Investissement Québec
1 866 870-0437

Prenez le temps —même si ça vous prend 2 minutes de plus— pour LIRE ces 2 communiqués.

Dans le premier, on apprend que 5M$, au total, constitueront un fond de capital de risque « pour les entreprises de la Gaspésie ».

Dans le deuxième, là, c’est infiniment plus savoureux!

On y apprend (sans grande surprise, mais quand même) que c’est la ministre Nathalie Normandeau ELLE-MÊME qui a fait l’annonce de ce fond de capital de risque, à grand renfort de détails — ça va être difficile pour elle de faire comme si elle ne savait rien, maintenant qu’on voit l’étendue de ses connaissances sur ce sujet.

Profitons-en pour souligner que cette nouvelle, publiée dans le site d’Investissement Québec, a aussi été publiée ici, dans le site « général » du gouvernement.

Il faut se poser la question…

Pourquoi Service Québec a-t-il effacé cette nouvelle alors qu’on la retrouve ailleurs?

Est-ce dû au fait que c’était le 1er résultat gouvernemental dans Google? Quelqu’un aurait-il vu ce lien et demandé qu’il soit retiré sans regarder plus bas, dans la liste des résultats, pour voir que le nouvelle était publiée ailleurs?

C’est de la spéculation mais en l’absence de la vérité, c’est une théorie qui en vaut une autre.

En tant que citoyen, vous allez devoir vous demander pourquoi une nouvelle qui concernait un dossier chaud de Nathalie Normandeau a été effacé avant (on ne pas quand mais c’est après le 29 mars 2009, date de la page « en cache » de Google) qu’elle ne sorte publiquement contre le PQ en prétextant que leurs questions (totalement légitimes, en passant) seraient du « salissage ». Hummm… ça laisse songeur, vous ne trouvez pas?

Ce n’est peut-être pas une grosse affaire mais sachez ce qu’Investissement Québec a publié 157 communiqués concernant les FIER et au moment de publier cet article, AUCUN D’ENTRE EUX n’était plus annoncé du côté de Service Québec.

Autrement dit, il est peu probable que la situation que nous avons documenté n’ait concerné qu’un seul FIER. C’était probablement une intervention bien plus large, visant tout ce qui avait rapport aux FIER, qu’importe la région.

Avouez que c’est joliment bizarre et que le « timing » est encore plus suspect.

Vous voulez un conseil?

Faites des copies locales de TOUTES LES NOUVELLES GOUVERNEMENTALES sur votre ordinateur personnel. Crééez un dossier et placez les sauvegardes de pages dedans. Comme nous venons de le voir, nous ne savons jamais quans le gouvernement (ou quelqu’un au gouvernement) va décider d’effacer une nouvelle.

La propagande, les mensonges, les fausses accusations et la manipulation de l’information font partie des outils élémentaires des politiciens (même s’ils préfèrent ne pas l’avouer, pour s’accrocher au mince fil de crédibilité qu’il leur reste).

Nous venons peut-être d’assister à l’une de ces manÅ“uvres de manipulation de l’information.

Si c’est le cas, ça annonce des temps très sombres, pour le Québec…

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VERTiges sur les toits du Musée de la Civilisation

Avez-vous le pouce vert? Aimez-vous les aliments bio? Avez-vous déjà jardiné?

Et bien, que vous ayez répondu par l’affirmative (ou non) à ces questions, vous serez sûrement heureux de visiter une exposition à ciel ouvert nommée VERTiges, sur les toits (face au sud) du Musée de la Civilisation.

Composé de 9 jardins thématiques distincts, ce musée à ciel ouvert vous permet de vous remplir les yeux de beauté mais aussi, de réfléchir. En solo, en couple ou en famille, la visite des toits du musée ne laissera personne indifférent.

Voici la liste de 9 jardins qui, selon les dires des créateurs, poussent à l’émerveillement…

NomCouleur(s)Organisme(s) associé(s)
Jardin de givreBlancLa Rose des ventes de l’Estrie
Jardin du matinBleu azurJe Réussis
Jardin secretVertTel-Aide, Région de Valleyfield
Jardin sauvageRouge et noirR.A.F.T. inc.
Jardin éternelJauneUn clin d’Å“il à toutes les possibilités qui alimentent l’espoir
Jardin bref
Jardin nourrirIrisé comme l’arc-en-cielLe Pignon BleuLa maison pour grandir
Jardin intérieurRoseLe Programme Vincent et moi de l’Institut universitaire en santé mentale de Québec
Jardin désertéBrun et orangéLa Maison des jeunes l’Escapade de Val-Bélair, la Maison des jeunes de Montmagny et la Maison des Jeunes de Neuville

Le fil conducteur de cette exposition est « nourrir »: le corps, l’esprit et l’âme.

C’est inspirant, comme toile de fond, au plan de l’idéologique! Ça envoie plein d’ondes « zen »…

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Mais ce n’est pas tout…

  • L’architecture, la scénographie, la poésie, les arts visuels, la vidéo et les végétaux s’amalgament pour créer un oasis de paix où il faut bon vivre;
  • L’ensemble coloré de cette exposition baigne dans un environnement sonore original et fait l’objet d’un éclairage-spectacle, lorsque le soleil se couche;
  • Il y aura aussi un personnage fictif jouant le rôle d’une jardinière qui se dédie entièrement à la beauté de ses jardins thématiques;
  • Dans chacun des jardins, attendez-vous à trouver des accessoires fantaisistes.

Évidemment, il y aura des guides-jardiniers qui vous orienteront pour parcourir et découvrir ces jardins bien particuliers.

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Pour ceux qui veulent pousser l’expérience encore plus loin, une panoplie d’activités sera offerte pendant toute la vie des jardins, des semis à la récolte. Il y aura d’ailleurs une initiation à la culture maraîchère et ornementale avec Les Urbainculteurs (des gens qui s’y connaissent bien).

Idéalement, les visiteurs repartiront avec l’envie de faire leur propre jardin!

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Aréna de 2 glaces en 2010 à l’Ancienne-Lorette

Il semble que les PPP ne soient pas qu’utiles pour faire construire des autoroutes à péages par des groupes étrangers, dans la région de Montréal.

À L’Ancienne-Lorette, un bail emphytéotique doit être signé sous peu avec un consortium formé par Construction Marc Drolet et Roche pour l’utilisation d’un aréna de 2 glaces qui sera construit au coût de 17M$, en partenariat public privé.

Ce faisant, la municipalité permet aux deux entreprises de construire l’aréna sur un terrain lui appartenant, situé dans le boisé du parc central de L’Ancienne-Lorettel’an, aux côtés de l’aréna actuel.

Les détails, maintenant…

L’Ancienne-Lorette s’engage à louer 2,400 heures de glace par année au cours des 40 années suivant la livraison du complexe sportif, au coût de 625,000$ par année — ce qui revient à environ 260$ de l’heure. Annuellement, l’aréna rapportera 300,000$ en taxes municipales, pour un coût net de 325,000$.

Sur 40 ans, on peut penser que le consortium aura empoché au moins 25M$ en revenu brut et une fois les taxes municipales payées, au moins 13M$.

Il reste au moins 1,500 à 2,000 heures de glace de plus à louer et si ça se produit (et ça risque d’être le cas), les revenus grimperaient de 390,000$ à 520,000$ par année, soit de 15,6M$ à de 20,8M$ — là, on voit clairement que le PPP à 17M$ est une très bonne affaire, pour le privé.

Et le public aussi, si l’on se fie au maire Loranger qui n’a pas l’air de trop s’en faire de perdre l’accès à cette importante source de revenus.

À l’aréna actuel, qui n’a pas très bonne mine, pour faire image, la ville paie 400,000$ par année pour 1,800 heures de glace, soit environ 222$ de l’heure. Avec le nouvel aréna, ça lui en coûtera donc une quarantaine de dollars de plus, de l’heure. Mais l’aréna sera probablement bien plus attrayant et fonctionnel.

Émile Loranger, maire de L’Ancienne-Lorette, souligne qu’il sauvera 125,000$ par année et qu’il aura 600 heures de plus de glace. Qui plus est, la ville se réserve le droit de louer 500 heures de glace de plus par année, au besoin. Au terme du bail emphytéotique (comme le bail de Place Ville-Marie, à Montréal) de 40 ans, la ville récupérera l’aréna pour la somme symbolique de 1$. Si tout va bien, la rétrocession aura lieu en 2050.

L’emplacement, pour sa part, ne fait pas l’unanimité.

Le conseiller Daniel Dupuis, siégeant à l’opposition et candidat à la mairie (contre le maire Loranger) à l’élection du 1er novembre 2009, a été très clair. Selon lui, il faut « sauver le boisé ». Il a proposé un terrain près du garage municipal pour éviter de couper 10,000 pieds carrés du boisé (les plus beaux 3%, apparemment) mais la population de L’Ancienne-Lorette reste complètement indifférente à ses prétentions.

On sent que les parents ont hâte d’avoir un nouvel aréna pleinement fonctionnel, près de chez-eux. Ceci explique probablement celà, à propos de l’indifférence généralisée à propos du sauvetage du boisé.

Les travaux devraient débuter en juin 2008 et si tout se passe comme prévu, l’aréna sera livré quelque part en 2010, peut-être à temps pour le début de la saison de hockey.

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Portrait de l’aide sociale à Québec

Le budget du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale dispose d’un budget colossal de 4,15MM$ (pour l’année allant de la mi-2008 à la mi-2009).

Il s’agit du plus important poste budgétaire du gouvernement du Québec après la santé et l’éducation. Ce n’est pas rien.

Avec tout cet argent, le gouvernement a mis de l’avant un programme pour pourvoir 700,000 emplois, d’ici 2011.

On s’entend, la plupart de ces emplois se qualifieraient pour des « jobs poches (qui ne mènent nulle part et dont la compensation effleure le salaire minimum) » mais bon, ce sont malgré tout des emplois et pour un prestataire de l’aide sociale, c’est assurément plus valorisant que de rester à la maison à regarder le plafond, par exemple.

En passant et juste pour que ce soit clair, il n’y a qu’une minorité de Québécois sur l’aide sociale qui restent chez-eux à regarder le plafond.

La grande majorité de ces prestataires sont aussi dynamiques et occupés que des salariés réguliers mais seulement, pour toutes sortes de raisons, ils ne tirent pas de bénéfices pécuniaires de leurs activités.

Le Pacte pour l’emploi, à lui seul, a amené une hausse de 4k personnes qui participent aux services publics d’emploi dans leur démarche d’insertion. Via le Pacte, 240k personnes ont pu bénéficier des mesures et services (c’est très large, comme « définition de l’offre ») d’Emploi-Québec, de même que 9,2k employeurs.

On s’entend que le meilleur moyen de trouver un bon emploi, ce n’est pas d’aller perdre son temps, assis sur une chaise au bureau d’emploi — il faut aller voir des employeurs et leur faire une bonne impression, s’impliquer dans sa communauté et y multiplier les contacts et ce, en prenant soin de sa personnes et en acquérant de nouvelles connaissances, idéalement confirmées par un diplôme.

Mais bon, on continue…

À Québec, malgré la situation économique jugée assez bonne, il existe un grand nombre de prestataires de l’aide sociale, à savoir…

  • Aptes au travail: 8,025
  • Contraintes temporaires: 5,675
  • Contraintes sévères: 11,044
  • Conjoints (sans contraintes sévères): 609
  • Total: 25,353 prestataires d’âge adulte

Ces chiffres proviennent du Rapport mensuel pour février 2009 du MESS.

Et ces personnes reçoivent une compensation financière variable, selon l’étiquette qui leur est attribuée, soit…

  • Aptes au travail: 564$ / mois
  • Contraintes temporaires à l’emploi: 684$ / mois
  • Contraintes sévères à l’emploi: 858$ / mois

Autrement dit, c’est moins que le salaire minimum qui, par exemple, donne 9$ x 35h x 4 semaines = 1,260$ par mois. En enlevant les déductions à la source (sur chèque de paye), il reste probablement quelques 1,000$ dans les poches du travailleur. Moins les quelques 400-quelques dollars par mois pour le transport (en autobus), les lunchs et les vêtements, c’est encore (un peu) plus payant de travailler.

Dans les faits, un travailleur au salaire minimum doit presqu’obligatoirement se mettre en couple pour boucler son budget tant les loyers coûtent cher (souvent plus de 700$ par mois pour un appartement, somme toute, bien ordinaire). C’est la même logique qui s’applique pour les prestataires de l’aide sociale.

Ainsi, ceux qui souffrent le plus, qu’ils soient au salaire minimum ou sur l’aide sociale, sont ceux qui demeurent seuls. Eux, ils s’appauvrissent de jour en jour.

Et c’est probablement pourquoi des manifestants se sont pointés, en début d’après-midi, le 6 mai 2009, au très luxueux bureau du ministre Sam Hamad sur la rue St-Amable, à Québec. Ces manifestants voulaient que le ministre revoit la formule actuelle des versements d’aide sociale où les sommes allouées varient d’une personne à l’autre, en fonction de son aptitude ou non au travail.

Sans grande surprise, leur demande a essuyé une fin de non-recevoir de Sam Hamad qui a dit « Moi, c’est non… nous, on veut valoriser le travail et l’activité » et en plus, le ministre a fait appel aux policiers pour disperser… 30-quelques personnes! C’est clair que le ministre Hamad n’a aucune sensibilité pour ce genre de démonstration.

Parmi les manifestants, on retrouvait Marie-Ève Duchesne, du Regroupement des femmes sans emploi du nord de Québec (en passant, elle reçoit annuellement 44,000$ de Centraide, pour ses « services », ce n’est pas clair si elle en a parlé aux autres « manifestants »). Un autre manifestant, Robert Foisy, faisait valoir qu’aucun employeur n’engage les travailleurs de 50 ans et plus, surtout lorsque le candidat attend pour une opération importante depuis 5 ans et que, pour cette raison, il traîne continuellement dans les hôpitaux — il a probablement raison, malheureusement.

Des pinottes…

Ce que disent les prestataires, en gros, c’est qu’ils reçoivent des pinottes pour… euh, ne pas avoir à travailler. Il y a une certaines logique à ça et pourtant, plusieurs assistés sociaux ne demanderaient pas mieux que de rejoindre le marché du travail mais, pour toutes sortes de raisons, ils en semblent incapables.

Le meilleur conseil à leur donner serait assurément de changer ce qu’il font ou encore, la façon dont ils le font parce qu’à l’évidence, ça ne fonctionne pas, pour eux. Lorsqu’on rencontre un mur, il faut user d’imagination pour le contourner. Ça paraît simpliste mais après avoir discuté avec de nombreux prestataires de l’aide sociale (pour comprendre ce qu’ils vivent), ça semble être un conseil à peu près universellement applicable et bénéfique alors, pour ceux que ça inspire, ne vous gênez pas de réinventer votre vie afin de marier à la fois vos passions et votre besoin minimal en matière de revenu. Chaque situation est unique et avec de l’imagination, de nombreuses solutions durables existent.

Il faut dire que le Québec connaît une saignée d’entreprises manufacturières et de sièges sociaux, deux pôles névralgiques de l’économie où l’on retrouve d’excellents emplois qui créent réellement de la richesse, localement.

Ce que propose le ministre Hamad, c’est essentiellement une suite d’emplois dans « les services » qui permettent de « survivre » mais qui laissent très peu de jeu pour « vivre ». Un médecin au CHUL « vit » alors qu’une « associée » chez Wal-Mart « survit ». Il y a une spectaculaire différence entre leurs situations mais pour le ministre Hamad, les deux rentrent dans la même colonne « en emploi », dans les statistiques. C’est passablement pervers…

Ainsi, les politiciens peuvent aisément maquiller, à leur avantage, une situation de l’emploi qui se détériore.

Nos jeunes travaillent de plus en plus pour des entreprises étrangères qui établissent, ici, des succursales et des points de services pour retourner la part du lion des profits à leur bureau-chef, à l’étranger… où sont payés les VRAIS gros salaires qui enrichissent… une autre communauté que la nôtre.

Au Québec et à Québec, il nous faut encore davantage d’entrepreneurs qui gardent les gros salariés ici. C’est bien beau les emplois au salaire minimum mais le gouvernement doit agir de manière responsable et s’assurer que les entreprises québécoises demeurent sous propriété québécoise (regardez le désastre d’Alcan, vendue à Rio Tinto, des Australiens).

Ce n’est pas clair que Jean Charest et ses Libéraux comprennent cette logique car ils viennent d’accorder deux autoroutes à péages à deux groupes étrangers et ce, pour les 35 prochaines années! Il faut être diablement demeuré pour accepter des PPP aussi anti-québécois mais bon, les Libéraux ne semblent pas vraiment se soucier du sort de ceux qu’ils sont censés représenter.

Et il ne faudrait pas non-plus compter sur Michael Sabia, le gars qui était si pressé d’arracher Bell à Montréal pour le replanter à Toronto, dans son Ontario natale. Il aura beau dire ce qu’il veut, ses gestes on trahi sa véritable intention… et là, les Libéraux l’ont mis en charge de la Caisse de dépôt, c’est un scandale sans nom et pourtant, les Québécois, trop occupés pour contester, voient ce gars s’installer avec un salaire (au moins) 10 fois plus élevé que le leur alors qu’il vient de démolir Bell tout en se mettant des dizaines de millions de dollars dans les poches!

Autrement dit, les Libéraux nous enfoncent de plus en plus dans le trouble alors, en toute logique, ce ne sont pas eux qui vont aider (pour vrai) les assistés sociaux à s’en sortir!

Pour « swinger » des « B.S. » dans des « jobs poches » au salaire minimum dans des succursales d’entreprises étrangères, ça, pas de problèmes — les Libéraux vont assurer. Mais pour cultiver de belles entreprises québécoises qui créent réellement de la richesse durable ici et des emplois à 20$, 24$ et 32$ de l’heure, oubliez ça!

D’ailleurs, on va faire un petit exercice: trouvez UN SEUL emploi, chez Emploi-Québec, qui paie 32$ de l’heure.

Vous allez voir, les Libéraux se sont assurés, principalement en raison de leur incompétence grossière à diriger une province, que ce genre d’emploi n’existe pas, via LEURS services, pour « le peuple ».

Ils ont fait fermé nos usines et fait disparaître nos sièges sociaux d’importance (notamment en les laissant partir aux mains des étrangers).

Enfin bref, prenez-vous en main et fuyez le gouvernement, à pleines jambes!

Que vous soyez sur l’aide sociale ou non, vous valez mieux que d’attendre, en ligne, pour quêter un emploi. Sérieusement, regardez ceux qui réussissent — vous ne les verrez JAMAIS dans un cul-de-sac administratif comme Emploi-Québec. Ceux qui réussissent savent que le succès se trouve loin, très loin, des fonctionnaires blazés qui collectent de gros salaires pour brocher des feuilles et classer des documents.

Faites comme ceux qui réussissent et occupez-vous de vos affaires!

Si vous n’avez pas encore d’affaires et bien, voyez-y et créez vos opportunités. Sachez que votre vie n’est pas censée ressembler à celle du voisin. C’est en étant uniques et en offrant le meilleur de vous-mêmes que vous deviendrez riches.

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Affaires Vision 2025 veut changer Québec

L’an 2025, c’est encore loin.

Dans un peu moins de 16 ans, pour être exact.

Au colloque Affaires Vision 2025, les membres en règle de la petite clique qui gravite autour des trois chambres de commerce de la région (Québec, Jeune Chambre et Lévis) sont venus se présenter comme des visionnaires qui savaient, eux, ce dont a besoin Québec pour se réinventer.

Selon eux, l’évènement est un succès. C’est sûrement vrai.

Ça ressemblait plus à une « grosse séance de lobbying affaires-politiques » mais bon, assumons, pour un instant, que ce n’était pas le cas et qu’il s’agissait d’un rassemblement « naïvement créatif » ayant à cÅ“ur les véritables besoins des citoyens et non ceux des « visionnaires » qui cherchent, directement ou non, à obtenir des subsides publiques (études de faisabilité et autres).

Ce qui ressort des travaux de cette élite économique auto-proclâmée ressemble à un « trip de pelleteux de nuages » qui préfèrent ne PAS s’embarrasser du COÛT de leurs projets. Il y avait évidemment de bonne idées, dans le lot mais gare aux pauvres citoyens qui devraient, advenant leur confirmation, essuyer les factures pour les réaliser.

Parmi les projets discutés, voici ceux dont on a le plus parlé…

  • Un train électrique aérien entre les deux rives
    • Il s’agirait d’un réseau intégré de tramways et de train électrique aérien qui relierait les deux rives. Préparez-vous à endetter les générations futures pour l’éternité tellement un projet de cette envergure nous coûterait cher.Qui plus est, dans 16 ans, on en sera rendus aux hologrammes informatisés et aux univers virtuels immersifs alors on peut penser que plusieurs travailleurs demeureront à domicile pour leur travail ou encore, une partie de leur travail, ce qui modifiera considérablement les besoins en matière de transport urbain.En plus, les résidences seront probablement munies de systèmes de production d’énergie qui alimenteront des véhicules électriques pour les déplacements de proximité (genre Segway) et des véhicules plus spacieux pour les déplacements métropolitains ou inter-villes.On peut aussi penser qu’en 2025, les véhicules se conduiront, dans une large mesure, par eux-mêmes. Si les autobus fonctionnent de manière autonome (bien que monitorés à distance) et que leur alimentation est électrique (avec des systèmes d’alimentation plus sophistiqués qu’aujourd’hui), quelle sera l’utilité d’un train électrique aérien, inflexible et limité, comparé aux autobus « automatisés »?

      Et le tramway, on s’entend que ça fait un bail que la Chambre de commerce de Québec rivalise d’ingéniosité pour nous le faire avaler… même si on dit NON à chaque fois.

  • Les Jeux olympiques pour 2022
    • Ça, c’est apparemment un des rêves de Jean Charest. Il vient de perdre 40MM$ avec la Caisse de dépôt et déjà, il s’empresse de nous enligner sur une autre catastrophe financière quasi-assurée.Notre PM a dit « Moi, je pense que la ville de Québec est LA ville au monde pour recevoir les Jeux olympiques d’hiver et mon souhait est qu’on se mobilise pour aller chercher les Jeux » — il demeure cependant conscient que ça pourrait être un échec, comme en 2002. Une chance qu’il lui reste une once de lucidité!Avec son « rêve » de Jeux olympiques, Jean Charest fait penser au radotage péquiste sur la tenue d’une quantité illimitée de référendums sur la souveraineté, lorsqu’il dit « Peut-être que ça ne se réalisera pas au prochain essai mais on y arrivera éventuellement ». C’est ce genre de paroles creuses qui mine la crédibilité de nos politiciens. « On y arrivera éventuellement »… non, mais! Est-ce qu’on peut mettre nos efforts ailleurs, question de réussir ce qu’on entreprend?Et les Olympiques, en 2022, ce sera tellement DISPENDIEUX que les niveaux d’endettements d’Athènes ou de Vancouver nous sembleront être du « pocket change » comparé à la dette astronomique qu’on ajoutera sur le dos de NOS ENFANTS pour « accueillir le monde » dans notre ville.

      Tant mieux pour ceux qui veulent que leur compte de taxes double, pour payer pour les Jeux. Grand bien leur en fasse. Ça leur fera un gros « party » d’une semaine, aux frais des générations futures.

      C’est quand même dingue, le même PM qui a coupé dans la fréquence (et la durée) des cours d’éducation physique pour nos jeunes (à raison de quelques misérables minutes par semaine) veut se faire valoir comme un amant des sports d’élite. Ça en dit long sur le personnage…

      Et Marcel Aubut, le gars qui a décidé de vendre les Nordiques —symbole de notre fierté régionale, à l’époque— pour s’enrichir rapidement et qui dirige désormais le Comité olympique canadien, on en parlera même pas!

  • La porte de l’entrée de l’Europe, en 2025
    • Ça aussi, c’est un rêve de Jean Charest, comme quoi il a le temps (et les moyens) de rêver, lui!Selon Charest, en 2025, la fonction publique sera toujours une base solide de la structure économique régionale mais il sera également possible de compter sur la recherche et les services.Remarquez, au passage, que Charest ne parle pas du secteur manufacturier ou des bureaux-chefs qui devraient pourtant, en théorie, faire partie de chacun de ses discours. Enfin bref…Toujours selon notre PM, Québec sert actuellement d’exemple partout dans le monde puisque tout lui réussit et se réalise. Pardon? Le maire Labeaume vient d’empêcher la construction d’une tour de 20 étages (il l’a ramené, de force, à 17) pour ne pas compromettre le développement de SON projet-chouchou, la NeuroCité dans le secteur d’Estimauville, à l’autre extrémité de la ville — c’est que le monde entier veut émuler. Voyons donc! Encore de belles paroles.

      Que nous soyons une porte d’entrée pour l’Europe, pourquoi pas? Ce qu’il faut éviter, c’est de servir de proverbial tapis d’entrée où les succursales se multiplient mais où les bureaux-chefs ne s’installent jamais. Il faut que la richesse reste ici. Il faut éviter de n’être qu’une banale plaque tournante.

      Dans l’enchevêtrement de rêves de notre PM, ce n’est pas clair ce qu’il entrevoit comme avantage concret pour Québec de devenir une porte d’entrée de l’Europe, à part des vols plus fréquents à l’aéroport.

Parmi les autres idées, il y avait l’implantation d’une cité éducative, un quartier St-Roch (chouchou du maire Labeaume et de son mentor, le maire Lallier) plus habité, très animé et décloisonné (afin d’unifier les volets affaires, culture et éducation de la région).

Il y a eu aussi l’idée d’un système multilingue « souple » qui viendrait également favoriser l’expansion de la Capitale-nationale et un retour sur l’idée d’installer un terminal intermodal, au Port de Québec.

Via le web, on retrouve beaucoup d’idées vagues mais très peu de détails.

Qu’importe, le fruit de ces réflexions sera soumis aux autorités et aux décideurs. Comme si 200 quelques personnes supposément rangés derrière une douzaine de « visionnaires » pouvaient dicter la voie de l’avenir à une population dépassant largement le demi-million (et probablement aux alentours du million, en 2025).

Sans grande surprise, une « table de concertation » a été formée pour faire valoir ces propositions auprès des organismes concernés. En tant que citoyen qui devra payer pour ces lubies, ça ressemble à du lobbying, en bonne et due forme.

Sérieusement, on voudrait tous se réjouir de voir que des visionnaires veulent améliorer Québec mais force est d’admettre que c’est passablement faible, côté créativité. Et pour le prix de tous ces « plus » à notre ville, les idéateurs n’en parlent pas.

Pour éviter des crises de cÅ“ur aux citoyens de la région, souvent étouffés par leur compte de taxes haussier, c’est probablement mieux ainsi.

En terminant, un beau BRAVO à tous ceux qui se donnent la peine de « réinventer » notre ville mais de grâce, pensez à des choses réalistes et en lien avec les VRAIS BESOINS des gens.

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